Nos précédentes expériences de voyage à vélo : Laos, San Francisco, Roumanie

Same­di matin, mon Belge et moi nous env­olerons pour l’Islande (bon, d’abord pour Berlin, le temps d’une escale d’un jour, puis Keflavik). En soute, nous serons suiv­is par deux vélos et du matériel de camp­ing. Nous faisons tous les deux du vélo quo­ti­di­en­nement (nous avons une petite col­lec­tion de bicy­clettes en tout genre dans le garage, du coup...) et c’est donc naturel de franchir le pas : par­tir 15 jours pédaler. Pour autant, ce n’est pas totale­ment notre pre­mière fois en vélo à l’étranger, juste la pre­mière fois qu’on en fait aus­si longtemps, avec nos pro­pres bébés, et qu’on embar­que une tente !

Du coup, j’ai envie de me remé­mor­er mes précé­dentes expéri­ences de vélo en voy­age, his­toire de me met­tre dans le bain psy­chologique­ment ! Alors, voici trois vélos dif­férents, trois con­ti­nents, trois expéri­ences !

 

1 : le tandem à San Francisco

Un cou­ple de cyclistes ne peut qu’être attiré par les tandems. C’était pen­dant notre tra­ver­sée des Etats-Unis en train, nous venions d’arriver en Cal­i­fornie, et quand on a vu qu’on pou­vait louer des tandems, on s’est lais­sé ten­ter. Le pro­jet était d’aller pass­er la journée à Muir Woods, à une trentaine de kilo­mètres de là. Facile. Sauf que quand on n’a pas l’habitude du tan­dem, c’est hor­ri­ble. Surtout quand il pèse deux fois plus lourd qu’un tan­dem clas­sique parce qu’il est équipé en mode VTT avec fourche avant et pneus cran­tés...
Nous voilà oblig­és de pouss­er le vélo dans des côtes que nous auri­ons mon­té sans souci en temps nor­mal, avec l’impression de tir­er un trou­peau d’ânes morts (sans l’odeur) der­rière nous... Résul­tat, on n’ira pas jusqu’à Muir Woods (en plus, on s’est per­du...) mais on ver­ra quand même les séquoïas, et puis on se mar­rera bien, quand même. Mais je ne remon­terai jamais sur un tan­dem !

 

Pour la petite his­toire, on a fait quelques kilo­mètres en pédalant... cha­cun à notre tour ! Parce que c’était plus sim­ple que d’essayer de se syn­chro­nis­er !

 

2 : les petits vélos du Laos

Au Laos, on loue des vélos à la journée pour rien (1€ !), alors on en a bien prof­ité, presque à cha­cune de nos étapes. Mais il faut dire que pour ce prix, on a un vélo assez par­ti­c­uli­er : mono-vitesse, grosse selle... on a le même vélo que tous les enfants là-bas ! Et pour­tant, c’est incroy­able­ment resis­tant et pas for­cé­ment incon­fort­able. Certes, dès qu’on passe sur des cail­loux, on le sent bien dans les bras ! D’ailleurs, pour notre pre­mière journée, nous avons fait entre trente et quar­ante kilo­mètres, au milieu des riz­ières et des mon­tagnes, et ce n’est pas aux cuiss­es ni au mol­lets que j’ai eu mal, mais bien aux avant bras.

3 : les chiens de Roumanie

Et voilà, l’expérience la plus trau­ma­ti­sante que j’ai vécue, liée au vélo. J’étais par­tie seule, une semaine dans le Nord de la Roumanie. J’avais prévu de voy­ager avec mon vélo pli­ant, en le met­tant dans le train, le bus, etc. Par­fait pour appréci­er les lieux et mélanger mobil­ité et lib­erté. J’ai fait de belles balades, appré­cié les paysages, ren­con­tré plein de monde. Bref, l’ensemble du voy­age est un bon sou­venir. Jusqu’au jour de mon départ de Sighetu Mar­matiei : je pédale aux aurores pour aller pren­dre le bus. La gare n’est pas loin du cen­tre ville. Les rues sont désertes. Je roule douce­ment en prof­i­tant de la fraîcheur. A quelques mètres, j’aperçois un chien, allongé en plein milieu de la rue. Je passe à côté en le con­tour­nant le plus large­ment pos­si­ble. Mais voilà que celui-ci se redresse, grogne et se met à courir der­rière moi. J’accélère, essaie de « mon­tr­er mon autorité » en lui par­lant fort, mais en l’espace de quelques sec­on­des, des chiens ont jail­li de partout, et ils sont une dizaine à me cours­er, en aboy­ant de façon très agres­sive. Je crois que je n’ai jamais roulé aus­si vite, en sachant que la moin­dre chute aurait été dra­ma­tique. Ils ont fini par s’arrêter, et je suis arrivée à la gare com­plète­ment son­née, trem­blante, et à deux doigts de tomber dans les pommes...

 

15 Commentaires

  1. Ici aus­si on est très très fan de vélo ! C’est notre moyen de trans­port Paris... Côté voy­ages on a fait de très longues balades en France et des petites au Laos juste­ment ain­si qu’en Chine. L’an prochain on pense faire le Ring en Irlande (avec les enfants) ! Beau voy­age à vous !

  2. La loca­tion pas chère de vélo en Islande c’est « seule­ment » 2000kr/jour soit 13 euros / jour

    N’empêche, avec le vent, dans l’ouest du pays, bon courage ^^

  3. J’adore le vélo et j’essaie tou­jours de pren­dre le vélo que les trans­ports en com­mun ! Les pho­tos que tu as mis sur le Laos m’a fait pen­sé au moment où j’ai emprun­té le vélo en Thaï­lande !

  4. Velo au Laos, j’ai aus­si tente et bien aime, au moins pour voir les payages et etre a hau­teur de « gens »... dans mon cas, j ai surtout ete saucee alors qu’on etait assez loin de l’hotel... pas sim­ple !
    Mais le velo est un beau mode de trans­port pour ren­con­tr­er les gens !
    Bon voy­age et bon ped­alage a vous !

  5. Bon­jour,
    Mer­ci pour l’article.
    C’est intéres­sant de partager les aven­tures des autres. En plus nous pou­vons avoir des idées de voy­ages !!
    Sophie

  6. Salut !
    Je reviens de Roumanie.
    Pour les chiens, comme toi, j’ai eu la trouille à en avoir la chair de poule. Et puis j’ai remar­qué que les clébards s’arrêtaient de courir quand tu t’arrêtes de pédaler ; la cerise sur le mac’do c’est que si tu te tournes vers eux et que tu avances à pied dans leur direc­tion et bien ils foutent le camp.

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