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Rodrigues, ne le dites à personne.

Ne par­lez pas de Rodrigues, ce secret est entre vous et moi. Gar­dons con­fi­den­tielles les petites criques par­a­disi­aques, la gen­til­lesse des habi­tants, les super ran­dos, les bonnes adress­es.

A Rodrigues, on vous dira d’éteindre votre portable, de ne plus regarder l’heure, ne plus atten­dre d’e-mails ; que, de toute façon, il n’y a qua­si­ment pas de réseau. C’est une ruse pour que la beauté de l’île ne s’ébruite pas trop. Rodrigues, c’est un par­adis qu’on se sug­gère de bouche à oreille, entre amis, sur le ton de la con­fi­dence. C’est le con­seil qu’on ne donne qu’aux gens qu’on aime vrai­ment. Comme vous.

voyage à RodriguesLever de soleil sur Rodrigues

Un petit paradis caché

18 kilo­mètres de long sur 8 km de large, plan­tée au milieu d’un gigan­tesque lagon, et cernée par des îles par­a­disi­aques encore plus petites, voici Rodrigues. Il faut avoir de très bons yeux pour la voir sur une carte, ou savoir où zoomer sur Google Maps. L’île est bien cachée, on n’y vient pas par hasard.

carte Rodrigues

voyage à Rodrigues

C’est l’île la plus isolée des Mas­careignes, à 560 km à l’est de l’île Mau­rice (elle fait par­tie de la République de Mau­rice mais est autonome). L’île a été décou­verte par les Por­tu­gais, puis occupée très rapi­de­ment par les Hol­landais et enfin, colonisée par les Français, les pre­miers à vivre sur place, qui per­dront l’île lors des guer­res napoléoni­ennes, au prof­it des anglais. Ce qui explique le nom de l’île mais sa pronon­ci­a­tion à la française avec un « s » muet.

Port Math­urin a tou­jours été la cap­i­tale. C’est là que se sont instal­lés quelques sol­dats français au 18ème siè­cle, Math­urin étant le prénom de l’un d’eux. Mais bien que cap­i­tale, Port Math­urin est une ville très verte, très calme. Je vous laisse en juger par la pho­to d’à côté.

Depuis le Mont Limon, au cen­tre de l’île, on décou­vre un paysage mon­tag­neux, tout en reliefs. Le Mont Limon n’est pas très haut, 398m, un petit escalier et cinq min­utes de marche depuis la route qui passe en con­tre­bas. Y mon­ter est cer­taine­ment la pre­mière chose à faire en arrivant à Rodrigues : de là, on voit tout, absol­u­ment tout, à 360°, et on se rend compte de la taille réduite de l’île, mais aus­si d’à quel point elle est mon­tag­neuse.

voyage à RodriguesRegardez au loin, vous ver­rez le lagon qui bor­de l’île avant l’Océan Indi­en

L’île est verte et sauvage mais pas vide pour autant. Partout, des petits hameaux, des fer­mes, peu­plent les collines. L’agriculture et l’élevage restent au cen­tre de l’activité économique locale, au point qu’on croise des chèvres et des mou­tons un peu partout, dans les ter­res ou sur les plages, ce qui rajoute à son charme, je trou­ve !

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Ne dites rien sur les Rodriguais

Ils sont 40 000, presque dix fois moins nom­breux que les Islandais, à peine l’équivalent d’une petite ville française. Et c’est peut-être pour ça qu’ils sont d’une gen­til­lesse extra­or­di­naire ? C’est bien sim­ple, si vous ren­con­trez quelqu’un qui con­naît Rodrigues et que vous lui deman­dez ce qu’il a aimé, il vous dira qu’à l’origine, il est venu pour les paysages, bien sûr, mais que ce sont les habi­tants qui l’ont mar­qué et fait revenir. Revenir, oui, car vous ne ren­con­tr­erez per­son­ne qui ne vienne qu’une fois. C’est une île d’initiés, une société secrète des voyageurs qui savent que Rodrigues existe, et qui y revi­en­nent régulière­ment.

Gardez les bonnes adresses secrètes

Ne men­tion­nez pas la cui­sine du Teko­ma, dont le chef voyageur mixe les influ­ences avec gour­man­dise. Ne dîtes surtout rien du havre de paix qu’est le Bak­wa Lodge, sa plage, son calme. Ne con­seillez pas les soirées du Cot­ton Bay, le meilleur endroit pour écouter les artistes locaux.

voyage à Rodrigues

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L’île est très pro­tégée. En arrivant, dans l’avion, une annonce prévient que les sacs plas­tique sont inter­dits sur l’île. En dis­tribuer est désor­mais pas­si­ble d’une amende, tout comme les utilis­er, en rai­son de la men­ace que ceux-ci représen­tent pour l’environnement. Rodrigues ambi­tionne de devenir une île écologique, et ils sont plutôt bien par­tis. Fer­mes éoli­ennes, sta­tions de dessale­ment d’eau de mer, col­lecte d’eau de pluie, pan­neaux pho­to­voltaïques, les hôtels se sont mis à l’écologie et le gou­verne­ment aus­si. L’énergie déployée pour pro­téger l’île est vrai­ment impres­sion­nante, et tout le monde sem­ble met­tre la main à la pâte.

voyage à Rodrigues

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Ne par­lez pas des prom­e­nades sur la plage au petit matin quand les chèvres dor­ment encore, ni des petites ran­dos qui nous font aller de crique en crique, ne par­lez pas des baies, du Trou d’Argent, et de toutes ces petites plages unique­ment acces­si­bles à pied, où on se sent seul au monde, pro­tégé de tout par ces falais­es, où on pour­rait pass­er la journée à con­tem­pler les vagues défer­ler, les pieds dans l’eau limpi­de, les doigts dans le sable fin.

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Carnet Pratique : visiter Rodrigues

Y aller en tant que français : pas de for­mal­ités par­ti­c­ulières, juste un passe­port en cours de valid­ité à présen­ter à la douane.

Quand y aller : c’est l’hémisphère sud, les saisons sont inver­sées mais il ne fait jamais très froid ici, juste un peu plus chaud et humide en avril. J’y suis allée en juin, en hiv­er donc : un petit peu de pluie en fin de journée, mais la mer restait très bonne !

Com­ment y aller : liai­son directe et fréquente avec Air Mau­ri­tius, 1h30 depuis Mau­rice

Pour se déplac­er : vous pou­vez louer une voiture, un scoot­er, ou faire comme les rodriguais et jon­gler entre les bus et la marche, l’île étant toute petite !

Où dormir : j’ai retenu trois adress­es.

  • Teko­ma : une petite quin­zaine de bun­ga­lows, éloignés les uns des autres, et tous face à la plage. Haut de gamme, tout est fait avec goût, on y mange extrême­ment bien.
  • Bak­wa Lodge : plus petit, plus con­fi­den­tiel, et par­fait pour les familles. Le dernier bun­ga­low pro­pose deux cham­bres adultes et une cham­bre enfants, face à la mer, seul au monde. Ici encore, les détails sont soignés, jusqu’à la douche extérieure pour quand on ren­tre de la plage.
  • Cot­ton Bay : plus gros, c’est un hôtel très porté sur la cul­ture locale, avec notam­ment des con­certs, des démon­stra­tions de danse.

Idées d’activités et de visites

Vous pou­vez faire beau­coup de choses à Rodrigues : baig­nade, ran­don­née, snor­kel­ing, ini­ti­a­tion au kite-surf (très pra­tiqué ici). J’en rajoute deux autres :

Les tortues de la réserve François Leguat

Au 17ème siè­cle, François Leguat décrit l’île Rodrigues comme peu­plée de tortues géantes. Il y en avait des mil­liers, une espèce endémique. Depuis, elles ont été décimées mais la réserve s’est don­né pour mis­sion d’en réin­tro­duire.

Le site est mag­nifique et impres­sion­nant. On tra­verse un canyon peu­plé de cen­taines de tortues, cer­taines très âgées et gigan­tesques.

La Réserve de Tortues François Leguat
Anse Quitor, Rodrigues
Via République de Mau­rice
Télé­phone : (230) 8328 141
Mail : info@torti.intnet.mu
Ouvert tous les jours, toutes les vis­ites sont guidées

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Les tyroliennes

Tra­vers­er une val­lée en trois (ou qua­tre) sauts dans le vide. 420m de long pour 100m de haut pour la pre­mière tyroli­enne, la plus longue de l’Océan Indi­en. On a le temps d’apprécier le paysage, et de regarder en bas ! C’est ludique, et c’est aus­si un moyen de décou­vrir Rodrigues, de voir la végé­ta­tion et les cas­cades d’en haut !

Tyro­drig
Mon­tagne Bois Noir
Grande Mon­tagne
(c’est fléché, pas très loin du Mont Lubin)
Télé­phone : (230) 499 6970

Note : c’est fais­able en famille. La plus jeune à faire le par­cours avait 9 mois, attachée à l’un des guides, et un petit bon­homme de 2 ans a tout fait seul !

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Dernières photos pour le plaisir

voyage à Rodrigues
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Mon matériel photo sur ce voyage

matos-photo-maurice
// Sac pho­to Nation­al Geo­graph­ic par Man­frot­to // Appareil reflex Canon 5d mark II // Objec­tif Canon 16–35 II
// Objec­tif Canon 50 1.4 // Adap­ta­teur secteur uni­versel // Fil­tres dégradés LEE + Big Stop­per (peu servis)
// Trépied Man­frot­to Befree en car­bone //


Ce voy­age a été réal­isé dans le cadre de l’opération #MyMau­ri­tius créée par iambas­sador en parte­nar­i­at avec Cre­ate, AHRIM, Mau­ri­tius Tourism et Air Mau­ri­tius. Je garde toute lib­erté quant à mon con­tenu édi­to­r­i­al.

27 Commentaires

  1. Bon­jour, je dépose mon pre­mier com­men­taire chez vous ! J’ai décou­vert le site il y a tout juste une semaine. j’en prends plein les mirettes, Mer­ci !
    Bra­vo pour ce reportage et pour tout le site. Mer­ci pour les expli­ca­tions de la rubrique « con­seils ». Pass­er quelques min­utes ici me donne la banane et surtout l’envie d’attraper mon appareil et de m’exercer.
    Mer­ci pour le dépayse­ment à seule­ment un clic de mon canapé !

  2. Alors là, je suis pour­tant plutôt forte en géo­gra­phie (mer­ci les profs de géol qui nous fai­saient dessin­er toutes les cartes à la main), mais je ne savais même pas où c’était ! Mer­ci pour ce petit bijou !

  3. « Rodrigue as-tu du coeur ?» Je crois bien que j’ai pris Rodrigues en plein coeur.....j’avais déjà envie d’y aller, tes pho­tos ne font que ren­forcer cette envie !!!

  4. Superbe endroit, en effet ! De mag­nifiques couleurs, un dépayse­ment total ! Envie de voy­age ! Une petite ques­tion con­cer­nant ton matériel : Pour l’adaptateur uni­versel, est-il com­pat­i­ble pour l’Afrique du Sud ? Je pense que oui mais je demande quand même...car je m’y rends fin sep­tem­bre. Mer­ci Aurélie.

  5. Promis, je le dirai à per­son­ne.
    Mer­ci néan­moins pour le tip qui me donne encore plus envie de retourn­er du côté de l’Océan Indien...et de pren­dre des cours de pho­tos 😉

  6. c’est promis le secret sera gardé mais plus que tout tu donnes envie de décou­vrir cette pépite de l’océan indi­en... les pho­tos sont mag­nifiques, une très belle invi­ta­tion au voy­age 😉 mer­ci de nous met­tre dans la con­fi­dence...

  7. Bon­soir,
    j ai l impres­sion que le trepied Befree et le lien Ama­zon fourni ne cor­re­spon­dent pas.

    Super reportage et pho­tos comme d hab 😉

  8. Bon­jour,
    je suis Rodriguaise mais je vis en France.
    Mer­ci pour ces belles pho­tos et vous décrivez très bien cette petite per­le cachée dans l’océan indi­en.
    Je con­firme, dès qu’on y pose les pieds, on tombe amoureux.
    Rodriguaise et fière de l’être ????????
    Cori­na

  9. Bon­jour,
    Je tombe sur votre blog par hasard, et je dois dire que c’est vrai­ment l’un des plus beaux/drôles/agréables à lire que j’aie trou­vé. J’ai passé l’après midi entière à regarder vos pho­tos, lire vos con­seils et vos car­nets.. Tout est absol­u­ment génial.
    Je vous souhaite beau­coup d’autres beaux voy­ages, et vous dis mer­ci pour tout ce que vous partagez !

    Léa

  10. Non mais par pitié, arrêtez de me tor­tur­er ! J’ai envie d’aller absol­u­ment partout où vous êtes allée ! Je suis comme une folle der­rière mon écran.
    Il vaudrait mieux que j’aille me couch­er tiens !

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