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Escapade dans le Massif du Canigó

par Madame Oreille

Récit, conseils et bonnes adresses pour explo­rer le mas­sif du Canigó : entre ses villes for­ti­fiées et ses vil­lages pit­to­resques, ses pay­sages et ses ran­don­nées, ses ren­contres et sa culture catalane.

Mon­tagne phare des Pyré­nées Orien­tales, le pic du Canigó culmine à 2 784 m d’al­ti­tude. Le mas­sif qui l’en­toure fait par­tie du réseau des Grands Sites de France et est répu­té pour son patri­moine et ses sen­tiers de ran­don­née. Ici convergent les régions his­to­riques du Conflent, du Rous­sillon et du Val­les­pir, en plein cœur du Pays Catalan.

Canigó ou Canigou ?

Si l’on en croit Wiki­pé­dia, la pre­mière forme connue du nom appa­raît en 949 avec Mon­tis Cani­go­nis. Suivent ensuite Monte Cani­gone, Cha­ni­go­no et Cani­go­nis, puis Monte Kani­go­nis et Kani­go­ni. La forme moderne cata­lane Canigó appa­raît pour la pre­mière fois en 1302.
C’est la fran­ci­sa­tion des noms qui a mené à la forme Cani­gou, uti­li­sée jus­qu’à récem­ment. Mais ces der­nières décen­nies, elle tend à être rem­pla­cée par la ver­sion cata­lane Canigó, qui se pro­nonce de la même manière que la ver­sion fran­çaise. D’ailleurs, au-delà du Pic du Canigó, c’est toute la signa­lé­tique rou­tière qui affiche la topo­ny­mie dans les deux langues.

Le réseau des Grands Sites de France (RGSF)

Il s’a­git d’une asso­cia­tion qui « regroupe les orga­nismes locaux assu­rant la ges­tion et la mise en valeur de sites clas­sés qui béné­fi­cient d’une forte renom­mée et d’une fré­quen­ta­tion très impor­tante. » Concrè­te­ment, RGSF réunit des Conseils géné­raux, des com­munes et com­mu­nau­tés de com­munes, des syn­di­cats mixtes, etc. , afin de réflé­chir à la ges­tion durable, à la pré­ser­va­tion et la valo­ri­sa­tion de sites natu­rels tou­ris­tiques fran­çais. Le but étant d’ar­ri­ver à conci­lier la pro­tec­tion des lieux et l’ac­cueil de tous. On dénombre, au moment où j’é­cris ces lignes, qua­rante-neuf sites adhé­rents au Réseau des Grands Sites de France (label­li­sés Grand Site de France ou en passe de le deve­nir : le label est décer­né par le Minis­tère de la Tran­si­tion éco­lo­gique) qui ont à cœur de déve­lop­per un tou­risme durable, res­pec­tueux des lieux, et dont les retom­bées éco­no­miques pro­fitent aus­si aux habitants.

visiter le massif du canigo

Un séjour dans le Massif du Canigó

Le Mas­sif du Canigó est label­li­sé Grand Site de France depuis 2012, et on en retrouve toutes les carac­té­ris­tiques : une des­ti­na­tion nature, une culture locale forte, des mobi­li­tés douces. J’ai donc pas­sé une semaine à ren­con­trer des cata­lans pas­sion­nés par leur ter­ri­toire, à sillon­ner leurs che­mins de ran­don­née, à décou­vrir leurs pay­sages et leur patrimoine.

Villefranche-de-Conflent

Après quelques heures à contem­pler le pay­sage der­rière la fenêtre de mon Paris-Per­pi­gnan, je me fau­file dans l’en­ceinte de Vil­le­franche-de-Conflent. Des mon­tagnes et des rem­parts pour cer­ner les petites ruelles calmes. Quelques figu­rines de sor­cières atta­chées devant les mai­sons indiquent que l’é­té n’est pas encore fini. Les bruixes portent bon­heur, ici. L’hi­ver venu, on raconte qu’elles rejoignent les grottes alentour.
Notes de voyage, Vil­le­franche-de-Conflent, sep­tembre 2021

Villefranche-de-Conflent
Villefranche-de-Conflent
Villefranche-de-Conflent
Villefranche-de-Conflent

Les remparts de Villefranche-de-Conflent

Vil­le­franche-de-Conflent est une cité médié­vale for­ti­fiée très bien conser­vée. On pénètre dans la ville à pied, par de grandes portes. Un fort sur­plombe (et sur­veille) la ville depuis les hauteurs.

Remparts de Villefranche

Six bas­tions, deux niveaux, les rem­parts de Vil­le­franche sont un véri­table laby­rinthe, construit, rema­nié et com­plé­té au fil des siècles, mais dont on doit la concep­tion actuelle à Vau­ban, au 17ème siècle. Le dédale de plus d’un kilo­mètre fait le tour des trois quarts de la ville, le der­nier quart ayant été jugé inat­ta­quable car bor­dé par la Têt, le fleuve qui tra­verse la vallée.

« La ville a sou­vent été atta­quée ? » ai-je ques­tion­né la guide. « Jamais ! » a‑t-elle répon­du. « Enfin, si, une fois, mais les habi­tants ont ouvert les portes ».

Remparts de Villefranche
Remparts de Villefranche

Les rem­parts de Vil­le­franche-de-Conflent sont clas­sés aux Monu­ments His­to­riques ain­si qu’au patri­moine mon­dial de l’U­nes­co. C’est le carac­tère excep­tion­nel de leur concep­tion qui leur vaut cette renom­mée. Vil­le­franche-de-Conflent se trou­vait, dès l’o­ri­gine, dans un lieu stra­té­gique pour contrô­ler les pas­sages dans la val­lée. Suite au trai­té des Pyré­nées, l’ar­chi­tecte Vau­ban a pour mis­sion de repen­ser les rem­parts de la ville. Il décide donc de dou­bler les che­mins de ronde, créant alors deux étages aux rem­parts, entiè­re­ment cou­verts. Entre les toits en ardoise, les murs en marbre local et les restes de l’é­poque médié­vale, l’am­biance et l’ar­chi­tec­ture des lieux sont très par­ti­cu­lières. Est-ce pour ça que je n’ar­ri­vais pas à m’y repérer ?

Remparts de Villefranche
Remparts de Villefranche
Remparts de Villefranche
Visi­ter les rem­parts de Villefranche

Les rem­parts se visitent toute l’an­née sauf en Jan­vier. Vous pou­vez retrou­ver les tarifs et les horaires sur le site de l’Of­fice de tou­risme.

Villefranche-de-Conflent en pratique : bonnes adresses pour manger et dormir

Où man­ger à Vil­le­franche : Le Patio
Petite ter­rasse et salle agréable, Le Patio est la meilleure adresse de la ville. La carte n’est pas grande (rap­pe­lons qu’un grande carte n’est jamais bon signe !) mais suf­fi­sam­ment variée pour que cha­cun y trouve son compte. Le per­son­nel est sym­pa, le cadre agréable. Que deman­der de plus ?

32 Rue Saint-Jean, 66500 Villefranche-de-Conflent
Réser­va­tion for­te­ment recom­man­dée au : 04 68 05 01 92

Restaurant le Patio à Villefranche

Où manger à Villefranche

Où man­ger à Vil­le­franche : la Piz­ze­ria des Remparts

Quand je rentre dans la piz­ze­ria, Dédé le dis­cret s’af­faire en cui­sine tan­dis que Samy le volu­bile nor­mand par­tage sa bonne humeur avec la salle. « Ça vient de chez M. X, Meilleur Ouvrier de France. » À chaque tablée, il annonce que tel ingré­dient vient de tel endroit, glis­sant au pas­sage le CV du four­nis­seur. Car ici, tout est local, et autant que pos­sible, bio. Nous vou­lons être un rem­part contre la « mal-bouffe », un défen­seur du bon, conçu et pro­duit localement.
32 Rue Saint Jacques
66500 Vil­le­franche-de-Conflent France

Pizzeria à Villefranche

Où dormir à Villefranche

Chambre d'hôtes à Villefranche
Où dor­mir à Vil­le­franche : Chez l’Apiculteur

Sans sur­prise vu le nom du lieu, Chris­tian est api­cul­teur. Il tient une petite mai­son d’hôtes au-des­sus du maga­sin où il vend son miel.

19, rue Saint-Jacques
66500 Villefranche-de-Conflent
Contact : 6 01 17 92 53

Le soir venu, la ville revêt un charme par­ti­cu­lier. Quelques lam­pa­daires éclairent les ruelles deve­nues calmes et désertes. J’en­tends des éclats de voix, de rire, venus des pla­cettes où les ter­rasses accueillent fêtards et noc­tam­bules. Quelle que soit la rue, mon regard vient tou­jours buter sur un front mon­ta­gneux, dont le som­met semble vite dis­pa­raître, ava­lé par les nuages et la nuit.
Notes de voyage, Vil­le­franche-de-Conflent, sep­tembre 2021

Villefranche de nuit
Villefranche de nuit
Villefranche de nuit
Villefranche de nuit
Villefranche de nuit

Le Train Jaune des Pyrénées

Le Train Jaune cumule les super­la­tifs : le plus haut, le plus beau. Paré des cou­leurs vives du bla­son cata­lan, ce TER fait entiè­re­ment par­tie du patri­moine local. Et il suf­fit de l’é­vo­quer avec des habi­tants pour voir leurs yeux s’illu­mi­ner, et consta­ter com­bien ils sont atta­chés au « canari ».

Construite au début du siècle der­nier, la ligne fer­ro­viaire avait pour but de désen­cla­ver les hauts pla­teaux cata­lans. Au départ de Vil­le­franche-de-Conflent, les rails se fau­filent au pied du mas­sif du Canigó jus­qu’au pla­teau pyré­néen de la Cer­dagne. En 63km, on rejoint Latour-de-Carol. Mais on ne prend pas le Train Jaune pour aller vite : à 30km/h en moyenne, ne dépas­sant jamais les 55km/h, le Cana­ri per­met d’ap­pré­cier plei­ne­ment les pay­sages. Equi­pé à pré­sent d’un wagon pano­ra­mique ouvert, ce TER est aus­si un train tou­ris­tique. On le prend autant pour rejoindre un départ de ran­don­née que pour admi­rer les pay­sages de la val­lée de la Têt.

Train Jaune sur le pont Séjourné
Train jaune sur le pont Séjourné

Ci-des­sus : le Train Jaune tra­ver­sant les 237m de long du via­duc Séjour­né bien recon­nais­sable à ses arcades.
Sur la pho­to de gauche, le train se trouve à 65m au-des­sus du sol !

train jaune des pyrénées

train jaune des Pyrénées

Le Train Jaune des­sert vingt-deux gares mais seules cinq sont des arrêts récur­rents. Pour toutes les autres, il faut se signa­ler au conduc­teur (lui faire signe depuis le quai lorsque le train approche et lui dire où on sou­haite descendre !).

Par­mi les gares les plus connues, on pour­ra citer Olette, Font­pé­drouse, Mont-Louis, Font-Romeu, Sailla­gouse, Bourg-Madame ou encore Bol­quère-Eyne, gare SNCF la plus haute de France avec ses 1592m d’al­ti­tude. C’est un sacré déni­ve­lé, depuis les 415 mètres d’altitude de Villefranche-de-Conflent !

En gare de Vil­le­franche, j’hé­site un ins­tant : choi­sir le wagon pano­ra­mique ouvert, déjà bien rem­pli, ou grim­per dans le wagon de queue. Je me laisse séduire par le charme de l’in­té­rieur. Les voya­geurs s’ins­tallent. Il y a ce couple avec un nou­veau-né, qui visite les grands-parents et la région en même temps. Ces trois tou­ristes anglais, qui ont déjà l’ap­pa­reil pho­to à la main. Cet habi­tant de Vil­le­franche qui s’ins­talle confor­ta­ble­ment après avoir mis son VTT dans le com­par­ti­ment dédié.
Un sou­bre­saut, le train démarre. On longe les rem­parts de Vil­le­franche-de-Conflent. Les rideaux ondulent avec le mou­ve­ment lent du wagon. La lumière du soleil, encore bas, réchauffe les vieux sièges.
Je reste debout. Je me penche tan­tôt à gauche, tan­tôt à droite. Ser­di­nya. Jon­cet. Olette. Je pho­to­gra­phie le bourg et son église depuis le train. La val­lée s’é­lar­git. Le pay­sage change. Je ne lâche pas mon appa­reil pho­to. Ces 30km/h sont presque trop rapides !
Notes de voyage, à bord du Train Jaune, sep­tembre 2021

Le Train Jaune est une véri­table prouesse tech­nique dans sa construc­tion. Les tra­vaux com­mencent en 1903, et, s’il faut attendre 1927 pour rejoindre Latour-de-Carol, il est pos­sible d’al­ler de Vil­le­franche-de-Conflent à Mont-Louis dès 1910. Les 63km de la voie fer­rée sont ponc­tués par six cent cin­quante ouvrages d’art, par­mi les­quels dix-neuf tun­nels et plu­sieurs ponts dont deux via­ducs clas­sés Monu­ments His­to­riques : le Pont Séjour­né et le Pont sus­pen­du Gisclard.

Le Train Jaune fonc­tionne, depuis sa mise en ser­vice, par un sys­tème de trac­tion élec­trique. L’a­li­men­ta­tion en élec­tri­ci­té se fait grâce à un sys­tème hydrau­lique : un bar­rage au lac des Bouillouses, et un ensemble de sept sta­tions élec­triques. Tout le com­plexe a été construit en même temps que la ligne fer­ro­viaire, spé­cia­le­ment pour l’a­li­men­ta­tion du train. Le Train Jaune roule donc depuis plus d’un siècle à 100% avec de l’éner­gie verte.

Ci-contre : le Train Jaune passe sur le Pont Cas­sagne (ou pont Gis­clard), der­nier pont sus­pen­du fer­ro­viaire de France sur une ligne encore exploi­tée. La pas­se­relle est main­te­nue par des câbles à 80 mètres de haut. 

Le Train Jaune cir­cule toute l’an­née, été comme hiver. C’est un excellent moyen de se dépla­cer dans la région. Pour une place dans le wagon décou­vert, il est conseillé de se rendre en avance à la gare. La ligne est connec­tée avec le réseau fer­ro­viaire à ses deux extré­mi­tés, et notam­ment Per­pi­gnan depuis la gare de Vil­le­franche, ou Tou­louse et l’Es­pagne depuis la gare de Latour-de-Carol.

Pour les horaires et les tarifs du Train Jaune

Cahin caha, le train grimpe jus­qu’à Thuès-entre-Valls. Alti­tude 789m. Ce n’est pas un arrêt obli­ga­toire. Je suis la seule à des­cendre. Le train repart tan­dis que je contemple le pay­sage depuis le quai vide. Je com­prends l’at­ta­che­ment des locaux à ce train. Un ser­vice public qui offre le luxe de pou­voir ain­si rejoindre un départ de rando !
Notes de voyage, sep­tembre 2021

Les Gorges de la Carança

À l’o­ri­gine, il s’a­gis­sait d’un sen­tier taillé dans la roche pour per­mettre aux ouvriers de rejoindre le chan­tier de l’u­sine hydro­élec­trique mais, aujourd’­hui, les Gorges de la Caran­ça font par­tie des ran­don­nées incon­tour­nables des Pyré­nées Orien­tales. La ran­do est spec­ta­cu­laire, à bien des égards !

Depuis le par­king, on emprunte un pont puis un sen­tier qui monte en rai­dillon jus­qu’à la cor­niche. Cette petite mon­tée abrupte sera la seule de la jour­née : le reste de la pro­me­nade est pra­ti­que­ment plat.

Iti­né­raire pour les Gorges de la Carança

Il existe plu­sieurs tra­jets et che­mins pos­sibles, selon le temps dont vous dis­po­sez et vos envies. Vous trou­ve­rez toutes les infos sur le site de l’Of­fice de Tou­risme. Per­son­nel­le­ment, j’ai choi­si d’al­ler jus­qu’au bar­rage puis de reve­nir par le même che­min. Si j’ai géné­ra­le­ment une pré­fé­rence pour les sen­tiers en boucle, je n’ai eu, pour autant, aucun regret à reve­nir sur mes pas pour refaire ma par­tie pré­fé­rée : la corniche !

Ran­don­ner dans les Gorges de la Carança

Si cette ran­do ne pré­sente aucune dif­fi­cul­té tech­nique ni aucun risque majeur, elle est tou­te­fois décon­seillée aux per­sonnes sujettes au ver­tige ain­si qu’aux jeunes enfants. Je vous laisse juger d’a­près les pho­tos qui suivent si la cor­niche et les pas­se­relles sont faites pour vous !

Vallée de la Carança, randonnée sur la corniche
Vallée de la Carança, randonnée sur la corniche

Vallée de la Carança, randonnée sur la corniche

Vallée de la Carança, randonnée sur la corniche
Vallée de la Carança, randonnée sur la corniche
Vallée de la Carança
Vallée de la Carança
Vallée de la Carança
les passerelles, rando dans la vallée de la Carança

Si la pre­mière moi­tié de la ran­do offrait déjà un beau pré­ci­pice sous la cor­niche, la deuxième moi­tié offre, quant à elle, quelques pous­sées d’a­dré­na­line ! On emprunte une série d’é­chelles, de ponts de singes et de pas­se­relles pour remon­ter le cours de la rivière. Le par­cours ne pré­sente, bien sûr, aucun dan­ger pour qui fait atten­tion : des mains cou­rantes per­mettent de se tenir, et aucun acci­dent n’a jamais été à déplo­rer. C’est donc une manière ludique de s’en­fon­cer dans une par­tie plus res­ser­rée des Gorges de la Carança !

les passerelles, rando dans la vallée de la Carança
les passerelles, rando dans la vallée de la Carança
les passerelles, rando dans la vallée de la Carança
les passerelles, rando dans la vallée de la Carança
les passerelles, rando dans la vallée de la Carança
les passerelles, rando dans la vallée de la Carança
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les passerelles, rando dans la vallée de la Carança
les passerelles, rando dans la vallée de la Carança
les passerelles, rando dans la vallée de la Carança

Les bains de Saint-Thomas

De nom­breux ran­don­neurs choi­sissent de ter­mi­ner leur esca­pade par une bai­gnade dans les bains de Saint-Tho­mas, situés juste à côté des Gorges de la Caran­ça. Il faut dire que le cadre est magni­fique, le tarif est plus qu’a­bor­dable (7,50€ pour un adulte) et l’eau chaude est natu­relle. Il s’a­git d’une eau ther­male qui sort de terre à 58°C ! Les bas­sins sont donc à plus de 30°C toute l’an­née ! (et, oui, j’ai envie d’y retour­ner en plein hiver !)

Se pré­las­ser dans les bains de Saint-Thomas

Pour les horaires et tarifs, ren­dez-vous sur leur site.

Evol, l’un des plus beaux villages de France

Le clo­cher de l’é­glise romane Saint-André se repère de loin. Au milieu des mon­tagnes, voi­ci le petit vil­lage médié­val d’E­vol. En contre­bas de l’an­cienne for­te­resse, le hameau semble figé dans le temps. Un tra­vail de réno­va­tion for­mi­dable per­met de se pro­me­ner dans des ruelles impec­cables, et autres adjec­tifs en able : agréables, ado­rables. C’est aus­si char­mant, pit­to­resque et pho­to­gé­nique. Les ruelles étroites et escar­pées montent, des­cendent, ser­pentent entre les mai­sons. On passe devant le lavoir. On admire les fleurs qui ornent les devan­tures, ou les fours à pain qui sont inté­grés dans les façades.
On se fau­file entre les petites mai­sons aux murs de schiste et toits de lauzes, typiques du patri­moine rural du Haut-Conflent. Ce sont les habi­tants du hameau qui ont retrous­sé leurs manches pour créer l’é­lan de moti­va­tion néces­saire à la res­tau­ra­tion du vil­lage, aujourd’­hui clas­sé par­mi les plus beaux de France.

Le châ­teau ne se visite pas (il est en cours de réno­va­tion), mais je vous conseille d’y mon­ter pour la vue plon­geante sur le vil­lage. C’est cette loca­li­sa­tion au milieu des mon­tagnes qui fait tout le charme d’E­vol, il me semble !

Plus d’in­fos sur Evol
Plus d’in­for­ma­tions concer­nant le vil­lage d’E­vol sur le site de l’Of­fice de Tou­risme.
evol, plus beau village de France
evol, plus beau village de France
evol, plus beau village de France
evol, plus beau village de France

L’abbaye de Saint-Martin du Canigó

La visite de l’ab­baye de Saint-Mar­tin se mérite. Le pic de Tres Estelles toise les visi­teurs qui s’a­ven­turent sur le che­min. Sous les frênes et les châ­tai­gniers, les lacets semblent inter­mi­nables. Qui a bien pu vou­loir construire une abbaye au som­met d’une telle côte ?
Notes de voyage, abbaye de Saint-Mar­tin du Canigó, sep­tembre 2021

En 1009, 30 moines béné­dic­tins vivent ici, dans le monas­tère éta­bli suite aux dona­tions du fameux Gui­fred, comte de Cer­dagne. Les ermites s’y réunissent en com­mu­nau­té afin d’é­prou­ver l’ap­pel au désert. Et quel lieu plus appro­prié pour cela qu’un épe­ron rocheux qui domine une par­tie de la val­lée du Cady tout en étant par­tiel­le­ment encla­vé dans les contre­forts du Pic du Canigó.

S’en­suit un mil­lé­naire d’his­toire com­pli­quée. Conflits, trem­ble­ment de terre*. Au 18ème siècle, il ne reste plus que cinq moines infirmes et âgés. L’ab­baye tombe en ruine. Elle est sécu­la­ri­sée puis vidée. Elle devient tour à tour car­rière à ciel ouvert pour les habi­tants du coin, puis bergerie.

Heu­reu­se­ment, le 20ème siècle est celui de la res­tau­ra­tion de l’ab­baye. En 1902, l’é­vêque de Per­pi­gnan entre­prend la recons­truc­tion du monas­tère, si cher aux cata­lans qu’ils par­ti­cipent en nombre au chan­tier. Puis, à par­tir de 1952, un moine béné­dic­tin s’ins­talle sur place pour res­tau­rer l’ab­baye. On récu­père ce que l’on peut des élé­ments pillés pen­dant les siècles pas­sés. Quelques cha­pi­teaux regagnent leurs colonnes de marbre. D’autres sont sculp­tés pour l’oc­ca­sion. On livre une nou­velle cloche.

Et en 1988, la Com­mu­nau­té des Béa­ti­tudes s’y ins­talle. Aujourd’­hui, c’est une quin­zaine de per­sonnes, sœurs, frères et laïcs, qui y par­tagent une vie pas­to­rale ouverte.

Abbaye Saint-Martin-du-Canigou
Visi­ter l’Ab­baye de Saint-Mar­tin du Canigó

L’ab­baye n’ouvre ses portes qu’aux visites gui­dées. Pour la visi­ter, vous trou­ve­rez toutes les infos sur leur site.
Il est éga­le­ment pos­sible d’y dor­mir, si vous sou­hai­tez décou­vrir la vie de la com­mu­nau­té ou sim­ple­ment pro­fi­ter des pay­sages et de la séré­ni­té du lieu.

Abbaye Saint-Martin-du-Canigou
Abbaye Saint-Martin-du-Canigou
Abbaye Saint-Martin-du-Canigou

Abbaye Saint-Martin-du-Canigou

Le lieu est éton­nam­ment grand, sur­tout au vu de la confi­gu­ra­tion du rocher. L’an­cienne abbaye béné­dic­tine Saint-Mar­tin-du-Canigó est répu­tée pour être un joyau du pre­mier art roman régio­nal dont on retrouve tous les attri­buts, comme le clo­cher lom­bard. On y découvre notam­ment deux églises super­po­sées. L’é­glise infé­rieure est par­tiel­le­ment creu­sée dans le rocher, très basse, avec de larges voutes sou­te­nant trois nefs. Pour construire l’é­glise supé­rieure, juste au des­sus, il a fal­lu conso­li­der les colonnes, ce qui contri­bue à leur don­ner un aspect massif.Abbaye Saint-Martin-du-Canigou

Abbaye Saint-Martin-du-Canigou
Abbaye Saint-Martin-du-Canigou
Abbaye Saint-Martin-du-Canigou
Abbaye Saint-Martin-du-Canigou

Je ren­contre Pas­cale devant les portes de l’Ab­baye. Laïque, elle vit ici depuis plu­sieurs années. Elle me parle de sa vie sur place. De ses enfants qui y ont gran­di. De l’at­ta­che­ment que toute la famille res­sent pour ce lieu. De l’en­fant de l’autre famille de laïcs qui fêtait ses anni­ver­saires à l’ab­baye, avec les cama­rades du vil­lage. Ses yeux brillent. Pas­cale res­pire le calme et la dou­ceur. Son sou­rire est sin­cère. Sa bien­veillance aussi.
Je lui demande com­ment tout a com­men­cé. Elle me raconte qu’elle cher­chait une com­mu­nau­té où s’ins­tal­ler avec son mari. Ils en avaient deux en vue, et lors­qu’ils ont visi­té Saint-Mar­tin, elle a été prise d’une crise de claus­tro­pho­bie. Pour­tant, ça ne l’a pas décou­ra­gée. Elle a sen­ti que sa place était ici et ne l’a jamais regret­té. Elle a appris a aimer ces falaises qui cernent le cloître.
Notes de voyage, abbaye de Saint-Mar­tin du Canigó, sep­tembre 2021

Abbaye Saint-Martin-du-Canigou
Abbaye Saint-Martin-du-Canigou

Ille-sur-Têt

Ille-sur-Têt est répu­tée pour ses Orgues. D’é­tranges for­ma­tions qui évoquent Bryce Canyon ou la Cap­pa­doce. Sauf qu’à l’ar­rière-plan, c’est le pic du Canigó qu’on aper­çoit ! Nous sommes bien dans les Pyrénées !

Ces che­mi­nées de fées sont le fruit de l’é­ro­sion et du temps sur un ancien lit de rivière où se sont dépo­sées des couches de sable et d’ar­gile. On dis­tingue aisé­ment les dif­fé­rentes strates en regar­dant atten­ti­ve­ment les for­ma­tions géologiques.

les orgues d'ille sur têt

Les Orgues : zone fragile

Les Orgues sont fra­giles. Ces che­mi­nées de fée, sculp­tées par le vent, sont en constante évo­lu­tion, et conti­nuent de s’é­ro­der au fil du temps. Il est pos­sible de les appro­cher en se ren­dant sur le site tou­ris­tique géré par la mai­rie, mais il fau­dra veiller à res­pec­ter les lieux : on ne cueille rien, on ne ramasse rien, on reste sur les sen­tiers, et on n’es­ca­lade pas, même si on voit d’autres cré­tins per­sonnes le faire.

Pour ma part, j’ai pré­fé­ré les vues de loin, qui ne dégradent pas le site. Et je suis donc allée ran­don­ner autour des Orgues avec un guide natu­ra­liste local pour en apprendre un peu plus sur la faune et la flore si particulières.

Randonnée avec Thierry

Thier­ry m’at­tend à la table d’o­rien­ta­tion, juste au-des­sus des Orgues. Le ciel vient de se cou­vrir. Un comble, car c’é­tait plu­tôt la cha­leur qui était à craindre en cette sai­son. Nous nous met­tons en marche. Thier­ry m’en­traîne sur les sen­tiers. En mar­chant, il com­mente la flore locale. Telle fleur a des feuilles qui retiennent l’eau de telle manière. Telle autre sait pro­té­ger ses graines des incendies.
Notes de voyage, Ille-sur-Têt, sep­tembre 2021

Il me faut aus­si faire un apar­té sur le cli­mat local : ici, il fait très chaud, et très sec. Ain­si, en plein été, Thier­ry ne pro­pose jamais de sor­ties ran­don­nées avant la fin d’a­près-midi. La flore est basse, il n’y a pas d’ombre. C’est un envi­ron­ne­ment très fra­gile, et par­ti­cu­liè­re­ment sujet aux incen­dies, qui frappent régu­liè­re­ment la région.

Nature sensible

Ici, plus que jamais : ne pas fumer, ne rien jeter, ne pas faire de feu. Un simple tes­son de bou­teille jetée au sol ou oubliée peut être la cause d’hec­tares qui partent en fumée !

Thierry Derolez, guide nature dans les PYRÉNÉES-ORIENTALES

Thierry Derolez, guide nature dans les PYRÉNÉES-ORIENTALES

Dans le sac de Thier­ry, des dizaines d’ap­peaux. On tend l’o­reille. Les orgues sont un lieu de nidi­fi­ca­tion idéal pour les gué­piers, et les bos­quets qui nous entourent fré­missent sous les allées et venues des oiseaux. Geais, pies, merles, hiron­delles... Thier­ry est intarissable.
Notes de voyage, Ille-sur-Têt, sep­tembre 2021

Avant d’être guide, Thier­ry était ani­ma­teur nature. Depuis l’en­fance, il venait dans les Pyré­nées pour les vacances, depuis le nord de la France. Et puis un jour, il a décou­vert les Orgues. Il en parle encore avec émo­tion. Les che­mi­nées ocres devant le Canigó ennei­gé. Le contraste, les cou­leurs. Il a déci­dé de venir s’ins­tal­ler ici. Et non seule­ment il n’est jamais repar­ti, mais en plus, il ne s’en lasse tou­jours pas !

rando nature à ille-sur-tet

portrait d'Adrien Baux

La ran­don­née se ter­mine dans le jar­din d’A­drien, un octo­gé­naire aux yeux vifs. Natif du coin, il s’est ins­tal­lé ici dans les années 70. Thier­ry ter­mine toutes ses ran­don­nées chez lui : pour son jar­din un peu par­ti­cu­lier et la vue qu’on y découvre à son extré­mi­té. Car tout au bout du ter­rain, c’est une vue plon­geante sur les Orgues qui nous attend !

Il s’a­vère que jus­qu’au début des années 90, les orgues par­tie par­tie d’une exploi­ta­tion agri­cole. Et per­sonne ne se sou­ciait vrai­ment de ces curio­si­tés géo­lo­giques. Quand Adrien a ache­té son ter­rain, les Orgues étaient encore cer­nées par un ver­ger. Trente ans plus tard, Adrien béné­fi­cie d’une vue à la fois unique et excep­tion­nelle sur le site des Orgues.

orgues d'ille-sur-tet
orgues d'ille-sur-tet
orgues d'ille-sur-tet

orgues d'ille-sur-tet

Je demande à Adrien si je peux le pho­to­gra­phier. Il sou­rit et pose sa canne. « Sinon, on va croire que je suis vieux », m’ex­plique-t-il, mali­cieux. Les chiennes courent par­tout. Je déclenche, deux, trois, quatre fois. Adrien avance dans la plan­ta­tion. Les chiennes jouent à côté. Il parle des chênes truf­fiers, de com­ment per­sonne n’y croyait au départ. Et sou­dain il s’ar­rête net. Les chiennes sont en train de creu­ser au pied d’un arbre. Adrien s’ap­proche. La sai­son est pour­tant finie. Mais les chiennes s’ac­tivent, mal­gré tout. Il se penche. Il avance sa main vers la terre meuble, gratte un peu. Et je vois son visage s’illu­mi­ner. La der­nière truffe. Une oubliée !
Notes de voyage, Ille-sur-Têt, sep­tembre 2021

Adrien a plan­té des dizaines de chênes truf­fiers sur son ter­rain. Les sols du Lan­gue­doc-Rous­sillon sont répu­tés favo­rables à la truf­fi­cul­ture. Juste au-des­sus des Orgues, la terre était à la fois argi­leuse, sablon­neuse et légè­re­ment caillou­teuse, juste comme il faut, mais pas assez riche. Adrien a donc rame­né des sacs et des sacs avant de plan­ter ses chênes.

Chêne vert, écar­late, pédon­cu­lé, pubes­cent. Je découvre qu’il existe plu­sieurs varié­tés de chênes sus­cep­tibles d’ac­cueillir les truffes. Tout comme des charmes, des noi­se­tiers, des cèdres, des hêtres, etc. Tout se passe lors de la mycorhization.
La truffe vit en sym­biose avec l’arbre. Accro­ché à ses petites racines, ce cham­pi­gnon échange des élé­ments miné­raux qui nour­rissent l’arbre en contre­par­tie de sub­stances hydro­car­bo­nées. Après plu­sieurs années de colo­ca­tion, le cham­pi­gnon va com­men­cer à pro­duire des car­po­phores : les fameuses truffes.
La myco­rhi­za­tion consiste donc à « for­cer » le pro­ces­sus de sym­biose. Il pour­rait se pro­duire dans la nature, mais de manière aléa­toire. Pour consti­tuer une truf­fière, il faut donc aider le cham­pi­gnon à s’ins­tal­ler dans les racines d’une jeune pousse.

Ci-des­sus : un chêne myco­rhi­zé par Adrien. Il fau­dra attendre une dizaine d’an­née avant de com­men­cer à récol­ter des truffes... à condi­tion que le pro­ces­sus ait fonc­tion­né ! En atten­dant, Adrien bataille contre les sangliers !

Adrien ramasse ain­si une dizaine de kilos de truffes par an, aidé de ses chiennes, Diane et Chou­pette, la mère et la fille. Bibe­ron­nés à l’huile de truffe, les chiots apprennent dès leur plus jeune âge à repé­rer les cham­pi­gnons. Ils n’en mangent pas, bien sûr, mais savent qu’ils seront récom­pen­sés s’ils en trouvent. Alors Diane et Chou­pette jouent très bien le jeu !

Atten­tion : la truf­fière d’A­drien est une pro­prié­té pri­vée. L’ac­cès n’est donc pos­sible que dans le cadre des ran­don­nées orga­ni­sées par Thier­ry, dont vous avez le contact ci-dessous.

les orgues d'Ille sur Tet
les orgues d'Ille sur Tet devant le massif du Canigou
les orgues d'Ille sur Tet devant le massif du Canigou

Thierry, guide nature dans les Pyrénées devant les orgues d'Ille sur Tet et le massif du Canigou

Thier­ry, guide nature dans les Pyré­nées Orientales
Thier­ry orga­nise régu­liè­re­ment des visites. N’hé­si­tez pas à consul­ter son site pour connaître le programme !
Contact : +33 6 95 12 62 75
Son site inter­net

Une chambre d’hôtes à côté des Orgues d’Ille-sur-Têt

chambre d'hotes casa mia à côté des orgues d'ille sur têt
Où dor­mir à côté des Orgues d’Ille-sur-Têt

Chambres et table d’hôtes Casa Mia
Impasse Camille Pelletan
66170 Nefiach
Contact : +33 6 66 67 21 40 ou +33 6 66 67 21 40
Toutes les infos sur leur site.

Après des années d’ex­pa­tria­tion, Manuel et Sigrid vou­laient se repo­ser un peu. Alors à leur tour, ils ont déci­dé de rece­voir les voya­geurs. Ils ont sillon­né la France jus­qu’à avoir le coup de cœur pour les Pyré­nées Orien­tales. Ils ont posé leurs valises dans la val­lée, ache­té une mai­son de bourg avec un joli jar­din, fait beau­coup de tra­vaux, et ouvert leurs portes ! Outre le fait que les chambres soient très agréables, la table d’hôtes est éga­le­ment très bonne.

Randonnées autour du Château de Caladroy

Je ne sais pas si c’est le Châ­teau de Cala­droy qui a ins­pi­ré Vir­gi­nie, ou Vir­gi­nie qui a mode­lé le Châ­teau de Cala­droy a son image, mais deux choses sont sûres : Vir­gi­nie est le genre de femme qui fait mille choses à la fois et il se passe mille choses au Châ­teau de Caladroy.
Le châ­teau du 12ème siècle domine la région. Vir­gi­nie m’ex­plique que cer­tains matins, quand le ciel est déga­gé, elle dis­tingue les voi­liers sur la Médi­ter­ra­née. Trente kilo­mètres à vol d’oi­seau, et à vue de nez. Au fil du temps, le châ­teau a été décons­truit, modi­fié, agrandi.

Virginie Mezerette du Château de Caladroy
Vigne au Château de Caladroy

Aujourd’­hui c’est Vir­gi­nie qui met sa patte en fai­sant construire des gîtes sur le domaine, entre les vignes et les oli­viers, à deux pas des départs de randonnée.
Elle m’en­traîne pour un tour de la pro­prié­taire. Nous tra­ver­sons la cave à dégus­ta­tion avec ses jolies voutes, puis la cour inté­rieure et sa petite cha­pelle, avant de mon­ter dans le grand esca­lier qui mène aux salles d’ex­po­si­tion. Les tirages du club pho­to local ornent les murs pour une expo­si­tion tem­po­raire. Et par­tout, des robes de mariée, issues de la col­lec­tion du père de Vir­gi­nie, pro­prié­taire d’une entre­prise spécialisée.
Est-ce qu’un lieu qui mélange dégus­ta­tion et robes de mariée est un traquenard ?

Chateau de Caladroy depuis le vignoble
Cour intérieure du Chateau de Caladroy
Bouteilles du Château Caladroy
chapelle du Château Caladroy
Robes à l'intérieur du Chateau de Caladroy
Robes à l'intérieur du Chateau de Caladroy
Robes à l'intérieur du Chateau de Caladroy
Robes à l'intérieur du Chateau de Caladroy
Robes à l'intérieur du Chateau de Caladroy
Robes à l'intérieur du Chateau de Caladroy

Les sen­tiers de ran­don­née du domaine pro­posent de mar­cher au milieu des vignes, à la décou­verte des ves­tiges du pas­sé : en effet, un peu par­tout, se dressent des dolmens !

Le Châ­teau de Caladroy
Pour connaître les horaires d’ou­ver­ture des dégus­ta­tions et des expo­si­tions, ren­dez-vous sur le site du Châ­teau.
Iti­né­raire de randonnée
Il est pos­sible de suivre l’i­ti­né­raire des Bal­cons du Nord du Canigó : 68km de Mil­las à Prades avec de très belles vues sur le massif.

Vous trou­ve­rez sur le site de l’Of­fice de Tou­risme le détail de l’i­ti­né­raire des Bal­cons Nord du Canigó ain­si que plu­sieurs idées de boucles de ran­don­née, dont une autour du Châ­teau de Cala­droy.

Ci-des­sus :
la vue sur l’Aude depuis les bel­vé­dères des Bal­cons Nord du Canigó
et le dol­men du Moli del Vent, un tom­beau vieux de plus de 4500 ans !

Le charme discret de Belesta

Je retrouve à Beles­ta ce que j’ap­pré­cie depuis le début de mon séjour dans le mas­sif du Canigó : un petit vil­lage rural, calme, dont les ruelles pié­tonnes s’en­che­vêtrent en un joyeux dédale pavé. Comme à chaque fois, ça monte, ça des­cend, ça tourne ! Et je me perds avec délice, dans tous ces escaliers.
Notes de voyage, Beles­ta, sep­tembre 2021

Le Riberach

Au cœur du vil­lage de Beles­ta, l’an­cienne cave coopé­ra­tive est à pré­sent occu­pée par le Ribe­rach, à la fois hôtel eco-lodge et domaine viti­cole. Les pro­prié­taires pro­duisent très peu de bou­teilles, mais ont une démarche enga­gée : des vins nature, bio, avec le moins pos­sible de machines.

Les pro­prié­taires ont déci­dé de valo­ri­ser l’his­toire du lieu au maxi­mum. Ain­si, une par­tie des chambres a été amé­na­gée dans les anciennes cuves de la cave coopé­ra­tive, et l’en­semble du bâti­ment est tour­né vers les vignes. En contre­bas, la pis­cine natu­relle s’in­sère har­mo­nieu­se­ment dans le décor.

Riberach
L’hô­tel est aus­si répu­té pour ses res­tau­rants et sa cave, com­po­sée notam­ment de vins locaux.

Pour les horaires, prix et dis­po­ni­bi­li­tés, vous trou­ve­rez toutes les infos sur le site de l’hô­tel.

Per­son­nel­le­ment, j’ai dor­mi dans l’un de leurs gites, qui se trouve juste au-des­sus, dans le vil­lage : La mai­son du Châ­teau.

Indé­pen­dam­ment de l’hô­tel, il est éga­le­ment pos­sible de par­ti­ci­per à des visites et dégus­ta­tions. L’oc­ca­sion de com­prendre les spé­ci­fi­ci­tés des vins nature (qui ne sont pas des vins de garde), de goû­ter les dif­fé­rences entre les cépages (3 rouges et 3 blancs), et puis de pas­ser côté cou­lisses, aus­si, pour décou­vrir l’a­vant mise en bouteille !
Lors de mon pas­sage, la jeune femme qui s’oc­cu­pait des visites et dégus­ta­tions était très péda­gogue, et pre­nait le temps de tout vul­ga­ri­ser, sans éli­tisme ni mépris (elle ne s’est même pas moquée du mon­sieur qui croyait qu’on fai­sait du rosé en mélan­geant du blanc et du rouge, c’est dire sa patience !). Je le pré­cise, car en tant qu’in­culte aux savoirs œno­lo­giques, on pour­rait hési­ter à mettre nos chaus­sures de ran­don­née dans pareil endroit. Mais non, j’y ai été très bien accueillie !

Manger à Belesta

J’ai dor­mi dans l’un des gîtes du Ribe­rach. La fenêtre du salon don­nait direc­te­ment sur la porte d’en­trée de la mai­son de Pierre. Pierre est un sacré per­son­nage. Comme Pierre n’aime pas être pris en pho­to, vous n’au­rez qu’à ima­gi­ner que Pierre a les allures d’un Jean Reno au crâne rasé. Pierre a eu un res­tau­rant à Beles­ta, aus­si répu­té pour sa carte que pour sa vue sur le Pic du Canigó. Mais Pierre aime aus­si le calme et la tran­quilli­té. Alors trai­teur, ça lui va bien. Il cui­sine des plats à empor­ter à base de pro­duits de son jar­din ou locaux, ain­si que des piz­zas. Et c’est très bon.

Trai­teur à Belesta
2 rue du Château
66720 Belesta
Contact : 04 68 84 52 70
Son site web.
Des plats à empor­ter et des pizzas.

Randonnée dans le passé industriel du massif du Canigó
entre La Pinosa et le refuge de Batère

Je retrouve Fabien à l’en­trée du che­min. Brous­sail, est en train de man­ger à ses côtés, tran­quille­ment. Le temps de glis­ser quelques vic­tuailles dans les sacoches du mulet et nous com­men­çons la marche. Nous mon­tons vers La Pino­sa, pai­si­ble­ment, au rythme de Brous­sail, tan­dis que Fabien m’ex­plique com­ment il est deve­nu le mule­tier du Canigó.
Notes de voyage, refuge de Batère sep­tembre 2021

Juste au-des­sus du petit vil­lage de Val­ma­nya, se trouvent les ruines des mines de fer de La Pino­sa (ou La Pinouse). Le fer du Canigó est en fait exploi­té depuis l’An­ti­qui­té. Dans le vil­lage minier de La Pino­sa, à 1350m d’al­ti­tude, on extra­yait 30 000 tonnes de mine­rai par an jus­qu’en 1931. Le fer local était si connu pour sa qua­li­té qu’il a ser­vi pour réa­li­ser les grilles du Châ­teau de Versailles.

Randonnée de Valmanya au refuge de Batère : village de la PinosaÀ l’é­poque où la mine était en acti­vi­té, 600 per­sonnes habi­taient dans le vil­lage minier, aujourd’­hui en cours de res­tau­ra­tion. On y trou­vait des dor­toirs, des can­tines, un bou­lan­ger... Les ves­tiges du site laissent per­ce­voir l’im­por­tance qu’il a pu avoir.

Au moment où j’ai fait cette ran­don­née (sep­tembre 2021), les sen­tiers n’é­taient pas encore fina­li­sés. D’i­ci peu, une signa­lé­tique per­met­tra, non seule­ment de suivre faci­le­ment le sen­tier, mais aus­si d’en apprendre plus sur les lieux et le fonc­tion­ne­ment de l’in­dus­trie du fer dans le mas­sif du Canigó.

Randonnée de Valmanya au refuge de Batère : village de la Pinosa
Randonnée de Valmanya au refuge de Batère : village de la Pinosa

Le che­min, depuis La Pino­sa, emprunte par­tiel­le­ment une ancienne voie fer­rée, qui per­met­tait le trans­port du mine­rai entre Rapa­loum et For­men­te­ra. Et tout le long de la ran­don­née, sub­sistent des traces de l’ex­ploi­ta­tion du fer : tun­nels des anciennes mines deve­nus refuges pour chauves-sou­ris, câbles qui tra­ver­saient la val­lée pour ral­lier Rapa­loum et qui enlacent main­te­nant les arbres, wagon­nets aban­don­nés, etc. Plus loin, le site minier des Méne­rots offre lui aus­si son lot de ves­tiges fan­to­ma­tiques avec l’an­cien four, les bas­sins, les pans incli­nés... Dif­fi­cile d’i­ma­gi­ner que ce pai­sible pay­sage de mon­tagne foi­son­nait autre­fois de mineurs, de wagon­nets, et que dans toute la val­lée devait reten­tir le bruit des trains et des pioches.

Randonnée à La Pinosa
Randonnée à La Pinosa
Randonnée à La Pinosa
Randonnée à La Pinosa

L’his­toire de Fabien et de ses mules com­mence il y a 10 ans. Fabien entre­prend de reta­per un mas dans un petit hameau qu’il vient d’a­che­ter avec des copains. Sauf que la route s’ar­rête 400m plus bas, et qu’il leur faut trans­por­ter courses et maté­riaux jus­qu’au mas. La solu­tion est toute trou­vée : uti­li­ser des che­vaux et des ânes. Et la suite, ce sont des ânons, et Fabien qui se dit qu’il va devoir trou­ver une acti­vi­té pro­fes­sion­nelle qui lui per­mette de gar­der les jeunes ânes. Il alterne ain­si entre trans­port sur les pentes du mas­sif du Canigó et acti­vi­tés en rela­tion avec le tourisme. 
Notes de voyage, refuge de Batère sep­tembre 2021

Ran­don­ner autour du Canigó avec des ânes

Toutes les infos et contacts pour par­tir en ran­do avec des ânes ou des poneys sur le site de Fabien.

Iti­né­raires de randonnée
Pour retrou­ver, bien­tôt l’i­ti­né­raire détaillé de la ran­don­née, ren­dez-vous ici.

Randonnée de Valmanya au refuge de Batère : ruines industrielles
Randonnée de Valmanya au refuge de Batère : restes du four
Randonnée de Valmanya au refuge de Batère : restes du village minier
Randonnée de Valmanya au refuge de Batère : ruines industrielles

tour de Batère dans les nuages

Ci-des­sus : un étrange ani­mal (non)endémique croi­sé pen­dant la ran­do et la Tour de Batère, juste avant le refuge

Le refuge de Batère

Le refuge de Batère est lui aus­si un ves­tige des grandes heures de l’ex­ploi­ta­tion du fer dans le mas­sif du Canigó. L’im­po­sante bâtisse logeait autre­fois les employés des mines de Batère. Le bâti­ment a été en par­tie réha­bi­li­té et trans­for­mé en auberge.

Refuge de Batère
Le refuge ouvre à par­tir de mai jus­qu’à mi-octobre.
Pour connaître les dates et dis­po­ni­bi­li­tés, vous pou­vez consul­ter direc­te­ment le site du refuge.

Le refuge pro­pose des dor­toirs, des chambres doubles, ain­si qu’un res­tau­rant (tout est fait mai­son, même les confi­tures du petit déjeu­ner !) et une ter­rasse fort agréable.

Au moment où j’é­cris ces lignes, le refuge applique tou­jours le pro­to­cole lié au Covid : il faut pré­voir son sac de couchage.

Le refuge de Batère
Morgan du refuge de Batère
Robin du refuge de Batère

Ci-des­sus : Mor­gan et Robin, maîtres des lieux

Randonnée : le Pic de l’Estelle depuis le refuge de Batère

Mettre le réveil à 4h30.
Être debout bien avant.
Vis­ser le sac sur le dos, et la fron­tale sur la tête.
Quit­ter le refuge sur la pointe des pieds.
Enfi­ler les chaus­sures de randonnée.
Allu­mer la frontale.
Mar­cher 500m.
Enle­ver une couche.
Mar­cher 500m.
Enle­ver une couche.
Mar­cher 500m.
Enle­ver une couche.
[...]
Faire un détour pour ne pas réveiller un trou­peau de moutons.
Arri­ver au sommet.
Remettre toutes les couches.
Attendre le lever du soleil.
Notes de voyage, refuge de Batère, sep­tembre 2021

lever de soleil depuis le pic de l'estelle
lever de soleil depuis le pic de l'estelle
lever de soleil depuis le pic de l'estelle
lever de soleil depuis le pic de l'estelle

J’ai fait l’as­cen­sion du pic de l’Es­telle à la fron­tale, depuis le refuge de Batère. Le ciel était un peu voi­lé ce matin-là, mais on pro­fi­tait mal­gré tout, depuis les 1 782m d’al­ti­tude du som­met, d’une super vue pano­ra­mique : le Puig Sec et la crète du Bar­bet à l’Ouest, la chaînes des Albères à l’Est, le Pech de Buga­rach, les falaises de Leu­cate, le Bas­sa­go­da en Espagne, la plaine du Rous­sillon, et tout au bout la Méditerranée.
Depuis le refuge, l’i­ti­né­raire consiste prin­ci­pa­le­ment à suivre la ligne de crête jus­qu’au som­met. La mon­tée n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment raide, mais peut sem­bler longue. La récom­pense attend en haut, lorsque le soleil semble sor­tir de la Médi­ter­ra­née et fait rou­gir tout le massif.

Toutes les infos pour faire cette rando
Dis­tance : 8,9 km
Déni­ve­lé Posi­tif : 470 m
Temps de Marche : 3h30

Vous trou­ve­rez la carte et l’i­ti­né­raire détaillé sur le site de l’Of­fice de Tou­risme.

C’est une ran­don­née qui ne pré­sente aucune dif­fi­cul­té tech­nique. Par contre, pen­sez à pré­voir des vête­ments pour les intem­pé­ries, de l’eau, un casse-croûte éven­tuel, et reli­sez le par­tie de cet article dédiée aux patous car cet iti­né­raire passe à proxi­mi­té de zones de pâturages.

lever de soleil depuis le pic de l'estelle lever de soleil depuis le pic de l'estelle

lever de soleil depuis le pic de l'estelle
lever de soleil depuis le pic de l'estelle
lever de soleil depuis le pic de l'estelle
chardon et lever de soleil depuis le pic de l'estelle
Chardon et lever de soleil depuis le pic de l'estelle
lever de soleil depuis le pic de l'estelle
lever de soleil depuis le pic de l'estelle
lever de soleil depuis le pic de l'estelle

Le che­min du retour per­met de faire une boucle plu­tôt que de reve­nir sur ses pas. On bas­cule ain­si sur une autre ligne de crête pour rejoindre la route qui mène au refuge, en pas­sant par la Tour de Batère.
Au Moyen-Âge, les crêtes et som­mets des Pyré­nées Orien­tales étaient jalon­nés de tours à signaux : y allu­mer un feu était alors le moyen le plus rapide et le plus effi­cace d’in­for­mer le Palais de Per­pi­gnan d’une attaque éventuelle.

tour de Batère
tour de Batère

Amélie-les-Bains

Amé­lie-les-Bains est une sta­tion ther­male. On vient s’y repo­ser. Pro­fi­ter du calme et de la dou­ceur du cli­mat. Se pro­me­ner le long du Tech. Pour­tant, lorsque j’ar­rive à Amé­lie-les-bains, la fête bat son plein. Fanions et ban­de­roles dans les rues, foules sur les places, chants et danse par­tout. C’est le jour de la foire cata­lane, l’oc­ca­sion d’as­sis­ter à quelques fes­ti­vi­tés typiques de la région.

Foire Catalane à Amélie-les-bains
Foire Catalane à Amélie-les-bains
Foire Catalane à Amélie-les-bains
Foire Catalane à Amélie-les-bains
Foire Catalane à Amélie-les-bains
Foire Catalane à Amélie-les-bains

Les stars de la jour­née, ce sont sans conteste les gegants, ces grands per­son­nages qui dansent au son des tim­bals, les per­cus­sions qui marquent le rythme, et des gral­las, genre de haut­bois tra­di­tion­nels. Ces géants paradent tou­jours par deux, conçus par les jeunes du vil­lage pour évo­quer quelques per­son­na­li­tés du pas­sé local, fic­tives ou non. Ce sont d’im­po­santes struc­tures de bois ou de métal vis­sées sur les épaules d’un por­teur, qui devra tour­noyer, dan­ser, mar­cher, avec son personnage.

De temps en temps, le défi­lé s’ar­rête pour lais­ser place aux cas­tells. Sous le regard des géants et des spec­ta­teurs, des dizaines d’a­cro­bates construisent des tours humaines. Un étage, deux étages, trois étages... Six, sept, huit... Cer­tains cas­tells vont jus­qu’à dix étages. Dix niveaux de femmes et d’hommes mon­tés debout sur les épaules d’un ou d’une autre. Et tout en haut, le plus léger, un enfant, qui esca­lade la tour humaine comme d’autres mon­te­raient à une échelle. L’é­qui­libre est pré­caire, per­sonne ne doit flan­cher. L’exer­cice est spectaculaire !

Foire Catalane à Amélie-les-bains
Foire Catalane à Amélie-les-bains

Foire Catalane à Amélie-les-bains

Comment se comporter avec les patous,
explications et conseils d’une bergère

Sur la foire d’A­mé­lie-les-Bains, je ren­contre Sis­ka. Elle tra­vaille avec sa sœur, Orphée, sur l’ex­ploi­ta­tion fami­liale à 1200m d’al­ti­tude, dans le haut Val­les­pir, au mas de la Cazette, non loin du refuge de Batère.
Se rendre à la ferme

Il est pos­sible d’a­che­ter des pro­duc­tions de la ferme en vente directe, et d’en visi­ter une partie.
Plus d’in­fos ici.

Les sœurs ont deux trou­peaux qui ne se mélangent pas : l’un pour la viande, l’autre pour le fro­mage. Les bre­bis se recon­naissent entre elles, et rejoignent ins­tinc­ti­ve­ment le bon groupe. Elles passent une par­tie de l’an­née en alpage, en liber­té dans des pâtu­rages. Et pour pro­té­ger le trou­peau, bien sûr, il y a les patous.
Les patous, ce sont de gros chiens, proches du gol­den retrie­ver, bien connus des ran­don­neurs en mon­tagne. Ils gran­dissent, dès leur plus jeune âge, avec le trou­peau. Ils en font par­tie inté­grante et ne le quittent jamais : l’hi­ver, les patous dorment dans la ber­ge­rie. Ce ne sont pas des chiens agres­sifs, ils ont un rôle de pro­tec­tion. Les humains ne sont pas des menaces pour les bre­bis, me direz-vous. Eh bien, poten­tiel­le­ment si ! En s’ap­pro­chant trop d’un trou­peau, on peut l’a­me­ner à se dépla­cer, à aller dans des zones dangereuses.

comment randonner avec les patous
Quelle atti­tude adop­ter face aux patous, les conseils de Siska

Sis­ka m’ex­plique que les patous ne sont pas, par nature, des chiens très agres­sifs. Il peut même arri­ver de devoir se sépa­rer de patous trop gen­tils qui suivent les ran­don­neurs en jouant et qui aban­donnent ain­si le trou­peau ! La mis­sion du patou est de pro­té­ger son trou­peau. Il va aboyer dès qu’il per­ce­vra un dan­ger, mais n’est pas là pour atta­quer : il doit décou­ra­ger les intrus. C’est donc ce qu’il faut rete­nir face à un patou : s’ar­ran­ger pour ne pas être per­çu comme un dan­ger pour le troupeau.

  1. Ne pas s’ap­pro­cher du trou­peau, gar­der ses dis­tances, quitte à faire un détour.
  2. Face à un patou, ne jamais, jamais, jamais, essayer d’être mena­çant avec un bâton ou un caillou. Le regar­der dans les yeux en essayant de l’im­pres­sion­ner est aus­si une mau­vaise idée.
  3. De même, évi­ter tout mou­ve­ment brusque ou cri qui pour­rait sur­prendre le patou. Res­ter calme.
  4. Ne sur­tout pas par­tir en cou­rant : le patou sui­vrait. Si vous rebrous­sez che­min, faites-le nor­ma­le­ment, en mar­chant tran­quille­ment. Le patou sui­vra peut-être quelque temps, mais rejoin­dra le trou­peau dès qu’il aura vu que vous ne pré­sen­tez aucun danger.

En résu­mé : la meilleure option reste de gar­der ses dis­tances avec les troupeaux !

Prats-de-Mollo

Prats-de-Mol­lo a de nom­breux points com­muns avec Vil­le­franche-de-Conflent : vieille ville médié­vale for­ti­fiée aux petites ruelles pavées, domi­née par un fort conçu par Vauban.

vue générale de Prats-de-Mollo vue générale de Prats-de-Mollo

Prats-de-Mol­lo est un char­mant dédale de ruelles est d’es­ca­liers. Je longe l’en­ceinte médié­vale, je des­cends par un esca­lier, croise un chat, remonte par un autre, croise deux chats, rejoins l’une des deux artères cen­trales où se trouvent les com­merces. Je m’é­tonne de la den­si­té en matière de librai­ries pour une ville de 1200 habi­tants. Je tra­verse le pont for­ti­fié de la Guille­ma, direc­tion la Ville Haute. À nou­veau le même dédale. Un esca­lier, des façades colo­rées, et tou­jours des chats, partout.
Notes de voyage, Prats-de-Mol­lo, sep­tembre 2021

Je longe l’é­glise Saintes Juste et Ruf­fine. Une porte médié­vale, mas­sive, ornée d’une côte de baleine dont per­sonne ne connaît l’o­ri­gine. Je n’a­vais jamais enten­du par­ler de Juste et Ruf­fine. Il s’a­vère que ce sont deux Saintes d’An­da­lou­sie. Je pour­suis der­rière l’é­glise. Je passe la Porte de la Fabrique. Me voi­ci de l’autre côté des rem­parts, en face de l’ac­cès au sou­ter­rain du Fort Lagarde.
Notes de voyage, Prats-de-Mol­lo, sep­tembre 2021

On accède au Fort Lagarde de plu­sieurs manières, mais l’une d’elles, la plus ludique, est d’emprunter le sou­ter­rain qui part de la ville for­ti­fiée pour rejoindre direc­te­ment le Fort. C’est le che­min que sui­vaient les sol­dats de la gar­ni­son en place au Fort, au 17ème siècle.

Visiter le Fort Lagarde à Prats-de-Mollo

Pour­quoi construire un Fort au-des­sus d’une ville for­ti­fiée et non à l’intérieur ?
Pour com­prendre, il faut se replon­ger dans l’his­toire du Val­les­pir. Prats-de-Mol­lo, au Moyen-Âge, est une ville royale et pros­père, rat­ta­chée à la cou­ronne d’A­ra­gon. Mais en 1659, Louis XIV et Phi­lippe IV signent le Trai­té des Pyré­nées qui amène une paix entre les royaumes de France et d’Es­pagne, des mariages entre cou­sins de haut rang, et l’an­nexion du Rous­sillon par la France. Dans la fou­lée, le Roi Soleil décide de réta­blir l’im­pôt sur le sel, se met­tant défi­ni­ti­ve­ment à dos la popu­la­tion locale. C’est le début de la révolte des Angelets.
C’est alors que Vau­ban arrive, quelques années plus tard, avec les plans du Fort Lagarde : sous pré­texte de sur­veiller la fron­tière voi­sine, il éta­blit une cita­delle qui pour­ra sur­veiller (et écra­ser) toute ten­ta­tive de rébel­lion. Il fal­lait assoir le royaume de France.

Visi­ter le Fort Lagarde

Les horaires des visites varient en fonc­tion de la période de l’année.
Ren­sei­gne­ments à prendre auprès de l’Of­fice du Tou­risme de Prats-de-Mol­lo (Place du Foi­ral, contact : 04 68 39 70 83) ou sur leur site inter­net.

enceinte du Fort Lagarde à Prats-de-Mollo enceinte du Fort Lagarde à Prats-de-Mollo

enceinte du Fort Lagarde à Prats-de-Mollo
enceinte du Fort Lagarde à Prats-de-Mollo

Une nuit en cabane avec vue, à Prats-de-Mollo

Sur le flanc oppo­sé au fort Lagarde, per­dues dans les arbres, se cachent plu­sieurs cabanes. Elles sont tenues par Fan­ny qui pos­sède éga­le­ment un res­tau­rant au village.

Domaine Oz’Arbres

Route d’Es­pagne
66230 Prats-de-Mollo-la-Preste
Télé­phone : 06 51 06 02 54
Toutes les infos sur leur site web.

Fait rare et inté­res­sant : cer­taines de ces cabanes sont acces­sibles aux per­sonnes à mobi­li­té réduite.

Randonnée des Tours de Cabrenç depuis Serralongue,
à la découverte des tours à signaux du massif du Canigó

Ser­ra­longue est un petit vil­lage du Haut Vales­pir, tout près de la fron­tière espa­gnole. C’est d’ailleurs non loin du bourg que se situe le point le plus méri­dio­nal de France métropolitaine.

conjurador de Serralongue
Vue générale de Serralongue dans le massif du Canigou

Ci-des­sus le conju­ra­dor* de Ser­ra­longue, et une vue géné­rale du vil­lage dans le mas­sif du Canigó.

Les Tours de Cabrenç, ce sont trois tours voi­sines, juchées cha­cune sur un piton rocheux, sur une crête qui domine la val­lée et tout un flanc du Canigó. On découvre ain­si, tour à tour, la Tour à Signaux (entiè­re­ment res­tau­rée), puis la Tour Médiane, et enfin les ruines du châ­teau. L’en­semble date du 11ème siècle, et chaque bâtisse avait son rôle.
La Tour à Signaux fai­sait par­tie d’un sys­tème de com­mu­ni­ca­tion déployé dans tout le mas­sif du Canigó : les tours uti­li­saient des signaux de fumée, ou le feu, pour infor­mer le palais de Per­pi­gnan d’une attaque. Chaque tour avait vue sur plu­sieurs autres tours, de sorte à créer tout un réseau pour lan­cer l’alerte.
La Tour Médiane abri­tait la gar­ni­son, tan­dis que le châ­teau était, en toute logique, un lieu de rési­dence pour le sei­gneur local.

L’i­ti­né­raire de la rando
Dis­tance : 13,1 km
Déni­ve­lé Posi­tif : 700 m
Détails de l’i­ti­né­raire sur le site de l’Of­fice de Tou­risme.

Ce n’est pas une ran­don­née tech­nique, même si une par­tie du sen­tier entre les tours est un peu escar­pé, mais la mon­tée est longue. Pré­voyez de l’eau et des encas !
L’en­semble de l’i­ti­né­raire est ombragé.

À noter : pour mon­ter dans la tour à signaux, il vous faut la clef. N’ou­bliez pas de la deman­der à la Mai­rie ou au Bis­trot de Pays avant votre départ !

rando des tours de Cabrenç dans le massif du Canigo
rando des tours de Cabrenç dans le massif du Canigo
rando des tours de Cabrenç dans le massif du Canigo
rando des tours de Cabrenç dans le massif du Canigo
rando des tours de Cabrenç dans le massif du Canigo

rando des tours de Cabrenç dans le massif du Canigo
rando des tours de Cabrenç dans le massif du Canigo

Où manger à Serralongue ?

Der­nier com­merce du vil­lage, le Bis­trot de Pays de Ser­ra­longue pro­pose aus­si bien un ensemble de ser­vices indis­pen­sables aux habi­tants (dépôt de pain, presse, épi­ce­rie...) qu’un lieu où main­te­nir du lien social. Sous les para­sols Lupu­lus*, la chienne Mir­za et ses humaines de com­pa­gnie servent des repas faits mai­son dans le res­tau­rant communal.
L’Hos­tal de Cabrenç
16, rue Abdon Poggi
66230 Serralongue

Montferrer

Mont­fer­rer est un petit vil­lage de moins de 200 habi­tants, situé dans le Val­les­pir. La vue y est splen­dide, mais la meilleure rai­son d’y venir est de nature gastronomique.

vue depuis la table d'orientation de MontferrerTable d’o­rien­ta­tion à l’en­trée du vil­lage de Montferrer

Les glaces au lait de brebis de Virginie

Après un accueil plus qu’­hu­mide et cha­leu­reux par un patou guère conscien­cieux, Vir­gi­nie m’emmène visi­ter la ferme. En che­min, elle m’ex­plique qu’elle ne pour­ra pas gar­der le chien, même s’il est né ici, car il passe plus de temps à jouer qu’à res­ter avec les bre­bis. Je ne croyais pas les patous capables d’être si choux !
Dans un petit enclos, quelques bre­bis sont iso­lées. Vir­gi­nie me pré­sente Chou­pette, la doyenne du trou­peau. Du haut de ses 12 ans, elle a vécu l’a­ven­ture des glaces depuis le début. Et c’est pour cela qu’elle est iso­lée, avec les autres bre­bis deve­nues trop vieilles pour don­ner du lait. Mais contrai­re­ment aux autres bre­bis, qui par­ti­ront en retraite pour paître tran­quille­ment, Clo­chette res­te­ra là, c’est la mascotte !
Notes de voyage, Mont­fer­rer, sep­tembre 2021

Vir­gi­nie a quit­té les plaines céréa­lières de Cha­rentes pour s’ins­tal­ler dans un petit mas tra­di­tion­nel sur les pentes du Canigó, avec un pro­jet un peu fou : pro­duire des glaces. Mais pas n’im­porte quelles glaces. Des glaces bio au lait de bre­bis. Et pas n’im­porte quelles bre­bis. Des bre­bis nour­ries exclu­si­ve­ment à l’herbe et au four­rage des prai­ries de l’exploitation.

Ce sont des bre­bis corses, une race rus­tique qui s’a­dapte bien à la région. Les 80 bre­bis du trou­peau passent l’é­té dans les pâtu­rages, avec une traite par jour. Le lait est trans­for­mé dans la jour­née, à la ferme, par le conjoint de Vir­gi­nie : un peu plus d’une dou­zaine de par­fums pour des glaces bio, sans œuf, sans glu­ten, et peu sucrées. C’est ain­si que 300 000 petits pots aux cou­leurs de « L’é­toile de la Ber­gère » sortent de l’a­te­lier d’O­li­vier chaque été.

L’É­toile de la Bergère
Les glaces de L’É­toile de la Ber­gère se trouvent en maga­sin Bio­coop, mais il est pos­sible d’en ache­ter en vente directe. Pré­ve­nez par télé­phone avant de passer !

Plus d’in­fos ici.

glaces au lait de brebis de l'étoile de la bergère

Saint-Laurent-de-Cerdans, capitale de l’espadrille

Saint-Laurent-de-Cer­dans, petit vil­lage fron­ta­lier, fut le théâtre de deux pans majeurs de l’his­toire locale : l’un est lié au tis­su, l’autre à la dic­ta­ture fran­quiste en Espagne.

Espadrilles et vigatanes

Dans le grand ate­lier de « Créa­tion Cata­lane », je ren­contre Céline. Dans ses locaux, elle fabrique des espa­drilles et des viga­tanes, ces chaus­sures qui ont long­temps fait la fier­té du vil­lage. Car c’est ici, à Saint-Laurent-de-Cer­dans, qu’est née l’in­dus­trie de l’es­pa­drille. D’une san­dale qu’on fabri­quait chez soi, c’est deve­nu l’in­dus­trie qui a fait vivre la val­lée pen­dant plu­sieurs décen­nies. Dans les années 40, il y avait ain­si une ving­taine de manu­fac­tures qui pro­dui­saient 10 000 paires par jour !

Aujourd’­hui, c’est Céline qui des­sine les nou­veaux modèles, créant des modèles modernes, tan­tôt chics tan­tôt fan­tai­sistes. Il y a les viga­tanes, l’es­pa­drille cata­lane à lacets. Des espa­drilles à talons. Des espa­drilles en cuir. Des espa­drilles en sac à café. Et même des espan­touffles, hybride ver­sion confort moel­leux entre la cha­ren­taise et l’espadrille.

L’a­te­lier (et la bou­tique) d’espadrilles

Créa­tion Catalane
Che­min du Bay­nat d’en pouly
66260 Saint-Laurent-De-Cerdans
Le site web.

Espadrilles de Saint Laurent de Cerdans

Ci-des­sus : Céline, cer­ti­fiée Arti­san d’Art, der­nière dépo­si­taire du savoir-faire ances­tral de l’es­pa­drille cata­lane.

Dans l’en­trée de la manu­fac­ture, une bou­tique pro­pose les der­niers modèles. Et dans un coin, quelques san­dales sont expo­sées, dont une paire de viga­tanes par­ti­cu­lières, celles qu’un cou­reur local a por­tées lors de mara­thons. Car l’es­pa­drille est confor­table et solide. Les viga­tanes, ces san­dales à lacets, font notam­ment par­tie du cos­tume tra­di­tion­nel des dan­seurs de sardane.

La par­ti­cu­la­ri­té de l’es­pa­drille est, bien sûr, la semelle en corde. Bien avant d’être une san­dale bran­chée pour vacan­ciers esti­vaux, l’es­pa­drille était la chaus­sure des pay­sans cata­lans. On la fabri­quait à la mai­son, avec des maté­riaux peu coû­teux : la corde et la toile. La fabri­ca­tion de la chaus­sure s’est par­tiel­le­ment méca­ni­sée, les maté­riaux se sont amé­lio­rés, l’in­té­rieur de l’es­pa­drille est à pré­sent dou­blé de coton pour évi­ter le contact entre le pied nu et la corde. Céline a à cœur de per­pé­tuer ce savoir-faire et d’u­ti­li­ser au maxi­mum des four­nis­seurs locaux, qu’il s’a­gisse de la toile, de la corde ou du caoutchouc.

Espadrilles de Saint Laurent de Cerdans
Espadrilles de Saint Laurent de Cerdans

La confec­tion d’une espa­drille cata­lane suit le même pro­ces­sus depuis plu­sieurs décen­nies. On découpe les semelles de corde et de caou­tchouc ain­si que le tis­su en lin. La semelle est recou­verte de coton, puis viennent la cou­ture du tis­su et l’as­sem­blage avec la semelle. Cette étape se fait sur des formes en bois ou en plas­tique. Ensuite, vient l’é­tape aus­si carac­té­ris­tique que cru­ciale : toutes les par­ties de l’es­pa­drille sont cou­sues entre elles sur la machine petits points. C’est une étape tech­nique, qui demande de l’ex­pé­rience. L’a­te­lier de Céline est le der­nier a pro­cé­der ain­si. Pour finir, on colle la semelle en caou­tchouc sous l’es­pa­drille. Et voi­là ! C’est plus rapide à écrire qu’à faire !

Espadrilles de Saint Laurent de Cerdans
Espadrilles de Saint Laurent de Cerdans

Ci-des­sus : Georges offi­ciant sur la machine petits points

Les tissages catalans

Le tis­sage arti­sa­nal cata­lan s’est déve­lop­pé à la fin du 19ème siècle, pour four­nir les usines d’es­pa­drilles. Aujourd’­hui, la der­nière manu­fac­ture de tis­sage cata­lan conti­nue d’ap­pro­vi­sion­ner le der­nier ate­lier d’es­pa­drilles. Les Toiles du Soleil ont conser­vé les métiers à tis­ser cen­te­naires, confé­rant une atmo­sphère par­ti­cu­lière au lieu, tout en moder­ni­sant motifs et coloris.

usine des Toiles du Soleil à Saint-Laurent-de-Cerdans
usine des Toiles du Soleil à Saint-Laurent-de-Cerdans
usine des Toiles du Soleil à Saint-Laurent-de-Cerdans

usine des Toiles du Soleil à Saint-Laurent-de-Cerdans usine des Toiles du Soleil à Saint-Laurent-de-Cerdans

usine des Toiles du Soleil à Saint-Laurent-de-Cerdans
usine des Toiles du Soleil à Saint-Laurent-de-Cerdans
usine des Toiles du Soleil à Saint-Laurent-de-Cerdans

Le musée de Saint-Laurent-de-Cerdans

Mai­son du Patri­moine et de la Mémoire André Abet

Entrée par l’of­fice de Tourisme
Rue Joseph-Nivet
66260 Saint-Laurent-de-Cerdans
Le site web pour connaître les horaires.

La Maison du Patrimoine et de la Mémoire André Abet à St Laurent de Cerdans

Le musée est prin­ci­pa­le­ment consa­cré à ce qui a fait l’his­toire de la ville durant le siècle pas­sé. On y trouve ain­si la repro­duc­tion d’une usine d’es­pa­drilles, avec le détail de chaque étape de la confec­tion de ces chaus­sures. La scé­no­gra­phie intègre des vidéos expli­ca­tives très bien faites. On découvre éga­le­ment une par­tie du musée consa­crée à la Reti­ra­da, l’exode des réfu­giés espa­gnols : en 1939, la guerre civile qui déchi­rait l’Es­pagne prend fin. La Répu­blique d’Es­pagne tombe, le géné­ral Fran­co accède au pou­voir, et ce sont plus de 450 000 répu­bli­cains qui fran­chissent la fron­tière pour trou­ver refuge en France. Dans le Haut-Val­les­pir, trois camps sont créés pour « accueillir » les réfu­giés : Saint-Laurent-de-Cer­dans héberge 5000 espa­gnols sur des lits en bois, aujourd’­hui expo­sés dans le musée. Ici encore, la scé­no­gra­phie est très bien conçue, et je dois avouer qu’il me paraît impos­sible de res­sor­tir de la pièce sans une boule dans la gorge.

Maison du Patrimoine et de la Mémoire André Abet
Maison du Patrimoine et de la Mémoire André Abet
En savoir plus sur la Retirada

Pour en apprendre plus sur la reti­rade, je vous conseille :


Cet article a été écrit dans le cadre d’une col­la­bo­ra­tion avec le Réseau des Grands Sites de France, le Grand Site de France Mas­sif du Canigó,
ain­si que RP Digi­tal, Des­ti­na­tion Canigó et les offices de tou­risme locaux.

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7 commentaires

Pascale 22 octobre 2021 - 12:03

Superbe

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Ivan 12 novembre 2021 - 9:03

Bon­jour
J ai regar­dé et lu votre voyage dans les PO .
Très bien rédi­gé et agréable à consulter.
Mer­ci bonne continuation.
Cordialement

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julie 3 décembre 2021 - 14:09

Mer­ci pour ce très beau récit avec de magni­fiques photos 🙂
Bonne conti­nua­tion on attend les pro­chains récits ;=)

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Emmanuel 22 décembre 2021 - 11:23

Mer­ci pour cette revue de détails du mas­sif du Canigó, qui va bien au delà de la simple ascen­sion du Pic. Lors de mon pas­sage, je voyais bien les mul­tiples pan­neaux inci­ta­tifs à aller se perdre, mal­heu­reu­se­ment, je me suis conten­té de Vil­le­franche de Conflent à ouver­ture res­treinte. Une pro­chaine fois ?

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Mathieu 11 janvier 2022 - 11:05

Super article et super photo !
Cela donne envie de décou­vrir Villefranche 🙂

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Marc 12 mars 2022 - 21:15

Tu rends superbe les Pyrénées-Orientales.
Men­tion spé­ciale à Saint-Laurent de Cer­dans où j’y ai lais­sé une par­tie de mon coeur (1er stage au musée jus­te­ment 🙂 2007 !
Bra­vo ! Un plaisir

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Jean Luc 17 mars 2022 - 15:40

Bon­jour Auré­lie, je vois que tu ne quittes plus les trains...
Voi­là qui est com­plet, un sacré article super­be­ment docu­men­té. Pré­vu d’y aller la semaine pro­chaine, ça va bien me ser­vir, c’est top !
Jluc.

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