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Voyager en cargo

Voy­ager en car­go pour ne pas pren­dre l’avion, voy­ager lente­ment, observ­er les paysages et la vie à bord de ces géants des mers.
Con­seils pour organ­is­er votre voy­age en car­go et réc­it de mon aven­ture sur le Mar­co Polo de la CMA CGM.

Un voyage en cargo : pour qui, pourquoi ?

Un voy­age en car­go, ce n’est pas une croisière Cos­ta : pas d’an­i­ma­tions le soir, per­son­ne pour vous mass­er, il va fal­loir trou­ver com­ment vous occu­per tout seul(s) ! Bon, les marins seront sou­vent ravis de dis­cuter, de mon­tr­er leur tra­vail, mais ils auront aus­si besoin qu’on ne soit pas dans leurs pattes con­stam­ment. Du coup, le voy­age en car­go est quand même réservé à des gens qui ne sont pas hyper­ac­t­ifs, et qui sont capa­bles de rester longtemps à regarder le tra­vail dans un port, à con­tem­pler le paysage.
Il faut sup­port­er l’i­n­ac­tiv­ité !

J’au­rais ten­dance à pense que c’est le genre de voy­age qui est surtout intéres­sant dans le cadre d’une expa­tri­a­tion, d’un retour, ou d’un voy­age au long cours : lorsqu’on n’est pas pressés et qu’on veut sen­tir les dis­tances au lieu d’être cat­a­pultés à 5000km par avion (Sarah, par exem­ple, avait pris un car­go depuis la Malaisie pour con­clure son tour du monde et ren­tr­er en France).

Les con­teneurs passent à quelques mètres des sabor­ds de notre cham­bre

Les questions que vous vous posez peut-être avant d’organiser votre voyage en cargo

Ci-dessous, j’ai essayé de réu­nir toutes les ques­tions que vous pour­riez vous pos­er si voy­ager sur un porte-con­teneurs vous atti­rait. On pour­rait croire que c’est excep­tion­nel et raris­sime, mais pas du tout : au con­traire, il y un pont (étage) réservé à des cab­ines pas­sagers sur tous les car­gos, et tout est prévu pour trans­porter des civils, même si ça n’est pas for­cé­ment très courant (l’avion faisant tout de même une sacrée con­cur­rence).
Il y a des cham­bres plus ou moins grandes, mais toutes ont une salle de douche et un espace salon.

En plus du salon de la cham­bre, on trou­vera le « mess », ou « car­ré » : un lieu de vie où les gens peu­vent se retrou­ver. Il y aura celui des marins, celui des officiers et, sur le Mar­co Polo, celui des­tiné aux pas­sagers. A l’in­térieur, on peut dis­cuter affalés dans les canapés, boire un jus de fruits mis à dis­po­si­tion dans le fri­go, ou regarder la télé (ou des DVD, on ne doit pas capter grand chose au milieu de l’At­lan­tique).

Peut-on embarquer en famille ?

Un enfant peut mon­ter à bord à par­tir de 5 ans et, jusqu’à 12 ans, il béné­ficiera de 30% de réduc­tion sur son bil­let. Pour autant, si c’est un gamin tur­bu­lent qui n’aime pas trop rester assis à lire, les journées risquent d’être longues pour lui, et pour vous (il faut égale­ment garder à l’e­sprit que le Cap­i­taine du vais­seau peut par­faite­ment faire descen­dre qui il veut, et de force s’il le faut, dans n’im­porte quel port) ! Mais si l’en­fant est calme, ce sera un voy­age super où il décou­vri­ra un monde à part et appren­dra plein de choses, et élargi­ra son vocab­u­laire (pos­i­tive­ment).
Pour les per­son­nes âgées, c’est réservé aux moins de 80 ans : il faut une bonne con­di­tion physique en cas de pépin avec le bateau : enfil­er la com­bi­nai­son, rejoin­dre le can­ot de sauve­tage, etc.

Qu’est-ce qu’il se passe si on est malade ?

Il n’y a pas de médecin à bord. D’où l’oblig­a­tion d’avoir une assur­ance pour cou­vrir un éventuel rap­a­triement. Mais si vous ne courez pas sur les passerelles humides, il ne vous arrivera rien, ras­surez-vous !

Une femme enceinte peut-elle voyager sur un cargo ?

Non. Etant don­né l’ab­sence de médecin, il est impos­si­ble d’embarquer enceinte. En effet, selon les itinéraires, il est fréquent de pass­er plusieurs jours sans pas­sage dans le moin­dre port. De la même manière qu’une femme enceinte évit­era de par­tir bivoua­quer en autonomie loin de la civil­i­sa­tion, voy­ager en car­go est égale­ment à pro­scrire.

Peut-on fumer à bord ?

Oui. Il y a même cer­tains espaces intérieurs qui sont acces­si­bles aux fumeurs. C’é­tait notam­ment le cas de notre cham­bre, où il était juste demandé de ne pas fumer dans le lit. Par con­tre, veillez à garder vos mégots pour vous (ne les bal­ancez ni par la fenêtre le sabord, ni par-dessus bord : ça pol­lue, vos trucs.

On mange quoi ?

Alors, euh... Vous aimez les patates ? Non mais c’est bon, les pommes de terre, et en plus y a plein de choses à faire avec : des frites, de la purée, des pota­toes, des petits dés sautés, au four...
Bon, blague à part, j’ai appré­cié mon potage à chaque repas : c’est revig­o­rant et ça récon­forte. En dessert, nous avions des fruits, des glaces... Bref, ne vous atten­dez pas à de la haute gas­tronomie : on mange la même chose que les officiers (les marins philip­pins avaient des trucs légère­ment dif­férents, ques­tion de cul­ture). C’est sim­ple, mais c’est bon.

On s’occupe comment ?

On regarde le paysage, on lit, on fait la sieste. Comme je le dis­ais plus haut, il faut aimer le calme. Mais il y a aus­si une salle de sport (la notre ser­vait de débar­ras, mais on aurait pu taper dans un sac de sable ou jouer au ping-pong) ; il y a aus­si une petite bib­lio­thèque (vide sur le Mar­co Polo, au moment de notre pas­sage, vu que le bateau est tout neuf), une salle télé dédiée aux pas­sagers, et même une piscine (extérieure donc, en plein décem­bre, elle était vide !).

Le salon des officiers, et celui des pas­sagers

Plus pragmatique : comment rejoint-on le bateau ?

Effec­tive­ment, on ne peut pas entr­er dans un port comme dans une église. C’est d’ailleurs réelle­ment immense : à Rot­ter­dam, entre l’en­trée du port et le quai où était amar­ré le Mar­co Polo, on a bien roulé pen­dant quelques dizaines de min­utes. De plus, sur les océans, on quitte facile­ment l’e­space Schen­gen. Il y a donc un pas­sage obligé par le bureau de l’im­mi­gra­tion, qui n’est pas for­cé­ment à côté du port (en tout cas, ce n’é­tait pas le cas à Rot­ter­dam). Pour l’oc­ca­sion, la com­pag­nie CMA CGM avait mis à notre dis­po­si­tion un taxi privé pour nous men­er d’un bout à l’autre de la ville jusqu’à nous dépos­er à l’escalier extérieur d’appontage, sur le quai. Je ne con­nais pas les con­di­tions habituelles mais il est tou­jours pos­si­ble de se ren­seign­er directe­ment auprès de la com­pag­nie choisie : elles ont for­cé­ment des pra­tiques sem­blables.

Les couloirs pour rejoin­dre la gigan­tesque salle des machines (plus gros navire au monde = plus gros moteur au monde !)

Un voyage en cargo : comment, à quel prix ?

Le voy­age en car­go reste rel­a­tive­ment cher : 100€ par jour et par per­son­ne pour un cou­ple, 110€ pour une per­son­ne seule. Si on se dit que ça rem­place un tra­jet en avion et que c’est en pen­sion com­plète (ni hôtels ni restau­rants à pay­er), ça paraît plus raisonnable. C’est le genre de voy­age qu’on envis­age pour des occa­sions excep­tion­nelles et où il n’est pas grave de faire un gros chèque !

Pour plus d’in­fos sur les itinéraires, et les des­ti­na­tions de la CMA CGM : ici. Et pour plus d’in­fos sur le Mar­co Polo, c’est par là.

Du 16 au 19 Décem­bre 2012, mon Belge et moi-même étions à bord du plus grand porte-con­teneurs au monde (et plus grand navire, tout type con­fon­du, par là même), le Mar­co Polo (de la com­pag­nie CMA CGM). Nous avons embar­qué à Rot­ter­dam pour descen­dre au Havre, un tra­jet court et pas vrai­ment exo­tique, mais par­fait pour s’ini­ti­er à l’u­nivers des voy­ages en car­go. Nous avons appris l’o­rig­ine de l’ex­pres­sion célèbre du cap­i­taine Had­dock « mille mil­liards de mille sabor­ds », et quelques ren­con­tres nous ont fait rajouter les Philip­pines sur la longue liste des pays que nous voulons voir.

Extrait de mon car­net de bord.

J’écris ces quelques lignes depuis Zee­brugge. Il n’est pas loin de minu­it. Marc dort, à côté de moi. Nous avons lais­sé un rideau ouvert et les lumières du bateau pro­jet­tent sur le mur des ombres chi­nois­es étranges. Des mon­stres d’aci­er s’af­fairent, passent et repassent à quelques mètres de nous. Ils ont des airs d’in­sectes géants.

Bercée par les cli­quetis métalliques, j’en oublierais presque où je me trou­ve. En chiffres con­crets, 25 rangées de con­teneurs dans le sens de la longueur, 20 dans le sens de la largeur, 8 sur la hau­teur (sans compter ceux présents dans la cale), le tout en par­tance pour la Chine grâce à un moteur de 110 000 chevaux (égale­ment le plus grand du monde).
C’est notre deux­ième nuit à bord, nous la pas­sons à quai. Nous avons quit­té Rot­ter­dam la nuit dernière, pour arriv­er à Zee­brugge avant le lever du jour. Je me suis réveil­lée plusieurs fois, juste pour voir le bateau en mer, mais en pleine nuit, on ne voit pas grand chose. Allongée, j’es­sayais ensuite de me con­cen­tr­er pour sen­tir le mou­ve­ment, très peu per­cep­ti­ble, du plus grand navire du monde. Rien à faire, même pas un mini berce­ment, inutile d’en­vis­ager le moin­dre mal de mer !

Au matin, les grues étaient déjà à l’œuvre. Des mil­liers de con­teneurs à pren­dre ou à dépos­er, et elles n’ont cessé depuis, leur manège. De grandes mar­i­on­nettes de métal, avec ces longs câbles pour soulever les boîtes de métal.

Nous avons fait la con­nais­sance des marins qui passeront, en tout, 9 mois sur le Mar­co-Polo. Trois nation­al­ités : deux ingénieurs chi­nois, des officiers croates, et beau­coup de philip­pins.


Dante est inten­dant, et assiste Mon­sieur Navar­ro à la cui­sine. Il a une chance, par rap­port à Richard : c’est qu’il reste à l’in­térieur (les journées dehors, dans la pluie et le froid, doivent être bien fati­gantes). Il a un fils, qui n’a que sept mois, et ne voit sa femme que deux mois par an, entre deux « mis­sions » sur les car­go. Tout comme Richard, sa famille lui manque, mais il ne se plaint pas : il gagne beau­coup plus d’ar­gent ain­si, puis il y a tou­jours les mails et le télé­phone.


Les journées de tra­vail sont longues mais ils sont bien lotis, sur le Mar­co-Polo : cha­cun a sa cab­ine, et ils ont une salle com­mune pour regarder la télé, fumer, dis­cuter, se déten­dre.
Richard m’a con­fié être un peu frus­tré de ne jamais avoir le temps de descen­dre du car­go pour aller plus loin que les « clubs de marin ». Il aimerait voir Paris, mais a cal­culé que l’escale au Havre était trop courte pour faire l’aller-retour dans la journée.

Nous ne sommes pas les seuls pas­sagers à bord. Une pein­tre est mon­tée dix jours plus tôt. Vivi Navar­ro est spé­cial­isée dans le monde de la mer, et elle partage avec nous son expéri­ence. Elle nous apprend le mot « sabord » au lieu de « fenêtre », elle nous par­le des pilotines, du port de Ham­bourg sous la neige, de la vie à bord des dif­férents bateaux sur lesquels elle a embar­qué. Elle pré­pare ici son prochain livre, pour lequel elle revien­dra, bien­tôt, à bord du Mar­co-Polo.

Ce n’est pas une sur­prise, mais l’am­biance sur le bateau est loin de « La Croisière s’a­muse ». Aucune activ­ité, pas de karaoké ni de magi­cien, pas de soirées dansantes, pas de menus com­pliqués, et pas d’al­cool, d’ailleurs. Voy­ager sur un car­go, c’est fait pour les gens calmes et soli­taires qui réus­sis­sent à s’oc­cu­per sans qu’on leur pro­pose quoi que ce soit. On va observ­er la vie autour de soi, regarder les grues et les paysages, appréci­er le repos, trou­ver une passerelle où s’in­staller pour lire, écrire ou dessin­er. On dis­cutera avec l’équipage et, éventuelle­ment, on prof­it­era un peu de la salle télé. C’est un rythme qui nous con­vient bien avec le Belge, à l’im­age de nos longs voy­ages en train à tra­vers la Russie ou les États-Unis, on réap­prend à aimer la lenteur.

Port de Zee­brugge, en Bel­gique.
La journée a été longue : c’é­tait le cock­tail pour l’in­au­gu­ra­tion du Mar­co-Polo, le porte-con­teneur géant et flam­bant neuf de CMA CGM. Tous les dirigeants et clients impor­tants étaient là, accom­pa­g­nés de jour­nal­istes. On s’est faits et sen­tis petits, et on a préféré rester un peu à l’é­cart.

Cock­tail pour le voy­age inau­gur­al du Mar­co-Polo

A 18h, le car­go était enfin à nou­veau vide, ou presque. Une trentaine de marins, une équipe d’un JT français, un jour­nal­iste d’un grand quo­ti­di­en, une pein­tre, et nous ! Et le lende­main, nous descen­drons tous au Havre, lais­sant Dante, Richard, Miloš et les autres pren­dre la route vers Malte, Dubaï puis Shangaï.
Nous nav­iguons de nuit, et pour la pre­mière fois, nous sommes autorisés à pénétr­er la cab­ine de pilotage. C’est très impres­sion­nant. Pour pou­voir dis­tinguer quelque chose pen­dant la manœu­vre, l’équipage a habitué ses yeux à l’ob­scu­rité pen­dant de longues min­utes avant le départ. Tout est éteint, à l’ex­cep­tion de minus­cules lou­pi­otes rouges per­me­t­tant de dis­tinguer le tableau de bord. On perçoit même les ban­des phos­pho­res­centes placées sur les bor­ds des ameuble­ments de la cab­ine pour éviter de s’y cogn­er. Le silence est absolu, un grand rideau bloque la lumière et cha­cun essaie de ne pas bouger afin que la con­cen­tra­tion soit max­i­male.

Il fau­dra plus d’une heure pour finir la manœu­vre et pour que les pilotes qui sor­tent le bateau du port s’en ail­lent, avant que nous ne nav­igu­ions véri­ta­ble­ment en mer. Mais à aucun moment on ne sen­ti­ra le moin­dre remous, le Mar­co Polo étant bien trop gros pour ça !
On est donc allés manger, puis se couch­er, en sachant que, le lende­main, on serait au Havre...

76 Commentaires

  1. Encore de chou­ettes pho­tos notam­ment celle avec les éoli­ennes en fond.

    J’ai l’im­pres­sion que le voy­age per­met plus de prox­im­ité avec les pro­fes­sion­nels du bateau que l’on ne ren­con­tre pas sur une croisière « tra­di­tion­nelle » sauf pour les pho­tos des touristes

  2. Super ton reportage.Faisant par­ti de la Marine je con­nais bien ces mon­stres d’aci­er mais pas de l’intérieur.Une façon orig­i­nale de voy­ager aus­si qui fait décou­vrir un monde que les gens con­nais­sent peu.Bonne année 2013 et au plaisir de te lire 🙂

  3. Gas­pard : je crois que c’est par­ti­c­ulière­ment adap­té pour les voy­ages au long cours : lorsqu’on ren­tre d’un tour du monde (comme Sarah, d’ailleurs), ou quand on est en plein dedans et qu’on va d’un con­ti­nent à l’autre. C’est peut-être moins apaisant lorsqu’on tra­verse l’at­lan­tique un jour de tem­pête, mais je crois que ça nous fascin­era tou­jours !

    Pyrros : Il n’y a qu’une trentaine d’hommes à bord, et on mange dans la même pièce que les officiers. Donc ouais, l’am­biance est très dif­férence !

    Cyrille : bonne année à toi égale­ment ! Tu pass­es ta vie sur quel genre de bateau, du coup ?

  4. sur une fré­gate de la Marine.Je ren­tre de mis­sion en océan indi­en et c’é­tait le top.D’ailleurs encore mer­ci pour tes con­seils photos,ils m’ont été très utiles!Tu peux voir les résul­tats sur ma page fb si tu veux.

  5. Je note que tu as immé­di­ate­ment vu ce qu’é­tait un équipage de phillip­ins.
    Ce sont de grand marins bien for­més .
    Sou­venez vous de leur atti­tude lors de l’af­faire lam­en­ta­ble et trag­ique du naufrage du Cos­ta Con­cor­dia .
    tous les pas­sagers rescapés ne taris­sent plus d’éloges sur leur pro­fes­sion­nal­isme qui le a amèné à ris­quer leur pro­pre vie pour accom­plir ce qui est le rôle de tout marin de navire à pas­sager.

    Mag­nifique papi­er et mer­ci pour les dessins et les esquiss­es .Madame Oreille devient un vrai ren­dez vous

  6. Bel arti­cle ! Un univers bien par­ti­c­uli­er s’échappe de tes pho­tos et de tes écrits. Je décou­vre ton blog aujour­d’hui, j’aime beau­coup 🙂

  7. Bonne année Oreille et tous mes voeux à tous les deux !

    Mais il est tout neuf en plus, le Mar­co Polo. Là, je con­fesse, je suis jalousie. ;D Et com­ment fait-on pour réserv­er sa cab­ine sur ce mon­stre des mers ?
    Je suis chaude comme une bar­raque à frites pour me laiss­er porter à son bor­ds.

  8. Quelle expéri­ence atyp­ique. Elle me donne envie au niveau pho­tographique. Mais peut être pas l’idéal pour un voy­age famil­ial. Mais un ravisse­ment à lire et à regarder.

  9. Ça me ten­terait bien ce type de voy­age en car­go. La « Croisière s’a­muse » ce n’est pas trop ma tasse de thé 😉

    J’aime beau­coup les pho­tos de con­teneurs et le traite­ment que tu as réal­isé. Le ciel menaçant vient ajouter un côté dra­ma­tique.

  10. Quelle spec­ta­cle, le réc­it et les visuels donne une image très présente de l’am­biance de ce bref voy­age mar­itime, en tout cas, la plume, le cray­on et la pho­to sont à l’hon­neur de bien belle façon, bra­vo…

  11. Ouhaou, superbes dessins...
    Le voy­age en car­go est un type de voy­age qui m’at­tire depuis très longtemps. En me ren­seignant, j’é­tais juste éton­née par le prix assez élevé.
    Com­ment as-tu organ­isé ce voy­age-ci ?

    Et bonne année voyageuse bien sûr !

  12. Ah j’en rêve d’un long voy­age en car­go. Les prix sont assez élevés c’est vrai, mais nour­ri et logé ce n’est pas si mal pour une telle expéri­ence je trou­ve.
    Du coup, vous avez envie d’embarquer pour plus longtemps ?

    1. Je pense qu’on pour­rait le refaire dans un cadre expa­tri­a­tion ou long voy­age. Toi, tu pour­ras le pren­dre pour ren­tr­er, entre Southamp­ton et Le Havre (il y a 10 jours : il passe par l’Alle­magne entre les deux) ^^

  13. Excel­lent arti­cle, c’est bien écrit, le sujet est éton­nant, on a un con­texte, des per­son­nages et les pho­tos sont top ! Ca donne envie en tout cas de décou­vrir cet autre mode de voy­age !
    Au pas­sage, qu’est ce que c’est graphique un empile­ment de con­tain­ers !

    1. oui, très graphique ! Il faudrait pou­voir obtenir les autori­sa­tions pour se promen­er au milieu et faire des pho­tos « géométriques ». Les ports eux mêmes, avec les grues, le métal, sont très intéres­sants, et il est frus­trant de ne pas avoir le droit d’y marcher !

  14. Bon­jour et mer­ci pour cette série d’ar­ti­cle vrai­ment très intéres­sant.
    Je me posais une ques­tion sur la vie à bord : Est ce qu’il est pos­si­ble de com­mu­ni­quer avec l’ex­térieur (telephone/internet)?

    1. Tech­nique­ment, il y a les mails et le télé­phone, mais c’est à usage restreint, il me sem­ble. En gros, tu ne peux pas appel­er tous les soirs la famille ni pass­er ton temps sur skype ^^

  15. C » est clair que 100 euros par jour par per­son­ne ce n’est pas don­né mais comme tu le men­tionnes juste­ment, on ne peut pas que pour le prix du voy­age, on peut l’hébergement aus­si.

    Je pense que c’est exacte­ment ce qu’il me fau­dra pour clore un grand voy­age comme un tour du monde... sur les pas de Sarah.
    Une cure de dés­in­tox­i­ca­tion d’in­ter­net aus­si, j’imag­ine 🙂

    1. Oui, si on se dit qu’on a le prix du trans­port, plus le nour­ri logé, et l’ex­péri­ence, ce n’est pas si cher. Même si l’ad­di­tion fait mal et peur !

  16. L’article était très intéress­er. J’ai été très impres­sion­née par les dimen­sions ! cela sem­ble gigan­tesque mais comme beau­coup j’ai aus­si été refroi­die par le prix....
    J’aime beau­coup la pho­to de filé au moment de votre départ du quai. elle est bien faite !

  17. Très orig­i­nal ton article....je ne pen­sais même pas que c était une option !

    Je garde l idée de vivre cette expéri­ence et mer­ci pour tous les infos;)

  18. C’est vrai­ment hors du com­mun de faire un voy­age en car­go, cela dit je m’at­tendais à moins de luxe et un tarif bien inférieur pour ce type de voy­age !

  19. Aaah... enfin la suite ! C’est tout à fait mon style de trans­port ! Lent, se prê­tant à la con­tem­pla­tion.... Je m(y vois bien pass­er mes journées à lire et ) écrire en con­tem­plant la mer et en écoutant les his­toires de l’équipage. *soupir*

  20. Mer­ci d’avoir partagé cette expéri­ence surtout que j’en­vis­age depuis quelques temps de rejoin­dre le Brésil de cette manière.
    Après, c’est claire­ment un bud­get con­séquent.! Les bois­sons sont com­pris­es dans le prix ? (ça serait presque rentable pour moi dans ce cas là!)
    Con­cer­nant inter­net, j’imag­ine que cer­tains car­go doivent en être équipés main­tenant, tu as des infos sur le sujet ?

    1. Si par bois­son tu entends alcool, il n’y en a pas à bord (trop dan­gereux je pense : il faudrait gér­er les excès éventuels, et on a quand même à bord des marins qui lais­sent leur famille der­rière eux pen­dant 9 mois..). Par con­tre, eau, jus de fruits, sodas, café, thé à volon­té.
      Pour le net, c’est lim­ité aux mails, il me sem­ble. Mais le but, c’est de décon­necter, non ? 🙂

    2. Moi aus­si j’aimerais rejoin­dre le Brésil en car­go ! mais je suis un peu refroi­die par le prix... Savez-vous com­bi­en de jours en mer il faut compter pour se ren­dre au Brésil depuis l’Eu­rope... France ?

  21. Ce fut un réel plaisir entant que équipe de télévi­sion d’être a bord pour le bap­tême du Mar­co Polo, nous auri­ons aus­si aimer rester a bord et voy­ager avec se mag­nifique navire.

  22. Voici donc les répons­es aux ques­tions posées dans l’ar­ti­cle précé­dent.
    Mer­ci pour ce compte-ren­du détail­lé et ces infos pra­tiques, on sait à quoi s’en tenir. Le prix est bien dans l’or­dre d’idée que j’avais en tête- mais ça reste super cher pour ce type de voy­age à mes yeux.

    1. J’en doute : c’est pas un vol­lier privé, c’est un navire marc­hand, donc ça reste déli­cat d’avoir quelqu’un qui n’est pas habil­ité à se promen­er entre les con­teneurs.

  23. Bon­jour, mer­ci pour ce réc­it qui fait rêver ^^
    savez vous si l’on peut être accom­pa­g­né d’un ani­mal ( chien )
    ..... mer­ci
    Eti­enne

  24. L’idée de voy­ager à bord d’un car­go est vrai­ment intéres­sante ! Le prix me sem­ble pas démesuré, c’est le même pris que pour une cham­bre d’hô­tel moyen à Mon­tréal, sauf qu’en plus, on a l’ex­péri­ence du car­go, du port, et du vide lorsqu’on est sur les eaux inter­na­tionales. L’ex­péri­ence doit être trip­pante !

  25. Très intéres­sant. Un voy­age de rêve ! mais pour moi le prix c’est ....« inabor­d­able » !
    J’imag­i­nais que le car­go était une façon économique de voy­ager lente­ment dans des con­di­tions rudi­men­taires (je suis éton­née du grand con­fort à bord sur les pho­tos)... on dirait presque une croisière en fer­ry (sans le GO)! Est-ce que ça dépend du stand­ing du car­go ? (le Mar­co Polo est peut-être un car­go de luxe?) 🙂
    Comme Adil l’a demandé plus haut, je me demandais si on pou­vait tou­jours voy­ager en car­go (ou autre, longue dis­tance) à bas prix, en par­tic­i­pant à bord (en cui­sine, au ménage, que sais-je cours de langue/échange de ser­vices, etc).....

  26. Pour aller encore plus loin dans le rêve il y a la croisière Aranui en Polynésie de Tahi­ti aux Mar­quis en pas­sant par les Tau­mo­tu : Un grand rêve.

  27. Un très beau arti­cle et les pho­tos sont très belles aus­si ‚ça me donne envie d’aller faire un voy­age en car­go aux Caraïbes afin de prof­iter leur paysages sous marines extra­or­di­naires.

  28. Salut Aurélie !

    Bra­vo pour les pho­tos, l’ef­fet est par­ti­c­ulière­ment réus­si !
    Mer­ci aus­si pour les détails sur le voy­age, nous n’avons pas sou­vent l’oc­ca­sion de savoir com­ment ça se déroule !

    Nous sommes en voy­age à vélo depuis main­tenant 16 mois, mais nous avons un peu traîné lors du « tra­jet » aller, du coup nous cher­chons un rac­cour­ci pour le retour : le car­go serait tout indiqué ! Le seul prob­lème est évidem­ment le bud­get, et nous cher­chons encore, comme le sug­gère Van, des pos­si­bil­ités du côté de bateaux « non équipés » pour les touristes, mais poten­tielle­ment ouverts aux voyageurs, à l’im­pro­viste... On ne sait jamais !

    Si quelqu’un a des infos là dessus, nous sommes pre­neurs ! Vous pou­vez nous con­tac­ter via notre blog cycloreveurs.fr.

    En tout cas bra­vo encore pour les pho­tos, les réc­its, et ce blog que nous décou­vrons juste mais qui est très agréable à par­courir !

    Guilhem&Eglantine, les cyclorêveurs.

  29. Depuis que ma copine à enten­du par­ler de ça, elle me bas­sine pour que nous le fas­sion. moi j’at­tendrais plus mes vieux jours pour me lancer dans une telle aven­ture ...

  30. Bon arti­cle ! très intéres­sant ! J’ai une petite ques­tion qui va cer­taine­ment vous faire sourire mais savez vous si il est pos­si­ble de pren­dre son chien ??

  31. J’adore, super intéres­sant ! Mer­ci pour le question/réponse, tu as répon­du à tout ce que je voulais savoir.

    Tes 3 arti­cles m’ont fait penser à la série anglaise « 80 days around the world », d’après le livre bien enten­du. C’est en fait plus un doc­u­men­taire réal­isé par la BBC dans lequel on suit Michael Pallin essayant de réalis­er la même prouesse que Phileas Fog. Mes pas­sages préférés sont les longs tra­jets en bateau, étant don­né l’in­ter­dic­tion qu’il a de pren­dre l’avion... Ca fait rêver et ça donne envie !

    P.S. : Comme il y a plusieurs séries appelées 80 days around the world, je te mets le lien wiki de celle dont je par­le, si tu veux jeter un oeil ! http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Palin:_Around_the_World_in_80_Days

  32. Ah mince, j’ai du louper le pre­mier arti­cle !
    J’ai telle­ment aimé les pho­tos du car­gos que j’ai pas regardé celui d’a­vant !
    Je ne pen­sais pas que les cham­bres étaient si con­fort­able dans un bateau de ce type !
    Encore mer­ci pour le partage de ces images qui ont vrai­ment du vous mar­quer l’e­sprit !

  33. Bon­jour,

    Sym­pa­thique, je compte démé­nag­er en Guade­loupe et je trou­ve ce trans­port intéres­sant. Il y a une lim­ite pour les bagages et pour une femme seule, ça va ? c’est sécurisé ?

  34. J’adore cet arti­cle un peu intimiste, on sens une ambiance pais­i­ble à bord à tra­vers tes mots !
    Je rêve de faire un bout de chemin en car­go depuis que petite, j’ai vu Tintin (l’épisode où il ren­con­tre le cap­i­taine Had­dock), mais depuis, je suis mon­tée sur un bateau et je souf­fre hor­ri­ble­ment du mal de mer... Même à quai ! Donc j’ai un peu peur de me lancer pour plusieurs jours... Mais c’est vrai qu’un court tra­jet comme tu l’as fait doit per­me­t­tre de tester sans par­tir directe­ment pour un voy­age de plusieurs semaines !
    Mer­ci encore de cet arti­cle !

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