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Les écluses en Mayenne

Je pen­sais écrire un arti­cle sur les belles choses que j’ai vues à Budapest, his­toire de ne pas par­ler que des arnaques que j’ai ren­con­trées, mais finale­ment, ce matin, j’ai envie de revenir sur notre dernier week-end en bateau, même si c’est moins exo­tique. Quoique la Hon­grie n’est pas franche­ment exo­tique non plus. Bref, je voudrais revenir sur un petit truc sym­pa : les éclus­es.

En Alsace, j’avais essayé de faire une vidéo pour mon­tr­er leur fonc­tion­nement : une corde à attrap­er qui déclenche l’ouverture con­séc­u­tive d’une série d’écluses. Tout est automa­tique, même si quelques éclusiers font des « patrouilles » le long du canal. Il faut atten­dre que la porte s’ouvre, mon­ter une échelle mouil­lée, alguée, et assez casse-gueule, pour aller pass­er les cordes qui main­tien­dront le bateau. C’est amu­sant à faire, mais assez sportif !

En Mayenne, ce fut l’opposé, et c’est véri­ta­ble­ment ce qui fait le charme de la balade sur cette riv­ière. Je vous présente donc Cécile-Anne.

Nous avons croisé Cécile-Anne à l’aller et au retour. La théorie veut qu’on klax­onne en approchant d’une écluse, pour sig­naler notre présence. L’éclusier(e) vien­dra alors action­ner les mécan­ismes. Notre klax­on n’était pas assez puis­sant, j’ai dû aller déranger Cécile-Anne dans ses lec­tures, mais ça m’a per­mis de voir le fameux tableau de bord d’où elle con­trôle tout ça.
Nous avons majori­taire­ment croisé des femmes éclusières, sans moyenne d’âge pré­cise. Elles sont embauchées à l’année et tra­vail­lent toute la journée pen­dant plusieurs jours con­sé­cu­tifs avant d’être relayées : les éclus­es sont ouvertes, en moyenne, entre 9h et 20h, et ce tous les jours de la semaine. Il est ques­tion de sup­primer cer­tains emplois, d’automatiser les éclus­es. Pour­tant, les gens comme Cécile-Anne font par­tie de ce qui fait tout le charme du tourisme flu­vial. Elle assure un peu le rôle d’un bureau touris­tique en ren­seignant les plai­sanciers quant aux vis­ites à faire, aux horaires des marchés, et autres bons con­seils bien utiles. Tout ça avec le sourire !

Pass­er les éclus­es nous a paru bien plus sim­ple ici. On sig­nale notre arrivée, on attend le feu vert, on ren­tre. Il y a des cordes qui pen­dent et qu’il suf­fit de tenir fer­me­ment, sans avoir à mon­ter la moin­dre échelle. Pen­dant que l’eau monte (ou descend), on échange quelques mots avec le pau­vre éclusi­er qui doit avoir la même con­ver­sa­tion trente fois par jour, puis on ressort. Si on ren­con­tre le moin­dre prob­lème, l’éclusier nous aide. Ain­si, au retour, nous sommes passés en même temps qu’un cou­ple qui n’arrivait pas à manœu­vr­er ni à attrap­er les cordes. Cécile-Anne leur a donc demandé de lancer leur pro­pres cordes pour les accrocher elle-même.

Et pour ne rien gâch­er, les éclus­es sont glob­ale­ment très jolies, avec de belles maisons fleuries, et on trou­ve des pon­tons aux­quels s’ammarer avant et après, idéal pour atten­dre l’ouverture de l’écluse, pren­dre le déje­uner, ou pass­er la nuit.

11 Commentaires

  1. Enfin de retour sur les blogs, et je suis bien con­tente de tomber sur cette escapade pleine de fraîcheur sur un lieu qui m’a tou­jours fasciné !
    Ca parait idiot de dire « j’adoooore les éclus­es » mais c’est peut-être parce que je repense alors à cette belle chan­son de Brel : « les mariniers me voient vieil­lir, je vois vieil­lir les mariniers »... Tout est dit : le temps qui passe comme coule le fleuve, le jeu de miroir de bassins qui se rem­plis­sent et se déversent en même temps.
    Mer­ci pour cette petite escapade pleine de fraîcheur !

  2. Elyes : euh, flip­pant ! Mais beau­coup moins en Mayenne, puisqu’on n’est pas seul. En Alsace, par con­tre, c’était autre chose ! On com­prend vite, mais la pre­mière est un grand moment de soli­tude puisqu’il faut réus­sir à attrap­er cette fichue échelle, glis­sante, puis redescen­dre sans se cass­er la fig­ure. Et comme un acci­dent peut être assez grave, il faut se con­cen­tr­er... En Mayenne, c’est impos­si­ble de se planter, puisqu’on n’a pas à sor­tir du bateau, et qu’on aura de l’aide. Là dessus, c’est super ras­sur­ant, et même con­vivial : ça passe tout seul ! (faut juste pas stress­er quand on se rend compte qu’une ving­taine de spec­ta­teurs nous observe depuis la rive...)

    Fab­rice : oui, si tu as l’occasion, c’est assez orig­i­nal comme type de tourisme, et vrai­ment sym­pa. Faut juste aimer le « slow trav­el ».

    Mar­jorie : Et bien mer­ci 🙂 Je crois que les éclus­es fasci­nent sou­vent, il suf­fit de voir les gens s’y arrêter lorsqu’un bateau passe. Il y a en une à Paris où c’est presque un événe­ment quand elle se met en marche : tout le monde, enfants comme adultes, s’agglutine pour observ­er ! En plus, c’est intri­g­ant de voir l’eau à des niveaux dif­férents, mon­ter, descen­dre, etc. Bref, j’aime aus­si beau­coup les éclus­es et c’était un vrai plaisir que de les décou­vrir de « l’intérieur » !

  3. Effec­tive­ment, je pen­sais à celle-ci ! J’y ai juste­ment fait un cro­chet hier, mais il n’y avait pas de bateau.. Décep­tion 😉

  4. Bon­jour,

    Ça a vrai­ment l’air d’être une chou­ette balade !

    Je décou­vre ton blog et depuis quelques bil­lets je me demande com­ment tu fais ton effet « agglu­tine­ment de pho­tos » comme ici avec tes 6 pho­tos col­lés ?
    Je trou­ve ça bien pen­sé, bien présen­té et ça allège les bil­lets.

    Quels logiciels/méthodes/techniques utilis­es-tu pour cela ?

    Mer­ci d’avance et bonne con­tin­u­a­tion

  5. Bon­jour Ryfe972, et bien­v­enue ici ! Pour l’agglutinement, je le fais sous Pho­to­shop, mais Gimp doit le per­me­t­tre égale­ment. L’idée est juste d’avoir une pho­to par calque, de les agencer en effec­tu­ant des rota­tions, puis de rajouter un con­tour et une légère ombre.

  6. Mer­ci beau­coup pour ta réponse, Madame Oreille 🙂
    Je ne maitrise ni Gimp ni Pho­to­shop, mais je sais désor­mais un peu mieux com­ment tu fais.

    Je te souhaite une bonne con­tin­u­a­tion.

  7. Quelques lecteurs m’ont demandé d’expliquer com­ment je fai­sais les car­nets de voy­age, et je vais donc for­cé­ment devoir abor­der ce genre de petits détails. Je ne sais pas encore quand je vais pub­li­er cette série d’article, mais ce sera sans doute ori­en­té débu­tant. Repasse à ce moment-là 🙂

  8. Effec­tive­ment ces balades sur l’eau, parsemées d’écluses, sont très agréables. Plusieurs éclus­es situées dans le Nord Pas-de-Calais sont d’ailleurs assez impres­sion­nantes (écluse à Arques par exem­ple qui per­met de rac­corder deux canaux espacés de 15 mètres env­i­ron de hau­teur !)

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