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Budapest, Oradea, Sighet : bonnes adresses et arnaques

Avant que mes sou­venirs ne soient trop flous, je rédi­ge la par­tie « pra­tique » de mon voy­age en Roumanie. Voy­age qui, pour un ensem­ble de raisons telles que « j’ai pas envie de pren­dre un avion à Beau­vais à 7h du mat » », a com­mencé en Hon­grie. J’ai appris plus tard, sur la route du retour, que le bus qui allait directe­ment en Mara­mureș et que j’avais cher­ché en vain toute la pre­mière journée, se trou­vait en fait à l’aéro­port. Résul­tat, j’ai fait un cro­chet par Oradea, parce que sur le moment c’est ce qui m’a sem­blé le plus intel­li­gent. Et je ne le regrette pas : je n’en avais jamais enten­du par­ler, mais cette ville a vrai­ment du charme. Bref, je garde quelques images pour le futur car­net, et en atten­dant, quelques infos pra­tiques.

Budapest, Hongrie

Pour aller de l’aéro­port à l’hô­tel, j’ai pris le moyen le plus sim­ple : un taxi col­lec­tif. Il suf­fit de se ren­dre au comp­toir dans le hall et de don­ner l’adresse de son hôtel. Ils m’ont dit que ça me coûterait moins cher de pay­er mon retour en même temps, mais la navette de l’hô­tel était au même tarif... Il me sem­ble que c’é­tait de l’or­dre de 10.000 Forint. Le bus pour­rait être moins cher, mais se faire dépos­er directe­ment à la bonne adresse me plai­sait bien, pour débuter !

Les hôtels

J’ai réal­isé un peu trop tard que je par­tais pile la semaine du Sziget, et j’ai donc dû, au dernier moment, réserv­er ma pre­mière et ma dernière nuit dans la cap­i­tale hon­groise. J’ai pris ce qu’il restait d’abor­d­able sur inter­net... Dans les deux cas, j’ai choisi des hôtels dans l’ultra cen­tre. A not­er qu’on vous fera prob­a­ble­ment pay­er une taxe de 2€ par nuit dans la plu­part des hôtels.

Pour ma pre­mière nuit, je me suis donc retrou­vée au Club Apart­ment Budapest (Utca Veres Pál­né 7 – Budapest 1053), pour 29€. Il faut prévenir de son arrivée car ce n’est pas un « vrai » hôtel : la récep­tion est un peu cachée, et pas ouverte à toute heure. Quand la jeune employée m’a fait vis­iter, elle a rigolé en m’ex­pli­quant que j’avais la « mini room », parce qu’­ef­fec­tive­ment, c’est assez minus­cule.
Points posi­tifs : ma pro­pre salle de bain, par­ties com­munes avec machine à laver, cui­sine et ordi­na­teur (avec un casque micro pour aller sur Skype !)
Points négat­ifs : mini fenêtre qui donne sur un mur, et il suf­fit qu’un autre client de l’hôtel décide de faire une lessive à 3h du mat » pour que ça vous réveille. Pas de petit-déje­uner (mais comme on peut cuisin­er, ça rat­trape !)
Entre amis ou en famille, ce doit être un bon plan puisqu’il y avait au moins deux cham­bres dou­bles en plus de ma sim­ple dans l’ap­parte­ment réamé­nagé.

Pour ma dernière nuit, il ne restait plus beau­coup de cham­bres disponibles dans la ville, et j’ai donc atter­ri au Budapest City Cen­tral (Karoly Korut 3/a – Budapest 1075), pour 47,00 €. Ouais, ça fait cher, et c’est pas le grand luxe. Il s’ag­it égale­ment d’un hôtel situé au milieu d’ap­parte­ments, et celui-ci est vrai­ment bien plan­qué. Une petite plaque sig­nale l’en­trée de 3/a, puis il faut chercher dans les couloirs, mais le nom change selon les pan­neaux... On passe d’une cour intérieure à l’autre avant de trou­ver la petite récep­tion.
La cham­bre est som­bre, exiguë, mais pro­pre.
Pour le petit déje­uner, il faut aller dans un restau­rant où on troque un bon con­tre un sand­wich et une bois­son chaude. Je m’y suis fait avoir, for­cé­ment. N’ayant pas spé­ciale­ment envie de moz­zarel­la à 8h du mat », j’ai voulu garder le sand­wich pour midi et j’ai com­mandé un crois­sant. Elle m’a demandé « avec ou sans choco­lat ». J’ai dit sans. Je n’avais pas de menu, bien sûr. Je n’ai jamais eu ma bois­son chaude, mon crois­sant était four­ré au choco­lat, et plus tard j’ai vu que mon sand­wich à la mozarel­la était en fait au saucis­son. Et j’ai payé l’équiv­a­lent de 1€20 pour le crois­sant indus­triel, ce qui m’a mise de mau­vaise humeur pour quelques heures. Le tout sans sourire et au milieu de la fumée de cig­a­rette.

Les arnaques

En arrivant au Budapest City Cen­tral, j’ai demandé plein de choses à la récep­tion­niste. Trou­ver la poste, réserv­er le taxi pour le lende­main, etc. et elle m’a fait rem­plir des papiers, pay­er la taxe, ... Le lende­main matin, en par­tant, ce n’é­tait plus la même employée, et elle m’a rede­mandé cette fameuse taxe. Bon, c’est 2€, c’est pas grave, mais par principe, je n’aime ni me faire traiter de voleuse, ni me faire avoir. J’ai eu beau argu­menter, elle n’avait qu’une réponse : « vous n’avez pas de reçu ». Comme il y avait d’autres clients, elle a fini par laiss­er tomber, ayant peut-être peur de per­dre tous ses pour­boires, mais j’ai retenu qu’il me fau­dra main­tenant deman­der un reçu dès que je paye quelque chose.

Autre arnaque, un peu plus grosse, et où je me suis telle­ment bien faite avoir que j’en ai honte : le bureau de change de l’aéro­port. Le taux n’y est pas intéres­sant, mais pour celui qui n’a pas eu le temps et garde encore beau­coup d’ar­gent dans ses poches, c’est tou­jours mieux que rien. J’ai fait deux erreurs : ne pas compter mes sous avant, et ne pas regarder le tick­et. Comme, en plus, je n’arrêtais pas de me per­dre dans les con­ver­sions, j’ai bête­ment fait con­fi­ance. Elle a comp­té les bil­lets, dit un chiffre, tapoté sur sa cal­culette, et annon­cé 35€. Je me suis dit « oh, je fais bien de chang­er mes sous ». Plus tard, en me deman­dant com­ment il pou­vait me rester aus­si peu que 35€, j’ai regardé le tick­et qu’elle m’avait ren­du en même temps que mes euros : elle a empoché 27€ dans la trans­ac­tion... J’é­tais fatiguée, fin de voy­age, et elle avait l’air gen­tille...

Le train

Je n’ai pris que deux trains, et ils étaient très bien, mais j’ai juste envie de vous dire un mot sur l’achat des bil­lets. Je ne sais pas com­ment ça se passe dans les autres sta­tions, mais à Keleti, il y a une petite salle un peu à l’é­cart. Il faut pren­dre un tick­et selon la rai­son de notre venue, et patien­ter. Un guichet est dédié aux infor­ma­tions : con­naître les horaires, les prix. Ça va assez vite et on repart avec une impres­sion papi­er sor­tie du site de la Deutsche Bahn. Par con­tre, quand on veut acheter un bil­let, c’est une autre affaire... La salle était rem­plie de touristes, et j’en ai vu beau­coup stress­er, voy­ant l’heure de leur train arriv­er, et n’ayant pas leur bil­let. J’ai même vu un jeune français faire le tour de la salle pour échang­er son numéro, sup­pli­ant les gens arrivés avant lui de le laiss­er pass­er, sans suc­cès : un hon­grois lui a dit qu’il n’avait qu’à venir plus tôt.
Je pen­sais per­son­nelle­ment être très en avance, en arrivant à midi pour un train à 13h30. Mais je n’ai pu mon­ter dans le train que quelques min­utes avant son départ... L’ac­cès aux quais étant réservé aux pas­sagers avec bil­lets, il n’est même pas pos­si­ble de se dire qu’on paiera dans le train, quitte à avoir une amende. Et, d’ailleurs, ces employés ne sont absol­u­ment pas coopérat­ifs : mon quai était un peu plan­qué, en retrait, à l’é­cart des autres, et aucun n’a voulu/su m’aider à le trou­ver.
Bref, pour quit­ter Budapest en train, mieux vaut acheter son bil­let en avance, ou prévoir de la marge !

Sighetu Marmaţiei

En ver­sion courte, Sighet. C’é­tait ma des­ti­na­tion finale, une ville tout au nord de la Roumanie, juste à la lisière de la fron­tière Ukraini­enne (j’y suis d’ailleurs allée pour un après-midi). La ville est assez petite et n’a pas for­cé­ment beau­coup de charme, mais c’est une bonne base pour vis­iter le Cimetière Joyeux et le reste du Mara­mureș.

L’hôtel

En arrivant à Sighet, j’ai com­mencé par chercher l’auberge de jeunesse dont le Lone­ly dis­ait du bien. J’ai tourné en rond et en vain avant de me résoudre à rejoin­dre la place prin­ci­pale où, d’après le guide, se con­cen­traient tous les hôtels. Bon, en fait, il y en a deux. Le pre­mier étant plein et de toute manière bien trop cher, je suis allée l’Hôtel Coroana, le bâti­ment jaune ci-dessous, qui donne donc directe­ment sur le cen­tre de la place. Je ne sais pas si j’ai eu de la chance, mais j’ai hérité d’une des deux seules cham­bres avec bal­con, ce qui est tou­jours agréable. La salle de bain n’é­tait pas de pre­mière jeunesse, et les pris­es élec­triques à 2cm du jet de la douche me font tou­jours flip­per, mais c’é­tait plutôt spa­cieux et agréable.
Le petit déje­uner était plutôt des­tiné à des gens capa­bles de bouf­fer de la chou­croute dès le matin, mais le serveur était vrai­ment adorable. En plus d’es­say­er de m’ap­pren­dre du vocab­u­laire roumain, chaque matin, entre deux mots gen­tils et une plaisan­terie, il m’a rap­porté du Fan­ta, suite à ma décep­tion quant à l’ab­sence de jus d’o­r­ange... Seul incon­vénient, ici aus­si on déje­une dans la fumée de cig­a­rette, et je crois que même cer­tains fumeurs auraient du mal à sup­port­er ça aus­si tôt, et en mangeant.

Quant au prix de la cham­bre, je ne le con­nais pas vrai­ment. J’ai d’abord payé une nuit à 70 Lei. Le lende­main, je suis retournée pay­er deux autres nuits, à une nou­velle employée, et celle-ci m’a demandé 160. Quand je lui ai dit que, la veille, la cham­bre était à 10Lei de moins, elle a sourit et m’a ren­du mes sous. Comme je me doute qu’elle ne doit pas très bien gag­n­er sa vie, je ne peux pas lui en vouloir, mais du coup je ne sais pas s’ils font des prix à la tête du client, ou si le prix nor­mal est 70.

Petit détail : pour avoir de l’eau chaude, il faut laiss­er couler pen­dant plus d’un quart d’heure...

Les chiens

Oui, par­lons-en, des chiens. Soyons clairs : j’ai peur des chiens. J’ai tou­jours eu peur des chiens. En Bosnie, déjà, j’avais rebroussé chemin parce que j’en entendais un aboy­er au loin. En Roumanie, il y a beau­coup chiens errants, comme dans de nom­breux pays. La journée, ils sont calmes et dor­ment sur les trot­toirs, rien à crain­dre. La nuit, je ne m’y aven­tur­erais pas...
Pen­dant mes balades à vélo dans les vil­lages autour de la ville, je n’ai croisé aucun chien. Ou, tout du moins, aucun chien agres­sif. J’é­tais donc plutôt en con­fi­ance lorsque j’ai quit­té l’hô­tel, à 6h du matin, pour rejoin­dre la gare, per­suadée que ces his­toires de chiens sauvages n’é­taient que des préjugés. Les rues étaient for­cé­ment désertes, et le soleil com­mençait à peine à se lever. J’ai vu un pre­mier chien, endor­mi au milieu de la rue. J’é­tais à vélo. J’ai ralen­ti et fait un écart pour ne pas le réveiller. Il a bon­di et s’est mis à courir der­rière moi, mais pas de façon « chien qui veut jouer »... J’ai accéléré et crié des trucs du genre « hé, c’est qui le maître, ta gueule, tu arrêtes » d’un ton ferme, comme m’a tou­jours dit ma mère. Il s’est un peu calmé et nous sommes arrivés à un car­refour... où m’at­tendaient d’autres chiens. J’ai sen­ti mon cœur accélér­er en même temps que mes pédales. J’ai con­tin­ué à crier des trucs cons en me deman­dant si ça serait plus effi­cace en anglais, ou en roumain. Je me retour­nais pour mon­tr­er l’au­torité, mais essayais de rester con­cen­trée sur la route. Je ne sais pas ce qu’il se serait passé si je m’é­tais vautrée lam­en­ta­ble­ment dans un nid de poule.
Après quelques mètres, ils se sont arrêté et j’ai vu la gare. Je me suis assise quelques min­utes, à deux doigts de tomber dans les pommes, et j’ai vu mes futurs com­pagnons de voy­age arriv­er un à un, à pieds, par le même chemin que moi sans qu’on entende le moin­dre aboiement de chien. Je crois qu’ils n’ai­ment pas les cyclistes, mais je n’au­rais pas voulu me trou­ver là sans la pos­si­bil­ité d’être plus rapi­de qu’eux !

Oradea

Oradea, en Crişana, n’é­tait pas sur mon itinéraire ini­tial. Et pour­tant, j’ai eu un vrai coup de coeur pour la ville, une des plus rich­es de Roumanie. J’y garde deux bonnes adress­es, très dif­férentes, mais qui résu­ment finale­ment assez bien le lieu. L’ar­chi­tec­ture y est mag­nifique, même si de nom­breux bâti­ments sem­blent souf­frir du temps. L’am­biance est à la détente, entre les cafés de la rue prin­ci­pale (une artère pié­tonne et donc calme), les pêcheurs et les baigneurs le long de la riv­ière.

L’hôtel

Sur la rue prin­ci­pale, on trou­ve l’Hôtel Parc. Il est un peu flip­pant, avec la mous­ti­quaire géante qui recou­vre la façade extérieure et son côté un peu défraîchi, mais c’est ce qui fait tout son charme. Pour 49 Rei, on a donc une grande cham­bre, des toi­lettes dans le couloir, et un petit lavabo privé. Pas de douche, pas d’eau chaude, mais une ambiance assez inde­scriptible.

C’est là que j’ai ren­con­tré Armand (sa mère lisait Dumas quand elle l’at­tendait), qui y tra­vaille, et sa copine, Petra, qui m’a aidée à trou­ver un bus pour Sighet, en pas­sant moult appels télé­phoniques. Rien que pour l’ac­cueil, ça vaut vrai­ment le coup. Nous sommes ain­si resté toute la soirée à dis­cuter, Petra me con­seil­lant les plus beaux endroits de Roumanie et Armand me par­lant d’é­conomie, de l’ère com­mu­niste et des prob­lèmes que ren­con­trent les jeunes roumains : ils n’ont, par exem­ple, pas les moyens d’habiter ensem­ble, même avec leurs deux salaires, et restent chez leurs par­ents respec­tifs, en atten­dant.

Bon, les grands couloirs vides pour­raient faire un peu peur, mais le côté hôtel fan­tôme m’a vrai­ment plu. On a l’im­pres­sion d’un endroit qui fut lux­ueux et est main­tenant pra­tique­ment à l’a­ban­don.

Le resto

Dans un style com­plète­ment opposé à l’hô­tel, je suis tombée amoureuse du Lac­to Bar, tou­jours sur la rue prin­ci­pale. C’est branché, et plus des­tiné à la jeunesse locale qu’aux touristes, même si on s’y arrête quand même pour l’o­rig­i­nal­ité de la déco. Dans l’en­trée, trône une voiture améri­caine, réamé­nagée en table, où les ados roumains se bous­cu­lent. Accrochées au mur, des accu­mu­la­tions d’ob­jets de toutes les épo­ques, et pas mal de vieux jour­naux. On peut rester longtemps à chercher les petits détails.
Les serveuses sont pour la plu­part anglo­phones, la Roumanie étant un vivi­er de jeunes bilingues, trilingues, sur­diplômés mais sans emploi qual­i­fié ; et la carte n’est pas très typ­ique, mais pas trop chère et avec de bons desserts !

21 Commentaires

  1. À Budapest, j’ai dor­mi dans un ancien cou­vent trans­for­mé en hôtel. Pas cher et accueil super ! C’é­tait en mars 2004, je ne me sou­viens plus du nom mais je me sou­viens que c’é­tait près du pont Mar­guerite et pas trop loin du pont au chaînes.

    Par con­tre, pour com­mu­ni­quer, c’é­tait dur !

  2. Je ne pen­sais pas qu’il pou­vait arriv­er autant de mau­vais coups dans un seul voy­age, heureuse­ment qu’il y a des gens comme toi qui ser­vent de « cobayes » pour nous prévenir de ces entour­loupes même si j’imag­ine qu’il en reste encore beau­coup d’in­con­nues. 🙂

  3. Dis donc, ça fait beau­coup de galères en peu de temps ça !

    En Roumanie, ils fonc­tion­nent pas mal à la tête du client comme tu dis. Surtout les taxis, le mieux c’est d’avoir une idée des tar­ifs avant de par­tir comme ça tu vois si tu te fais avoir ou pas. Uns des taxis à Cluj-Napoca a voulu me faire pay­er l’équiv­a­lent de 25euros une course qui en valait 5 ! Je lui ai dis que j’al­lais pren­dre le bus au bout de la route, et là le prix a chuté... 🙂

    A Budapest, si tu as l’oc­ca­sion d’y repass­er je te con­seille l’A­bo­rig­i­nal Hos­tel, c’est cen­tral et pas trop cher. Nous on a eu droit au bug infor­ma­tique pour celui-là : on a payé et eu la cofir­ma­tion mais la cham­bre n’a pas été retenue. Heureuse­ment ils avaient encore de la place ! A part ça, c’est un endroit sym­pa ! T’as pas eu de prob­lèmes pour te faire com­pren­dre ? J’avais remar­qué à l’époque que c’é­tait dif­fi­cile de trou­ver des gens qui par­lent anglais.

  4. Vous trou­vez que ça fait beau­coup de galères ? Ça ne m’a pas choquée plus que ça, sauf la dernière journée à Budapest, où j’ai pra­tique­ment tout enchaîné. Enfin, je n’ai racon­té ici que les pépins parce que je me dis que ça peut servir, mais j’ai quand même eu quelques bons moments 🙂

    Et puis c’est peut-être le kar­ma : la veille j’ai involon­taire­ment fait ma pin­gre dans un resto. Je me suis arrêtée pren­dre un dessert en ter­rasse. Au moment de pay­er, j’ai regardé le menu, et comme c’é­tait un chiffre rond, j’ai voulu ten­dre un bil­let à la serveuse. Elle a refusé, me dis­ant qu’elle m’ap­por­tait l’ad­di­tion d’abord. Je me suis dit que les tar­ifs du menu n’é­taient peut-être pas les bons, mais il y avait le même prix, en gros, sur le tick­et. Plus tard, j’ai vu les petites lignes pré­cisant que le ser­vice n’é­tait pas inclus et qu’il fal­lait ajouter 10%...

    Sinon, pour l’anglais, ça ne m’a pas gênée. Ils ne par­laient pas tous très bien, mais moi non plus, alors on se com­prend ! Le seul vrai prob­lème que j’ai eu, c’é­tait en Roumanie, où une des filles de l’hôtel ne par­lait pas du tout anglais et pouf­fait de rire quand j’es­sayais de lui mon­tr­er les chiffres sur mes doigts pour qu’on soit d’ac­cord, n’é­tant pas sûre de mes chiffres roumains... Un col­lègue à elle a fini par venir faire la tra­duc­tion.

  5. Mer­ci pour cette revue pra­tique : je me fais juste­ment un week-end à Budapest dans pas longtemps... Je retiens : bien deman­der des reçus et les véri­fi­er 🙂

  6. Hé bien coucou Brioche 😉

    Fab­rice : le prob­lème, c’est qu’il faut le savoir :/ Ni à mon hôtel, ni aux gares/ferroviaires on a su me le dire. Et quand j’avais fait des recherch­es avant de par­tir, je lisais juste « il y a des bus »... Un truc d’ini­tiés !

    Ye Lili : ah, chou­ette ! A part ces petits tra­cas, j’ai vrai­ment aimé la ville, qui reste très jolie et agréable.

  7. Tu ne couch­sur­fes pas ?

    Sinon, pas cool l’his­toire des chiens ... Prob­a­ble que tu ne te sentes pas très à l’aise à Buenos Aires (la nuit) à cause de ça. Tu as tou­jours eu cette peur ?

  8. Non, pas de couch­surf­ing. Ça me ten­terait bien, mais plus pour recevoir que pour squat­ter. En fait, c’est pas fait pour moi, je pense : j’aime ne pas avoir d’oblig­a­tion (pou­voir chang­er d’it­inéraire ou sim­ple­ment choisir de ren­tr­er tôt, être aso­ciale ou malade), et il faudrait que je trie les hôtes en fonc­tion de mes aller­gies. Je ne peux pas deman­der à tout le monde « tu fumes pas/t’as ni chien ni chat/ton appart est super pro­pre » !

    Sinon, les chiens je n’ai jamais aimé ça. En Inde ou à Bel­grade j’en ai croisé partout mais sans aucun soucis. Faut juste pas qu’ils mon­trent la moin­dre agres­siv­ité... Mais là bas non plus, je ne serais pas sor­tie la nuit ! En tout cas, pas seule !
    Selon le routard et quelques réc­its d’amis, les attaques de chiens sont mal­heureuse­ment assez fréquentes en Roumanie...
    Qu’est ce qui explique qu’il y en ait à Buenos Aires ?

  9. J’ai passé un week-end à Budapest il y a 3 ou 4 ans et je me sou­viens avoir dû sou­vent recompter la mon­naie... car on me rendait sys­té­ma­tique­ment moins que ce qu’on me devait, surtout dans les cafés et com­merces du cen­tre ville qui sont les plus touris­tiques (côté château). A part ça, le séjour reste un sou­venir très agréable. J’avais trou­vé un hôtel dans une péniche à 10mn en bus du cen­tre ville et coup de bol, j’avais une cham­bre avec vue sur le fleuve. Je dis coup de bol car de l’autre côté, il n’y avait pas de fleuve et une vieille usine fumante...

  10. Ah, je crois que j’ai fail­li pren­dre le même hôtel Can­dice ! Mais quelques com­men­taires négat­ifs m’ont fait pren­dre autre chose. Le coup de l’u­sine c’est pas ter­ri­ble...

    C’est dingue de recompter ses sous à chaque fois... Là dessus, je n’ai croisé que des com­merçants cor­rects : ils comp­taient la mon­naie à me ren­dre devant moi. C’est le genre de chose qui gâche facile­ment le séjour, l’im­pres­sion qu’il faut se méfi­er con­stam­ment !
    Après, je sais que dans cer­tains endroits (ça m’est arrivé en Roumanie, ou en ex-Yougoslavie), quand on doit 9 et qu’on donne 10, ils gar­dent la mon­naie. Nous ne sommes pas habitués au pour­boire, mais pour eux ça n’est pas une arnaque, c’est juste cul­turel. Cela n’est en théorie vrai que dans les restau­rants et cafés, et non dans les com­merces.

  11. Les chiens, une vrai plaie dans ce pays. Je suis cyclo­touriste et j’é­tais en Roumanie au mois d’Aout dernier. Lors de ma pre­mière nuit, (je fais du camp­ing sauvage) un fer­mi­er est venu me don­ner un bâton en me dis­ant : c’est pour les chiens... Lorsque tu roules avec un bâton, tu n’as cas le lever, crier et les chiens s’arrête net... C’est ce que je croy­ais juste avant de me faire atta­quer par 10chiens en même temps sur un chemin de cam­pagne... j’ai eu de la chance ! ils m’ont déchiré une sacoche, un pneu et une bonne mon­tée d’adrénaline. J’ai sauté du vélo et je leur ai cou­ru après. ils ont décam­pés aus­si vite qu’ils sont venu... main­tenant la meilleures tech­nique à vélo c’est de crier, lever son bâton et si tu vois que ca marche pas, pren­dre ton courage a deux main et descen­dre de ton vélo. Tu te met der­rière celui-ci, tu cries et tu mon­tre bien ton bâton et qui est le chef... même en Turquie avec les gros moloss­es ca marche !

    chris

  12. Chris : hon­nête­ment, je ne sais pas si j’au­rais le courage de m’ar­rêter, même si en te lisant ça parait logique.
    C’est quand même vache­ment ras­sur­ant d’avoir un habi­tant qui vient te fil­er de quoi te défendre... L’at­taque a eu lieu en pleine journée ?

  13. En pleine journée au milieu de nul part... c’é­tait près de fer­mes et les chiens défendaient leur ter­ri­toires. En ville tu as beau­coup moins de risque, les canidés sont plus peureux ou plus habitué aux cyclistes et aux gens. Si tu retourne voy­ager à vélo (ce que je t encour­age forte­ment!!) prend juste un bout de bois que tu cals sur ton porte bagages. Dans 98% des cas cela suf­fit. même si le bâton n’est pas gros. Cela les faits décam­pés !

    Et en pas­sant, très bien ton blog, je le dévore depuis 3jours !

  14. Oh je pense que je reten­terai dès que j’au­rais l’oc­ca­sion ! Mal­gré ces « petits incon­vénients » il y a quand même une grande lib­erté (je n’ai de toute façon pas le per­mis, impos­si­ble de louer une voiture !)
    J’ai lu des réc­its où les cyclistes avaient des sacs de cail­loux, qu’ils lançaient si les chiens deve­naient trop agres­sifs. Je ne sais pas si ça ne peut pas avoir l’ef­fet inverse..
    En tout cas, en pleine cam­pagne, c’est quand même flip­pant quand on voy­age seul...

  15. ah, voilà que je lis enfin ton post sur la Roumanie ; 🙂 t’a ren­con­tré « nos chiens vagabonds » qui sont partout dans le pays ; A Bucarest ils sont vrai­ment le cauchemar des bicy­clistes (c’est pourquoi j’ai ven­du ma bicy­clette dès que je suis venue ici). Bref, j’ai vu dans l’une des pho­tos pris­es au Lac­to Bar (la pre­mière à gauche, en haut) des objets tra­di­tion­nels dans toutes les maisons roumaines avant la Révo­lu­tion (donc dans le com­mu­nisme): le pois­son de verre, la vase bleue et, la crème de la crème – mileuri (ce sont des macramés exposés autre­fois sur les tables, sur la meu­ble ain­si que sur la Télé 🙂

  16. Loredana : tu ne me donnes pas vrai­ment envie d’aller à Budapest là :p Ils sont moins agres­sifs envers les pié­tons ? Et si on ne se balade que de jour, c’est mieux, non ?
    Et ouais, le Lac­to Bar c’é­tait assez génial, cet espèce de fourre-tout ! Je suis restée longtemps à tout observ­er ! J’ai même essayé de déchiffr­er les vieux jour­naux, mais c’é­tait trop com­pliqué pour moi...

  17. Usuelle­ment, les chiens sont partout à Bucarest (surtout près des rési­dences) mais n’at­taque­nt pas les pié­tons même s’ils se baladent pen­dant la nuit ; En fait, ils « adorent » seule­ment les bicy­clistes 🙂 Par con­tre, au cen­tre-ville tu peux te balad­er tran­quille.

  18. Loredana : Ok, je ne com­prends pas du tout la logique de vos chiens :p De toute façon, si je passe là-bas, je compte sur toi pour me mon­tr­er les coins sans chien !

    Au pas­sage, j’ai récem­ment décou­vert ça : http://www.tzigania.com
    Tu con­nais ? Qu’est ce que tu en pens­es ? (out­re le fait que le site est très moche !)

  19. Bon­jour ! Je me per­me­ts de laiss­er un petit com­men­taire sur cet arti­cle car mon petit ami est roumain et j’ai donc eu le plaisir de faire un petit séjour dans sa ville natale : Craio­va (Sud de la Roumanie). Et même s’il est par­faite­ment bilingue nous avons eu droit à cer­taines sur­pris­es comme le prix des bil­lets de train et de bus dans la cap­i­tale ! La ville de Craio­va en elle-même est assez jolie et calme (du moins le quarti­er où nous étions). Je dois pour­tant dire que les desserts roumains ne sont pas ce qui se fait de mieux : ils ne sont pas très fins au niveau du goût car ils sont tous com­posés de génoise (cf Napoli­tain)! Par con­tre j’ai bien aimé les cov­ri­gi (sortes de bret­zel) qui se man­gent à toute heure de la journée :)! Il est vrai qu’il y a beau­coup de chiens et de chats errants sans défense.

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