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Champassak, un petit coin de paradis au Sud du Laos

Ren­trés de notre escapade dans les Bolovens, nous ne restons qu’une nuit sur Pak­sé. Le lende­main matin, nous par­tons directe­ment pour Cham­pas­sak. Un peu au hasard, on prend un mini van dans une agence, n’ayant ni la moti­va­tion ni réelle­ment le temps de chercher une autre solu­tion. Nos com­pagnons de trans­port vont tous plus loin. Le chauf­feur nous laisse sur la rive du Mékong, où une pirogue nous attend.

C’est ce qui fait le charme du lieu, entre autres petits détails : on y accède par les eaux. Pour cette pre­mière tra­ver­sée, nous avons donc une pirogue pour nous deux, mais par la suite, nous pren­drons (notam­ment avec un scoot­er) le moyen local : le bac. Il y en a deux, qui cir­cu­lent toute la journée. Ils ressem­blent plus à d’immenses radeaux qu’à des trucs en lesquels on a réelle­ment con­fi­ance, mais ils y entassent les voitures...

Au lieu de nous dépos­er à l’autre embar­cadère, la pirogue va directe­ment vers une guest­house, qui a son pro­pre mini embar­cadère (bon, trois planch­es de bois et un escalier, en fait). D’habitude, je n’aime pas ce genre de procédés, mais per­son­ne ne nous attend pour nous pro­pos­er quoi que ce soit, et c’est juste­ment celle que nous avions repérée dans le guide... Vue sur le Mékong et hamac, un vrai petit coin de par­adis. On reste !

Nous louons deux vélos sans vitesses et sans selle réglable (ils n’avaient pas d’outils…) pour faire la dizaine de kilo­mètres qui nous sépare de l’attraction du coin : le Wat Phu, un site archéologique. La balade vaut le coup, mais on décou­vre en même temps les joies du Sud : ça cogne pas mal. Arrivés à Cham­pas­sak en fin de mat­inée, nous visi­tons les lieux au pire moment de la journée !

Faire des paus­es à chaque coin d’ombre est assez pénible, surtout avec le nom­bre de march­es qu’il y a à gravir, et le site est assez déce­vant par rap­port à ce que nous avions imag­iné, mais l’ambiance est agréable. Les quelques touristes sont calmes, beau­coup de lao­tiens sont venus prier. On peut s’asseoir et rester à regarder pen­dant de longs moments reposants !

Le lende­main, nous louons un scoot­er pour aller un peu plus loin. La guest­house nous prête un vieux 110cc manuel presque à sec et deux casques à visière bien pour­ris. On tire un peu la gueule, mais en fait il a de bons amor­tis­seurs et mes fess­es appré­cient. Par con­tre, la pédale de frein se bloque con­stam­ment. En plus d’être dan­gereux, ça nous vide notre plein…
Nous par­tons donc par le Nord de la ville pour tra­vers­er le Mékong avec le bac et rejoin­dre la grande route. De là, nous filons vers le Sud, en suiv­ant la direc­tion d’Attapeu. La pre­mière par­tie de la route est bonne, nous ren­trons rapi­de­ment dans le parc nation­al où se trou­ve notre pre­mière étape, Ban Khi­et Ngon, un petit vil­lage con­nu pour son trou­peau d’éléphants. Jusqu’à présent, nous n’avons croisé que trois pachy­der­mes, sur un chemin pas loin de Luang Pra­bang, et j’en étais plutôt déçue. C’est tout de même cen­sé être le pays du mil­lion d’éléphants ! Nous croi­sons donc les doigts pour en voir au vil­lage. On tourne un peu en rond quand, à la sor­tie, on finit par en voir un qui arrive. Le mahout sourit en nous voy­ant comme des gamins puis tourne dans un champs… qui s’avère être un marécage (vous savez, ces éten­dues que vous pen­siez être de l’herbe alors qu’il y a un mètre d’eau en-dessous). Nous restons là, ravis, à regarder l’éléphant se faire laver.


Juste à côté du vil­lage, se trou­ve Phou Asa, un som­met étrange où le sol est recou­vert de roche vol­canique. On se fait indi­quer le chemin, pas telle­ment sûrs que ça soit acces­si­ble. Et, en effet, on se retrou­ve à laiss­er le scoot­er en bas d’une côte, impos­si­ble à mon­ter tant les grav­il­lons nous font dérap­er (non, on n’est pas trop gros pour que le scoot­er puisse mon­ter, oh!). Nous con­tin­uons à pied jusqu’en haut, mal­gré le peu d’ombre et l’oubli impar­donnable d’une bouteille d’eau. Nous croi­sons d’autres éléphants, mais ceux-ci sont là pour porter des touristes. La balade à dos de pachy­derme est un clas­sique pour venir jusqu’à Phou Asa. A dire vrai, nous crois­erons d’autres éléphants prom­enant des gens, mais aucun touriste sans éléphant à part nous. L’un d’eux nous pré­cis­era d’ailleurs que ça n’est pas très con­fort­able comme moyen de loco­mo­tion !
Nous retournons à Ban Khi­et Ngon pour acheter de l’eau et rejoin­dre un autre vil­lage, mais on s’aperçoit rapi­de­ment que l’essence à filé. On décide de s’arrêter au pre­mier vendeur, mais on va pein­er à le trou­ver tant tout est désert. On est en plein milieu de l’après-midi, au milieu de nulle part, avec un scoot­er qui n’a bien­tôt plus d’essence, et on s’imagine déjà devoir le pouss­er sur des kilo­mètres en plein soleil… On finit par réus­sir à trou­ver une « sta­tion » (une petit baraque où l’essence ressem­ble à de la grena­dine et se trou­ve dans des bouteilles en plas­tique). Soulagés, on repart, lente­ment mais sûre­ment, vers Cham­pas­sak…

Oui, la pho­to ci-dessus représente une sta­tion essence !

12 Commentaires

  1. Bizarrement, tes pho­tos du Laos me don­nent plus envie que tes pho­tos de Cologne (à tort sûre­ment).
    J’aime par­ti­c­ulière­ment ta série sur le tem­ple.

  2. Don­lope : en même temps, com­par­er l’exotique Laos et l’Allemagne en automne... ça ne laisse pas grand chance à Cologne ! :p

    Flo : oui, il faut se la faire indi­quer pour com­pren­dre que c’est une sta­tion essence ! Du coup, on a payé « une demi bouteille », comme dans un bar !

    Curieuse Voyageuse : mer­ci, on était telle­ment con­tent d’en voir un dans ces cir­con­stances ! C’est vrai­ment un ani­mal impres­sion­nant.

  3. Mag­nifiques ces pho­tos !

    Ca me fais penser quand j’ai été en Thaï­lande, un autre endroit très beau.
    D’ailleurs je me per­me­ts de vous rap­pel­er qu’il ne faut jamais sor­tir sans une assur­ance voy­age.

    J’ai une petite astuce pour ne pas pay­er trop chère, je tape sur google « com­para­teur assur­ance » avec des guillemets (impor­tant!) et j’ai tout de suite une liste d’assurances.

    Je n’ai plus qu’à choisir celle qui me con­vi­enne le plus. Voila pour le tuyau.

    Bon voy­age à tous !

  4. Le laos c’est vrai­ment bien, si vous avez le temps allew a si phan don (4000 islands) mais en même temps j’y suis allé il y a longtemps, il n’avait pas d’électricité. En tout cas ce site est très beau, je suis impres­sion­né. Ensuite passé par l’Afrique, j’y suis jusqu’en mars...

  5. Merkeu­roney : en fait, ces arti­cles racon­tent un voy­age qui date de févri­er dernier (que je n’avais pas encore eu le temps de dévelop­per ici). Nous avons pour­suivi jusqu’aux 4000iles, où il y a main­tenant l’électricité, mais avec quelques coupures ! (Nous nous ren­drons en Afrique en Jan­vi­er, pour la pre­mière fois, mais pour moins longtemps que toi ! 😉 )

  6. En tout cas, nous atten­dons les pho­tos, j’en suis sur qu’elles seront aus­si mag­nifiques que celles que vous partagez avec nous.

    Bon voy­age !

  7. Jipe : il faut avouer que ça fait son charme ! Même si d’un point de vue sécu­rité, je ne suis pas très con­va­in­cue... C’était dans des petits vil­lages, ou même dans les villes ?

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