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Projet Brel III : j’ai voulu voir ta soeur...

Non. Vous ne ver­rez pas ma sœur, ni ma belle-sœur. Vous ver­rez le Mont Valérien.

J’ai un peu honte, après six ans et demi de vie parisi­enne, je con­nais incroy­able­ment mal la ville et ses alen­tours. Vous savez, quand on débar­que, on est per­suadé qu’on sor­ti­ra tout le temps, qu’on con­naî­tra tous les musées par cœur, qu’on explor­era la moin­dre rue pavée. Et dans les faits, bah... on repousse sou­vent au week-end, avec tou­jours des excus­es un peu bidons de froid, de flemme, de mieux à faire. Au début, si, j’ai beau­coup bougé. J’avais des cartes d’abon­nement pour aller voir des expos, je tra­ver­sais la ville dans tous les sens tous les week-ends. Mais vous savez pourquoi on arrête ? C’est une chose qu’on réalise assez mal tant qu’on n’habite pas à Paris, mais la ville est gigan­tesque ; et même en habi­tant intra-muros, il n’est pas rare de devoir pass­er deux heures dans les trans­ports pour un ren­dez-vous d’une heure. Et à la longue, ça rend fainéant.

Si je vous racon­te tout ça, c’est pour vous expli­quer qu’il y a donc des quartiers de Paris où je ne vais jamais, notam­ment toute la par­tie ouest (en même temps, j’habite le meilleur arrondisse­ment, quel intérêt d’en sor­tir ?!). Le Pro­jet Brel avait pour but de nous faire décou­vrir quelques régions de France (on ver­ra si on pour­suit vers Anvers et Ham­bourg...) que nous ne con­nais­sions pas. Mais pourquoi ne pas aller égale­ment à la décou­verte de lieux plus proches et tout aus­si mécon­nus ?

Il y a quelques semaines, je ne savais même pas où se trou­vait le Mont Valérien. Et comme il s’avère que celui-ci est à moins de 20km de chez nous, et qu’il ne pleu­vait mirac­uleuse­ment pas ce week-end, nous voici par­tis à son assaut. Il s’ag­it en fait d’une (petite) colline à l’Ouest de Paris, entre Nan­terre et Suresnes, der­rière Neuil­ly-sur-Seine. A son som­met, on trou­ve depuis deux siè­cles une forter­esse mil­i­taire (où furent fusil­lées plus de 1000 per­son­nes pen­dant la sec­onde guerre, d’où le mémo­r­i­al). Elle est tou­jours en activ­ité, occupée par le 8è rég­i­ment de trans­mis­sion, et on n’a pas franche­ment voulu essay­er d’y ren­tr­er !

L’un des intérêts du lieu, c’est d’of­frir un panora­ma sur Paris, de la Défense à Vin­cennes.

Et tout autour, on trou­ve des chemins de prom­e­nade et des lieux de vie locaux : skate-park, cen­tre d’équi­tation, ter­rains de rug­by, de ten­nis, par­cours sportif...

Bref, un lieu de balade assez typ­ique les jours de beaux temps.

Main­tenant, je con­fonds ta soeur et le Mont Valérien.

13 Commentaires

  1. Bon ben tant pis pour la sœur et la belle-sœur alors...

    Le Mont Valérien ça me rap­pelle de vieux sou­venirs de cours d’his­toire.
    Alors là quand tu nous dis qu’il y a un skate-park, un par­cours sportif... je me dis qu’il faut que je rafraichisse un peu tout ça.
    Pourquoi pas lors d’un prochain séjour dans la cap­i­tale ?

  2. Bon­jour

    Juste une petite pré­ci­sion sans pré­ten­tion, le mont Valérien n’a pas tou­jours était une forter­esse mil­i­taire...

    C’est au départ un lieu de culte (il y a un cimetière et une chapelle dite inachevé dans l’en­ceinte du fort), puis sous l’air de Napoléon une école mil­i­taire pour les pupilles de la nation, avant d’être une caserne mil­i­taire lors de la pre­mière guerre mon­di­ale (rég­i­ment du Génie option Trans­mis­sion : d’ou la présence de pigeon­nier), puis un camp de déten­tion pen­dant la sec­onde guerre mon­di­ale (présence de la chapelle des fusil­lés avec texte mémoire des con­damnés sur les murs)
    Puis main­tenant le caserne mil­i­taire abri­tant une par­tie du 8ème RT (rég­i­ment d’in­fra­struc­ture des trans­mis­sions de la région Île de France)

    Le mur des fusil­lés con­tient aus­si le mémo­r­i­al (sépul­ture) des sur­vivants de la pre­mière guerre mon­di­ale.

  3. haha Il est dif­fi­cile de con­naitre vrai­ment Paris. il faut etre touriste et venir à plusieurs repris­es pour cela. J’adore ma ville mais je ne con­nais­sais pas ce lieu.

    en tout cas de belles pho­to avec des noirs vrai­ment noir !

  4. Adil : le pire c’est que j’ai pleins de pro­jets à faire sur Paris, mais que je les repousse en me dis­ant que ça sera pour quand on n’au­ra moins l’oc­ca­sion de par­tir « loin »… Et je le regret­terai quand on n’habit­era plus ici !

    Fabi­en : je ne sais pas si ça vaut le coup, tant c’est com­pliqué d’y aller si on n’est pas motorisé, mais si t’es dans le coin, au moins par curiosité 🙂 (puis y’a le bois de Boulogne, à côté !)

    Heli­um : j’ai bien écrit « on trou­ve depuis deux siè­cles une forter­esse mil­i­taire » 🙂 Mais mer­ci pour la pré­ci­sion et les détails !

    Françoise : je m’é­clate en noir et blanc !

  5. C’est une belle décou­verte qui te per­met de recon­quérir ta ville 😉

    De mon côté, lorsque j’ai le temps, j’aime bien suiv­re des touristes en vis­ite à Mon­tréal. Il me per­me­t­tent de redé­cou­vrir des bâti­ments sur lesquels mon regard ne s’ar­rê­tait même plus et de décou­vrir des nou­veaux musées ou de petites galeries d’art. C’est une sorte d’es­pi­onnage urbain.. 😉

  6. J’ai un ami qui bosse au mont valérien, mais je ne suis jamais allée le vis­iter encore non plus.
    C’est vrai que tra­vers­er tout paris pour vis­iter des trucs c’est relou du coup on bouge pas trop.

  7. Gabrielle : ça m’ar­rive aus­si de regarder ce que pho­togra­phient les touristes à Paris. Mais mal­heureuse­ment, la plu­part du temps, c’est plus pour me rap­pel­er « ah oui, y’a la Tour Eif­fel, là-bas, c’st vrai » ^^

    Pitch : Il bosse à l’in­térieur du fort ? S’il peut te faire ren­tr­er, ça doit être sym­pa !

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