Groenland en famille : préparation et conseils pratiques

Le Groen­land, on y va com­ment ? On y fait quoi ? Faut-il emmen­er un équipement spé­ci­fique ? Peut-on vrai­ment y voy­ager avec un jeune enfant ?

Cet été, j’ai emmené ma fille au Groen­land. Elle avait presque 2 ans, et qua­tre mois plus tard, elle en par­le encore. Elle fait sem­blant de met­tre une écharpe, attrape une de ses petites valis­es en car­ton, et fait un signe de la main en dis­ant « au revoir, à plus tard, je vais en vacances au Groen­land, voir les ahïbe­gues  ». (Elle a tou­jours du mal à pronon­cer ice­berg...)
On pour­ra dire ce qu’on veut sur le fait que voy­ager avec un enfant en bas âge ne sert à rien, qu’ils ne s’en sou­vien­dront pas, je reste per­suadée que c’est bien gravé quelque part, et ce voy­age a été une véri­ta­ble chance pour elle, et pour moi. Même s’il y a eu un gros boulot de pré­pa­ra­tion !

Peut-on vraiment emmener un enfant au Groenland ?

Spoil­er : la réponse est oui.


Et c’est même un gros oui tant tout a finale­ment été très sim­ple. Le Groen­land peut être cette terre de jeu pour aven­turi­ers en quête de sen­sa­tions fortes prêts à se gliss­er dans la moin­dre crevasse sur un glac­i­er, mais c’est aus­si un pays accueil­lant, où il est très facile de voy­ager en famille.

Les risques sanitaires ? La sécurité ?

Néant ! Ain­si, si vous regardez le site le plus anx­iogène au monde pour tous les voyageurs, aka le site du Min­istère des Affaires Etrangères, vous ver­rez... qu’il n’y a aucun risque. Rien de rien. Ils n’ont même pas trou­vé une petite his­toire d’ours pick­pock­et ou d’attaque de gangs de renards polaires.
Le seul dan­ger peut venir des chiens mais ils sont tous attachés et il faut surtout expli­quer à l’enfant de ne pas s’en approcher s’ils ont une chaîne : nous entre­ri­ons sur leur ter­ri­toire. Cela dit, je suis me suis retrou­vée nez à nez avec un chien sans le faire exprès (j’étais seule à ce moment-là, je n’avais pas vu sa « zone » dans les hautes herbes) et il a sem­blé plus intrigué qu’agressif...
Bref, pen­dant trois semaines, à aucun moment, je n’ai eu peur pour la sécu­rité ou la san­té de ma fille.

Couch­er de soleil sur Illulisat

Il fait froid ?

Nous par­tions mi-aout, à la fin de la haute sai­son touris­tique. Quelle tem­péra­ture atten­dre à cette époque ? Hé bien c’est dif­fi­cile à prévoir : nous avons eu des journées en t-shirt où les petits groen­landais se baig­naient dans les lacs, et des journées où nous met­tions les polaires sous les man­teaux.

La tem­péra­ture ressen­tie dépend du soleil et du vent. Quelques nuages, et il fait froid. Mais rien d’insurmontable : il suf­fit d’avoir le bon équipement !
Et surtout, ne pas tomber dans l’effet inverse en se cou­vrant trop. Il faut choisir des vête­ments chauds, certes, mais se garder la pos­si­bil­ité d’enlever des épais­seurs facile­ment si jamais cela se réchauffe pen­dant une ran­don­née.

Les infrastructures

Il y a des jeux pour enfants absol­u­ment partout. Dans chaque quarti­er des « grandes » villes, dans chaque vil­lage, chaque aéro­port. Oui, à l’aéroport. A Kanger­lusuaq, l’aéroport où se font la plu­part des con­nec­tions du Groen­land, il y a ain­si une grande dînette à l’intérieur et toute une aire de jeu dehors, avec vue sur les avions. Du coup, non seule­ment ils ne s’ennuient pas pen­dant la cor­re­spon­dance, mais en plus ils se défoulent !

Aéro­port de Kanger­lusuaq : Petite Oreille s’est fait des copains en atten­dant l’avion

Faut-il emmener des couches d’avance ?

Oui, c’est la petite ques­tion pra­tique que tout par­ent d’un enfant en bas âge se pose avant chaque voy­age : com­bi­en de couch­es on prend ? Parce que mine de rien, ça rem­plit vite un sac !

Je voy­ais le Groen­land comme un endroit cher, et j’ai donc décidé de pren­dre assez de couch­es pour tenir 3 semaines. Ce fut en fait un très mau­vais choix : les couch­es coû­tent exacte­ment le même prix au Groen­land que dans mon super­marché habituel ! (note : j’habite en Île-de-France, tout coûte légère­ment plus cher, 40c/couche env­i­ron)

Bref, vous trou­verez les couch­es et les lingettes facile­ment sur place, dans les super­marchés de tous les vil­lages !

A Saqqaq, petit vil­lage de 159 habi­tants, il y avait trois mag­a­sins ! Un mag­a­sin d’alimentation (et de ce qu’il faut pour le brico­lage), une bou­tique avec quelques vête­ments et un petit « kiosk » pour acheter à manger quand le super­marché ferme !

Et pour la nourriture ?

Ma fille mange comme nous depuis qu’elle a un an (même si on adapte les repas pour qu’ils lui con­vi­en­nent). Nous sommes prin­ci­pale­ment restés dans des maisons, ce qui nous per­me­t­tait d’avoir accès à une cui­sine (cer­tains hôtels pro­posent égale­ment une kitch­enette, et partout nous avons eu une bouil­loire pour faire chauf­fer de l’eau). Nous n’avons donc pas vrai­ment mangé groen­landais, mis à part quelques restau­rants, et fait beau­coup de pâtes...

Quel équipement choisir pour partir au Groenland ?

Pour nous, adultes, c’est facile, on prend quelques vête­ments chauds, des sous-vête­ments ther­miques, un bon man­teau, et hop. Mais pour un bébé ou un enfant en bas âge, ça demande un peu plus de ques­tion­nement... Voici donc la liste de ce que nous avons emporté pour ce voy­age : trois semaines dans la région de Disko, fin août.

Les vêtements

Pour elle comme pour nous, la tech­nique d’habillage est la même. On appellera ça la « tech­nique de l’oignon » : super­pos­er les couch­es pour ne jamais avoir ni chaud ni froid. Ain­si, je préfère lui met­tre un petit pull, une polaire et une veste plutôt qu’un seul gros man­teau : ça per­met de jon­gler facile­ment avec les vête­ments en fonc­tion de la météo. Au cour d’une même ran­don­née, il pou­vait faire très bon puis très frais, selon que les nuages cachaient le soleil ou que l’on se rap­prochait des ice­bergs.

Ma fille avait déjà un petit ensem­ble Quéchua (polaire, pan­talon de ran­do et petite veste), bien étren­né pen­dant l’été, et pour le reste nous avons suivi les con­seils des Petits Baroudeurs, un site spé­cial­isé dans l’équipement des enfants pour les activ­ités out­door. Je leur ai expliqué quels étaient nos besoins, et non seule­ment ils con­nais­sent bien tous leurs arti­cles, mais en plus ils venaient d’équiper une autre famille pour le Groen­land !

D’après moi, adulte comme enfant, il ne faut pas nég­liger les sous-vête­ments : rajouter une couche avant le T-shirt et le pan­talon.

J’ai pris quelques body à manch­es longues, ain­si que deux paires de col­lants (ceux qu’elle met­tait déjà, sous ses robes). L’avantage des col­lants, c’est que ça prend aus­si le pied et per­met de ne jamais avoir la peau des jambes à l’air libre (vous savez, quand vous prenez l’enfant dans les bras et que le pan­talon remonte sys­té­ma­tique­ment !).

Pour les jours de grand froid, j’ai pris des vête­ments tech­niques un leg­ging laine méri­nos Ice­break­er  et un body ther­mique Cli­makid Pro­tec. Le leg­ging est fin, et per­met de met­tre facile­ment n’importe quel pan­talon dessus, et le body est bien chaud, tout doux.

C’était très effi­cace !

Sur cette pre­mière couche, je lui met­tais des vête­ments nor­maux (t-shirt à manch­es longues, pull) puis, bien sûr, une couche chaude. Nous avions déjà une polaire, j’ai donc pris une veste Soft­shell Lego (ils font des bons vête­ments d’hiver !) ain­si qu’une doudoune sans manche enfant Patag­o­nia.

Pour le bas, elle avait un pan­talon Quéchua et un pan­talon de ran­don­née Patag­o­nia Baby Sum­mit (dont je n’aime pas trop la coupe, soit dit en pas­sant, elle nage dedans !). Elle pou­vait faire des col­lec­tions de cail­loux dans les nom­breuses poches, et jouer par terre !

Enfin, elle avait ses gants et son bon­net, et on a acheté un buff ain­si qu’une paire de chaus­sures de ran­do. Le buff c’est un tour de cou qui pro­tège du froid et des UV, et qu’on remonte plus ou moins en fonc­tion de ce qu’on vaut pro­téger. C’est beau­coup plus pra­tique qu’une écharpe !

Si jamais vous pro­jetez d’aller au Groen­land avec un enfant, pensez à adapter son équipement à la région où vous voy­agerez et la péri­ode de l’année que vous choi­sis­sez. En plein août, dans le sud, il n’y a pas besoin d’une com­bi­nai­son de ski ! Et si je pré­conise la tech­nique de l’oignon, c’est parce qu’il faut aus­si avoir la pos­si­bil­ité de s’habiller plus légère­ment pour les jours où il fait très beau !

La nourriture

Pour boire, Petite Oreille avait sa pro­pre gourde Camel­bak. C’est pra­tique pour avoir de l’eau partout, impos­si­ble à ren­vers­er, mais assez pénible à net­toy­er !

J’avais pris quelques paque­ts de gâteaux d’avance, et surtout des com­potes (les Pom’potes, telle­ment pra­tique pour tous les déplace­ments !) et du lait en poudre (on en trou­ve sur place, mais je voulais garder notre mar­que habituelle).

Comme nous avions prévu de faire à manger sur place, j’ai aus­si emporté une petite popote de bivouac qui per­met de servir de casse­role, d’assiettes et de boite dans laque­lle on met tout ce qui va être utile : des cou­verts, un couteau, un peu de sel, un peu de sucre pour les cafés, une éponge (coupée en deux pour pren­dre moins de place), etc.

Le couchage

Nous ne fai­sions pas de camp­ing. J’aurais aimé, mais nous étions déjà encom­brés et j’avais comme impératif de charg­er mes bat­ter­ies régulière­ment. Pour des voyageurs avec des sacs plus légers, c’est tout à fait pos­si­ble, et cer­tains sites de camp­ing sont vrai­ment mag­nifiques...

Nous étions donc soit en hôtel, soit en mai­son, mais avions besoin de sacs de couchage pour notre semaine à Saqqaq. Pour les adultes, nous avions déjà les nôtres, et pour Petit Oreille, j’ai pris le sac de couchage bébé Lit­tle Star Exp de Deuter.

Il est conçu pour les enfants à par­tir de 2 ans, et a la petite par­tic­u­lar­ité d’avoir une exten­sion en bas, pour quand l’enfant gran­di. il suf­fit d’ouvrir la fer­me­ture éclair et hop, on gagne 30cm ! Je crois que tous les par­ents apprécieront d’acheter quelque chose qui dure plusieurs années... L’encombrement est le même que celui de mon duvet (un Lafu­ma qui descend à -10°C) mais il est bien chaud avec une tem­péra­ture de con­fort à 5°C.

Le portage

Qui dit ran­don­née avec un jeune enfant dit « maman je veux plus marcher », et donc solu­tion de portage (parce que les épaules c’est chou­ette, mais pas trop longtemps !).

Depuis ses neufs mois, je la trim­bale régulière­ment dans un porte-bébé de ran­do (j’en avais par­lé dans l’article où je racon­tais ma pre­mière année de voy­ages avec elle). A l’époque j’avais choisi un Osprey Poco, et on en est tou­jours con­tent. Il tient le choc de toutes les soutes d’avion dans lesquelles il voy­age, et reste con­fort­able pour Petite Oreille avec tous les réglages qu’il pro­pose. Et j’aime tou­jours autant le fait de pou­voir le pos­er par terre facile­ment sans qu’il soit insta­ble.

L’itinéraire

Ce voy­age était un petit peu par­ti­c­uli­er : nous suiv­ions un précé­dent voy­age effec­tué par mon père en 1980. Nous avons donc séjourné à Sisim­i­ut, Illulisat, Saqqaq et Qeqer­tar­suaq, qua­tre munic­i­pal­ités situées dans la région de Disko, sur la côte ouest du Groen­land.

Sur place, nous avons util­isé des cartes de ran­do Aven­ture Nordique ain­si que le petit guide édité par Grand Nord Grand Large (vous le trou­verez à l’agence). Il faut juste être con­scient que les villes gran­dis­sent vite et que les car­tographes ne peu­vent pas se remet­tre à jour tous les ans !

Mon père en 1980, à Qeqer­tar­suaq, sur l’île de Disko / Mon père, Petite Oreille et moi 36 ans plus tard.

Les trajets

Il faut savoir une chose : il n’y a pas de route au Groen­land. Tout du moins pas pour aller d’une ville à l’autre. Il vous fau­dra donc oblig­a­toire­ment soit pass­er par les airs, soit pass­er par la mer.

Tous les déplace­ments ont été réservés par l’agence Grand Nord Grand Large : je leur ai dit où je voulais aller et on a regardé ensem­ble quelles étaient les pos­si­bil­ités, puis ils ont réservé les bil­lets d’avion et de bateau.
Avec un enfant, je ne voulais pas pren­dre le risque d’improviser sur place, et cer­tains vil­lages, comme Saqqaq, ne sont desservis qu’une fois par semaine par le bateau ! En out­re, comme l’agence est spé­cial­isée sur les régions arc­tiques, ils nous ont aus­si don­né des con­seils et per­mis d’avoir un con­tact sur place à Saqqaq, vil­lage qui ne reçoit générale­ment pas de touristes...

Les trajets en avion

Nous avons pris Air Green­land, pour arriv­er par Copen­h­ague (selon l’itinéraire, il est aus­si pos­si­ble de pass­er par l’Islande, et ça peut être moins cher). Ils ont un gros avion qui rejoint Kanger­lus­suaq, et de là des tout petits. L’avion est vrai­ment petit, mais nos vols étaient tous très courts et le ser­vice à bord éton­nement bon : cab­ine pro­pose, et sys­té­ma­tique­ment quelque chose à boire et des bis­cuits ou des bon­bons !
Par con­tre, ils sont con­nus pour les retards réguliers... (qui tien­nent aus­si du fait des con­di­tions météorologiques locales)

Les trajets en bateau

Nous avons pris Disko Line pour rejoin­dre Saqqaq depuis Illulisat, puis l’île de Disko (Qeqer­tar­suaq) tou­jours depuis Illulisat. Les deux bateaux était très dif­férents, adap­tés au pub­lic à bord : l’île de Disko est beau­coup plus touris­tique que Saqqaq.

Les tra­jets sont longs, le bateau s’arrête presque dans chaque ville, en chemin : c’est lui qui trans­porte le cour­ri­er. A chaque fois, il était pos­si­ble d’avoir une place assise à l’intérieur, mais aus­si de sor­tir régulière­ment pren­dre l’air et prof­iter des mag­nifiques paysages. Par con­tre, pour Saqqaq, il n’y avait aucune nour­ri­t­ure disponible à bord, juste un accès à une plaque chauf­fante et du café. Il vaut donc mieux prévoir de quoi grig­not­er.

Nous avions réservé les tra­jets en bateau à l’avance, en même temps que les avions, pour ne pas nous retrou­ver coincés. Le petit point com­pliqué fut de com­pren­dre de quel ter­mi­nal nous par­tions : il y a deux lieux d’embarquement pos­si­bles dans le port d’Illulisat, à l’opposé l’un de l’autre. Comme nous pre­nions le taxi pour rejoin­dre le ter­mi­nal, ce sont les chauf­feurs qui se sont ren­seignés pour nous, mais il y a un bureau Disko Line à Illulisat qui per­met de réserv­er les tra­jets et doit répon­dre à ces ques­tions !

Les taxis

Toutes les villes que nous avons vis­itées se pra­ti­quaient sans soucis à pied. Mais pour arriv­er depuis l’aéroport, ou trans­porter nos sacs, nous avons plusieurs fois opté pour des taxis. Dans cer­taines villes, les taxis sont si nom­breux qu’on se demande com­ment ils peu­vent en vivre ! Mais leur présence est logique : les habi­tants sont dans la même sit­u­a­tion que nous, sans le besoin d’une voiture au quo­ti­di­en, mais devant faire des déplace­ments qui en néces­site une de temps en temps. (Je ne par­le pas de Saqqaq, où il n’y avait aucune route, et seule­ment quelques quads !)

J’ai essayé à deux repris­es de réserv­er un taxi par télé­phone à Illulisat. C’est dans la théorie assez sim­ple, mais per­son­ne n’est jamais venu, mal­gré ma relance télé­phonique. A Illulisat, il était plus sim­ple de se met­tre sur le bord de la route prin­ci­pale et d’attendre : il en passe régulière­ment. Dans les autres villes, nous n’avons eu aucun prob­lème en les com­man­dant soit par télé­phone, soit via la récep­tion de l’hôtel (notez aus­si que cer­tains hôtels pro­posent des navettes).

Les hébergements

Il est par­faite­ment pos­si­ble de faire du camp­ing au Groen­land, même avec un jeune enfant. En d’autres cir­con­stances, je n’aurai pas hésité. Le camp­ing revient bien sûr beau­coup moins cher, mais per­met aus­si et surtout de se couch­er et de se lever dans les plus beaux paysages. Les enfants n’ont aucun prob­lème à dormir sous tente, surtout au milieu de leurs par­ents !

Néan­moins, nous trans­portions beau­coup de matériel photo/vidéo que je devais pou­voir recharg­er régulière­ment. Le camp­ing était dès lors exclus.

Là encore, il m’a paru plus sim­ple et plus ras­sur­ant de faire con­fi­ance à des spé­cial­istes. L’agence Grand Nord Grand Large et l’Office de Tourisme du Groen­land nous ont aidé à trou­ver les meilleurs endroits où dormir. Trou­ver un hôtel à Illulisat n’est pas com­pliqué, trou­ver une mai­son l’est déjà un peu plus, et quand il s’agit de trou­ver un héberge­ment à Saqqaq, là c’est car­ré­ment com­pliqué !

Nos hébergements

Les hôtels sont aux stan­dards européens, glob­ale­ment. Par con­tre, notez qu’Internet n’est jamais inclus et est hors de prix ! (Nous payions entre 3 et 5€ pour 30 min­utes de con­nex­ion !)

Sisimiut

A Sisim­i­ut, nous avons fait sim­ple et dor­mi dans le prin­ci­pal hôtel de la ville, l’hotel Sisim­i­ut. A qua­tre (mon père, Petite Oreille et Mon­sieur Oreille), nous avons pu avoir une suite famil­iale : une cham­bre dou­ble et une salle de bain partagée entre nous. C’était pro­pre, mod­erne et sim­ple.

Illulisat

Illulisat est la ville la plus touris­tique du Groen­land, et pour­tant, en été, l’offre en héberge­ment n’est pas suff­isante par rap­port à la demande ! Il faut donc réserv­er en l’avance, sous peine de se retrou­ver sans toit.

L’hôtel le plus con­nu d’Illulisat est l’hôtel Arc­tic. Il sur­plombe le port, non loin de l’aéroport, mais assez excen­tré par rap­port aux cen­tre ville. Il est aus­si rel­a­tive­ment onéreux, même si la passerelle avec la vue sur le glac­i­er est très sym­pa.

Nous avons passé une nuit à l’hôtel Ice­fiord, avec une vue superbe, mais nous arriv­ions tard et par­tions tôt, impos­si­ble d’en prof­iter réelle­ment.

Mon coup de cœur à Illulisat fut une petite mai­son (2 cham­bres dou­bles), juste à côté du cen­tre ville, sur­plom­bant le port, tout en vit­res : nous avions une vue sur l’activité du port en per­ma­nence, hyp­no­ti­sant ! Elle appar­tient à un cer­tain Flem­ing (que je n’ai pas croisé) qui pos­sède aus­si une auberge de jeunesse à Illulisat. Pour le con­tac­ter : bissen[@]greennet.gl

Saqqaq

Saqqaq est un petit vil­lage de pécheurs. Il n’y a ici aucune infra­struc­ture touris­tique, les quelques rares voyageurs qui s’y arrê­tent par­tent ran­don­ner dans les mon­tagnes, ou font une croisière et remon­tent dans leur bateau après quelques heures dans le vil­lage. Je vais dédi­er un arti­cle à la vie à Saqqaq bien­tôt !

Pour pou­voir y rester une semaine, nous avons loué une petite mai­son à un écrivain danois spé­cial­isé sur le Groen­land, qui vient ici en vacances régulière­ment. La mai­son était minus­cule mais on s’y est sen­ti bien. Par con­tre, elle n’était bien sûr pas représen­ta­tive d’une mai­son groen­landaise mod­erne, tant dans la déco­ra­tion que dans l’équipement : pas de salle de bain, eau froide au bidon, chauffage au pét­role mais vue superbe !

Et ça, c’était la vue du salon :

Qeqertarsuaq

Qeqer­tar­suaq est une ville un peu étrange, à la fois touris­tique et vide. Ici aus­si, nous avons loué une mai­son, mod­erne et con­fort­able : chez Lin­da et Arkaluk Oster­mann (télé­phone : 00299 583 645). Ce coup-ci, avec une salle de bain, de l’eau chaude, une machine à laver et même inter­net (à pay­er en plus) !

Nous avions la petite mai­son rouge en bas à droite :

Et depuis le selon, nous avions une vue incroy­able sur un bal­let de baleines à boss­es ! Pen­dant 4 jours, elle sont restées dans la baie, et nous avons pu les observ­er au quo­ti­di­en. C’était mag­ique.


Plus d’articles sur le Groen­land


Mon matériel photo et vidéo sur ce voyage

13938555_1480767018616191_3435701413629735730_nPour ce voy­age un peu par­ti­c­uli­er (tour­nage de mon pre­mier doc­u­men­taire), j’étais plus chargée d’habitude !
Appareil reflex Canon 5d mark II // Appareil reflex Canon 6d
Objec­tif Canon 16–35 II // Objec­tif Sig­ma 20mm 1.4 // Objec­tif Canon 70–200
Inter­val­lomètre Phot­tix
// beau­coup de bat­ter­ies ! // Trépied Man­frot­to Befree car­bone
Sac Man­frot­to Bum­ble­bee et Avi­a­tor D1 pour drone
J’ai aus­si de temps à autre piqué le Sig­ma 105mm 2.8 de mon père pour quelques plans.


Partenaires

Ce pro­jet a pu se réalis­er grâce à la com­plic­ité de l’Office de Tourisme du Groen­land et à l’aide pré­cieuse de Grand Nord Grand Large.
Nous avons égale­ment été soutenus par Les Petits Baroudeurs pour les vête­ments tech­niques et l’équipement de Petite Oreille, Quéchua pour les habits de toute la famille et les chaus­sures des grands, Aven­ture Nordique pour les cartes du Groen­land et Chap­ka pour l’assurance voy­age. Mer­ci à eux !

26 Commentaires

  1. Depuis que j’ai lu ton pre­mier arti­cle sur le Groen­land, j’ai étudié le prix des bil­lets d’avion, et il est con­séquent. Mais tes pho­tos et cette impres­sion d’être seul au monde font que je me suis accrochée à cette idée « d’un jour peut être ». Par con­tre le fait qu’il n’y ait pas de route et que l’on doive donc utilis­er avion ou bateau pour les déplace­ments doit con­sid­érable­ment aug­menter le bud­get ? Mer­ci en tout cas de nous faire partager cette aven­ture atyp­ique, j’attends la suite avec impa­tience...

    1. Oui, c’est le prin­ci­pal point budgé­taire, les trans­ports. En tout, j’en ai eu pour plus de 2000€/adulte ! Après, on peut aus­si réfléchir l’itinéraire pour lim­iter les trans­ports, ou en tout cas les coûts.

  2. Ouah, mais c’est mag­nifique ! Tes pho­tos sont canons ! Je rêve d’aller là-bas un jour... ça a du être un chou­ette voy­age en famille ! Mer­ci de nous faire partager tout ça 🙂

  3. Whaou tes pho­tos sont mag­nifiques et me don­nent vrai­ment envie d’y aller. Mer­ci pour cet arti­cle très inter­res­sant et qui m’a trans­porté à l’autre bout du monde ! 🙂

  4. Ces paysages sont absol­u­ment incroy­ables !! Quelle chance pour Petite Oreille d’avoir déjà vu tout ça !
    Et à te lire, le voy­age à l’air très sim­ple et sans dif­fi­cultés par­ti­c­ulières... ça enlève pas mal de doutes con­cer­nant l’idée d’aller au Groen­land 🙂

  5. Mer­ci pour ce retour d’un voy­age extra-ordinnaire. Deux ques­tions : est-ce facile de voy­age toute seule ? Avez-vous vu des aurores boréales ? au plaisir de lire la suite

    1. J’étais en famille et nous avons été épaulé par une agence pour l’organisation. En solo, ça aurait été très bien aus­si, la seule prob­lé­ma­tique reste réserv­er les héberge­ments / trans­ferts, où c’est sacré­ment plus facile avec une agence (même sans pren­dre ni guide ni activ­ité).

      Pour les aurores, nous étions encore trop tôt (il n’y avait pra­tique­ment pas de nuit), il faudrait venir à par­tir de mi-sep­tem­bre, je pense. Mais ça doit être mag­nifique sur les ice­bergs !

  6. Les pho­tos sont telle­ment belles. Cette lumière mais surtout un pro­jet famil­ial qui fait rêver... C’est un peu « Jamais sans mes enfants » et j’adore. Votre site est mon nou­veau parte­naire pour me per­fec­tion­ner, plein d’astuces. Mer­ci pour ce partage.

  7. Mer­ci pour cet arti­cle très com­plet et ces superbes pho­tos ! Je m’y suis ren­du seul en sep­tem­bre et en garderai égale­ment un sou­venir impériss­able. Le Groen­land est un lieu vrai­ment mag­ique !

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