Voyager avec un bébé, mon expérience : 1 an, 16 avions, 37 trains et plus de 60 000 km plus tard

Il y a un an, un petit mon­stre venait boule­vers­er ma vie, et mes voy­ages ! Voici mon retour d’expérience, en espérant qu’il sera utile aux futurs jeunes par­ents : voy­ager avec un bébé, réc­it de sa pre­mière année.

Durant sa pre­mière année, ma fille aura beau­coup voy­agé, puisqu’elle m’a suivi presque partout. Elle aura testé la pul­ka par une tem­pête de neige dans le Haut-Jura, se sera baignée dans les eaux translu­cides de Nou­velle Calé­donie, aura décou­vert le froid dans les Balka­ns puis la canicule en Turquie, mais tout ça avec le sourire, et des par­ents heureux !


Je me doutais que rien ne serait plus comme avant, mais je n’arrivais pas du tout à imag­in­er ce qui serait pos­si­ble ou non avec elle. Une seule chose était sûre : je voulais l’emmener en voy­age avec moi !

Un an plus tard, voici un petit bilan de mes escapades en com­pag­nie de ma fille (avec son père, sa tante, ou en tête-à-tête mère-fille !). J’espère que mon expéri­ence don­nera envie aux jeunes familles de voy­ager, et ras­sur­era les voyageurs qui se posent des ques­tions sur leur capac­ité à con­tin­uer de vadrouiller quand ils seront par­ents.

Préambule

Au même titre que l’article où je relatais mes voy­ages enceinte, je ne par­le ici qu’en mon nom et n’ai pas envie de généraliser : j’avais l’habitude de voy­ager avant d’avoir un enfant, et mon bébé est en bonne san­té, et facile à  vivre. Elle a juste eu des prob­lèmes de reflux pen­dant ses pre­miers mois, ce qui sup­po­sait pour nous d’emporter des médica­ments, une logis­tique un peu plus com­pliquée mais franche­ment sup­port­able.

Cet arti­cle est basé sur mon expéri­ence per­son­nelle, et n’a pas d’autres pré­ten­tions.

Chaque enfant est dif­férent, chaque par­ent aus­si. Pour l’instant, j’ai emmené ma fille un peu partout en France, que ça soit pour le boulot à Saint-Raphaël ou à Cler­mont-Fer­rand, chez mes par­ents en Poitou-Char­entes, dans le Jura, en Rhône-Alpes, dans le Berry, en Nou­velle Calé­donie, puis à l’étranger, de Lis­bonne à Lübeck, au Pays de Galles, dans les Balka­ns (Slovénie, Croat­ie, Bosnie), en Turquie... Une belle pre­mière année !

(Vous retrou­verez tous les réc­its de nos voy­ages en famille dans la caté­gorie éponyme)

Voyager avec un bébé

Commencer doucement...

Je ne savais pas du tout dans quoi je me lançais. Tout me sem­blait facile, mais j’avais peur d’être trop sûre de moi et que ma naïveté puisse met­tre ma fille en dan­ger. J’ai donc choisi de com­mencer par un petit week-end en train et en France pour tester un peu la chose. Puis de m’éloigner peu à peu, en gar­dant en tête la néces­sité d’avoir des con­di­tions san­i­taires cor­rectes et un accès facile à d’éventuels soins.

Le con­stat de ces pre­miers mois de voy­age, c’est qu’en fait, c’est incroy­able­ment facile de voy­ager quand ils sont bébés ! Pourquoi ? Hé bien parce que la logis­tique est beau­coup plus sim­ple ! Hop, quelques couch­es, deux ou trois bodys de rechange, et oh hisse dans le porte-bébé ven­tral ! Et au début, rester des heures col­lés con­tre nous ne les dérange pas le moins du monde.

Un premier week-end en train : Clermont-Ferrand

De notre pre­mier voy­age en train, je garderai le sou­venir de notre voisin, un sex­agé­naire bar­bu aux allures de Père Noël, la félic­i­tant pour son calme à la fin du tra­jet. J’ai été impres­sion­née moi-même, m’attendant à une longue journée (elle avait com­mencé par un train loupé et trois heures d’attente en gare...).

Le tra­jet en train, elle l’a donc con­sacré à regarder tan­tôt les gens qui pas­saient dans le couloir, tan­tôt le paysage qui défi­lait. Et quand notre voisin s’est assoupi, elle l’a fixé, longtemps, fascinée par le ron­fle­ment autant que par la barbe, je crois.

Ça, c’était la par­tie facile, le train. Ce qui s’est corsé, ce fut tout le reste. J’étais invitée à expos­er et dédi­cac­er dans un salon de voy­age. Or, cela sup­pose de rester en place toute la journée d’une part, et que rien n’est prévu pour les bébés d’autre part. J’ai donc appris sur le tas plein de choses : com­ment allaiter dis­crète­ment avec un porte-bébé tout en faisant autre chose, com­ment chang­er une couche sans table à langer, com­ment réor­gan­is­er une cham­bre d’hôtel pour faire du « co-dodo ». A l’époque, elle n’avait jamais dor­mi avec moi et ça me ter­ror­i­sait. Ces peurs clas­siques où on s’imagine écras­er le bébé dans son som­meil, qu’il va tomber du lit en bougeant... En réal­ité, si on est sobre, les hor­mones ren­dent notre som­meil trop léger pour que l’enfant risque quoi que ce soit (mais le papa n’a pas ces mêmes hor­mones, par con­tre). J’ai calé un tra­versin con­tre le lit avec des chais­es, fait en sorte que les draps ne puis­sent pas remon­ter sur elle, et nous avons très bien dor­mi !

Un premier week-end hors de France : Lisbonne

Puis vint le moment red­outé du pre­mier avion. Elle avait alors tout juste 4 mois. Tous les tra­jets en train précé­dents s’étaient bien déroulés, mais l’avion pose deux prob­lé­ma­tiques en plus : un immo­bil­isme oblig­a­toire pen­dant les longues péri­odes du décol­lage et de l’atterrissage, et surtout la pres­sion qui cause des douleurs dans les oreilles.

A l’aller comme au retour, elle a pleuré. Mélange entre agace­ment, douleurs... Nous avions opté pour des places au fond de l’avion : moins de monde à gên­er, les toi­lettes à côté... Je pen­sais que autres pas­sagers nous jet­teraient des regards noirs, et je m’étais déjà pré­parée à me met­tre dans ma bulle, mais au final, ils ont été très com­préhen­sifs (certes, le vol était court, les pleurs n’ont pas non plus duré tout le vol, et surtout, ils ont bien vu que nous fai­sions tout ce qui était en notre pou­voir !). On pro­po­sait tour à tour tétine, sein, jou­et, rien ne sem­blait l’apaiser.

Au retour, j’ai ain­si passé le vol debout, à la bercer en dis­cu­tant avec deux adorables stew­ards, qui me racon­taient leurs his­toires de papa et me don­naient leurs con­seils !

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Sur place, nous avons vu au plus sim­ple : un week-end « à la cool », sans courir, avec des paus­es régulières (lire l’article ici sur notre séjour à Lis­bonne). Nous avions pris un stu­dio, qui nous per­me­t­tait une petite indépen­dance, et c’était effec­tive­ment plus pra­tique ain­si, même si nous avons été les bien­venus dans tous les restau­rants où nous sommes allés, avec des serveurs aux petits soins pour notre fille !

Nous avions opté pour le porte-bébé et ne l’avons pas regret­té. Je com­prends le con­fort que peut apporter une pous­sette, mais je préfère pour l’instant can­ton­ner la notre aux prom­e­nades dans le parc et aux cours­es.

Un premier voyage « un peu plus loin » : road trip dans les Balkans

Je voulais par­tir en vacances avec ma sœur en févri­er. Après de longues hési­ta­tions, nous avons choisi de par­tir en Slovénie, avec des bouts de route en Bosnie et en Croat­ie. C’est un choix facile : ma sœur a vécu en Slovénie pen­dant un an. Elle savait donc dans quoi nous nous lan­cions : les routes seraient en très bon état et déneigées, les petits pots faciles à acheter au grand Leclerc de Ljub­jana, et le froid rel­a­tive­ment tolérable une fois bien cou­vertes.

Nous avons récupéré une voiture à l’aéroport, et impro­visé notre itinéraire au fur et à mesure, car je voulais garder une cer­taine flex­i­bil­ité vis-à-vis de la météo. Nous réservions de petits apparte­ments au fil de l’eau sur inter­net. Ma fille était encore allaitée, ce qui nous sim­pli­fi­ait bien la vie, mais je com­mençais à lui don­ner des petits pots qui néces­si­taient un micro-ondes ou une casse­role.

Pour gér­er le froid, j’avais un super man­teau (je liste tout ça plus bas dans l’article) qui per­met d’englober le porte bébé, et plusieurs couch­es pour jouer à l’oignon : sur-pyja­ma, grosse com­bi en fausse four­rure... Et au final, c’était large­ment suff­isant !

La seule vraie prob­lé­ma­tique fut la voiture : seule, der­rière, avec un siège dos à la route ne per­me­t­tant pas de voir autre chose que le dossier du siège, ce fut un peu long par moments pour la pestouille. Je devais essay­er de la dis­traire, quitte à venir m’asseoir à côté d’elle.

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... et puis oser !

Parce que tout, ou presque, est fais­able avec un enfant, pour peu qu’on adapte son itinéraire et le déroulé de la journée. Avec le temps, on prend con­fi­ance, et on ose faire des voy­ages et des activ­ités !
Je me revois à la mater­nité, avec cette petite chose d’à peine 50cm quand je ne savais même pas com­ment la pren­dre dans mes bras...

Faire une rando raquettes avec une pulka

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Un matin d’hiver dans le Haut-Jura, une tem­pête de neige qui a duré toute la nuit et s’est à peine calmée. Je ne suis pas spé­ciale­ment ras­surée, mais nous sommes accom­pa­g­nés d’une guide qui con­naît son méti­er et sa région. La pul­ka, c’est entre le traîneau et la luge : on la tire avec un har­nais. Dans la neige fraîche, notre bébé de 5 ou 6kg à l’époque sem­ble en peser 30, et c’est extrême­ment dif­fi­cile d’avancer (même sans pul­ka, mal­gré les raque­ttes, c’est dif­fi­cile).

Au début, elle a hurlé, et ce fut vrai­ment dif­fi­cile de la laiss­er là-dedans. Mais il fal­lait se dire que c’était là qu’elle était le plus en sécu­rité... Je lui ai par­lé tout du long, en marchant à côté de la pul­ka, pour qu’elle entende ma voix. Au bout d’un moment, elle a fini par s’endormir.

(Lien vers l’article)

Ce n’était sans doute pas la meilleure pre­mière fois, la neige obstru­ait la vit­re et elle ne voy­ait rien. Mais c’est une chose qu’on refera sans hési­ta­tion l’hiver venu !

 

Faire du cylco-tourisme

Ça, je l’attendais avec impa­tience : une car­riole, deux vélos, et hop, à nous la Via Rhô­na ! Elle était un petit plus âgée que pour la pul­ka et avait pra­tique­ment 9 mois (l’age auquel on peut com­mencer. Il existe des har­nais spé­ci­aux pour les nou­veaux nés, mais la plu­part des loueurs n’en pro­posent pas). (Lire les arti­cles ici)

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Le cyclo-tourisme avec un bébé demande de prévoir des étapes cour­tes et des paus­es : il est bien, il se repose, regarde le paysage, mais ne va pas rester immo­bile toute la journée non plus. Et c’est là que ça devient drôle : quand tu t’arrêtes pour te repos­er, c’est le moment où lui veut se défouler !

Mais elle a adoré l’expérience, et nous aus­si ! Depuis, elle pointe tous les vélos du doigt, rit aux éclats quand elle fait le tour du garage assise sur ma selle, et est impa­tiente quand une nou­velle prom­e­nade cycliste s’annonce ! Car oui, on a renou­velé l’expérience avec plaisir plusieurs fois, et même si nous louons des vélos sur place en voy­age, je compte bien acheter une car­riole pour nos déplace­ments en Île de France.

L’emmener au bout du monde

A huit mois, ma fille avait pas mal bougé en France, été à Lis­bonne, un petit peu en Bosnie, en Croat­ie et en Slovénie, au Pays de Galles... Tout se déroulant très bien à chaque fois, nous avons décidé de faire le grand saut : fêter ses neuf mois à l’autre bout du globe, direc­tion la Nou­velle Calé­donie.

Je ne me sens pas encore prête à l’emmener en Inde, mais la Nou­velle Calé­donie me parais­sait une bonne option pour un pre­mier voy­age loin­tain : aucun risque san­i­taire.


Restait à voir com­ment elle gér­erait l’avion (avec une cor­re­spon­dance au Japon, il fal­lait enchaîn­er deux longs cour­ri­ers !) et le décalage horaire : hé bien par­faite­ment bien ! Aucun pleurs des 4 vols (enfin, si, pen­dant 20 sec­on­des, une fois, quand une hôtesse a tenu à la réveiller pour des tur­bu­lences qui n’ont pas eu lieu...), et elle a repris le rythme tout de suite.

Ce que voyager en famille a changé pour moi

Ce n’est pas une sur­prise, avoir un enfant change une vie. Mon bureau est devenu une cham­bre de bébé, mon régime ali­men­taire est prin­ci­pale­ment com­posé de restes de petits pots... Et mes voy­ages avec elle n’ont bien sûr plus rien à voir. Je prends de moins en moins mon sac à dos au prof­it d’une belle valise Sam­sonite bien solide, je ne pars plus n’importe où sur un coup de tête. Alors bien sûr, il y a des voy­ages que je ne peux pas faire avec elle (impos­si­ble d’emmener un bébé en safari en Afrique du Sud, par exem­ple, quand il faut rester silen­cieux et ne pas trop bouger pour ne pas effray­er les lions qui man­gent à deux mètres de nous...), et les pre­miers départs sans elle furent de véri­ta­bles déchire­ments. Mais au bout d’un an, j’ai l’impression d’avoir un petit mon­stre épanoui en face de moi, et je ne regrette pas les sac­ri­fices que je peux faire (genre tra­vailler la nuit...).

D’un point de vue très pra­tique, j’ai ten­dance à manger plus au restau­rant qu’avant (pour réchauf­fer les petits pots) et à priv­ilégi­er les petits apparte­ment aux hôtels quand je ne peux pas être en cham­bre d’hôtes.

Ce que ça apporte à ma fille

J’ai sou­vent enten­du des gens penser que voy­ager avec un jeune enfant n’avait aucun intérêt, car celui-ci ne s’en sou­vien­dra pas. C’est pour moi une âner­ie. Ne doit-on faire que des choses dont ils se sou­vien­dront ? Autant les laiss­er dans leur parc jusqu’à 3 ans, alors.

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Non, elle ne s’en sou­vien­dra pas, mais j’aurai des mil­liers de pho­tos à lui mon­tr­er quand elle sera plus grande, pour lui racon­ter tout ça. Et grandir au milieu de toutes les langues, tous les vis­ages du monde, ne peut que lui faire du bien. Ain­si, une famille kanak s’est éton­née qu’elle ne pleure pas dans les bras de cette femme qu’elle ne con­nais­sait pas, ou qu’elle rigole en allant danser avec les femmes de la famille loin de nous. Elle sourit à tout le monde, va vers les gens, est super socia­ble et curieuse. (La pre­mière fois que je l’ai con­fiée à quelqu’un, c’est moi qui fut vexée qu’elle ne sem­ble même pas remar­quer mon absence !)

Dans un avion pour la Turquie, elle a passé tout le vol sur les genoux de notre voi­sine de der­rière, sans hési­ta­tion. J’aime la voir sourire dès que l’on croise un japon­ais et enten­dre « kawaïïï » quand ils chu­chotent entre eux. Cette ouver­ture est ce que je souhaitais pour elle, et j’espère réus­sir à ce qu’elle la con­serve.

Mieux, le voy­age est aus­si un moment priv­ilégié en famille. Pas de cours­es, de vais­selle, d’horaires. La prox­im­ité nous rap­proche for­cé­ment, et je sens vrai­ment sa bonne humeur grandir au fil des jours que nous pas­sons loin de la mai­son.

Ce que ça m’apporte

Par­tir avec elle me fait voy­ager dif­férem­ment. Je prends plus mon temps, me force à faire des paus­es, à appréci­er des instants au lieu du courir d’une pho­to à l’autre. Mais surtout, voy­ager avec un bébé est un passe­port extra­or­di­naire pour ren­con­tr­er des gens ! On inspire la con­fi­ance et la sym­pa­thie. Les douaniers vous souri­ent et plaisan­tent avec vous ! Les locaux vien­nent vers vous pour par­ler au bébé, deman­der qu’elle âge elle a, s’extasier. Ce sont autant d’occasions de démar­rer une con­ver­sa­tion que j’aurais eu du mal à avoir, seule ou en cou­ple.

Ce qui est compliqué

Tout n’est pas rose lorsqu’on voy­age avec un bébé. Dès le début, il faut se dire qu’on ne voy­agera plus comme avant. Ce ne sera pas pire, juste une approche dif­férente. Par con­tre, il y a des petits détails qui sont vrai­ment « galère » et deman­dent une petite ges­tion !

Les photos

Pre­mier point, et non des moin­dres pour moi : les pho­tos. Pren­dre des pho­tos avec un porte-bébé ven­tral est très com­pliqué. Non seule­ment on ne peut pas met­tre l’appareil en ban­doulière ni autour du cou, mais en plus le petit mon­stre le prend pour un jou­et et tient absol­u­ment à met­tre ses doigts baveux dessus... On en repar­lera bien­tôt !

EDIT : un arti­cle dédié à ce point est en ligne : Peut-on con­cili­er pho­to de voy­age et vacances en famille ?

La nourriture

Au début, ça allait. Tant qu’elle était allaitée, j’avais la lai­terie à volon­té h24. Mais main­tenant, par­tir sup­pose de compter les petits pots et de se trim­baler une grosse boîte de lait en poudre. Et de trou­ver un endroit où chauf­fer les­dits petits pots pour les repas, ce qui n’est pas tou­jours sim­ple. Alors j’ai dévelop­pé des astuces, pour me faciliter la tâche, et ça com­mence à devenir plus facile depuis que je lui donne des bouts de mes repas. Quant aux biberons, elle les prend à tem­péra­ture ambiante, ce qui nous facilite beau­coup la tâche ! Du coup, glob­ale­ment, ça sup­pose un restau­rant à midi et un le soir pour emprunter le micro-ondes. Prochaine étape : tester des ther­mos pour petits pots !

Les valises perdues et autres petites galères

Nous n’avons eu que rarement de vraies galères. La pre­mière fut une valise per­due. Imag­inez à l’aéroport, à minu­it, dans un endroit que vous ne con­nais­sez pas, avec toutes vos affaires quelque part, à des mil­liers de kilo­mètres. Bien enten­du, la com­pag­nie ne pou­vait stricte­ment rien pour nous (enfin si, on a eu deux bross­es à dents...). Notre pre­mière vis­ite fut donc un super­marché, et j’en tire une leçon : pren­dre beau­coup de marge sur les couch­es et la nour­ri­t­ure qui vien­nent en cab­ine, pour ne pas se retrou­ver dépourvus à l’arrivée !

Sur trois des qua­tre vols longs cour­ri­ers que nous avons pris avec elle, elle a eu droit à une petite nacelle placée devant nous (sur les pre­mières rangées). Elle avait ain­si son pro­pre espace pour jouer et dormir. C’était par­fait ! Sur un vol, par con­tre, il y avait trop d’enfants et nous avons écopé d’une nacelle placée dif­férem­ment, pour des sièges situés en milieu de cab­ine : le petit berceau est attaché sous les cof­fres à bagage. Out­re l’arrivée directe de l’air con­di­tion­né, cela sup­pose de ne pas pou­voir voir le bébé, à moins d’être debout sur le siège. Je me suis un peu décom­posée lorsqu’on nous a mon­tré le sys­tème, l’hôtesse a dit un truc du style « moi non plus j’ai jamais mis mes gamins dedans », et ma fille a passé la nuit sur moi, avec le porte-bébé en plus de la cein­ture pour ne pas gliss­er !

Le dernière galère eut lieu juste après ce vol long cour­ri­er : oubli­er la tétine dans l’avion alors que nous étions en cor­re­spon­dance avec un autre vol de 12h der­rière ! Dès que j’ai pu, je suis retournée à notre avion, atten­dant que l’équipage suiv­ant arrive. Elles ont fait leur pos­si­ble, mais le ser­vice de net­toy­age était déjà passé. Par con­tre, elles ont passé des coups de fil et nous ont lais­sé un plan avec écrit « tétine » en japon­ais, pour nous aider à aller acheter la dernière disponible dans un mag­a­sin que nous n’aurions jamais trou­vé seuls ! (Je vous ai dit que j’adorais les japon­ais ?) L’escale fut une course effrénée, mais nous sommes mon­tés à l’heure dans notre avion pour Paris, avec une tétine, acces­soire indis­pens­able pour les douleurs dans les oreilles ! (Je ne lui donne jamais la tétine en journée, et encore moins en extérieur, mais pour l’avion, je fais une excep­tion, elle l’a autant qu’elle veut.)

Mes conseils pour voyager avec un bébé

De cette année d’expérience, je retiens surtout que l’instinct m’a tou­jours bien guidée. J’ai assez peu lu avant, et tou­jours trou­vé des solu­tions en impro­visant. J’ai aus­si beau­coup dis­cuté avec ma pédi­a­tre. Mais pour ceux qui voudraient quelques con­seils, voici ceux que je peux tir­er de mon expéri­ence per­son­nelle.

A partir de quel mois voyager avec un bébé ?

Dans la théorie, on peut com­mencer très tôt. La plu­part des com­pag­nies acceptent des bébés dès 2 jours (en France, on est rarement sor­ti de la mater­nité à ce moment-là !). Seule­ment, entre la cli­ma­ti­sa­tion, la pres­sion, le monde, il est vrai­ment recom­mandé de ne le faire qu’en cas de néces­sité absolue.

Ensuite, je crois que c’est vrai­ment au ressen­ti. Si vous vous sen­tez à l’aise, en con­fi­ance, il y a aucune rai­son de ne pas voy­ager. Par con­tre, le choix de la des­ti­na­tion me paraît impor­tant. J’en ai longue­ment par­lé avec ma pédi­a­tre et elle avait plein d’histoires tristes d’enfants revenus malades parce que les par­ents n’ont pas annulé un voy­age prévu de longue date dans un pays qui ne s’y prê­tait pas. On évit­era les pays très chauds avec un nou­veau né, par exem­ple.

J’avais songé me ren­dre en Haïti pour les 10 mois de ma fille, ma sœur tra­vail­lant là-bas pour quelques mois. Puis, j’ai vu la chaleur, l’humidité, les mous­tiques... Haïti atten­dra !

La mienne a donc com­mencé à bouger vers 2 mois, avec des séjours en train, 4 mois pour l’avion et un week-end tout sim­ple, 5 pour des voy­ages itinérants. Je pense que plus on les habitue vite, plus on prend con­fi­ance en tant que par­ents, et plus c’est facile de voy­ager avec un bébé.

Prendre le train avec un bébé

Voy­ager en train est extrême­ment facile. On peut bouger autant qu’on veut ! Les petites liseuses (les lumières) des TGV l’occupent pen­dant des heures, escalad­er les sièges aus­si. Les tables à langer de la SNCF sont géniales (unique­ment dans les TGV), avec de la mousse, du papi­er à chang­er entre chaque enfant pour recou­vrir le mate­las, des sacs poubelles pour emballer les couch­es sales, un lavabo...

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Avec la SNCF, le bébé voy­age gra­tu­ite­ment jusqu’à 4 ans, mais sans place assise. Si on veut installer l’enfant sur un siège dis­tinct et pas sur ses genoux, il y a deux pos­si­bil­ités : le bil­let Bam­bin (un tarif for­faitaire de 9€/trajet) ou la carte Enfant+. La carte est au nom de l’enfant, et per­met à ceux qui voy­a­gent avec lui de pay­er moins cher (jusqu’à 4 per­son­nes) tout en béné­fi­ciant d’une place pour l’enfant, gra­tu­ite­ment.
Les réduc­tions me sem­blent aus­si obscures que quand j’avais la carte 12–25 et la place assise de l’enfant n’est pas for­cé­ment à côté du par­ent. Oui, vous avez bien lu, à plusieurs repris­es j’avais une place pour moi et une place pour ma fille, mais nous n’étions pas à côté. Bref, je ne suis pas con­va­in­cue de l’intérêt de la carte : il faut faire le cal­cul entre le prix de la carte et les sup­posées réduc­tions, et surtout, sys­té­ma­tique­ment véri­fi­er au moment de la réser­va­tion que les places seront côte-à-côte.

Quelle que soit la durée du voy­age en train (on a déjà fait une journée avec 9h de train, et je ne compte pas le RER...), je prévois tou­jours large en couch­es, change, jou­ets, et nour­ri­t­ure. On n’est jamais à l’abri d’une panne et je doute que les com­pag­nies fer­rovi­aires puis­sent fournir des couch­es et de la nour­ri­t­ure (déjà qu’on a rarement de l’eau en cas d’attente pro­longée...). Bref, je reste prête à sur­vivre 24h même si le tra­jet n’est sup­posé dur­er que 2h.

Prendre l’avion avec un bébé

Pren­dre l’avion avec un bébé peut faire peur. Mais si on est bien organ­isé, on s’en sort ! Ce serait dom­mage de s’en priv­er, surtout que voy­ager avec un bébé est (qua­si­ment) gra­tu­it les deux pre­mières années. Dans tous les cas, restez calmes, et ne stressez pas. Oubliez le regard des autres, et si vous en voyez qui râlent, ignorez-les. Les bébés sont des éponges, si vous com­mencez à pani­quer parce que vous pensez avoir vu un regard en coin, vous n’arrangerez rien. Surtout qu’en général, ces regards sont dans votre tête : la plu­part de vos voisins ne vous veu­lent pas de mal (tant que vous faites votre pos­si­ble pour vous occu­per de l’enfant). La plu­part ont des enfants, ou des amis qui ont des enfants, ou au moins été enfants eux-mêmes, et sont capa­bles de com­pren­dre que ça n’est pas tou­jours sim­ple pour les par­ents. Donc, si ça devient dif­fi­cile, con­cen­trez-vous sur votre bébé, et oubliez le monde extérieur.

Pour le pre­mier vol, vous pou­vez deman­der un petit diplôme à bord, c’est super mignon et ça fait un chou­ette sou­venir !

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Je vais essay­er de réca­pit­uler les étapes pour le voy­age en avion avec un bébé :

Faire le sac

Qu’est-ce qu’on emmène quand on part en voy­age avec un bébé ? Hé bien beau­coup trop de choses ! Je me suis fait une liste que je pointe à chaque voy­age.
Dans le bagage cab­ine, répar­tis dans une série de sacs en tis­su thé­ma­tiques (vous savez les tote-bags pub­lic­i­taires ? Le change dans le rouge, la bouffe dans le blanc, les jou­ets dans le vert, etc.) :

  • Pièce d’identité ou passe­port. Il fut une époque où on pou­vait voy­ager avec un livret de famille, mais c’est révolu. Doré­na­vant, l’enfant doit avoir ses pro­pres papiers. J’ai fait la demande du passe­port et de la carte d’identité en même temps un peu avant les trois mois de ma fille. Sa pho­to d’identité est absol­u­ment hor­ri­ble et ne sert à rien tant elle ne lui ressem­ble pas, mais je suis allée chez le pho­tographe de ma ville pour, à défaut d’avoir une jolie pho­to, au moins être sûre qu’elle soit valide. Le passe­port a été beau­coup plus rapi­de à obtenir que la carte d’identité, et reste moins cher que pour les adultes, mais dure aus­si moins longtemps. Je vous con­seille de ne pas trop atten­dre pour faire faire les papiers si vous prévoyez un voy­age à l’étranger.
  • La tétine, l’accessoire indis­pens­able pour stim­uler la suc­cion.
  • Un petit biberon pour le jus de fruit et un grand pour le lait.
  • De l’eau car oui, on a le droit de pren­dre des liq­uides avec soi quand on voy­age avec un bébé !
  • Du lait en poudre : je prends la grande boîte avec moi à l’aller, en cas de perte de valise.
  • Du jus de fruit, même si on pour­ra, comme l’eau, en rede­man­der dans l’avion.
  • A manger, en prévoy­ant large, tou­jours en cas de perte de valise à l’arrivée. Il est assez rare que les com­pag­nies four­nissent des repas pour les bébés (ça m’est arrivé une seule fois, sur un long cour­ri­er) même si on peut par­fois essay­er de le deman­der à l’avance. Par con­tre, ils pour­ront réchauf­fer les petits pots au bain-marie (prenez garde à le deman­der avant que l’enfant ait faim, c’est assez long et ça peut arriv­er brûlant).
  • Des petits jou­ets : par­mi ceux qu’elle aime bien, peu encom­brants et silen­cieux. Je prends soin d’avoir des jou­ets très dif­férents : un à mordiller, un tout doux, un plus édu­catif.
  • Des bavoirs.
  • Au moins deux tenues de rechange, voire plus selon la durée du vol (pyja­ma, petit pull).
  • Des couch­es à foi­son, avec des lingettes et des sacs plas­tiques pour ne pas tor­tur­er les autres pas­sagers. Je n’ai jamais acheté de sac à langer, et n’en com­prends tou­jours pas l’intérêt. J’ai util­isé des servi­ettes en tis­su pen­dant les pre­miers mois, avant de décrocher la par­tie supérieure de mon mate­las à langer (vous savez, plas­tique d’un côté, tis­su de l’autre) : rap­port efficacité/encombrement idéal !

 

Dans le bagage en soute, je mets ensuite tous les vête­ments, affaires de toi­lettes, médica­ments. Et je n’oublie pas les petits ciseaux, parce que ça pousse vite, ces fichus petits ongles !

Passer la sécurité, la douane, et attendre

La sécu­rité n’était déjà pas drôle sans enfant, mais alors avec un bébé... Enlever cein­ture, chaus­sures, vider les poches, la moitié du sac, retir­er le porte-bébé, et devoir tout refaire à l’inverse de l’autre côté, en chaus­settes avec un bébé dans les bras et un pan­talon qui tombe... Voilà aus­si pourquoi j’utilise des petits sacs en tis­su. Ain­si, je peux rapi­de­ment isol­er ce qui sera exam­iné à part : les liq­uides. Ne me deman­dez pas ce qu’ils font, mais un agent de sécu­rité va les regarder minu­tieuse­ment. Il fau­dra donc les met­tre dans un bac à part : eau, jus, com­potes, etc.
C’est un peu fas­ti­dieux, mais glob­ale­ment les agents ont tou­jours été hyper gen­tils, prenant notre fille dans leurs bras pour jouer avec elle pen­dant qu’on se rha­bille et range les sacs...

Par con­tre, sachez que tout ce qui est automa­tisé est impos­si­ble avec un bébé : pas d’accès rapi­de avec parafe, par exem­ple. Dans l’ensemble, prévoyez de la marge, car tout ceci prend encore plus de temps avec un enfant, et courir dans l’aéroport n’est plus pos­si­ble !

Occu­per le bébé avant l’embarquement est à mon sens pri­mor­dial : j’ai un petit mon­stre qui a tou­jours eu besoin de beau­coup bouger et qui dort peu en journée (mais bien la nuit, ne nous plaignons pas). Au début, ça allait, il suff­i­sait de la caler dans le porte-bébé, de bouger un peu, et bam, elle rat­tra­pait le som­meil en retard (elle s’endormait sys­té­ma­tique­ment dans le RER...). Mais passé les pre­miers mois, ça ne marche plus du tout, et elle demande main­tenant rapi­de­ment à sor­tir du porte-bébé.
Sachant que dans l’avion il ne sera pas pos­si­ble de gig­ot­er comme elle le voudrait, j’essaie de la laiss­er se dépenser autant que pos­si­ble avant : la faire courir, rigol­er, etc.

Au dernier moment, je fais un saut dans la salle réservée au change des bébés (ne pas atten­dre trop non plus, elles peu­vent être assez loin). Ces salles sont plus ou moins bien équipées selon les aéro­ports (celles du Japon sont géniales, celles de Charles De Gaulle, on n’en par­lera pas !) et générale­ment dans une pièce séparée des toi­lettes qui per­met aus­si aux papas d’aller chang­er les couch­es (oui, en France on a trou­vé ça génial quand Orly a per­mis, en 2014 (oui, en 2014) aux messieurs d’avoir une table à langer dans leurs toi­lettes, mais en fait partout dans le monde les salles de change étaient déjà mixtes...).
Chang­er un bébé dans l’avion n’est pas des plus aisé, et si je peux m’en pass­er, je préfère large­ment le faire tant que je suis à l’aéroport !

L’embarquement

Il paraît que la plu­part des com­pag­nies aéri­ennes font mon­ter les familles en pri­or­ité. Ce fut franche­ment très rare d’être appelés. Au début, je n’osais pas m’imposer, puis j’ai fini par le faire. Il ne s’agit pas de mon­ter à tout prix les pre­miers dans l’avion, mais de pou­voir s’installer cor­recte­ment sans être gênés ni gên­er les voisins. S’installer quand toute la rangée est occupée n’est pas chose aisée. Car là, le but du jeu va être de repar­tir les affaires dont vous allez avoir besoin pen­dant le vol, pour les avoir sous la main en accès rapi­de !

Le per­son­nel de bord va vous con­fi­er une petite cein­ture (et par­fois, selon les vols et les com­pag­nies, un petit coussin, une cou­ver­ture, des petits jou­ets que l’enfant pour­ra garder comme sou­venirs). Elle com­porte un trou dans lequel il fau­dra pass­er la cein­ture de l’adulte avant d’attacher l’enfant. C’est très sim­ple à utilis­er, mais il ne faut pas hésiter à deman­der de l’aide si on n’y arrive pas.
La cein­ture vous sera soit remise lors de la mon­tée dans l’avion, soit juste avant le décol­lage. Il m’est arrivé une fois que l’hôtesse nous oublie (elle n’avait pas vu qu’un bébé était à bord) : ne décollez surtout pas sans que l’enfant soit attaché, appelez !

Le décollage

Vous êtes instal­lés con­fort­able­ment, le bébé est sur vos genoux, attaché. C’est là que tout va se jouer. Il faut qu’il reste assis, ou au moins que la cein­ture reste en place, et qu’il n’ait pas mal aux oreilles.
Pour nous adultes, c’est un réflexe naturel, nous dég­lutis­sons, les tym­pa­ns claque­nt et la douleur dis­parait. Pour les bébés, c’est plus com­pliqué : ils ne con­nais­sent pas l’astuce de bouger leur mâchoire ou de faire sem­blant de bailler ! Il faut donc leur don­ner envie de dég­lu­tir. Pour cela, selon l’âge du bébé, on va les met­tre au sein, leur don­ner une tétine, leur offrir un biberon d’eau. Per­son­nelle­ment, j’alterne biberon de jus de pommes et tétine. A moins que le vol tombe sur une heure de repas, le jus est bien plus effi­cace que le sein ou le biberon d’eau : ça se boit par gour­man­dise, et elle le finit, ce qui la tient occupée tout le décol­lage !

Le vol

Il est arrivé, sur des vols courts, qu’elle s’endorme pen­dant le décol­lage et se réveille pour descen­dre de l’avion. C’est par­fait, mais c’est pas tou­jours aus­si sim­ple ! Et là, il faut donc l’occuper, et ce n’est pas tou­jours sim­ple : rien à faire du paysage, trop jeune pour les films, capac­ité de con­cen­tra­tion proche de zéro, envie de bouger...
Je la laisse faire ce qu’elle veut, tant qu’elle ne tape pas le siège du pas­sager de devant, et reste sur nous. On lui pro­pose des jou­ets, un par un, on la laisse fouiller dans les sacs, tout sor­tir puis tout ranger. Elle se met debout sur l’accoudoir, regarde les pas­sagers de der­rière. Sou­vent, ils joueront avec elle à cache cache, lui fer­ont coucou et finale­ment la tien­dront occupée ! Il est même arrivée qu’elle finisse dans les bras de notre voi­sine de der­rière...

L’atterrissage

Lors de l’atterrissage, le rit­uel est le même que pour le décol­lage : altern­er tétine et jus de pommes dès que je sens mes pro­pres oreilles. Par­fois, j’ai un peu de mal à la garder assise, alors je lui pro­pose un jou­et, ou la laisse rester debout tant qu’elle con­serve la cein­ture.

Je com­mence à pré­par­er mes sacs dès qu’il est pos­si­ble de se détach­er, mais je sors en général dans les derniers de l’avion, parce que je ne peux pas remet­tre le porte bébé ou accéder à mon sac tant que j’ai un voisin. Le fait d’utiliser plusieurs sacs en tis­su pour tri­er et ranger les affaires me per­met d’être assez rapi­de et de ne pas trop retarder le per­son­nel nav­iguant.

Là où c’est moins drôle, c’est quand on est toute seule, parce qu’on ne sait pas trop quoi faire du bébé pen­dant ce temps-là. Et c’est un prob­lème qui se pose aus­si dans le train... Après 7/8 mois ce fut plus sim­ple : je la mets main­tenant debout par terre en lui dis­ant de se tenir au siège. Et j’essaye d’être rapi­de pour ne pas la lâch­er des yeux trop longtemps. Par con­tre, avant, je devais l’allonger sur les sièges (ça aurait été ten­tant par terre, mais c’est sou­vent plein de miettes, etc.) et essay­er de la blo­quer avec mes jambes !

Voilà, après y’a plus qu’à poireauter pour la valise, en espérant qu’elle arrive !

La santé du bébé voyageur : vaccins etc.

C’est un sujet déli­cat. En France, on vac­cine glob­ale­ment beau­coup, et il existe de nom­breuses raisons de ne pas le faire. Nous avons choisi de suiv­re le cal­en­dri­er clas­sique des vac­ci­na­tions (avec le secret espoir d’avoir peut-être un jour une place en col­lec­tiv­ité, quand elle aura 54 ans).
A par­tir de 1 an, nous allons pou­voir com­mencer les vac­ci­na­tions plus spé­ci­fiques pour voy­ager, comme l’hépatite A. Mais c’est un point de vue très per­son­nel, et c’est le genre de déci­sion qui n’appartient qu’aux par­ents. En dis­cuter avec le pédi­a­tre me paraît aus­si très impor­tant.

La trousse à pharmacie

Je suis du genre zen. Pour notre pre­mier voy­age (le transsi­bérien, nous pas­sions en Russie, en Mon­golie, et ter­min­ions à Pékin), il y a quelques années, bien avant de devenir par­ents, nous n’avions même pas pen­sé à met­tre nos vac­cins à jour. Et si c’est le cas depuis, je ne pars jamais avec beau­coup de médica­ments : quelques panse­ments, du dés­in­fec­tant et des dolipranes.

Pour ma fille, j’ai alour­di un petit peu la trousse à phar­ma­cie, même si elle n’a pour l’instant jamais servi. Je prends donc :

  • Doliprane pour bébé : des sup­pos­i­toires, indis­pens­ables pour les douleurs, la fièvre, les dents.
  • Gel pour les dents : depuis la sor­tie des dents, j’ai tou­jours un petit tube avec moi. Je vous con­seille de l’embarquer si le pédi­a­tre annonce l’arrivée des dents et que vous partez longtemps (ça ne prend pas de place et risque d’être com­pliqué à trou­ver selon les des­ti­na­tions)
  • Solu­tion de réhy­drata­tion : je ne l’emmène plus, mais je l’avais avec moi pour les pre­miers voy­ages, à un âge où les diar­rhées peu­vent être fréquentes
  • Crème pour les éry­thèmes : comme je n’ai pas la moin­dre idée de com­ment expli­quer ça dans une phar­ma­cie qui ne par­lerait pas français, je me dis qu’il vaut mieux avoir son pro­pre tube avec soit, au cas où
  • « pchit » pour le nez : en cas de rhume, l’avion peut devenir très douloureux. Je veille donc à avoir de quoi lut­ter con­tre le rhume s’il devait arriv­er !

Choisir la destination idéale

Le choix des des­ti­na­tions découle aus­si des choix quant à la vac­ci­na­tion. Le monde est vaste, nous avons choisi de nous con­cen­tr­er sur les endroits qui réu­nis­saient un cer­tain nom­bre de critères pour la pre­mière année. C’était pour sa sécu­rité, mais aus­si pour nous ras­sur­er !

Nous avons donc élim­iné tout ce qui sup­po­sait des vac­ci­na­tions sup­plé­men­taires (Hépatite A, Fièvre jaune) ou des médica­ments (palud­isme) : à savoir une par­tie de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique du Sud (votre pédi­a­tre aura une carte pré­cise des pays con­cernés). Nous avons égale­ment élim­iné, surtout les pre­miers mois, tous les extrêmes : trop chaud, trop froid. On a testé les tem­péra­tures néga­tives sans aucun prob­lème, mais sans pouss­er l’expérience trop loin (-10°C) ni trop longtemps. La chaleur est à mon sens encore plus à crain­dre, avec les risques de déshy­drata­tion.

Nous nous sommes égale­ment con­cen­trés sur les pays ou région n’ayant pas de soucis san­i­taires par­ti­c­uliers, ce qui me parait plutôt logique.
Enfin, nous avons aus­si évité de mon­ter trop en alti­tude et d’y rester trop longtemps. Au même titre que cer­tains adultes, les bébés peu­vent être malade en mon­tagne.

Dis comme cela, on peut avoir l’impression qu’il ne nous restait plus grand chose, mais ça laisse quand même beau­coup de choix, et elle peut atten­dre ses 12 mois révo­lus pour met­tre le pied en Thaï­lande, en Inde ou en Afrique !
On a donc com­mencé par la France, puis une grande ville européenne, et au fil des voy­ages on a testé l’itinérance, les ran­dos, et on est allé de plus en plus loin, sans que jamais un soucis se présente. Je ne sais pas si une telle gra­da­tion était néces­saire, mais elle nous ras­sur­ait et nous à per­mis d’apprendre au fur et à mesure. Si j’étais par­tie directe­ment trois semaines avec elle sur un autre con­ti­nent, je me serai sans doute retrou­vée à galér­er avec trois fois trop de bagages et des trucs indis­pens­ables oubliés... Là, on est rodés, et on rajoute la com­plex­ité au fur et à mesure !

La question du décalage horaire et des rythmes de sommeil

Si je vous dis que la mienne sup­porte mieux le décalage horaire que moi ? A la mai­son, le rythme est calé. A moins que nous sor­tions, elle est tou­jours couchée à la même heure. Lors de notre pre­mier voy­age, nous n’avions qu’une heure de décalage et sommes donc restés à l’heure française. Par la suite, je me suis con­sid­érable­ment assou­plie : en voy­age, elle s’endort quand elle veut. J’évite de la forcer à tenir toute la soirée, bien sûr, mais de toute façon, elle peut tou­jours dormir dans le porte-bébé.

En Nou­velle-Calé­donie, nous devions gér­er un gros décalage horaire. Je l’ai fait dormir autant que pos­si­ble dans l’avion, et nous nous sommes directe­ment mis à l’heure calé­doni­enne, qu’il s’agisse des repas ou du som­meil. Et pareil lorsque nous sommes ren­trés, retour direct à l’heure française. Et ça n’a posé aucun soucis ! Elle a glob­ale­ment très bien dor­mi sur place comme au retour.

Leur confort ? ils s’adaptent !

C’est plutôt à vous qu’il faut pos­er la ques­tion, mais le bébé, lui, il a une cer­taine facil­ité à dormir n’importe où, et tant pis s’il n’a pas son pro­pre lit, s’il ne mange pas sur une vraie chaise, s’il n’est pas changé sur un mate­las à langer. Bien sûr, il ne s’agit pas de les faire voy­ager dans de trop mau­vais­es con­di­tions non plus, mais on trou­ve tou­jours des solu­tions, et le plus épanouis­sant pour un bébé voyageur est le temps que lui con­sacrent alors ses par­ents, pas vrai­ment la qual­ité de l’hôtel.
Pas de lit pour le bébé ? Co-dodo ! Pas de baig­noire pour le bébé ? Lavabo ! Pas de chaise haute ? Sur les genoux ! Pas de mate­las à langer ? Sur le man­teau ou debout (dif­fi­cile seule avec un enfant d’un an qui veut juste bouger partout, mais par­fait à deux) !

Respecter les rythmes du bébé

Je l’ai déjà dit plusieurs fois au cour de ce long arti­cle, mais ma fille m’a sem­blé s’adapter partout sans soucis. Le fait de l’avoir habituée à bouger dès son plus jeune âge n’y est sans doute pas pour rien. Je n’ai donc jamais eu peur de la « déré­gler ». Ce sera prob­a­ble­ment dif­férent en gran­dis­sant, mais pour l’instant, ça se passe très bien.
De la même manière, je n’ai, à l’heure actuelle, pas peur qu’elle puisse man­quer de con­fort. Elle a vite com­pris qu’elle aurait deux vies, celle de la mai­son et celle des voy­ages. La pre­mière lui offre une cham­bre, une baig­noire, une chaise haute con­fort­able, une salle de jeu et des horaires plutôt stricts. La deux­ième est plus libre avec des occu­pa­tions qui changent tous les jours, des horaires flex­i­bles mais des par­ents plus présents, con­cen­trés sur elle et sa décou­verte du monde. Et même si par­fois elle dort dans mon lit parce que l’hôtel n’est pas équipé, si elle mange sur mes genoux parce que le restau­rant n’a pas de chaise haute ou que celle-ci est trop sale (oui, ça arrive sou­vent que les chais­es hautes ne soient pas net­toyées entre les gamins...), si je la lave dans l’évier de la salle de bain ou la change sans mate­las à langer, hé bien je vois une petite fille épanouie et éveil­lée, qui sautille quand elle com­prend qu’on repart, que ça soit en ran­do, en vélo ou en prom­e­nade !

Je dois pré­cis­er que je ne suis jamais beau­coup sor­tie le soir en voy­age, puisque j’aime me lever tôt. Du coup, être à l’hôtel tôt dans la soirée n’est pas un sac­ri­fice pour moi !
Par con­tre, ce qui est plus com­pliqué, c’est la ges­tion des paus­es. Ain­si, avant, une journée de voy­age voulait pour moi dire marcher toute la journée, que je sois en ville ou à la cam­pagne. J’aime vis­iter en mou­ve­ment, me promen­er des les rues. Il m’arrivait sou­vent de ne pren­dre aucune pause de la journée, sautant facile­ment le repas ou me con­tentant d’une petite spé­cial­ité locale bien sucrée ! Mais avec un bébé, ce genre de journée n’est plus pos­si­ble : elle ne sup­porte pas de rester coincée trop longtemps dans son porte bébé. Si être dedans va l’amuser un temps, ou lui per­me­t­tre de faire la sieste, il fau­dra aus­si prévoir des paus­es pour qu’elle puisse se dépenser (oui, pause veut main­tenant dire courir der­rière un enfant !).
J’essaie d’être atten­tive à ses besoins, et de repér­er les moments où elle va vouloir s’arrêter, his­toire de pou­voir nous installer dans un coin sym­pa à ce moment là (un parc, par exem­ple).

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Changer une couche

Ça fait un peu peur au début. Com­ment je vais gér­er la couche de caca qui arrivera for­cé­ment au plus mau­vais moment ? Hé bien comme pour le reste, on apprend sur le tas et on s’organise. On décou­vre qu’en France, les tables à langer dans les restau­rants ou les musées ne sont pas légion, mais que de nom­breux autres pays sont bien mieux équipés que nous. Et quand il n’y a pas de table à langer, on demande un petit coin à part, un bout de table. Par­fois, les serveurs sont adorables et vous appor­tent des cou­ver­tures à met­tre sous le bébé, d’autres fois je mets juste mon sac de couch­es sous sa tête, et une pro­tec­tion sous ses fess­es.

La pro­tec­tion en ques­tion fut tour à tour une servi­ette éponge, les alais­es con­servées de la mater­nité, jusqu’à dé-scratch­er la pro­tec­tion de ma table à langer, ce qui reste aujourd’hui la meilleure astuce que j’ai trou­vée : ça se lave et ça sèche facile­ment, ça ne prend pas de place, com­bo gag­nant.

J’ai eu quelques moments de soli­tude, comme lorsque j’ai dû la chang­er dans un train dont toutes les toi­lettes étaient hors d’usage. Je me suis débrouil­lée en trou­vant un siège un peu à l’écart, que j’ai pro­tégé avec les sacs en plas­tique que j’ai tou­jours avec mon néces­saire de change. Ou quand il a fal­lu la chang­er en voiture pour la pre­mière fois. Et puis un bébé, c’est facile à chang­er les qua­tre pre­miers mois, après, ça fait moins caca mais ça tient absol­u­ment à se retourn­er et à bouger partout... Alors on oublie toutes les sur­faces trop petites qui pour­raient engen­dr­er un acci­dent, on met un man­teau par terre et on impro­vise.

Histoires de nourriture

Pour l’instant, je suis sys­té­ma­tique­ment par­tie avec la total­ité de ses repas pour la total­ité du séjour, mais nous n’avons jamais voy­agé plus de 12 jours d’affilé. Ce qui fait déjà un cer­tain vol­ume de petits pots !

Elle a eu le sein pen­dant sept mois, ce qui était drôle­ment pra­tique (et bien moins cher, hein !). Vers 4 mois, on a com­mencé à pro­pos­er des petites quan­tités de légumes, et une autre maman m’a don­né un con­seil qui m’a cer­taine­ment sauvée : acheter aus­si des petits pots de grande sur­face. Pour son pre­mier enfant, elle cuisi­nait tout elle-même, sauf qu’elle s’est retrou­vée à devoir emporter le baby­cook en vacances, le gamin refu­sant de manger de l’industriel. J’ai donc alterné les orig­ines des repas, et manger du 100% petits pots en voy­age n’a jamais posé de soucis.

La seule prob­lé­ma­tique reste de réus­sir à les réchauf­fer... Car tous les restau­rants n’ont pas de micro-ondes, et tous les cuisiniers n’acceptent pas de faire un bain marie pour un client. Du coup, il m’arrive de temps en temps de lui don­ner une com­pote de fruits le midi au lieu des légumes, et j’essaie aus­si cer­tains pots faits pour être mangés froids, mais qui passent moins bien que les pommes...

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Depuis ses 8 mois, manger au restau­rant avec elle est devenu beau­coup plus sim­ple : on peut lui don­ner du pain, lui com­man­der des frittes non salées, ou lui laiss­er des parts de nos assi­ettes. Ain­si, non seule­ment elle mange, mais en plus ça l’occupe et on peut nous aus­si manger plus facile­ment. Car oui, aller au restau­rant quand ils sont petits n’est pas sim­ple. Au début, on se relayait pour manger, cha­cun son tour l’avait sur le genoux...

Les prochaines étapes sont :
– par­tir sur un voy­age plus long sup­posant de ne pas emporter trois semaines de petits pots avec nous ! (et donc de pren­dre le mixeur ou d’acheter sur place selon la des­ti­na­tion)
– tester des petits ther­mos pour qu’elle mange chaud en ran­don­née ou même en ville quand je ne veux pas aller au restau­rant !

Les accessoires

Si vous êtes de futurs par­ents, vous êtes cer­taine­ment per­dus dans les cat­a­logues. Des acces­soires, il en existe par cen­taines, pour toutes les util­i­sa­tions pos­si­bles et imag­in­ables. For­cé­ment, on en a acheté trop, for­cé­ment y’a des trucs qui n’ont jamais servis. Si j’ai un con­seil, c’est d’acheter au fur et à mesure, parce qu’il y a plein de choses dont on ne se rend pas compte tant qu’on n’y est pas. Cette liste est donc à l’image du reste de cet arti­cle, totale­ment sub­jec­tive et basée sur ma pro­pre expéri­ence. Peut-être que vous ver­rez les choses autrement, selon votre enfant et votre façon de voy­ager.

Ceux que je suis contente d’avoir achetés :

  • mon super man­teau acheté chez Ver­baudet. (Vous trou­verez d’autres vestes chez les Petits Baroudeurs, notam­ment pour les papas). C’est donc un man­teau qui sert pour la grossesse puis pour le portage de l’enfant (sauf qu’il faut accouch­er en décem­bre pour pou­voir vrai­ment l’utiliser pour la grossesse ET le portage !). A not­er que c’est importable sans l’enfant à l’intérieur (je l’ai prise en 36 et je nage dedans...) donc vrai­ment exclu­sive­ment des­tiné aux mamans adeptes du porte-bébé. Bref, c’est pas don­né, mais je l’ai bien usé et il resservi­ra sans doute cet hiv­er. La petite capuche pour le bébé est par­faite. Seul défaut, le cou de la maman n’est pas pro­tégé.
  • le porte bébé clas­sique : c’est un Ver­baudet tout ce qu’il y a de plus banal, même pas un baby­b­jorn ! Il est con­fort­able, facile à régler. Elle a quit­té la mater­nité dedans, et je l’ai emmené partout depuis. Au fur et à mesure qu’elle a gran­di, j’ai pu la met­tre tan­tôt face à moi, tan­tôt face au monde extérieur puis dans mon dos. Même lorsque j’emmène le gros porte bébé de ran­do, je prends celui-ci pour la porter dans l’aéroport (entre autres).
  • le porte bébé de ran­do (Osprey poco plus) : je l’ai acheté pour ses 9 mois, et c’est absol­u­ment génial ! Non seule­ment elle est très bien à l’intérieur, mais en plus le por­teur n’a pas mal au dos. Ain­si, elle domine le monde depuis son trône, bien en hau­teur dans notre dos. Elle est attachée, ce qui l’empêche d’en tomber, mais lui per­met quand même de se mou­voir et de regarder de tous les côtés comme elle le veut. Il y a une pro­tec­tion pour le soleil, une housse pour la pluie, et des range­ments qui per­me­t­tent de gliss­er tout le néces­saire pour quelques heures. Si la journée se fait trop longue, elle arrive même à s’endormir dedans.
  • la tétine : j’étais con­tre. Farouche­ment con­tre. Puis après des soirées passées l’auriculaire con­tre son palais, j’ai cédé. Et je ne le regrette pas, parce que ça nous est indis­pens­able pour tous les vols en avion !
  • les sacs en tis­su : ce sont des sacs en coton de recup », ceux avec des mar­ques ou de la pub dessus, mais c’est grâce à eux que j’arrive à m’organiser et à ranger toutes les affaires néces­saires de façon com­par­ti­men­tées et donc plus acces­si­bles.

 

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Ceux que je n’ai pas achetés :

  • le lit de voy­age et autres acces­soires de couchage : elle a un vrai lit à la mai­son, dans sa pro­pre cham­bre, mais dès qu’on voy­age, on fait avec ce qu’on a. Beau­coup de cham­bres d’hôtes ou d’hôtels ont des lits pour bébé à dis­po­si­tion, et on en prof­ite allè­gre­ment, même si elle refu­sait d’y dormir au départ (l’absence d’un tour de lit où caler sa tête la per­tur­bait). Il arrive qu’il n’y en ait pas ou qu’ils soient hors de prix (ou sales), et dans ces cas là, hé bien on arrange notre lit pour dormir avec elle. Je me con­tente donc de pren­dre une tur­bulette.
  • le sac à langer : ça, je n’ai tou­jours pas com­pris à quoi ça ser­vait vrai­ment... Je rem­plis sim­ple­ment un sac en tis­su avec tout le néces­saire, et le glisse partout où j’en ai besoin
  • la pous­sette de voy­age : c’est prob­a­ble­ment une chose sur laque­lle je chang­erai d’avis, mais toute cette pre­mière année, j’ai réus­si à m’en pass­er. J’ai une pous­sette, elle sert à aller faire les cours­es, des prom­e­nades, ou encore des allers-retours dans l’appartement pour la sieste. J’ai ten­té trois fois de pren­dre le RER avec mais rien n’y fait, je trou­ve ça trop encom­brant. Après, j’ai la chance d’avoir une petite fille rel­a­tive­ment légère pour l’instant (à un an, on approche douce­ment des 9kg, ça reste trans­portable !). Je lis beau­coup de bien de la Yoyo et une lec­trice a égale­ment fait men­tion d’un porte bébé de ran­do trans­formable en pous­sette, mais il ne sem­ble plus fab­riqué.

 

Occuper un bébé dans les transports

Je suis tou­jours par­tie avec quelques jou­ets, tout en sachant qu’avec un bébé, tout peut être détourné et devenir un jeu. Pour le train ou l’avion, j’ai fait évoluer les jou­ets en fonc­tion de son âge, de ceux qu’elle aime le plus, et puis de ceux que j’ai mal­heureuse­ment per­dus. Car oui, c’est un truc que j’ai appris à mes dépends, je vais pass­er les prochaines années à per­dre les affaires de ma fille, aus­si atten­tive que j’essaie d’être. Parce qu’il suf­fi­ra que le mec du ménage entre dans le wag­on pour que je me dépêche encore plus de sor­tir du train, et oublie un sac sous le siège, ou qu’on se perde un petit peu dans un aéro­port pour ne pas voir une peluche tomber.

Les objets que j’emmène pour les trans­ports ont tous deux qual­ités : silen­cieux et petits. Je ne veux pas trans­porter une grosse valise de jou­ets, ni impor­tuner les autres voyageurs avec un spec­ta­cle sons et lumières !

Voici quelques exem­ples qui ont eu ou ont tou­jours leur petit suc­cès auprès de ma fille :

  • Livre bébé lapin : il nous a été offert alors qu’elle allait avoir neuf mois, et depuis il nous suit partout. On peut le lire plusieurs fois de suite sans qu’elle se lasse, et elle peut tout autant rester longtemps à le feuil­leter toute seule ou à mar­tyris­er ce pau­vre lapin en peluche ! (Ils ont d’autres ani­maux. Il s’avère que nous avons un lapin à la mai­son et que ça évoque donc quelque chose pour elle, ce qui doit influer dans le suc­cès du jeu.)
  • Mar­i­on­nette peluche renard : il était de notre pre­mier voy­age et a mal­heureuse­ment dis­paru avant l’été, oublié dans un train. Impos­si­ble de le racheter à l’identique (celui qui est main­tenant fab­riqué n’est pas exacte­ment le même). Pen­dant des mois, cette petite mar­i­on­nette en peluche l’a faite rire aux éclats.
  • Col­lier de den­ti­tion : indis­pens­able dès que les dents annon­cent leur venue. Le notre est joli, avec des petits insectes à tourn­er et plein de couleurs, ce qui occupe l’enfant en plus de lui per­me­t­tre de mor­dre.
  • Écharpes : ma fille étant née à la fin de l’été, elle a passé la pre­mière moitié de sa vie col­lée dans mes écharpes. Alors for­cé­ment, ces grands tis­sus sont aus­si devenus des jeux !

 

L’astuce con­siste à ne pas sor­tir tous les jeux d’un coup, à faire de leur sor­tie un amuse­ment : fouiller dans le sac, les cacher, les ranger. En dernier recours, on aura les clefs ou les porta­bles, mais j’essaie de ne pas en arriv­er là (le smart­phone en mode self­ie est mon arme ultime, quand tout le reste l’ennuie !). En général, quand elle se lasse d’une chose, je lui en pro­pose une autre, ou je la laisse escalad­er le siège et faire des sourires baveux aux voisins. Dans un train ou un avion, il y a large­ment de quoi s’occuper, des choses à com­menter, à explor­er... Je croise les doigts, mais jusqu’à présent j’ai tou­jours réus­si à l’occuper, ouf !

 

Faire des photos

On ter­mine par le point noir. Les pho­tos. Autant le dire tout de suite, c’est com­pliqué !
Porter un bébé en ven­tral empêche d’avoir l’appareil en ban­doulière et le porte bébé de ran­do demande à restrein­dre le matériel pho­to. Accom­pa­g­née, je m’en sors un peu mieux, mon com­pagnon jouant les assis­tants ou por­tant notre fille. Seule, c’est dif­fi­cile de gér­er les deux.

Bref, je con­sacr­erai bien­tôt un arti­cle com­plet à ce sujet pour lequel j’ai dû rapi­de­ment trou­ver des solu­tions !

EDIT : un arti­cle dédié à ce point est en ligne : Peut-on con­cili­er pho­to de voy­age et vacances en famille ?

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84 Commentaires

  1. Wahou, mer­ci pour cet arti­cle méga com­plet !!! Voyageurs et atten­dant notre pre­mier bébé pour décem­bre, je suis avec tes intérêts tous tes arti­cles con­sacrés aux voy­ages que tu effectues avec ta fille, et cette récap est géniale ! Mer­ci pour toutes ces infos, et je dois dire que cela me ras­sure beau­coup et me con­forte dans l’idée que nous ne sommes pas com­plète­ment fous à ne pas renon­cer à nos voy­ages, mais en les adap­tant...

    1. Je suis retombée par hasard sur ton arti­cle un an après, du coup je viens te remet­tre un petit com­men­taire ! Ma fille a main­tenant 10 mois, et effec­tive­ment on a con­tin­ué a voy­agé !! Week-end à gauche à droite, pas mal d’avions pris, on habite en Suisse et nous sommes allés en Bre­tagne, dans le Sud de la France, en Char­entes Mar­itimes (avion ou voiture pour les tra­jets), Copen­h­ague, Ital­ie, Madère, ran­dos,.. Et c’est TOP !!! Alors oui, on ne voy­age plus exacte­ment pareil, on prend plus le temps pour suiv­re son rythme, mais quel bon­heur !!

  2. Pour nous le Japon reste la des­ti­na­tion par­faite avec des enfants. Tout y est telle­ment plus sim­ple !
    Par con­tre en avion, à l’inverse de toi, nous mon­tons sys­té­ma­tique­ment les derniers pour éviter, le bruit, le stress et la longue attente. Pen­dant ce temps, on se défoule !
    Car main­tenant que ma fille va avoir 4 ans, je dois dire que je regrette un peu ses pre­miers voy­ages, telle­ment plus sim­ple quand elle ne mar­chait pas et que je savais tout le temps où elle était (dans le porte bébé). Enfin surtout pen­dant les trans­ports en fait.
    Bonne con­tin­u­a­tion à vous 3.

    1. Du Japon, je ne con­nais que deux aéro­ports, mais j’ai vrai­ment eu le coup de foudre ! (je sais c’est bizarre de dire ça d’un aéro­port...)
      J’ai vrai­ment eu l’impression qu’un voy­age en famille y serait aisé et ton com­men­taire le con­firme !

  3. Je ne regret­terai jamais d’avoir fait le tour du monde avec mon fils de 2 ans. On ne peut pas voy­ager aus­si libre­ment que seul bien enten­du, il faut être bien plus prévoy­ant... Mais le bon­heur est décu­plé. Les enfants évolu­ent bien plus vite, sont bien plus stim­ulés au quo­ti­di­en, et le con­tact avec la pop­u­la­tion locale est grande­ment facil­ité. Je ne com­prends pas ces gens qui dis­ent que c’est impos­si­ble.

    Par con­tre j’avoue avoir par­fois envie de voy­ager seul, pour pou­voir pleine­ment prof­iter de ma pas­sion pho­to.

    1. Oui. Qua­si impos­si­ble de pho­togra­phi­er des sun­sets et Sun­rise, ou d’attendre deux heures une lumière prop­ice. Les belles pho­tos néces­si­tent un gros fac­teur chance.

      Instagram.com/babzowski

  4. Petit con­seil pour les petits pots en voy­age : les chauf­fer looongtemps (genre 20 min­utes) au bain marie le matin avant de par­tir en escapade puis les envelop­per dans moult papi­er d’alu + bavoir. Plusieurs heures après, le petit pot est tou­jours chaud ! Sinon, option B, faire chauf­fer de l’eau bouil­lante et la met­tre dans une ther­mos (met­tre le petit pot dans de l’eau bouil­lante, ça le réchauffe) et l’eau chaude de la ther­mos sert aus­si pour le bib. Mer­ci pour l’article en tout cas, d’accord sur tous les points !

  5. voilà un arti­cle bien com­plet qui mon­tre bien que voy­ager avec un enfant ce n’est pas non plus l’affaire du siè­cle !
    on nous prend tou­jours pour des fous (et on voy­age beau­coup moins que vous) mais moi je n’ai jamais l’impression d’accomplir quelque chose de dingue !! Comme toi, je trou­ve que voy­ager est une façon extra­or­di­naire de soud­er la famille, et j’ai tou­jours trou­vé que mes enfants fai­saient des pro­grès incroy­ables pen­dant nos voy­ages... et je ne par­le même pas du développe­ment de leur curiosité...
    c’est sûr on a enduré quelques vilaines diar­rhées (ne pas boire l’eau du robi­net en Andalousie même en cas de déshy­drata­tions sévère), quelques hurlements en avion et autres con­trar­iétés mais ça reste des sou­venirs excep­tion­nels.
    Bon prochain voy­age.

  6. Comme d’habitude , un excel­lent arti­cle même sans enfant je me suis régalé a lire cet arti­cle. une belle source d’inspiration pour tous et tou­jours une belle approche du voy­age . Mer­ci pour ce partage

  7. Bon­jour ! Et mer­ci pour ce retour d’expérience. Ça ne fait nul doute pour moi que l’on peut voy­ager avec un enfant. Après plus ils sont petits, plus c’est sim­ple au final. Bref, tu prêch­es une con­va­in­cue.
    Par con­tre, j’attends avec impa­tience l’article sur com­ment gér­er ses pris­es de vues, ses pho­tos car en revanche j’ai des gros prob­lèmes d’organisation
    – les heures (sou­vent on est prêt à par­tir aux mau­vais­es heures – pic du soleil par exem­ple ou alors ça crie famine aux gold­en hour)
    – j’ai du mal à pren­dre le temps de faire la pho­to car ça s’impatiente assez vite
    – je ne prend plus mon trépied
    etc.. etc..
    Hâte de lire tes astuces !

  8. Mer­ci beau­coup pour cet arti­cle ! J’ai égale­ment con­nu les petits doigts baveux sur l’objectif quand le petit mon­stre est dans le ven­tral 😉 Et je con­firme pour le poco plus Osprey, il mérite l’investissement !

  9. Je vais con­serv­er pré­cieuse­ment ton arti­cle car il est rafraîchissant ! Quand je par­le de voy­ager c’est :« ohlala avec un bébé quand même c’est pas bien  » etc ... Mer­ci

  10. Mer­ci pour l’article , je me suis bien retrou­vée dans cer­taines sit­u­a­tions.. 1 er voy­age avec bébé à 3 mois et demi au Maroc . Maman en solo avec bébé baroudeur !

  11. Un arti­cle drôle­ment com­plet !
    J’avais un petit qui pleu­rait tout le temps, les voy­ages la 1ere année n’ont sim­ple­ment pas été pos­si­bles. Mais depuis, on en a fait plein aus­si. Et c’est vrai qu’il ne se sou­vient pas de tout, mais les choses sont entrées en lui, par­fois, il nous sort des remar­ques, des com­para­isons sur des paysages, des gens, des goûts, oubliés et ressur­gis d’on ne sait où. Et c’est devenu naturel. « Quand est-ce qu’on reprend l’avion ? » est une ques­tion fréquente... Savoir que les autres sont dif­férents mais sem­blables est évi­dent pour lui.
    Et pour les pho­tos... euh, je lui ai acheté un appareil pour qu’il puisse en faire aus­si!!!

  12. J’attendais ton arti­cle avec impa­tience ! ET je n’ai pas été déçu ! Tu me ferai presque regret­ter de ne pas avoir trop voy­agé avec mon fils à l’époque où il était en bas âge... C’est quand même une sacrée organ­i­sa­tion, et je prends pas mal de con­seils sur ton arti­cle pour mes prochains voy­ages avec le bout-chou 😉

  13. Salut,
    super arti­cle qui tombe comme un presage au moment ou on est pris d’un doute sur l’opportunité de retourn­er en Bir­manie voir des copains (locaux) avec notre puce qui aura 21 mois.
    Elle a déjà voy­agé et nos expéri­ences con­cor­dent avec ce que tu écris mais, comme tu le souligne, c’est plus la prob­lé­ma­tique de la des­ti­na­tion puisque les copains en ques­tion habitent dans une petite ville de l’état Shan qui est loin de toute struc­ture de soins en cas de pépin.

    Donc mer­ci pour ce bil­let plein d’excellents con­seils et bien équili­bré (ça reste une déci­sion des par­ents en fonc­tion d’eux et de leurs enfants).

    Juste un mot de notre expéri­ence : on a acheté une tente pop-up très légère qui nous suit partout et la petite est fan (Deryan Baby Luxe).
    Le plus dur pour nous c’est que les vacances ne sont plus du tout reposantes car si la petite dort plu­tot bien la nuit c’est levé tot et pas vrai­ment de sieste dans la journée pen­dant les vacances. Et bien sou­vent la méga-patate toute la journée à courir partout. Vous arrivez à souf­fler vous ? (je ne demande même pas quand tu voy­age seule!!)

  14. Je con­state qu’on a plus ou moins exacte­ment la même expéri­ence des voy­ages avec bébé (à ceci près que nous n’avons pas encore eu l’occasion de voy­ager autant hors de notre pays, l’Australie). Et mon petit loup a adap­té la même atti­tude que ta puce : tou­jours souri­ant, très ouvert, socia­ble, prêt à jouer avec n’importe qui dans l’avions, etc. Je con­firme égale­ment qu’ils nous offrent une manière de voy­ager com­plète­ment dif­férente, avec une atti­tude ouverte mais surtout plus relax. Je prof­ite beau­coup plus des petites choses que j’aurais pu ne même pas remar­quer avant. Bref, mer­ci ! Je n’ai main­tenant plus besoin d’écrire cet arti­cle sur mon blog, je n’ai plus qu’à met­tre un lien vers le tien... 😉 Arti­cle très exhaus­tif et bien écrit, mer­ci !

  15. Super arti­cle très com­plet ! Des mots justes pour décrire ce que c’est que de voy­ager avec un bébé. J’aime beau­coup ton approche : en toute sim­plic­ité et à l’instinct.

  16. Super arti­cle et con­seils ! Je me retrou­ve bien là-dedans. Notre prin­ci­pal « prob­lème » pour nous restent les longs voy­ages en avion qui peu­vent par­fois être un peu galère. Mais sinon, il ne faut vrai­ment pas sous-estimer la capac­ité d’adaptation de nos bouts de chou ! Bien sou­vent c’est nous qui avons peur de l’inconfort, eux ils s’adaptent d’une façon sur­prenante.
    Bonne con­tin­u­a­tion !

  17. Super arti­cle dom­mage que ta fille ait 2ans de moins que la mienne, ça m’aurait aidé. Mais comme tu le dis on se fie à son instinct et sou­vent on a rai­son.
    Pour le dodo en hotel/location/gite.., soit il y a un lit bébé soit on emmène avec nous un mate­las de voy­age acheté chez Leclerc (un mate­las qui se roule et se trans­porte dans sa housse) c’est ultra léger , surtout si on le com­pare au lit papaluie et bien pra­tique pour jouer aus­si. Main­tenant qu’elle a presque 3ans ça devient pas assez con­fort­able pour elle alors on a investi dans un mate­las gon­flable chez decath, 70cmx190cm, pra­tique aus­si bien le temps d’une soirée ou en camp­ing avec un petit duvet.C’est un for­mi­da­ble tram­po­line de voy­age. Il faut pren­dre un gon­fleur par con­tre.
    Pour la pous­sette, j’avais des vue sur la Yoyo, mais son prix est un peu pro­hibitif. J’ai décou­vert la Nano de Moun­tain Bug­gy. Tu pour­ras la voir sur mon site, j’en par­le plusieurs fois. Et c’est franche­ment le pied : quand il sont plus grand, qu’ils sont fatigués et que tu es dans la salle d’embarquement : LE BONHEUR de pou­voir les allonger et les bercer sans te coltin­er leurs 10Kg, leur sac a dos de vivres/changes, ton sac pho­to, les man­teaux... Là aus­si tu feras sen­sa­tion, ces 2mod­e­les de pous­sette (nano et yoyo) étant assez rares, beau­coup de par­ents et même des grands par­ents sont admi­rat­ifs de cette pous­sette qui se plie en 2 sec au for­mat d’un petit bagage. On nous a plusieurs fois demandé le nom du mod­èle pour don­ner l’info à leurs enfants voyageurs. Sans par­ler de la pratic­ité qu’elle doit avoir à être util­isée à Paris (jamais testé pour l’instant), approu­vé à Dublin, Ajac­cio, Brux­elles, Brugge et plein de villes de province.
    Par con­tre une cer­taine com­pag­nie irlandaise nous a refait le règle­ment entre l’aller et le retour sur un WE : a l’aller pas de prob­lème pour pren­dre la pous­sette dans la cab­ine et au retour, pas de soucis pour accéder en salle d’embarquement, mais une fois au pied de l’avion , l’équipage ne voulait pas qu’on monte avec, on a du négoci­er et on les a forcer en met­tant la pous­sette en cab­ine, mais ils étaient grognons. Va com­pren­dre ?
    Le seul gros soucis pour les voy­ages c’est la sieste, soit tu as une voiture de loc et tu t’arranges pour faire ton tra­jet pen­dant cette sieste, soit tu vis­ites et il faut pou­voir utilis­er la pous­sette à ce moment là (genre les arènes de Nîmes à 14h ça peu être com­pliqué, mais on y est arrivé). Soit tu attends et tu fais toi aus­si la sieste dans ta cham­bre de loc. Mais par­fois mal­gré plusieurs km de marche notre fille s’est lais­sée aller à Mor­phée que vers 18h, grrr. Et bébé sans sieste= bébé grognon= par­ents bougons=vacances gachées ! Donc toutes les activ­ités doivent être un min­i­mum plan­i­fiées hors des temps de sieste si tu n’as pas le moyen de la lui faire faire dans un moyen de loco­mo­tion.
    Depuis qu’elle mage comme nous c’est super, soit on lui prend un menu enfant soit on lui donne de nos plats sou­vent trop copieux et le must : elle est pro­pre ! Alors certes il faut vite trou­ver un toi­lette quand le pipi/caca est annon­cé mais bien sou­vent des toi­lettes qui ne t’auraient pas été pro­posés en couple/celib, te sont ouverts à la vue de ton reje­ton (ex toi­lettes de mag­a­sins); à toi l’allégement des sacs sans couch­es, sans petits pots avec juste quelques pom­pote (prix nobel pour l’inventeur de la pom­pote et des yaourts à boire!!) et une petite bouteille d’eau ; parce que boire dans une grande c’est pas facile et si elle peut avoir SA bouteille d’eau, c’est le par­adis sur terre pour elle !
    J’ai hâte d’avoir toutes tes prochaines astuces et ressen­tis au fur et à mesure de tes prochains voy­ages en famille.
    Mer­ci pour le partage de tes expéri­ences.

  18. ma soeur son mari et Cloé 22 mois boucle­nt un tour du monde en 10 mois, avec 30€ par jour de bud­get et la petite est plus que radieuse....
    !8 ans d’expatriation avec 2 enfants et plus de 6 pays où l’on a vécu et plus de 20 vis­ités.....

  19. Bel arti­cle ! Je con­firme par mon expe­ri­ence que c est pos­si­ble ! Maman d un petit loulou de 20 mois vivant en région parisi­enne qui a voy­agé en France (re, Bre­tagne, Courchev­el..), un week end à Lon­dres, Ams­ter­dam, et la on ren­tre d un mois en camp­ing car en nou­velle Zélande ! Alors c est sur que c est une autre organ­i­sa­tion mais quel bon­heur de partager tout ça avec notre fils !
    Ah oui tout en porte bebe aus­si, telle­ment plus pra­tique !

  20. On avait com­mencé en douceur aus­si : les Calan­ques de Cas­sis, Rome et puis comme tu dis on a osé : la Malaisie quand mon fils avait quelques mois... Aujorud’hui, il a 6 ans, il en est à son 70 iè voy­age ! Et puis il y a 3 ans on a décou­vert que voy­ager avec 2 enfants c’est encore une autre étape ! Enfin, côté nour­ri­t­ure : on leur a qua­si tou­jours don­né à manger froid (même le lait en poudre). On emme­nait les stocks pour 3 ou 4 jours puis on achetait sur place. Je te souhaite encore plein d’autres belles aven­tures !

  21. j’aime beau­coup ton arti­cle qui cor­re­spond com­plète­ment à ma façon de vivre, penser et voy­ager ! maman de 3 enfants je n’ai jamais hésité à tra­vers­er la France ou à par­tir à l’étranger dès leurs pre­miers mois ! voiture sur de longues dis­tances, train ou avion, pays chauds ou froids je n’ai jamais ren­con­tré de prob­lèmes et je reste per­suadée qu’il est très impor­tant de les habituer vite à bouger et à s’adapter tout en respec­tant évidem­ment au mieux leurs besoins ... je suis heureuse de pou­voir prof­iter avec eux de ce temps si pré­cieux tout en par­tant à la décou­verte de nou­velles con­trées ... mes enfants ont aujourd’hui 12,10 et 3 ans et ils adorent voy­ager ! quel bon­heur de partager tout ça en famille !! encore mer­ci d’avoir tout si bien résumer !

  22. Arti­cle très très détail­lé t inter­es­sant, meme pour ceux qui ne sont pas con­cernés pour le moment. je le con­seillerais autours de moi du coup, et sa me per­met de mieux com­pren­dre cer­tains par­ents croisés en voy­age !

  23. Enfin une autre Maman comme moi ! J’ai beau­coup voy­agé avec mon pre­mier de la même façon et je con­tin­ue avec la deux­ième. Tout est une his­toire d’organisation et nos enfants sont heureux d’être avec nous.
    Mer­ci de partager ce mode de vie et bon courage pour les prochains voy­ages ✈⛵

  24. J’ai hâte de lire la deux­ième par­tie sur les pho­tos avec les pitchouns ! Car c’est vrai,qu’entre les petits doigts qui touchent à tout, pas les bons horaires, le besoin de les sur­veiller... Il faut que Papa soit là pour aider ! (surtout que moi j’en ai 2, ce qui rajoute de la logi­tisque...) .
    Moi j’aime surtout tes ran­dos en vélo en famille, alors bon pédalage pour le plaisir de lire d’autres réc­its !!

  25. Super arti­clé, trèèès com­plet et qui donne telle­ment envie de (re)partir loin ! Pour la petite his­toire, lors d’un séjour en Afrique du Sud avec des amis et leur petite de 6 mois, nous avons passé 5 jours en vadrouille donc 3 au Krüger Park : elle a été par­faite ! En alter­nant les repos dans le siège auto et les phas­es sur les genoux, aucun soucis... Mer­ci encore !

  26. Une ques­tion que je me suis moi-même posé à de maintes repris­es. Com­ment voy­ager avec bébé ? Une réelle inter­ro­ga­tion pour moi. Votre arti­cle pro­pose des astuces per­ti­nentes mais je pense que pour cer­taines per­son­nes la présence de bébé à ses côtés change lit­térale­ment la vision du voy­age. Pas sûr qu’on l’apprécie de la même façon du moins ! Super arti­cle et belles pho­tos en tout cas !

  27. Bon­jour aurélie,

    mer­ci pour cet arti­cle que j’attendais avec impa­tience et qui ne m’a pas déçu. Je partage à 100% tes réflex­ions et astuces (je vois que nous sommes toutes les deux adeptes des petits sacs). C’est un gain de temps et de stress non nég­lige­able.
    J’ai sou­vent le droit aus­si à la fin des tra­jets en train ou avion au cou­plet « oh mais ce qu’il a été sage », je ressens en général un mélange de fierté et d’exaspération. Ça fait un peu la remise des bons points et s’il avait été bruyant j’aurait eu le droit à ce qu’on me remonte les bretelles. Bon la plu­part du temps c’est surtout l’expression d’un cer­tain soulage­ment !
    J’ai pu testé le ther­mos pour petit pot, il faut le rem­plir d’eau bouil­lante pour qu’il prenne la chaleur avant de let­tre le con­tenu du pot (on enleve l’eau bien sur). Je pense que cela est utile unique­ment quand on sait qu’on aura aucun moyen de faire chauf­fer le repas ou qu’on a mas envie de chercher lu de s’arreter exprès pour.
    J’ai la fameuse pous­sette yoyo car meme si je suis adepte du porte bebe, mes genoux sup­por­t­ent mal des journees de portage et pour dormir mon lemurien aime autant le porte bebe que la pous­sette. Je con­firme qu’elle est leg­ere, tres facile­ment repli­able (meme avec bebe dans les bras) et qu’elle passe en cab­ine. Comme elle est leg­ere et mani­abke elle s’adapte aus­si a des trot­toirs un peu defon­cé et des envi­ron­nements moins favor­able à la pous­sette.
    L’allaitement est selon moi un pre­cieux allié pour les mamans voyageuses car quoi qu’il arrive vous avez la pos­si­bilite de nour­rir de maniere sure votre enfant. Pour ce qui est des petits pots, cer­tains optent piur la meth­ode qui con­siste à faire manger non mixé des le debut de la diver­si­fi­ca­tion. Je n’ai pas fait ca dès le début mais je le regrette.

    mer­ci pour ce beau partage car au dela de la logis­tique ce qui est vrai­ment chou­ette dans le fait de voy­ager avec son bebe ce sont tous ses moments partagés et la décou­verte de l’ailleurs qui prend une dimen­sion toute par­ti­c­ulière.

  28. Bon­jour ! Très intéres­sant ! Ici bébé de 1 an qui a déjà trois voy­ages d’avion à son act­if, dont un long vol de 8,5 hrs... Petite sug­ges­tion pour l’alimentation de bébé : pourquoi ne pas adopter la DME (diver­si­fi­ca­tion menée par l’enfant)? Exit les petits pots ! On con­tin­ue d’allaiter et bébé mange de vrais ali­ments dès le départ!! Pour nous ça a vrai­ment facil­ité les déplace­ments, les sor­ties au resto... Et c’est excel­lent pour décelop­per l’autonomie de bébé et sa motric­ité fine.

  29. Waouh, je décou­vre votre blog avec grand plaisir. Quel voy­age sur­prenant ! Je suis stupé­faite par toutes les choses que vous avez réus­si à accom­plir !

  30. Super arti­cle. J’aurais adoré lire ça quand j’étais enceinte, heureuse mais super inquiète en même temps là dessus : fini les voy­ages ? Bon au final, 22 mois après la nais­sance main­tenant je peux l’avouer : j’adore voy­ager avec mon enfant mais lui pas trop 😉 Du moins, pas très loin. L’avion c’est 1h max, donc autant dire que le sri lan­ka n’est pas pour demain, heureuse­ment qu’il adore la voiture et qu’avec des road trip on peut quand même se balad­er... Mais la vraie sur­prise c’est que ça ne me pèse pas. Au final je m’en fiche de faire une courte par­en­thèse sur mes voy­ages à l’autre bout du monde... ils sont petits telle­ment peu de temps !! Bien­tôt il sera grand, on pour­ra par­tir à nou­veau, et bien trop vite il par­ti­ra tout seul et il nous restera plein de temps pour refaire le tour du monde..... Mais je trou­ve ça super que d’autres le fassent, comme tu le dis chaque his­toire est dif­férente. Moi j’ai voy­agé enceinte de 6 mois en Aus­tralie et à Bali et tout le monde me pre­nait pour une folle alors que bon... être enceinte n’est pas une mal­adie !! Tant qu’on le sent, c’est bien...

  31. C’est très inspi­rant ! J’ai juste­ment pub­lié des entre­vues de plusieurs familles qui voy­a­gent en Amérique du Sud (for­cé­ment, c’est la spé­cial­i­sa­tion de mon blog), par­fois même à vélo avec des petits enfants et une chose est sûre : c’est une expéri­ence de vie incroy­able autant pour l’enfant indi­vidu­elle­ment que pour les liens de la famille.
    Je ne com­prends pas d’ailleurs les par­ents qui dis­ent qu’ils ne peu­vent pas voy­ager à cause des enfants, juste­ment ça devrait être même une pri­or­ité pour leur ouvrir les yeux sur les beautés et les défis du monde.

  32. Deja un an ! Effec­tive­ment c’est sim­ple de voy­ager avec un bebe surtout quand on est déjà soi-même de grands voyageurs. Ca se corse quand il y en a plusieurs enfants et pour avoir 10 ans de voy­age avec enfant, je crois que j’arrive à un age qui va vite devenir com­pliqué si on n’a pas les meme envies ! Vive l’adolescence ! Allez plein de voy­age en famille pour la suite et il fau­dra qu’on se croise un jour !

  33. Mer­ci pour cet arti­cle.
    Je crois que la chose la plus impor­tante à retenir, c’est effec­tive­ment que si les par­ents sont sere­ins et que pour eux n’importe quelle sit­u­a­tion à l’autre bout du monde n’est pas stres­sante, alors l’enfant (quel que soit son âge d’ailleurs) sera lui aus­si sere­in et joyeux.
    J’ai deux enfants de main­tenant 5 et 2 ans. La pre­mière a voy­agé en avion à l’âge de 1 mois 1/2 (Paris – Ulaan­baatar, Mon­golie avec escale à Moscou), et la plus grosse galère a été de faire une pho­to d’identité pour le passe­port val­able (yeux ouverts, pas bougé, etc...). Je par­tais pour habiter en Mon­golie (mon mari est mon­gol), dans un petit vil­lage à 800 km de la cap­i­tale, sans con­di­tions san­i­taires dignes de ce nom. On y a habité full time pen­dant 3 ans dans une yourte, été comme hiv­er (-20°C). Elle a donc vécu à la mon­gole, après tout ils ont des enfants aus­si !
    A 2 mois, elle est par­tie pour une ran­don­née dans les steppes de 45 jours non-stop en voiture et nuits sous tente, et dont 15 jours à cheval : on avait trafiqué un sup­port sur la selle d’un cheval de bât qui per­me­t­tait de main­tenir un lan­dau (Bébé Con­fort). Elle était emmail­lotée (comme les mon­gols jusqu’à leurs 5 mois), et attachée avec la cein­ture voiture du lan­dau. L’harnachement a bien tenu le coup et les 15 jours en autonomie équestre (bagages portés par les chevaux) se sont très bien passés.
    Je don­nais le sein jusqu’à ses 2 ans, donc la nour­ri­t­ure n’a pas été trop un prob­lème. Par la suite, dés ses 4 ou 5 mois, on lui don­nait à manger de nos repas. Sachant qu’en Mon­golie, c’est surtout de la viande... On mas­ti­quait avec notre bouche les ali­ments jusqu’à ce qu’elle puisse mâch­er elle même. Pas de mix­er, pas de petits pots, pas de micro-onde, ça facilite !
    Nos enfants ont tou­jours été en bonne san­té, chance ou mode de vie, ou les deux ? Et ils ont tou­jours été faciles à trim­baller partout avec qua­si rien dans les poches : une couche, un change au cas où selon la sit­u­a­tion, un biberon de lait don­né à tem­péra­ture ambiante, un petit jou­et si c’est long, et c’est tout. Pour les chang­er, c’était soit notre man­teau, pull, T-shirt qui fai­sait office de cou­ver­ture par terre... Un peu de caca de bébé sur mon T-shirt ? Mon dieu, c’est la fin du monde :=)
    Ils ont dor­mi avec nous dans le même lit, c’est aus­si plus sim­ple que de se trim­baller avec un lit bébé. Sous la tente, c’est pareil, quand ils étaient bébé, c’était dans mon sac de couchage et en plus ça tient chaud...
    Les objets de puéri­cul­ture sen­sés nous faciliter la vie en temps nor­mal (je dis bien sen­sés), sont une vraie galère à trans­porter, et très franche­ment ne ser­vent à rien (et coû­tent chers) quand on apprend à se débrouiller par ses pro­pres moyens. Mis à part le porte-bébé (ver­sion ran­do ou nor­mal) ou l’écharpe de portage, j’entends... Le mar­ket­ing crée le besoin...
    Et pour les pays à vis­iter ? Bon, OK, on évite les pays en guerre ou qui aiment bien les géno­cides ou les coups d’état de temps à autre, et c’est vrai qu’il y a aus­si un pays dans lequel je n’emmènerais pas mes enfants, c’est bien l’Inde... Pas de souci pour les autres pays d’Asie, d’Amérique du Sud, ou cer­tains pays d’Afrique, mais c’est vrai que l’Inde... Bof, bof... La saleté et la chaleur ne font pas bon ménage dans nos intestins, même les plus aguer­ris...
    Bref, tout ça pour dire, qu’il ne faut surtout pas se restrein­dre dans les voy­ages juste parce que l’on a des enfants. Si vous êtes zen, l’enfant sera zen aus­si ! Et j’ai ren­con­tré pas mal de familles tour-du-mondistes avec jeunes enfants (une famille avec 6 enfants dont le dernier avait 15 mois par exem­ple) qui avaient ce même état d’esprit, et effec­tive­ment leurs enfants vivaient très bien ce tour du monde et étaient déçus de devoir ren­tr­er chez eux à la fin. D’autres par­ents aus­si ren­con­trés étaient beau­coup moins zen, plus anx­ieux, et ça se voy­ait tout de suite sur leurs enfants : sou­vent de mau­vaise humeur, pas autonomes pour un sou, et qu’une envie : ren­tr­er chez eux... Mot de la fin : rester zen :=)

  34. Oh j’ai adoré cet arti­cle ! Je ren­tre tout juste d’une mis­sion pro­fes­sion­nelle au Camer­oun, avec bébé de 4 mois dans mon ven­tre. Et j’ai gag­né un voy­age à New York que je compte utilis­er aux 4–5 mois de bébé au print­emps prochain. Entre temps je suis cer­taine qu’on voy­agera encore un peu, reste à choisir où...

  35. pour tenir au chaud les petits pots ou les bib », moi j’avais trou­vé ça :
    Prince Lion­heart Chauffe Biberon Autonome, avec 2 pochettes isother­mes pra­tique pour faire un roule­ment.
    Une fois util­isée, il suf­fit de les faire bouil­lir de nou­veau. ça laisse le temps de trou­ver une casse­role...
    Franche­ment, j’avais trou­vé ça super pra­tique et pas trop encom­brant (d’ailleurs, je les ai tou­jours et je les utilise plus : si ça intéresse quelqu’un...).

    http://www.laredoute.fr/ppdp/prod-500023369.aspx?dim1=1000&dim2=1000&cod=PSN00080390FR&kard=1&gclid=CjwKEAjws7OwBRCn2Ome5tPP8gESJAAfopWsPgS37OeSEKb1jHKdIHJI0RyIpqW5bfMy2p7RcjDzdhoCSwnw_wcB

  36. Tout a fait d’accord avec toi voy­ager avec un bébé au bout du monde c’est tout a fait pos­si­ble. avant 3 mois je con­seille plu­tot les des­ti­na­tions à haut niveau san­i­taires ( etats unis, japon,...) au cas où bébé tombe malade car a cet age là en cas d’infection il faut par­fois des antibi­o­tique en per­fu­sion. Sinon a 2 mois c’est pas mal en avion car il dorme dans le petit berceau fourni (atten­tion pre­mier enreg­istré pre­mier servi) vers 9mois c’est le moment où faut trou­ver de quoi les occu­per et ils sont un peu petit pour voir des dessins ani­més sur la tablette...La pous­sette maclar­ren et le porte de bébé baby­b­jorn sont les com­pagnons indis­pens­able... J’ai meme mis mon petit jusqu’a 3 ans en porte bebe!!! ma pous­sette de 7 ans d’age a meme per­du une vis que j’ai du rem­placée dans l’atacama...Alors n’hesitez pas comme medame oreille voy­agez en famille ! http://www.bie

  37. Comme c’est un plaisir de lire cet article!!!!J’ai moi même un petit mec de 5 mois et demi et c’est tou­jours agréable d’avoir les tuyaux des autres par­ents pour les faire voy­ager. Pour le moment nous ne l’avons fait vadrouiller qu’en France mais nous espérons très vite pouss­er un peu plus loin les des­ti­na­tions !

  38. ahhh génial ! Mer­ci pour cet arti­cle !
    Je le garde sous le coude 🙂
    Je sens que je vais le relire sou­vent, mer­ci mer­ci !

  39. Bon­jour, j adore votre arti­cle, mer­ci pour ces con­seils.
    J ai une ques­tion. Mon bébé a aujour­dh ui 9mois et nous aime­ri­ons voy­ager en Europe avec lui.
    Il rampe et ne marche pas encore ; je me demande com­ment organ­is­er le fait qu il a un grand besoin de se dépenser.. avez vous des con­seils par rap­port à ça ? Com­ment avez vous géré cette péri­ode ? Au plaisir de vous lire.

  40. Un grand mer­ci pour cet arti­cle ! Mor­due de voy­ages et enceinte de mon 1er enfant, cela me prou­ve qu’il y a encore une vie « après » 🙂 comme vous l’écrivez si bien, il suf­fit de bien s’organiser et de prévoir en con­séquence. J’entends telle­ment dire autour de moi qu’avec un enfant en bas âge, je vais devoir faire une croix sur les voy­ages... Bien sûr les des­ti­na­tions présen­tant des risques san­i­taires seront à ban­nir dans un pre­mier mais votre arti­cle me four­nit de pré­cieux argu­ments face à quelques empêcheurs de tourn­er en rond... Et je me sou­viens lors d’un retour du Japon, d’une famille française voy­ageant avec ses trois jeunes enfants (env­i­ron 4 et 3 ans et... 10 semaines!). Cette famille reve­nait de nou­velle calé­donie juste­ment, avec escale à Osa­ka puis Helsin­ki en Fin­lande. On n’a pas enten­du les enfants sur le vol Japon-Fin­lande alors qu’ils avaient déjà pas mal d’heures de vol dans les pattes. Les par­ents nous ont expliqué qu’il s’agissait de bien s’organiser et d’anticiper en ayant sur soi le matériel néces­saire pour les nour­rir, les occu­per... Au plaisir de vous lire une nou­velle fois !

  41. Super arti­cle que je lis au bon moment ! Enceinte de presque 8 mois, cette grossesse m’a quelque peu for­cée à l’immobilisme, com­pli­ca­tions oblig­ent... Alors for­cé­ment, ma nature voyageuse m’a per­mis par­fois de m’évader... dans mes sou­venirs ou dans mes rêver­ies ! Moi qui me demandais jusqu’alors si mes prochains voy­ages seraient en cou­ple, avec bébé chez ses grand-par­ents ou à 3, me voilà avec grande envie de voy­ager en trio ! Un peu plus d’organisation que quand j’étais seule et une selec­tion des des­ti­na­tions avec des critères dif­férents !! You­pla, c’est repar­ti ! Mer­ci encore pour ce bon moment de rêve !

  42. Un grand mer­ci pour cet arti­cle très ras­sur­ant ! A une semaine du 1er voy­age en avion de ma fille (10 mois), ton réc­it détail­lé est bien utile ! Nous avons fait beau­coup de WE en voiture, elle a déjà pris le train pour un WE à Lon­dres, nous avons ran­don­né 1 semaine dans le Ver­cors en hiv­er et tout s’est très bien passé. Cette fois ci, nous par­tons 2 semaines aux Canaries, nous avons loué un apparte­ment, proche de la mer. Nous aimons surtout les balades en pleine nature (il y a de quoi faire là bas ! ) mais nous comp­tons aus­si lui faire décou­vrir la mer. Quand je lis des arti­cles : « pas de plage avant 1 an », je com­mence un peu à stresser...Comment as-tu fait en Nou­velle Calé­donie pour gér­er l’exposition au soleil, la mer, le sable...Ma fille gam­bade partout, elle ne restera pas sous le para­sol et j’imagine qu’elle sera ten­tée de manger le sable : p Aurais tu des con­seils à ce sujet ? Que fai­sait ta fille à la plage ? Mer­ci d’avance !

  43. mer­ci pour l’article, qui m’a don­né de bonnes astuces et ras­surée sur cer­tains points !
    Après un « week-end de la loose » à Man­ches­ter, et 11 jours en Islande, je rajouterai : le rideau occul­tant de voy­age : indis­pens­able pour les bébés qui ne dor­ment que dans le noir com­plet. Pour la nour­ri­t­ure : faire con­fi­ance en fonc­tion du pays d’accueil, nous on a pu trou­ver du lait et des petits pots, c’etait pas vrai­ment exquis mais il n’a pas été géné out­re mesure.
    Hon­nete­ment le plus dif­fi­cile pour nous est qu’il ne dort pas sys­tem­a­tique­ment partout (pous­sette, voiture, porte bébé), et quand il est fatigué, il hurle et se tord dans tous les sens. Par moment, on a appré­cié rester à un endroit pen­dant 2–3 jours et organ­is­er les vis­ites en fonc­tion de la sieste.
    On a aus­si decou­vert les chee­rios pen­dant notre sejour en Islande, qu’il adore et boulotte en voiture, en balade. Ca le fait donc patien­ter avant un repas qui tarde, ou quand il est un peu fatigué et qu’il en a marre de la voiture.
    Pour info, notre loulou a 13 mois, com­mence tout juste à marcher et n’a « que« 6 dents donc ne mange pas encore bien solide. Il est une boule d’energie et ne reste pas en place, c’est un petit qui a besoin de se depenser (donc les « pause pour se defouler » sont pri­mor­diales.

  44. Bon­jour,

    Excel­lent cet arti­cle, j’adore ! J’en rêverai, mais défini­tive­ment pas pos­si­ble pour le moment, la logis­tique étant com­plète­ment dif­férente avec des jumeaux ! 🙂
    Et puis la grande à presque 4ans, c’est qua­si­ment le plus com­pliqué à gér­er.... alors que les bébés on les pose (presque) ou l’on veut !
    C’est notre plus grand regret de ne pas avoir prof­ité quand nous n’avions qu’un enfant en bas âge pour faire de même.
    Main­tenant on attend qu’ils gran­dis­sent un peu, et ça sera road­trip à vélo à 5 ! (on a com­mencé, petites bal­lades tandem/siège porte bagage/remorque...)

  45. Mer­ci Aurélie pour ce super arti­cle. J’ai passé des heures à le lire, à tout éplucher. Cela fait des années que nous repous­sons sans cesse l’échéance de devenir un jour par­ents car nous avons peur de ne plus pou­voir gér­er nos voy­ages comme avant. 

    Ton arti­cle me ras­sure, me motive et me fait dire qu’il n’y a pas de rai­son de ne pas y arriv­er ! Et pour­tant, tant de gens de mon entourage me per­suadent du con­traire. Mais, après t’avoir lu, pour la pre­mière fois depuis des années, j’ai envie enfin de franchir le pas ! A bien­tôt 32 ans, il serait temps 😉

    Mer­ci encore et j’espère à mon tour un jour pou­voir en dire autant !

  46. Je suis tombée sur votre site par hasard en tapant « voy­ager avec bébé » ... et qu’une chose à dire , MERCI !
    Je fais mon pre­mier voy­age en avion avec mon petit Lucien à la fin du mois et toute seule ! On part rejoin­dre le papa qui est en déplace­ment pro­fes­sion­nel en Guade­loupe et autant dire que je suis flip­pée !
    J’ai sou­vent pris l’avion car nous avons habité en Ethiopie. Depuis un an nous sommes par­ents et notre souhait était de lui faire pren­dre l’avion le plus tôt pos­si­ble.
    Donc mer­ci pour tous ces con­seils délivrés avec humour et sim­plic­ité !

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