Islande : Laugavegur, notre trek loupé

Le Lau­gave­g­ur, c’est le trek le plus con­nu d’Islande. Il com­mence (ou ter­mine) à Land­man­nalau­gar et finit (ou com­mence) à Thorsmork (Þórsmörk). Il y a un peu plus de cinquante kilo­mètres et la plu­part des gens le font en trois ou qua­tre jours. Et si l’on veut pouss­er l’aventure un peu plus loin, on peut aller jusqu’à (ou par­tir de !) Skó­gar, pour un ou deux jours de marche sup­plé­men­taires.
Dans l’absolu, c’est un trek très acces­si­ble, avec des refuges bien placés pour des étapes tout à fait raisonnables. Le souci, c’est qu’on est en Islande et que la météo peut le ren­dre plus dif­fi­cile, ne serait-ce que parce qu’il y a des gués à tra­vers­er, et que le niveau des riv­ières change rapi­de­ment. C’est d’ailleurs le pre­mier con­seil à retenir : ce n’est pas parce que quelqu’un vous dit être passé facile­ment à un endroit trois jours plus tôt que ce sera votre cas.

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De Landmannalaugar à Skogar

L’année dernière, Mon­sieur Oreille et moi avions par­cou­ru le Sud de l’Islande en vélo pli­ant. Un soir, après avoir plan­té la tente face à la cas­cade de Sko­gafoss, nous étions par­tis nous promen­er der­rière celle-ci. Nous avions marché pen­dant plusieurs heures dans des paysages mag­nifiques et très par­ti­c­uliers, où tout sem­blait démesuré. Sans le savoir, nous effec­tu­ions un morceau du Lau­gave­g­ur ver­sion longue. Et for­cé­ment, ça nous a don­né envie d’en voir plus. C’est comme ça qu’on s’est retrou­vé, début Juil­let, à Land­man­nalau­gar, avec une tente, deux duvets, et une semaine de nour­ri­t­ure sur le dos !

Dans quel sens faire le Laugavegur ?

Je me suis beau­coup posé la ques­tion, j’ai lu beau­coup de réc­its de ran­don­neurs, regardé des cartes et finale­ment décidé de par­tir de Lan­man­nalau­gar... et on ne l’a pas regret­té vu la suite des événe­ments.
Dans les argu­ments pour le faire dans le sens Thorsmork-Land­man­nalau­gar, il y a le fait de ter­min­er sur les paysages les plus beaux et de pou­voir aller se prélass­er dans des sources chaudes à l’arrivée. Oui, parce que Lau­gave­g­ur, ça sig­ni­fie « le chemin des sources chaudes», en Islandais, c’est à dire qu’on voit de l’eau brûlante sor­tir de terre ! Et après plusieurs jours de trek, ça peut être une récom­pense sym­pa... mais nous, on savait déjà qu’on retourn­erait au Blue Lagoon sur le chemin de l’aéroport (qui est encore plus cher que l’année dernière...), donc tant pis pour la flaque chaude !
Dans les argu­ments pour le sens Land­man­naulau­gar-Thorsmork, il y a un truc impa­ra­ble : les dénivelés. Je ne vais pas dire qu’on ne fait que descen­dre, loin de là, mais glob­ale­ment, c’est moins pire ! En out­re, les paysages les plus beaux se trou­vent ain­si face à vous, et non dans votre dos.

De Landmannalaugar à Hrafntinnusker

Nous arrivons à Land­man­nalau­gar en début d’après-midi. Il y a beau­coup de monde, mais la plu­part sont venus pour des ran­don­nées à la journée. Et ils ont bien rai­son : le site est mag­nifique ! Même si on ne se lance pas sur le trek du Lau­gave­g­ur, ça vaut vrai­ment le coup de venir voir cette étrange région. Les couleurs changent toutes les dix min­utes, en fonc­tion du soleil, mais tout sem­ble irréel. Les névés for­ment des plaques blanch­es, qui font ressor­tir les vol­umes des mon­tagnes.

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Nous aval­ons un morceau et par­tons pour notre pre­mière étape, Hrafntin­nusker. C’est à 12km, cela devrait représen­ter 4 à 6h de marche, selon le nom­bre de fois où je m’arrêterai pour faire des pho­tos... De nom­breux ran­don­neurs dou­blent cette étape et vont directe­ment au refuge suiv­ant, mais non seule­ment nous par­tions trop tard pour cela (même s’il ne fait pas nuit en Islande à cette péri­ode de l’année, je n’ai pas envie de marcher jusqu’à minu­it !), mais surtout, je n’avais pas envie. Nous ne ran­don­nons pas pour l’amour de l’effort, mais pour appréci­er les paysages, pass­er du temps à deux, appréci­er le silence. Et surtout, lorsqu’on part sur un trek de plusieurs jours, il vaut mieux com­mencer douce­ment, sans forcer, his­toire de ne pas finir la semaine sur les rotules. Pour autant, on a franche­ment regret­té de s’être arrêté là...

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Les pre­miers kilo­mètres se font en mon­tée, mais sans grande dif­fi­culté. Au con­traire, nous sommes telle­ment excités par la pos­si­bil­ité d’un nou­veau point de vue, que nous mon­tons sans vrai­ment nous en ren­dre compte.

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Le ciel se cou­vre peu à peu, le crachin arrive, et on se rap­pelle soudain qu’on n’est pas dans un décor de film, mais en Islande, le pays à la météo si changeante... Et c’est ain­si que quelques kilo­mètres plus loin, on se retrou­ve à tra­vers­er un grand plateau de neige, dans le brouil­lard. Notre vis­i­bil­ité est telle­ment réduite que nous ne voyons plus les piquets cen­sés nous guider sur le chemin. On se con­tente de marcher tout droit, et de rec­ti­fi­er la tra­jec­toire dès que l’un de nous aperçoit un de ces fichus bouts de bois.

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Cette par­tie me sem­ble inter­minable. Le vent souf­fle très fort, la pluie ressem­ble de plus en plus à de la neige, cisail­lant le vis­age à chaque con­tact. Et nous ne sommes pas vrai­ment soulagés en voy­ant le refuge de Hrafntin­nusker. Imag­inez, en con­tre­bas d’une colline pleine de neige, une autre plaque de neige avec au milieu une petite cabane. Autour, la neige a un peu fon­du, lais­sant la place pour une demi-douzaine de tentes. Et les toi­lettes sont 100m plus loin, en con­tre-bas, tou­jours dans la neige... On hésite franche­ment à pass­er la nuit là, mais il est 17h, il y a beau­coup de vent, il pleut, et ça ne sem­ble pas prêt de s’arrêter.

Nous repar­tirons le lende­main, vers midi, après une nuit sous la neige, et sans avoir pu manger le moin­dre repas chaud ni rem­plir nos gour­des.

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Il faut savoir qu’on ne peut pas faire de camp­ing sauvage dans cette région de l’Islande, et qu’il est donc oblig­a­toire de s’arrêter dans les refuges. Là, on pour­ra soit pay­er très très cher (5500isk/personne, soit 35€) pour une place en dor­toir soit pay­er cher (1200isk/personne) pour planter sa tente. Ceux qui opteront pour le dor­toir auront accès à une pièce com­mune chauf­fée et à la cui­sine qui va avec. Ceux qui camper­ont devront se débrouiller.
Sur le principe, je com­prends. Mais entre 17h et le lende­main midi, ni le vent ni la pluie ne se sont calmés, et nous ne pou­vions donc pas utilis­er notre réchaud... Du coup, on a demandé à faire bouil­lir de l’eau dans la cui­sine, pour réchauf­fer nos plats lyophilisés : impos­si­ble, il fal­lait pay­er les 5500 couronnes islandais­es, comme si nous dormions à l’intérieur. Le cou­ple qui tenait le refuge n’avait que faire de la pluie qui tombait dehors. Et que faire du fait que les robi­nets extérieurs fussent gelés, nous n’aurions rien, pas même de l’eau froide. Leur mépris affiché et leurs refus m’ont un petit peu choquée. Il me sem­ble que quand on tient un refuge et qu’il fait un temps dégueu­lasse, on peut avoir un peu de sou­p­lesse (faire bouil­lir de l’eau dans ma pro­pre casse­role ne méri­tait quand même pas que je paie 35€ !)

De Hrafntinnusker à Álftavatn

C’est donc un peu dégoûtés et assez affamés que nous repar­tons pour une douzaine de kilo­mètres, direc­tion le lac d’Álftavatn. On rem­plit nos gour­des à la pre­mière riv­ière venue, et on savoure allè­gre­ment : l’eau arrive directe­ment du glac­i­er, et elle est déli­cieuse. D’ailleurs, les Islandais le savent : là-bas, inutile de pay­er pour de l’eau minérale, l’eau du robi­net est par­faite ! Et ce matin, fraîche, sans pastille, sans traite­ment, elle était déli­cieuse.

Le tra­jet com­porte une longue descente bien à pic, assez périlleuse par ces temps humides (en clair, la pente est forte, et comme c’est de la gadoue, hé bien ça glisse !) mais est vrai­ment superbe. Les tons orangés des mon­tagnes du Land­man­nalau­gar voient s’ajouter de plus en plus de vert, cette mousse si typ­ique de l’Islande ! Et tou­jours des névés cou­verts de cen­dres. Blanc, noir, vert, orange et de temps en temps une riv­ière cuiv­rée, des pier­res d’un bleu vif... On en prend plein les yeux mal­gré le crachin con­tin­uel.

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Le refuge d’Álftavatn est situé juste à côté du lac, et tenu par une cinquan­te­naire très gen­tille (et bavarde !). On plante notre tente au milieu des autres, et on prof­ite de quelques éclair­cies pour savour­er enfin un plat chaud.

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De Álftavatn à... nulle part, quand le trek a capoté

Nous plions la tente le lende­main matin. La pluie a cessé, on tâche d’en prof­iter. Les autres ran­don­neurs sont déjà par­tis depuis longtemps mais nous n’avions pas la moti­va­tion pour nous lever aux aurores (si tant est qu’on puisse par­ler d’aurore quand il ne fait jamais nuit...). En par­tant, nous inscrivons notre nom sur le reg­istre. C’est une petite pré­cau­tion mise en place pour ce trek : une liste de sécu­rité. Au départ, et à l’arrivée de chaque refuge, vous inscrivez votre nom et quelques autres infor­ma­tions, de sorte qu’on sache où vous chercher si jamais il devait vous arriv­er un pépin. Oui parce qu’étonnament, la région n’est pas très bien pourvue en matière de réseaux télé­phoniques, et on ne pour­ra pas compter sur le télé­phone portable !

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Pen­dant que Mon­sieur Oreille rem­plit le reg­istre, la respon­s­able du refuge lui donne quelques prévi­sions météorologiques pour la journée (il va y avoir du vent) et les con­seils qui en découlent. La riv­ière est trop haute en bas, nous ne pour­rons pas la tra­vers­er, il nous faut donc con­tourn­er la mon­tagne, puis tourn­er à droite, et garder notre droite. C’est tout du moins ce qu’il a com­pris et retenu. Et c’est ce qui nous a induit en erreur. Pour résumer : on a passé 4h à lut­ter con­tre le vent en pen­sant suiv­re le chemin qu’elle nous avait indiqué... avant de com­pren­dre qu’on n’était pas du tout dans la bonne direc­tion, et qu’on fai­sait juste­ment face à la riv­ière qu’elle nous décon­seil­lait de tra­vers­er, et pour cause, c’était impos­si­ble. Le pire, c’est que sans ses indi­ca­tions, on aurait suivi le bon chemin, puisque j’avais une carte, et qu’on con­tour­nait juste­ment cette riv­ière sur l’itinéraire que nous avions prévu !
Pen­dant 2h, on a remon­té la riv­ière en atten­dant le bon endroit pour tra­vers­er. Toute la journée, la marche n’avait vrai­ment pas été aisée, marcher dans du sable, de la mousse, mon­ter, descen­dre, mon­ter, et tout ça avec nos sacs et le vent con­stant de 80 à 120km/h. On l’avait un peu mau­vaise d’avoir ain­si marché pour rien, et de savoir qu’il nous restait encore 15 kilo­mètres pour Emstrur, le refuge de la troisième étape.

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Le vent souf­fle de plus en plus fort, et nous devons nous ren­dre à l’évidence : il est 15h, le temps se gâte sérieuse­ment, et nous sommes plus proches d’Álftavatn que d’Emstrur. Il vaut mieux retourn­er pass­er la nuit là-bas, et repar­tir demain, reposés. Nous con­tin­uons de marcher, un peu blasés. Le pluie tombe sans dis­con­tin­uer. Le vent est telle­ment fort que lorsque nous sommes en haut d’une côte, nous devons nous tenir mutuelle­ment et marcher en restant penchés à 50°, lit­térale­ment. Le vent s’est même engouf­fré dans chaque petit accroc de mon pan­talon k-way pour finale­ment le met­tre en lam­beaux. On en chie grave !

De retour au refuge, un peu blasés, on se motive à planter la tente le plus vite pos­si­ble pour aller se réfugi­er dessous. Le vent fait rage, on essaie d’être méthodiques en util­isant des pier­res pour que rien ne s’envole. Notre tente (la T3 de Décathlon) est plutôt facile à assem­bler, et sup­porte bien le vent une fois mon­tée. Le prob­lème, c’est de réus­sir à la mon­ter avec un tel vent. Il suf­fi­ra d’une rafale plus grosse que les autres pour tor­dre un arceau, et que tout s’envole, claquant le vis­age de Mon­sieur Oreille au pas­sage. Je me me jette sur la tente pen­dant qu’il jette l’éponge : cette nuit, nous dormirons au dor­toir.

Nous testons donc, dormir en refuge pour la pre­mière (et la dernière) fois. Il fait chaud à l’intérieur. Mais comme per­son­ne (ou presque) n’a pu planter sa tente, tout est plein. Une famille dormi­ra dans la cui­sine, pen­dant que nous nous partagerons un mate­las pour deux, comme d’autres cou­ples. Le lieu est un caphar­naüm per­pétuel : jusqu’à minu­it, les gens par­lent, cuisi­nent et font du bruit. Entre minu­it et 7h, les gens dor­ment, ron­flent, pètent, et font du bruit. Après 7h, les gens se lèvent, pré­par­ent leurs sacs et font du bruit. Mais on est au sec, et on dort mieux que dans la tente, à crain­dre que le vent devi­enne trop vio­lent.

Le matin, les prévi­sions ne s’arrangent pas. Il est annon­cé des vents vio­lents pour les trois prochains jours. Le refuge de Hrafntin­nusker ne pren­dra aucun campeur, et ils décon­seilleront aux ran­don­neurs de quit­ter Land­man­nalau­gar après midi... En clair, soit on tente notre chance rapi­de­ment, et on se dépêche pour rejoin­dre Emstrur le plus vite pos­si­ble, soit on attend quelques jours que ça passe. On dis­cute un peu avec un cou­ple d’allemands qui parta­gent le même dor­toir que nous, ils hési­tent à atten­dre. Et plus on par­le avec eux, plus on se con­va­inc nous-mêmes : marcher vite dans la pluie et le vent n’a aucun intérêt. On ne prof­it­era pas des paysages, on va juste regarder nos chaus­sures et met­tre un pied devant l’autre. On décide de mod­i­fi­er nos plans : au lieu de marcher jusqu’à Skó­gar, nous pren­drons le bus de 14h pour rejoin­dre Thorsmork. A défaut de faire le Lau­gave­g­ur en entier, nous explorerons au moins l’endroit où il se ter­mine !

En bus vers Thorsmork

Il est 14h quand nous grim­pons dans un de ces bus tous-ter­rains. Avec nous, de nom­breux ran­don­neurs jouent la sécu­rité et aban­don­nent. Cela nous con­forte un peu dans notre choix. D’ailleurs, tout le long du tra­jet, le bus se rem­pli­ra de ceux qui sont par­tis le matin, mais aban­don­nent. Dans le lot, on ver­ra quelques per­son­nes vrai­ment mal en point, pales et trem­blotantes, ce qui fini­ra de nous con­va­in­cre qu’abandonner, aus­si frus­trant que soit, était la meilleure chose à faire.
On s’installe au fond du bus, les chaus­sures con­tre le chauffage, et on regarde le con­duc­teur qui s’affaire àl’extérieur. Il sem­ble y avoir un souci avec l’un des pneus. Il dis­cute avec la gar­di­enne du refuge, se glisse sous le camion, donne des coups. Puis il remonte dans le camion, pointe Mon­sieur Oreille du doigt, et lui fait signe de venir. Je ne com­prends pas vrai­ment pourquoi, et il me fau­dra atten­dre dix min­utes pour avoir une expli­ca­tion : ce genre de bus a des pneus dou­blés, et il y avait une pierre coincée. Mon Belge a donc passé dix min­utes à taper sur la pierre, jusqu’à la cass­er, pour que le chauf­feur puisse la retir­er. On gagne un tra­jet gra­tu­it, du coup !

Pour aller à Thorsmork, on pour­rait croire que c’est rapi­de. A pieds, il y a à peine plus de 30km. Mais en bus, il faut aller attrap­er une cor­re­spon­dance à Hvolsvöl­lur, et on met­tra donc tout l’après-midi. Mais qu’importe, on est au sec, et on attend notre deux­ième bus en mangeant des hot­dogs dans une sta­tion ser­vice. L’année passée, nous avions gardé un bon sou­venir des hot­dogs tout sim­ples et bien chauds qu’on trou­vait un peu partout... et ça n’a pas changé, c’est tou­jours aus­si bon !

Randonnées autour de Thorsmork

Lorsque nous arrivons à Thorsmork, nous déci­dons de nous installer à Húsadalur. Il y a plusieurs camp­ings, mais c’est le mieux desservi par les trans­ports en com­mun et il sera facile de repar­tir en bus, quand nous le voudrons. Et ce fut un excel­lent choix, tant l’endroit est par­fait : le per­son­nel est glob­ale­ment agréable, les douch­es sont com­pris­es (avec de l’eau chaude), on a accès à une salle com­mune et à une cui­sine... et il y a même des saunas, une mini piscine chauf­fée naturelle­ment, et le wifi ! En clair, le camp­ing par­fait ! Bon, par con­tre, ils pro­posent des repas, mais c’est franche­ment pas ter­ri­ble, et c’est très cher (c’est un buf­fet, donc c’est cool pour les groupes d’américains, mais pour des gens nor­maux, on est vite écœurés par tant de gras, et ça ressem­ble quand même à de la bouffe de can­tine sco­laire).

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On a donc passé plusieurs jours à faire des petites ran­don­nées de quelques heures, en savourant nos dos libérés ! Et franche­ment, le lieux est superbe, rad­i­cale­ment dif­férent de ce qu’on voy­ait quelques kilo­mètres plus haut. Il y a de nom­breux sen­tiers qui sil­lon­nent Thorsmork, et autant de ran­don­nées dif­férentes à faire, pour tous les niveaux, avec bien sou­vent de mag­nifiques points de vue à la clef.

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40 Commentaires

  1. Hel­lo, je sais que ton arti­cle par­le prin­ci­pale­ment du trek, qui a vrai­ment l’air mag­nifique d’ailleurs, mais j’ai une ques­tion sur le voy­age que tu avait fait à vélo pli­ant. est-ce que ce genre de vélo est vrai­ment pra­tique en mode voy­age ?

    1. Alors, oui, le vélo pli­ant est pra­tique : facile pour pren­dre les trans­ports (avion, bus), notam­ment, sans avoir à s’embêter à le démon­ter. Pour autant, c’est pas for­cé­ment fait pour avaler beau­coup de kilo­mètres dans la journée : on se fatigue plus et on se bousille les genoux. Mais per­son­nelle­ment, je reste une adepte !

  2. Ce Trek devait être mag­nifique... Encore une fois, je suis éton­né par tant de beauté dans les paysages ! J’espère que vous avez su appréci­er tous ces moments forts en émo­tions même si vous avez eu pas mal de péripéties ! Je prends note de ce trek : « Lau­gave­g­ur » en Islande. C’est une décou­verte pour moi et je compte bien ten­ter l’expérience à l’avenir !
    Mer­ci beau­coup pour cet arti­cle.

  3. Que c’est agréable de lire ton réc­its (surtout quand on est au chaud). Depuis ton dernier réc­its sur l’Islande, j’ai bien envie d’y aller pour décou­vrir mais là... Je cours pré­par­er mon sac à dos de suite...Ah non mon chef n’est pas d’accord.

    Bra­vo pour ce réc­its et cette aven­ture

  4. Tes pho­tos sont superbes et m’ont rap­pelé bien des sou­venirs, bien que, pour ma part, j’avais pu aller jusqu’à Thorsmork. Dom­mage que vous n’ayez pas pu pour­suiv­re, mais sois fière de tes clichés ! 🙂

  5. C’est drôle de se ren­dre compte qu’un trek en Islande peut s’avérer com­pliqué en juil­let tant qu’on a pas eu l’expérience de quelqu’un (ou sa pro­pre expéri­ence bien sûr). Mer­ci pour ton arti­cle, ton expéri­ence et tes superbes pho­tos !

    1. Dis­ons qu’en soit, ce trek est plutôt facile. Cer­tains le font même avec des enfants... Mais dès que la météo islandaise s’en mêle, ça change la donne ! On l’avait déjà con­staté l’année dernière, en vélo : des jours où on n’avançait pas alors qu’on fai­sait de petites dis­tances, et des jours où on roulait super bien, sans se fatiguer sur de plus grandes dis­tances...

  6. C’est pas de chance d’avoir eu de telles con­di­tions pour la tra­ver­sée du Land­man­nalau­gar car c’est un site mag­nifique et mal­gré la dif­fi­culté du trek, j’en garde un excel­lent sou­venir !

  7. j’avoue ne pas avoir le temps de tout lire en un seul pas­sage alors je reviendrai ! mais deja un seul mot me vient : wouah !!! vos pho­tos me rap­pel­lent a quel point je suis tombée amoureuse de cette terre il y a qq mois...
    vous aviez déjà fait du trek avant ?

  8. voilà, j’ai pas pu atten­dre pour lire finale­ment... impres­sion­nant votre trek. vos dif­fi­cultés ne me rebu­tent pas à l’idée d’un tel voy­age. Mal­gré elles, ca devait val­oir le coup, non ?

    1. Alors, pour répon­dre à tes ques­tions : oui, ça vaut claire­ment le coup !
      On n’est pas des grands ran­don­neurs, mais on est plutôt sportifs, et on fait qua­si­ment tou­jours de la ran­do sur nos voy­ages. Pour autant, je con­tin­ue de penser que c’est pas un trek qui demande une grande expéri­ence. J’ai croisé des gens hyper mal équipés par exem­ple, et même s’ils avaient des sacs trop rem­plis sans avoir l’essentiel (un sac pour main­tenir son duvet au sec est plus impor­tant qu’un pot de nutel­la en verre, d’après moi !), ils y arrivaient. Les paysages te motivent à avancer de toute façon !

  9. Ton réc­it me fait un peu peur pour mon voy­age en sep­tem­bre, et en même temps il me motive tout autant !
    Tes pho­tos sont mag­nifiques, comme d’habitude ! Même sous la pluie... je crois que c’est ce qui fait leur charme d’ailleurs.
    Je prévois donc de pass­er une nuit au camp­ing de Húsadalur !
    Mer­ci pour ton retour d’expérience.

    1. Juste­ment, dis-toi que deux jours avant, les ran­don­neurs qui fai­saient ce même trek avaient un temps de rêve ^^ C’est le con­cept en Islande : sur un voy­age, tu auras des jours pour­ris, et des jours superbes, et par­fois tu auras un grand soleil et de la neige dans la même journée !

  10. À bon...après lec­ture de ton arti­cle, je vois que tu es revenu au blog clas­sique ! Super ton réc­it sur une des­ti­na­tion qui est sur « la liste ». J’adore le con­traste des ciels et de la terre...Impressionant;)

    Tu as vu ? J’ai finale­ment reçu mon livre qui devait être livré en janvier...youppy!!!

    À+

    1. Aha­ha ! Je ne sais pas du tout pourquoi ils annonçaient Jan­vi­er...
      (oui, je teste un peu des choses dif­férentes sur le blog, en ce moment, pour voir un peu ce que je vais dévelop­per dans le futur, et com­ment !)

  11. Quel bon­heur une fois de plus de te lire ! J’ai voy­agé grâce à toi pen­dant ma pause déje­uner, et ça m’a même fait oubli­er la chaleur dont on souf­fre actuelle­ment... ah le pou­voir des mots et de ces superbes images ! Et mal­gré les dif­fi­cultés évo­quées ça m’a don­né envie de par­tir à mon tour... 😉

    1. Pour l’anecdote, j’ai passé ma pause déje­uner sous un orage qui m’a trem­pée jusqu’à l’os : autant dire que, mise à part la chaleur.... ^^
      Enfin, oui, cet arti­cle a quand même pour but de vous don­ner envie d’y aller, mal­gré tout !

  12. Wouaaaaaa ça à l’air vrai­ment ultra beau !
    On dirait une par­tie de la planète incon­nue et vide de toute human­ité !
    Je rêve pour s’échapper du stress et de la pol­lu­tion des villes 🙂

  13. Je vois que la météo de l’Atlantique nord t’a égale­ment joué des tours (j’ai du faire l’impasse sur une bonne par­tie du pro­gramme au Féroé pour cause de caprice du temps). Voyons le bon côté des choses, vous avez pu prof­iter des derniers jours pour vous balad­er sans trop d’entraves sur le dos...

    Et les pho­tos de la pre­mière par­tie de la ran­do, c’est dingue ! On dirait la planète Mars !

  14. Sacrée aven­ture mmmh ..
    Je ne savais pas qu’un bus pas­sait à Alfa­vatn (?? ) , c’était en début – Mi juil­let il sem­blerait , vu les pho­tos ( ? ) . J’y suis passé fin juin et j’ai déjà fait le trek 4 fois . ( j’y emmène des sta­giaire pho­to )

    En tout cas ce n’est pas très ras­sur­ant oui , et je n’ai jamais eu tous ces soucis . Même si j’ai eu quelques tem­pêtes vio­lentes , mais c’est vrai que mon angoisse c’est d’avoir les 4 jours dans le vent / pluie / neige , en effet .

    Belles images, le fait de la pluie et du mau­vais temps sort des teintes vert / noirs mag­iques .

    Mer­ci pour l’article .
    C’est un des endroits les plus fous que j’ai pu tra­vers­er, ce trek est par­fait, c’est juste inquié­tant d’y voir chaque année tou­jours plus de monde , ça risque de devenir chao­tique par la suite ..

  15. Que d’aventures pour ce trek ! L’occasion d’y retourn­er ? En tout cas, tes pho­tos sont vrai­ment mag­nifiques ! Je n’y serai qu’une semaine en sep­tem­bre, mais cela donne envie d’y retourn­er plus longue­ment.

  16. Eh ben j’avais déjà lu l’article mais quand même en revoy­ant les pho­tos, je ne peux que dire WAHOUO ça envoit du bois 🙂
    Ca a beau être fréquen­té (tout est relatif) mais ça fait sacré­ment envie ! les couleurs sont si irréelles et le pho­tographe doit claire­ment pren­dre son pied !

    j’ai l’impression qu’avec votre expéri­ence acquise, que cela soit à pied, ou en vélo, vous êtes prêts à affron­ter d’autres con­trées sauvages et toutes aus­si belles. Le résul­tat d’un appren­tis­sage pro­gres­sif !!

    Des retours sur des choses à prendre/ou pas, sur ce que vous chang­eriez au niveau matériel ou plutôt sur l’approche d’un trek de ce genre ?

  17. C’est un peu dom­mage que les refuges ne soient pas aus­si sym­pas qu’en Norvège et sous la forme de dona­tion...

    Superbes image une fois de plus. J’adore celle de Mr Oreille, elle lui donne un côté Dieu !

  18. La météo islandaise... mon ami qui m’avait rejoint pour le tour de la Tas­man­ie était par­ti en avril faire du ski de ran­do. En deux semaines, il n’a pas vu un coin de ciel bleu, et n’a fait que d’avancer dans du brouil­lard ou de la cramine, autant te dire qu’il est revenu dégoûté..
    Sinon superbes pho­tos ! Je deviens jaloux de tes traite­ments 🙂

  19. Ton réc­it des péripéties météorologiques est tout à fait con­forme à ce que mon frère m’a racon­té de son cir­cuit en vélo là-bas. Qu’est-ce qu’il en a bavé !!!

  20. Bon­jour,
    Mer­ci beau­coup pour ce beau réc­it qui nous con­forte dans l’idée d’aller voir cette terre rapi­de­ment.
    J’ai une petite ques­tion con­cer­nant les cartes. Nous n’arrivons pas à trou­ver l’équivalent des cartes IGN (1/25000 ) français­es pour l’Islande afin de pou­voir plan­i­fi­er cor­recte­ment nos 15 jours de marche. Avez vous util­isé des carte et ou les avez vous acheté ? Sur place ?
    Mer­ci d’avance

  21. Bon­jour,

    je veux faire se trek, mais je me demande s’il est bien bal­isé. Je pars seul et je ne suis pas cer­tain d’apporter un GPS. Du coup, je me demandais si on peut facile­ment pren­dre notre chemin ?

    Mer­ci,

    Samuel

  22. Super ton temoignage, je ne con­nais pas l’Islande mais je vais m’organiser pour par­tir l’été prochain.

    Bonne con­tin­u­a­tion à vous deux.

  23. Trop dom­mage que vous n’ayez pas pu finir... surtout que la 4ème étape est sub­lime.
    Nous aus­si, nous avons fait ce trek, rem­pli de galères (vent, grêle, tem­pête de neige, per­son­nes au refuge détestable...) mais en plus, pen­sant que l’on pour­rait se rav­i­tailler en chemin, nous étions par­tis avec... 3 paque­ts de nouilles chi­nois­es et 1 pot de ketchup... pour 3 en 3 jours. Mais on avait quand même réus­si à le finir, épuisé.

    Tes pho­tos sont très belles. C’est agréable de te lire.

  24. Superbes pho­tos, et je suis sûr que l’expérience est désor­mais gravée dans votre mémoire ! Je l’ai réal­isé cet été, et ce trek est vrai­ment superbe ! Mer­ci pour ce partage 🙂

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