Islande III : Vík í Mýrdal, Seljalandsfoss, Skógar

Après une pre­mière par­tie con­sacrée à la pénin­sule de Reyk­janes, et une sec­onde par­tie abor­dant les glac­i­ers de l’Est, voici venue l’avant dernière par­tie du réc­it de notre voy­age en Islande.
J’ai envie de vous par­ler des lieux qui bor­dent la côte Sud : Vík í Mýrdal, Sel­ja­lands­foss, Skó­gar, Hel­la.
Quoique. Non, en fait, je ne vais pas évo­quer Hel­la. Il y a un chou­ette super­marché pour faire le plein de pâtes, mais c’est à peu près tout.
Donc con­cen­trons-nous sur les chutes d’eau et les macareux.

Vík, de son nom complet Vík í Mýrdal, la ville la plus pluvieuse d’Islande

On aura eu de la chance : un des rares endroits où on a eu du soleil ! Pour autant, il y avait un vent impres­sion­nant, et la nuit sous la tente ne fut pas de tout repos, mal­gré les talus pare-vent du camp­ing. Qu’est-ce qu’on est allé faire là-bas ? Hé bien je voulais absol­u­ment voir des macareux, et la falaise en est truf­fée. Seul souci, on n’a pas pu vrai­ment s’approcher. En effet, un chemin escarpé per­met de mon­ter en haut de la falaise (une heure de marche d’après le guide papi­er, ça nous sem­blait cohérent sur la mon­tée), mais vu le vent qui souf­flait en bas, ça nous a paru bien trop dan­gereux.
Du coup, on a regardé les dizaines de macareux vol­er au-dessus de nous, et j’ai été bien frus­trée quand d’autres voyageurs nous ont dit les avoir approchés à moins d’un mètre, dans d’autres régions de l’Islande (notam­ment plein Nord).

Seljalandsfoss

Nous avons fait deux arrêts courts à Sel­ja­lands­foss. Le pre­mier fut avec le bus, à l’aller, dix min­utes pour faire quelques pho­tos. Le sec­ond fut au retour : une heure pour manger devant la cas­cade. Autant dire que ce fut expédi­tif. Le site est sym­pa, mais j’ai préféré Skó­gar !
La par­tic­u­lar­ité de Sel­ja­lands­foss, c’est qu’on peut pass­er der­rière la chute... et en revenir trem­pé.
Au loin, on aperçoit Þórsmörk (le « Þ » norois se prononce comme le « th » anglais du mot « thing»), un mas­sif mon­tag­neux qui a l’air mag­nifique, mais nous n’avions ni le temps ni l’équipement pour nous y ren­dre – ce sera pour la prochaine fois !

Je ne mets aucune pho­to du site : vous le décou­vrirez dans la vidéo qui retrace le voy­age, à venir cette semaine sur le blog !

Skógar

Skó­gafoss, c’est un de mes coups de coeur. Ne par­lons pas de la « ville » de Skó­gar : il n’y a, une fois n’est pas cou­tume, pas grand chose. Pas un tro­quet, pas une mobylette. Pas même un vrai mag­a­sin (sauf une bou­tique vague­ment touris­tique qui vendait la canette de bière de 50cl à 8€...). A peine 30 âmes dans cet ersatz de vil­lage. Il y a bien un petit musée, avec les maisons aux toits d’herbe... Il y a aus­si un avion éta­sunien de quelques décen­nies qui a fini en atter­ris­sage for­cé à quelques kilo­mètres, mais on n’en a pas trou­vé la car­casse. De toute façon, quand on vient en Islande, c’est pour la nature, non ?
A pre­mière vue, c’est une sim­ple chute d’eau, haute et puis­sante. En journée, les cars défi­lent, les touristes ont dix min­utes pour s’approcher, déclencher, et repar­tir. Mais le soir, le park­ing se vide et on peut camper à quelques mètres, avec vue sur l’eau. Ça a du charme, et ce n’est pas tout : un pre­mier sen­tier mène au som­met de cette fameuse chute nom­mée Skó­gafoss, pour sur­plomber la cas­cade. Der­rière, un petit escabeau per­met d’enjamber une clô­ture bar­belée pour con­tin­uer la balade, sur plusieurs jours si l’on veut, puisque ça mène au Land­man­nalau­gar (lit­térale­ment « les bains chauds des gens du pays »), haut-lieu du trek en Islande. Nous avons ain­si marché toute la soirée, prof­i­tant de ce soleil qui se couche tard, en longeant la riv­ière parsemée d’autres cas­cades toutes plus belles les unes que les autres, seuls au monde.

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13 Comments

  1. Bra­vo pour les cro­quis.
    Sois pas frus­trée de ne pas avoir pu t’approcher de prés. Nous en 2 semaines, n’en avons pas vu 1 seul !! (A croire qu’on s’était trompé de pays...)
    Je me rap­pelle du vent à Vik au dessus de la plage noire. C’était incroy­able. Même le 4x4 tan­guait. En courant con­tre le vent, j’allais pas plus vite qu’une vitesse de marche. Du coup, pas ques­tion de s’aventurer prés des falais­es...

  2. Adil : pour la petite info, cette pho­to est en fait un mon­tage entre une avec M. Oreille et une pose longue que je trou­vais vide ^^

    Ludovic : en fait, les noms sem­blent imprononçables vus d’ici, mais c’est moins com­pliqué sur place, surtout en com­prenant un peu l’ethymologie ! (des syl­labes qu’on retrou­ve partout, notam­ment)

    Romain : Si même avec un 4x4 vous n’avez pas réus­si, ça me ras­sure un peu (même si j’aurais préféré que nous en voyions tous les deux !). Ce devait être impres­sion­nant, tout en haut, avec le vent.

    Rgs_ : mer­ci 🙂 Le dernier, c’est ma pho­to préférée de tout le voy­age, et la rai­son pour laque­lle nous y retournerons l’été prochain (faire une ran­don­née qui se ter­mine à Skog­ar, tra­vers­er des paysages vol­caniques…)

  3. je lis tous les posts de ton blog, et suis ravie de décou­vrir grace à toi ce pays mag­nifique, c’est le rève de mon mari d’y aller, et j’ai beau être frileuse, il m’a con­va­in­cu, et toi aus­si 🙂

    Pour les pos­es lente utilis­es-tu une fil­tre gris neu­tre ? Ces pho­tos sont trop belles, j’adore les chutes !!

    Je me pré­pare au vent car ça à l’air d’être un sacré hand­i­cap. Je pense que pour ma part on le fera en voiture, il y en avait beau­coup lors de ton voy­age ?

    Encore mer­ci de partager ces beaux voy­ages avec nous, et bra­vo pour tes superbes pho­tos

  4. Lilou : oui, la majorité des gens pren­nent une voiture, c’est assez facile d’en louer une.
    Pour les pho­tos, un fil­tre ND et un trépied !

    Marie-Char­lotte : mer­ci 🙂

  5. Mar­rant que vous ayez eu do soleil à Vík ! Ça nous a fait la même chose : pluie sur pluie pen­dant 1–2 semaines et grand soleil à Vík ... ville la plus plu­vieuse d’Islande, mon c*l ! 🙂

    Je con­firme pour les macareux. Nous n’avons rien vu à Vík, mais par con­tre on a passé la nuit avec eux à Latra­b­járg, le point le plus à l’ouest de l’Islande. On pou­vait presque les touch­er. Mag­ique ! (pho­tos dis­po sur mon car­net pour les intéressés : http://www.julienfumard.com/iceland-diary-a-paradise-for-animals/)

    Mer­ci en tout cas pour ce car­net, ça fait plaisir de se rep­longer en Islande. 🙂

  6. « Seuls au monde ».
    Cette petite phrase m’a sou­vent tra­ver­sé l’esprit, à moi aus­si.
    On ne peut qu’être hum­ble devant la force et la beauté de ce pays.
    (Mer­ci pour ces réc­its de voy­ages.)

  7. Je pen­sais sérieuse­ment à un voy­age en Islande d’ici la fin de l’année, et après avoir lu tes arti­cles, j’en suis main­tenant cer­taine !
    Félic­i­ta­tions pour ton réc­it et tes mag­nifiques pho­tos, c’est un plaisir de s’évader grâce à tes arti­cles 🙂

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