Voyage en Islande I : Keflavik, Grindavik, Reykjavik et Blue Lagoon

Après quelques arti­cles pra­tiques liés au camp­ing et au vélo en Islande, pas­sons main­tenant au réc­it du voy­age à pro­pre­ment par­ler. Une fois n’est pas cou­tume, plutôt que de faire des arti­cles chronologiques, je vais opter pour le regroupe­ment géo­graphique : autour de la pénin­sule de Reyk­janes et de la cap­i­tale. Nous y serons allés au début de notre séjour, l’aéroport inter­na­tion­al se trou­vant à Keflavik, et à la fin du périple, l’aéroport n’ayant pas bougé entre temps. Ce n’est pas la par­tie la plus intéres­sante, ni celle que j’ai préférée mais il faut bien com­mencer par quelque chose.

Keflavik

Keflavik, c’est l’endroit qu’on n’aura jamais vu sans pluie, mis à part cinq min­utes d’éclaircie en pédalant vers l’aéroport ; juste un ray­on de soleil pour nous souhaiter bon voy­age, quoi. Lorsque nous sommes arrivés, il fai­sait nuit (2h du mat » le temps de remon­ter les vélos), il y avait un brouil­lard tel qu’on ne voy­ait pas à trois mètres, et il pleu­vait à verse. Au matin, on était tou­jours sous l’eau et le vent s’était, en plus, levé... En mode rafale con­stante.
On a bien ten­té d’aller voir les bateaux, mais on a vite été découragés.
Quant au retour, il a fal­lu chercher un endroit planter la tente sans qu’elle ne se retrou­ve dans une flaque ; et sur un ter­rain où la pelouse n’était qu’un tapis sur des graviers. Je vous laisse imag­in­er. Sisi, allez-y, imag­inez. Par con­tre, quand il ne pleut pas, ça peut vrai­ment être sym­pa. Même si, finale­ment, c’est surtout un endroit où ne s’arrêtent que les gens qui vien­nent de ou vont à l’aéroport (comme on a fait, quoi). On voit d’ailleurs l’aéroport depuis le camp­ing (de jour et sans tem­pête), impos­si­ble de se per­dre (même avec le com­bo nuit + brouil­lard + pluie, on a réus­si !).

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Grindavik

C’est à l’opposé de Keflavik sur la pénin­sule. On n’a pas vu non plus la ville sans la pluie, mais on s’est un peu plus bal­adés, quand même. Entre les deux, on tra­verse une zone mil­i­taire éta­suni­enne aban­don­née (les pan­neaux pré­cisent de ne pas s’y aven­tur­er) et des champs de mousse, beau­coup de champs de mousse. Une mousse très épaisse.
La ville est calme, presque déserte (bon, on y était le dimanche, ça aide un peu), mais a son charme avec le bord de mer. Il n’y a pas for­cé­ment grand chose à voir, touris­tique­ment par­lant, cepen­dant c’est un endroit où les gens sont accueil­lants et dis­cu­tent facile­ment. Le cen­tre-ville se lim­ite a deux restau­rants et un coif­feur mais il y a un super­marché pour se rav­i­tailler.

Reykjavik

La cap­i­tale. Alors for­cé­ment, il y a déjà beau­coup plus à voir. Dans mon esprit, l’Islande a deux facettes : le côté nature sauvage à perte de vue, et le côté îlot où la créa­tiv­ité bat son plein. A Reyk­javik, on sent bien cet esprit. Il faut occu­per les longs hivers som­bres, alors tout le monde joue d’un instru­ment, peint, tri­cote... Les gens présen­tent même leur prédilec­tion et activ­ité artis­tique avant de par­ler de leur méti­er ou de leur job rémunéré. On ren­con­tre donc des pein­tres ban­quiers, des sculp­teurs caissiers ou des déco­ra­teurs maçons.
Dans le cen­tre-ville, aucune grosse enseigne, mais des dizaines de bâti­ments col­orés et de bou­tiques de vête­ments, d’objets amu­sants, de bars. C’est calme et agréable, même sous la pluie, avec du street art à peu près partout et peu de voitures. La ville a assuré­ment du charme, et on imag­in­erait aisé­ment y rester quelques jours.
Seul point négatif, les hôtels y sont incroy­able­ment chers, mais heureuse­ment, il y a le camp­ing !
Je vous con­seille de vous balad­er le long du port : il y a une longue prom­e­nade (vélos et pié­tons) qui longe la mer, avec vue sur les mag­nifiques mon­tagnes d’en face. Par con­tre, si vous avez lu dans le Routard qu’il faut tester le super kiosque à hot-dogs, passez votre chemin : c’est le plus mau­vais que nous ayons testé et il y en a partout ! Ren­dez-vous plutôt à l’Hamborgarabulla Tomasar (sur le bord de mer, là où on réserve les expédi­tions « baleines » qui sont d’ailleurs trop chères pour ce que c’est) pour un burg­er végé­tarien excel­lent, un mag­nifique dou­ble burg­er super gras, et des frites McCain (mais atten­tion, pas de bière dans cette bicoque... le Belge a fail­li faire un infarc­tus à bouf­fer son burg­er sans binouze).


Le Blue Lagoon

Si vous allez en Islande, vous vous poserez cer­taine­ment la ques­tion d’aller ou non vous baign­er au Blue Lagoon, un espèce de pas­sage oblig­a­toire en fin de voy­age, sur le chemin de l’aéroport : un grand bain chaud extérieur. Il y a moult endroits où on peut lam­bin­er dans de l’eau chaude pour bien moins cher, voire gra­tu­ite­ment, mais mal­gré la foule, le Blue Lagoon garde un charme cer­tain. Nous avons choisi de faire la fer­me­ture, his­toire d’avoir le moins de monde pos­si­ble, mais la buée vous donne de toute manière l’impression d’être seul au monde au milieu de l’étang à 40°C.
Le Blue Lagoon n’a rien de naturel : on voit l’usine géother­mique en arrivant. Pour autant, per­du dans les mon­tagnes de mousse, on pour­rait y croire. Le petit truc en plus, c’est l’eau de mer ajoutée : on flotte très facile­ment.
Niveau prix, ça fait très mal : 35€ (oui, ils pren­nent les euros !) par per­son­ne, et à ce prix on n’a même pas la servi­ette incluse, il fau­dra en louer une pour 5€, et surtout ne pas l’amener au bain avec vous, parce qu’elle se fera vol­er en moins de deux. Con­fes­sion : du coup, on a embar­qué les nôtres avec nous ; c’est très vilain, mais mince, 5€ la servi­ette !

22 Commentaires

  1. Ah ben ça com­mence bien, les pho­tos sont déjà superbes...peut être que c’est pas le pied pour le vélo, mais le ciel noir comme ça, ça a de la gueule ! Et c’est excel­lent le con­traste avec la mousse !
    Sinon, j’ai bien aimé ta présen­ta­tion de Reyk­javik, c’est la pre­mière fois que ça me donne envie d’aller y faire un tour...et ta pre­mière pho­to d’ailleurs, c’est quoi??
    Sinon, le Blue Lagoon, ça a l’air sym­pa, mais 35 euros la piscine...

  2. Ouch 35 euros !! C’est plus qu’abusé ! C’est un for­fait illim­ité au moins ? Sinon, super arti­cle comme tou­jours.

  3. Don­lope : la pre­mière pho­to, c’est l’opéra. Et fait, dans mon imag­i­naire, Reyk­javik est un peu comme Berlin ou Port­land : un vivi­er de créat­ifs. On n’est pas restés assez longtemps pour vis­iter des ate­liers ou ren­con­tr­er des gens, mais ça se ressent dans la rue. 

    Green­lantern : Pour 35€, tu peux y pass­er toute la journée si tu veux, aller des des saunas/hammams, te faire des masques et tester un genre de douche mas­sante. Et puis c’est tout !
    Pour les pho­tos, tu pour­ras accéder à l’arrière (la par­tie où on ne se baigne pas) et à un promon­toire, mais pas approcher beau­coup.

    Retour du Monde : la suite sera mieux 😉 La semaine prochaine, ambiance glacière !

  4. La couleur de l’eau du Blue Lagoon est impres­sion­nante ! Les site porte bien son nom ! Je suis d’accord le prix est exor­bi­tant mais ça donne quand même envie de piquer une tête 😉

  5. Tes pho­tos sont superbes ! J’aime beau­coup celle de l’Harpa.
    Pour le Blue Lagoon, j’ai aus­si pen­sé à par­tir avec les servi­ettes au vue du prix mais comme on par­tait le même jour, je n’ai pas trop voulu m’encombrer de linge humide. Par con­tre, pas de vol de servi­ette à déplor­er pour nous... elles sont restées accrochées sage­ment.
    J’ai hâte de voir la suite (Jokul­sar­lon?).

  6. Et bien ça donne déjà l’eau à la bouche tout ça ! Les pho­tos sont mag­nifiques ! 🙂 Je crois que vous m’avez défini­tive­ment con­va­in­cu de pré­par­er un petit voy­age en Islande 😉

  7. Fabi­en : à la fois hyper bleue et opaque, c’est très étrange ! L’eau est cen­sée être bonne pour la peau, mais là dessus, on restera scep­tique (c’est juste plein de souf­fre, bon pour cer­taines mal­adies). Mais c’est quand même hyper sym­pa de flot­ter dans une eau bien chaude alors qu’il fait froid et pleut !

    Mili : effec­tive­ment, le prochain réc­it d’Islande évo­quera entre autres, Jokul­sar­lon.
    Pour la petite blague : nos deux servi­ettes volées au Blue Lagoon étaient dans mon bagage en soute, qui est arrivé avec 6 jours de retard. Je pen­sais qu’elles seraient moisies, hé bien non : tou­jours humides, puantes, mais en bon état \o/

    Ben­jamin : ahah ! Hé bien tant mieux ! Nous on pense déjà y retourn­er l’été prochain !

  8. Notre guide en Islande nous avait dit que le Blue Lagoon était un attrape touristes et que les islandais préféraient plutôt les piscines (très bien entretenues) ou les sources chaudes en race cam­pagne, il me sem­ble qu’il y ait même une plage à Reyk­javik avec un bassin chauf­fé naturelle­ment.
    Et vis­i­ble­ment on trou­ve parait-il beau­coup de cou­ples dans les coins dis­crets du blue Lagoon...

    Per­so j’ai testé la baig­nade dans une source chaude à Land­man­nalau­gar, accom­pa­g­née de la bière locale se fut une super expéri­ence !! 🙂

  9. Chris­telle : le Blue Lagoon aug­mente d’année en année, en plus. Tu trou­ves des réc­its plutôt récents où les gens ont payés 20€ (ce qui est déjà élevé). Mais l’Islande est chère, de manière générale.
    Pour la carte, j’aurais pu met­tre le lien, mais j’en avais fait une avant le départ : https://www.madame-oreille.com/index.php/voyage-islande-itineraire-velos/

    Laeti­tia : en fait, on a testé les piscines chauf­fées naturelle­ment, mais ça n’est pas vrai­ment com­pa­ra­ble. Dis­ons qu’il manque l’ambiance... J’aurais aimé détester le Blue Lagoon, vous dire qu’il faut le fuir, mais, même si c’est hors de prix pour ce que c’est, ça a vrai­ment du charme. (Quant aux cou­ples, on a rien vu. Avec la brume, ça ne m’étonnerait pas, mais c’était plutôt bon enfant)

  10. Je décou­vre votre blog par le biais de votre post sur « quels objec­tifs amenés en voy­age ». vos pho­tos sont très belles !
    35 euros + 5 euros pour la servi­ette... un vrai attrape touriste. Mais un touriste qui ne se fait pas avoir au moins une fois durant son voy­age, ça n’existe pas 😉

  11. Un attrape touriste, oui et non, si on évite la bou­tique en sor­tant (j’avoue, j’ai acheté une crème ^^).
    Il y a un autre bassin du même type vers Myvatn, apparem­ment bien moins cher et plus « authen­tique ».

  12. Bon­jour,
    je décou­vre votre blog aujourd’hui et je trou­ve cet arti­cle sur reik­ja­vok intéres­sant ; c’est un pays que nous aime­ri­ons un jour vis­iter !
    A bien­tot

  13. 5 euros la servi­ette... aie aie aie
    C’est mar­rant ce que tu dis sur les habi­tants de Rey­javik... j’ai ren­con­tré exacte­ment la même chose dans les Iles Orcades cet été...

  14. Lau­rence, Guil­laume : on a vrai­ment hésité à cause de l’affluence, juste­ment, mais ce n’est finale­ment pas gênant vu la taille du bassin et la brume qui l’entoure. Il suf­fit de nag­er un peu pour avoir l’impression d’être seuls !
    Nous avions fait une piscine extérieure chauf­fée naturelle­ment, mais ce n’a vrai­ment pas le charme du Blue Lagoon. Dis­ons que le cadre joue beau­coup.

    Laeti­tia : hé bien bien­v­enue !

    LadyMi­longuera : ^^ L’Islande est un des pays les plus chers du monde, les touristes le savent et les entre­pris­es en prof­i­tent...

    Lucie : serait-ce lié à la météo ?

    Marinepou­et : n’est-ce pas !

  15. Mer­ci pour ce sujet je dois aller à REYKJAVIK en Jan­vi­er, je voulais faire un saut au fameux BLUE LAGOON, n’est-ce pas trop froid ? com­bi­en de temps peut-on rester ?

    Il a écrit qu’il faut pay­er pour les servi­ettes, peignoir, tong et autres masque, au final ca revient à com­bi­en ?
    Au pire je viendrais avec servi­ette et peignoir de l’hôtel

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