Depuis notre premier voyage, nous avons le même rituel. Le week-end précédant le départ, je vais déposer nos rongeurs chez mes parents, et je retourne les chercher le week-end suivant notre retour. On a bien essayé de trouver d’autres solutions, mais c’est à la fois la moins onéreuse et celle qui me rassure le plus. Mais là n’est pas le sujet, revenons en janvier dernier !
Je suis donc chez mes parents pour le week-end et, avant de repartir, je demande à ma mère : « bon, qu’est ce que tu veux que je te ramène du Laos ? ». Parce que oui, forcément, je récupère nos animaux en échange de quelques souvenirs locaux... Elle me répond, en rigolant « oh, je me verrais bien utiliser un gong avec les élèves ». Voilà. Vous avez compris, j’ai pris la chose très au sérieux et décidé d’en trouver un.
Pendant notre séjour au Laos, j’en ai vu quelques uns dans les marchés, mais ils étaient toujours vendus comme antiquité : petits, chers, et moches. Je me disais que dans une grande ville comme Bangkok, ce devait être le paradis du touriste, et que j’en trouverai aisément un. Vous le devinez surement, j’en ai trouvé un, mais au prix d’une longue journée !
la ville au petit matin
Il est tard quand nous arrivons. Nous avons passé la journée dans le train depuis Ubon Ratchatni. On s’engouffre dans un taxi qui ne sait pas trouver notre hôtel et nous laisse « dans les environs ». On parcourt Phahurat, le quartier indien, à la recherche de la « 238 Guesthouse ». Il est trop tard pour en changer quand nous découvrons que les « chambres bien équipées » du Lonely Planet sont toute pourries. 500 baths pour de l’eau froide, une chambre pas très feng shui et une vue sur de la tôle dégueulasse. On sort manger et en voulant se coucher, on réalise qu’il n’y a ni draps, ni serviette de toilette ni même papier toilette. Dans l’absolu, on a le nécessaire pour s’en passer, mais je vais quand même à la réception récupérer des draps douteux et dépareillés, ça nous évitera de salir nos sacs-à-viande. J’en profite pour demander le code du réseau WiFi, mais il s’avère qu’il est payant. J’ai envie de rire, mais tant pis.
dans le métro, il faut laisse son siège aux gens oranges
La journée à Bangkok va être courte. Notre avion est le soir-même. Nous marchons dans le quartier chinois, prenons le métro pour le Stade Lumpinee que le Belge tenait absolument à voir. En vrai, pour une profane comme moi, il n’y a rien de bien intéressant, mais lui réalise un rêve de gamin et dévalise les boutiques des alentours... C’est le haut lieu de la boxe thaï (Monsieur fut champion de Belgique, jadis...). On les regarde s’entraîner à travers les fenêtres. Tout est calme à cette heure-ci. Les soirs de combats, l’ambiance doit être bien différente !
ceci est un station Vélib » ! (et y’a une piste cyclable !)
Nous nous dirigeons vers le Palais Royal. Palais dont on ne verra que l’extérieur, parce que la foule nous dissuade assez vite d’aller plus loin… Erreur stratégique : passé une certaine heure, il ne sert plus à rien de tenter de visiter les lieux touristiques ! On fait le tour des boutiques de souvenirs à côté du Palais : tout et n’importe quoi, mais pas de gong.
En se promenant, on arrive devant le Wat Pho. La porte est ouverte, il n’y a personne, aucun mention d’un quelconque tarif. On rentre ! On comprendra plus tard qu’il s’agissait d’une sortie...
On s’offre une pause dans un restaurant où on joue au pictionnary avec la serveuse pour lui demander où trouver ces fichus gongs. Le Belge va jusqu’à mimer en faisant le son... Elle nous indique un quartier mais nous n’y trouvons rien. Au fil des rencontres, on parcourt la ville, jusqu’à obtenir, enfin, une info qui va porter ses fruits : il est presque l’heure de rejoindre l’aéroport quand nous arrivons dans le quartier spécialisé dans les gros Bouddhas dorés et autres décos religieuses : une série de magasins qui ne vendent que ça ! Enfin ! Je choisis, je négocie, et pour la peine j’en prends deux !
Un taxi rose nous dépose à l’aéroport, et nous avons maintenant hâte de revenir en Thaïlande pour en voir un peu plus…







17 commentaires
Merci pour ce récit qui m’a fait voyager 🙂
En Australie, j’avais vu dans un marché des portefeuille en cuir de kangourou lors de ma première semaine de voyage. Les trouvants trop cher (sur le coup, avec le recul c’était clairement abordable), j’ai laissé passé l’occasion... Ce n’est qu’au bout de 7 mois, des milliers de kilomètres et des heures de recherche que j’en ai retrouvé des authentiques (pas de la merde chinoise à 6$) mais pas d’aussi bonne facture que dans ce fameux petit marché... Ne jamais laisser passer une occasion.
La question « voyage » qui tue... T’as quoi comme rongeurs ??
J’aurai jamais cru que c’était aussi difficile de trouver un gong dans cette région du monde ! D’accord avec le commentaire de Régis au-dessus, ne jamais laisser passer une occasion !
🙂 Cet article me fais sourire. A bangkok on trouve de tout, mais il faut d’abord trouver quelqu’un qui sait où. J’y habite et c’est la version la plus rapide même si trouver la bonne personne peut prendre du temps 😉 de toute façon ici le temps est une notion élastique, mouvante...
Des endroits qui m’évoquent plein de souvenirs...
Héhé, ca rappelle des souvenirs d’une étape à Bangkok avant notre voyage en Australie...très bons souvenirs malgrè la frénésie d’une journée trop courte avant de reprendre l’avion !
Rgs_ : le pire, c’est que ça m’arrive souvent d’enrager pour des histoires similaires 😀 Mais je me dis que si j’ai hésité sur le moment, c’est que je n’ai pas eu l’ultime coup de cœur.. (et souvent, c’est la première fois qu’il était le moins cher, une des lois étrange de l’univers !)
Estelle : héhé 😀 En fait, j’ai des rates (de vieilles photos ici). D’ailleurs, elles seront dans de prochains « film de voyage » :p
Lucie : On s’y est peut-être mal pris, ou peut-être sommes-nous les seuls touristes à trouver que c’est un truc à ramener ?
Cécile : si même les habitants doivent jouer des contacts... Il vous faut les pages jaunes ! Mais après coup, ça semble logique : un quartier pour les trucs religieux... Il faut juste savoir que ça fonctionne ainsi...
Xtinette : des bons, j’espère 😉
Donlope : c’est frustrant, hein ?
Un gong, comme dans le colaroshow ? 🙂
J’en ai compté 4, c’est juste ??
Quelle anégatio pour rammener le précieux cadeau à ta maman ! Ca me rappelle ma recherche infructueuse pour ramener mon globe de neige de Tiraspol. ;D Toi au moins, tu as trouvé !
Tewoz : tu m’excuseras, cette émission date d’avant ma naissance 😀
Estelle : on en a eu plus que ça (ça ne vit pas plus de trois ans), mais à l’heure actuelle il ne nous en reste plus que 4, en effet !
Mélissa : il s’est est fallu de peu pour qu’on laisse tomber ! Tu collectionnes les boules à neige ? Pas sure qu’ils aient assez de touristes pour faire tourner une usine à souvenirs, là bas :p
Arghhh, traite moi de vieux tant que tu y es... 🙁
😉
Oh, je n’oserais pas, tewoz... 😉
Kao san road est l’endroit pour des hôtels pas cher, 350 baths pour une chambre simple sans air con et 600 baths hôtel avec piscine et air con ! Si vous repassez sur Bangkok, prenez le bateau, ça vous emmène dans tous les bons endroits ! Faut juste savoir où s’arrêtait 😀
J’ai bien aimé les boutiques de statues et autres objets religieux.
Juste un peu glauque pour les statues qui représentent les bonzes (très bien faites au passage) ...
Merci pour ce récit.
Bangkok est une ville très charmante malgré un trafic surchargé et une chaleur pesante...
Ah ah ! J’adore la touche humoristique (« il faut laisser la place aux gens oranges »)
Pour les « velibs » c’est une bonne remarque, ils ajoutent meme des stations (je savais meme pas qu’il y en avait il y a 2 ans) Peut etre un jour penseront ils a rajouter de vrais pistes cyclable, un jour...
Et alors depuis, es tu finalement retourne en Thailande ? Si tu y repasses fais moi signe !
Je me souviens bien de cette rue où l’on trouve tout l’attirail du parfait bouddhiste, c’est Thanon Bamrung Muang. J’y ai acheté des petites cloches comme on voit accrochées aux temples et j’ai réussi à négocier un uniforme de moinillon pour mon fils et que la fille ne voulait pas me vendre parce que c’est un péché. Bon finalement, après avoir négocié un peu, elle s’est laissée convaincre.