Coincée à la maison pour des raisons que je vous expliquais dans cet article, j’ai donné mes billets de train à ma petite sœur, avec pour mission de découvrir l’Allemagne à ma place, mais aussi de venir raconter ses voyages ici-même. Cet article est donc entièrement l’œuvre de Gaëlle : ses impressions, ses mots, ses photos !
Je termine cette semaine bavaroise par une jolie découverte. Après Ratisbonne et Passau, Landshut a été la meilleure immersion possible dans la culture allemande, plus qu’inattendue !
Avant même de voir la ville, je pars en vélo pour une balade dans les alentours, jusqu’à Echinger Stausse, un observatoire à oiseaux, situé à une dizaine de kilomètres de Landshut. Bon, la campagne ressemble quand même beaucoup à celle de mon enfance dans l’ouest de la France, mais c’est toujours aussi agréable. On y croise, par exemple, des bêtes adorables ! Et selon la guide, les vaches représentent même très bien la Bavière...

![]()
![]()
![]()
Une fois revenue, j’ai un peu plus de temps pour flâner dans le centre de la ville. Avec ses couleurs, ses façades pointues, ses pavés (d’époque !), il n’a presque pas changé depuis le Moyen-Age, en tout cas à ce qu’on m’a dit. A l’époque, la ville était la plus riche de la Bavière, et ça se ressent encore aujourd’hui.
Petit détail intéressant : les couleurs des maisons étaient choisies en fonction du type de commerce présent au rez-de-chaussée du bâtiment. Le rouge pour le boucher, le jaune pour les boulangeries,… Plutôt pratique quand on fait ses courses ! Dans le même registre (ou presque), une femme peignait sa maison en lilas quand elle était à la recherche d’un mari.
La petite fierté de la ville reste son église en brique. C’est la plus haute au monde, plus de 130 mètres. On raconte même que la structure reste un mystère et que normalement les voutes devraient s’être écroulées. C’est rassurant !
En se baladant à l’intérieur, et en cherchant bien, on peut reconnaitre Hitler, représenté en bourreau sur un des vitraux par un artiste munichois, juste après la seconde guerre mondiale. Cette image avait fait scandale à l’époque, mais est finalement restée.
Comme à mon habitude, un tour de ville ne serait pas complet sans une petite montée au château ! Et encore une fois, quelle vue ! Que du vert et quelques toits qui dépassent… C’est bien l’image que j’avais de l’Allemagne, je ne sais pas pourquoi. Et comme toujours, je suis impressionnée par le travail que la construction d’un tel édifice, en haut d’une colline, a dû demander… Ça m’impressionne encore !

![]()
![]()
Quoi de mieux pour terminer un voyage en Allemagne que de tomber sur une petite ville, en pleine Dult (foire), avec défilé, feu d’artifices, litres de bière et tenues traditionnelles ? Plus cliché, je crois qu’on ne peut pas, mais surement que la meilleure surprise est justement bien là : ce n’est pas folklorique, c’est traditionnel ! Cette foire se tient deux fois par an depuis des siècles.
Pour lancer convenablement les festivités, un grand défilé est organisé. Tous les forains revêtent leur tenue, se regroupent par ville d’origine et, accompagnés par les cuivres et tambours, se mettent en marche vers la fête foraine. La longueur du cortège est impressionnante ! Toute la ville les accompagne et l’ambiance est très joviale.
Oui, les tenues portées font très cliché. Je pensais vraiment que ça ne se portait plus. Bon, bien sûr, ce n’est plus une tenue de tous les jours, mais les bavarois la portent encore dans les grandes occasions (mariage, cérémonie,…) et en sont très fiers ! Elle peut s’acheter absolument partout : du tailleur aux grandes enseignes, en passant par les boutiques de luxe. Les jeunes en font même des réappropriations : beaucoup de jeunes filles portent le pantalon en cuir et non la robe. Il parait que c’est « tendance ». Attention toutefois à ne surtout pas appeler ça un costume, ce serait une grossière erreur. Nous ne sommes pas au carnaval voyons ! (oui, j’ai fait cette bêtise).
Petit détail sur ces fameuses tenues traditionnelles : chez les femmes, l’emplacement du nœud à la taille a une importance toute particulière. A gauche pour les célibataires et à droite pour les mariées. L’ancêtre des tee-shirts rouges ou verts portés aujourd’hui dans les soirées étudiantes ?
Tomber pendant la fête de la bière m’a plongé au cœur de la culture bavaroise. Alors, je vais quand même préciser que je n’aime pas la bière, donc mon engouement n’est pas lié à mon taux d’alcoolémie. Ce qui est particulièrement agréable, c’est que cette fête est avant tout familiale et il y a des personnes de tout age. Le tout dans la joie et la bonne humeur. Le côté fête foraine dépasse sans doute un petit peu le côté traditionnel mais il y a bien une immense tente, remplie de tables, bancs et joyeux bavarois pour rappeler où l’on est.
Et parce qu’ici la pinte contient un litre de bière, je ne doute pas que la soirée se termine encore plus joyeusement, à 23h (oui, c’est assez tôt).






3 commentaires
Bonjour
Je découvre votre blog et le trouve magnifique
Bonne journée
Bonjour, je ne connais pas bien cette partie de l’Allemagne. En tout cas, il y a de très jolies villes et de très beaux coins de nature. C’est le nord de l’Allemagne que j’aimerais bien visité, avec ces côtes et ces petites îles. Bonne route et à bientôt.
Très intéressant cet aperçu de la Bavière car méconnu selon moi ! J’aime beaucoup les croquis colorés et les anecdotes racontées, merci de partager ça avec nous ! J’aimerais me programmer un séjour en Allemagne (en Bavière plus précisément) pour la fête de la Bière, comme tu le dis, rien de mieux pour vivre au rythme de l’endroit !