fbpx

La mer des Wadden, Allemagne : rejoindre Föhr

Après un séjour sur Sylt, une vis­ite de Hooge et quelques jours sur Amrum, j’ai fini mon voy­age à tra­vers la Mer des Wad­den sur l’île de Föhr. Föhr, de par sa fohrme, est la plus verte des îles de la Frise, la moins grig­notée par le sable. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir elle aus­si ses plages, avec ses strand­ko­rbe, ses petites maisons mignonnes, son port, et tout ce qui fait le charme des îles frisonnes.

Wadden_001_fohr
Mer des Wadden

Mais ce dont j’ai envie de vous par­ler, c’est de deux super expéri­ences que j’ai vécues sur place. La pre­mière, à marée basse, con­sis­tait à tra­vers­er à pieds pour rejoin­dre l’île de Föhr, rien que ça. Et la deux­ième, à marée haute, m’a (enfin) per­mis d’ob­serv­er les pho­ques depuis un superbe voili­er.

Rejoindre Föhr, à pieds

Nous ren­con­trons Max au nord d’Am­rum, pas loin de Nord­dorf. Ancien cap­i­taine, il con­naît très bien la mer, les marées, et le chemin à pren­dre pour rejoin­dre Föhr. Oui, parce que même si on voit Föhr depuis Amrum, marcher de l’une à l’autre ne veut pas dire aller tout droit, bien au con­traire. Et c’est en par­tie pour cela qu’il est inter­dit de faire la tra­ver­sée seul, sans pass­er par Max ou l’un de ses col­lègues : sans con­nais­sance, c’est beau­coup trop dan­gereux.
Wadden_002_max_1
Max se déplace avec deux acces­soires : ses jumelles et sa fourche. La fourche sert à fouiller dans le sable à la recherche d’or­gan­ismes vivants, mais aus­si à sur­veiller la marée. La tra­ver­sée fait 8 km (10 km depuis Nord­dorf) et se fait de façon assez pré­cise : il faut par­tir quand l’eau est au plus bas mais surtout ne pas se faire sur­pren­dre par l’eau qui monte. Alors régulière­ment, Max sur­veille l’hori­zon avec ses jumelles.

Pen­dant la tra­ver­sée, il y aura deux dif­fi­cultés : deux pas­sages où l’eau est plus pro­fonde. La pre­mière fois, ça réveille les mol­lets. La deux­ième, on sent bien l’eau jusqu’aux cuiss­es. Et, à chaque fois, Max plante sa fourche, visu­al­isant ain­si à quelle vitesse l’eau con­tin­ue de se retir­er, pour que nous pas­sions au meilleur moment. C’est tout un art, de savoir quand il faut être où.
Nous croi­sons un groupe qui fait la tra­ver­sée en sens inverse, avec un guide tout aus­si pré­cis sur les horaires. La fenêtre pour pass­er « seule­ment » avec de l’eau jusqu’aux cuiss­es est finale­ment assez mai­gre...
Wadden_002_max_2Mer des Wadden

La pre­mière par­tie se passe très bien, mais rapi­de­ment, les nuages devi­en­nent menaçants et for­cé­ment, on se prend une méchante saucée sur toute la fin du par­cours. Et là, je dois avouer que c’est dif­fi­cile. On marche dans le sable et dans l’eau, frig­ori­fiés, trem­pés jusqu’à l’os, en voy­ant Föhr à quelques cen­taines de mètres, tout en devant faire un gigan­tesque détour pour éviter une zone où l’eau est trop pro­fonde pour tra­vers­er. Pour ne rien gâch­er, on sait qu’il ne faut pas traîn­er, parce que la mer remonte. Tic tac tic tac... Alors on marche, vite, en regar­dant nos pieds pour se pren­dre le moins de pluie pos­si­ble dans le vis­age.

Ça fait par­tie du jeu, mais ça n’a finale­ment pas gâché le sou­venir que j’ai gardé de cette tra­ver­sée, et surtout par beau temps, je ne peux que le con­seiller !

Infos pratiques :

Vos sacs de voy­age sont achem­inés par fer­ry, le jour de la tra­ver­sée. L’heure de départ dépend bien sûr des marées, et il faut compter trois heures de marche avec les arrêts.
Pour plus d’in­fos et pour réserv­er, vous pou­vez con­tac­ter l’Office de Tourisme.
Wadden_002_max_3
Mer des WaddenMer des Wadden

Aller voir les phoques à bord de la Ronja

La Ron­ja, c’est un voili­er recon­stru­it à la manière des vieux grée­ments, en suiv­ant plans et tech­niques de l’époque. Le bateau ne sert que pour le tourisme, et c’est déjà pas mal. Dessus, nous ren­con­trons John, son cap­i­taine, qui aura pour mis­sion de nous emmen­er voir les pho­ques qui peu­plent la mer des Wad­den (ils étaient 26 000 en 2012, et leur nom­bre ne cesse d’aug­menter d’an­née en année !). On les trou­ve un peu partout, sur des bancs de sable, et il est dif­fi­cile de les approcher. En effet, il nous faut rester là où il y a assez d’eau pour nav­iguer, et le phoque est de toute façon un ani­mal crain­tif.

Alors for­cé­ment ils sont loin, tout petits, et par­fois on les con­fond avec un rocher ou un oiseau, avant de véri­fi­er dans le téléob­jec­tif... Mais qu’im­porte, c’é­tait notre dernier soir en mer des Wad­den, et ça fai­sait 10 jours que j’at­tendais ça ! Et John nous a fait ser­pen­ter entre plusieurs bancs de sable, à l’aller comme au retour, de sorte à ce que nous puis­sions bien les voir mal­gré tout !

Pour plus d’in­fos et pour réserv­er, vous pou­vez con­tac­ter l’Office de Tourisme.
Wadden_003_ronjaMer des WaddenMer des WaddenMer des WaddenMer des Wadden
Mer des Wadden

Le pro­jet #Jaime­LAlle­magne est le fruit d’une col­lab­o­ra­tion entre le Col­lec­tif des blogueurs voy­age et l’Office Nation­al Alle­mand du Tourisme. Tous les choix édi­to­ri­aux des bil­lets pro­duits suite à ce voy­age me revi­en­nent.

3 Commentaires

  1. Les pho­tos sont absol­u­ment mag­nifiques, elles don­nent vrai­ment envie d’y aller. Mer­ci égale­ment pour les con­seils pra­tiques, ce blog est vrai­ment génial.

Ajoutez votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It on Pinterest