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Inde : visiter le Rajasthan

Je suis ren­trée dimanche soir. Je n’ai pas encore eu le temps de m’atteler à grand chose, donc en atten­dant le car­net de voy­age, voici une sélec­tion de pho­tos pris­es sur place, dans la suite de l’article.

Oui, j’aime tou­jours autant faire des cartes, et j’ai hâte de par­tir, dans une dizaine de jours. L’itinéraire approx­i­matif est le par­cours clas­sique de tous les touristes qui font cette région, on devrait voir de belles choses, des chameaux, des rats et des éléphants mais aucun ser­pent.

Et tant qu’à com­mencer le réc­it à l’avance, il faut que je racon­te la for­mi­da­ble aven­ture des visas. L’ambassade d’Inde a con­fié la ges­tion du bor­del à une agence par laque­lle on est obligé de pass­er. L’avantage d’habiter Paris, c’est qu’on peut y aller directe­ment, et économiser le cout d’un cour­ri­er et la frayeur de voir la poste égar­er le pré­cieux passe­port. Avec le Chauve, nous sommes donc allés pass­er un week-end à Nantes, à l’issue duquel nos trois com­pagnons de voy­age ont rem­pli la paperasse et nous ont lais­sé leurs passe­ports.

Le traite­ment du visa est assez étrange : il faut rem­plir le for­mu­laire en ligne, l’imprimer et l’apporter sous quin­zaine, moitié infor­ma­tique, moitié papi­er. Tout le monde m’envoie le pdf généré par le site de l’agence mais for­cé­ment, tout le monde n’a pas de pho­to. C’est pas grave, ça par­ti­ra par cour­ri­er le lende­main. Le Chauve et moi rem­plis­sons le for­mu­laire une fois ren­trés. C’est là que je vois que tout le monde a fait une erreur sur la manière d’écrire le numéro de télé­phone (en 06 xx au lieu de +336), et que « quelqu’un » a rem­pli un cadre réservé aux deman­deurs de visas d’un an. Bon, on ne peut pas nous reprocher d’avoir trop rem­pli un for­mu­laire ? Je véri­fie à la hot­line sur­taxée tenue par un indi­en au français plus qu’approximatif (comme pour toutes les hot­lines, en fait), ça devrait pass­er quand même.

Le matin où je dois aller dépos­er les cinq deman­des, je me réveille en sur­saut, j’ai oublié de faire rem­plir un papi­er au Chauve, le truc spé­cial étranger (le Chauve n’est pas français, berk). Je relis le tout une dernière fois, cinq for­mu­laires, qua­tre let­tres de procu­ra­tion et en véri­fi­ant que j’ai tout sur le site, je tombe par hasard sur la check list de la par­faite demande de visa. Et là, hal­lu­cine un peu, on n’est pas du tout bon. Là où se trou­ve un cadre de la taille d’une pho­to d’identité avec écrit « pho­to », oui « pho­to », au sin­guli­er, il faut en fait coller deux pho­tos d’identité. Arg. Je n’ai pas de pho­tos en dou­ble pour tout le monde. Je panique un peu. Sans trop réfléchir, je décolle les pho­tos, déchire à moitié le for­mu­laire au pas­sage, et les fous sur ma super imp­ri­mante scan­ner pre­mier prix. Une feuille de papi­er pho­to, et je fais deux pho­to­copies couleur. Oui, deux, et pour tous le monde, comme ça, on ne ver­ra pas la minable qual­ité de la pho­to, sans élé­ment de com­para­i­son. Il faut aus­si des pho­to­copies des passe­ports. Ça, c’est bon, je l’avais fait par sécu­rité. Et enfin, une pho­to­copie de ma carte d’identité pour aller avec la procu­ra­tion.

Ça com­mence mal. J’ai hésité à pren­dre le temps de tout faire pro­pre­ment, mais je préfère tester, on ver­ra bien. Pas sure que ça soit la meilleure idée, parce que rede­man­der un visa refusé une pre­mière fois, ça veut dire repay­er, aus­si. Il est 8h15 quand j’arrive devant le bâti­ment. Une grande queue devant le petit bureau du mec qui dis­tribue les numéros et véri­fie que les dossiers sont com­plets. Je poireaute. A 8h30, je vais m’assoir : comme j’ai plus de qua­tre passe­ports, je dois pass­er avec les agences. J’ai inscrit mon nom sur une feuille volante et j’attends qu’on m’appelle. Sur le moment, j’ai pen­sé que c’était un bon plan, que ça irait plus vite. Vers 10h, quand tous les gens qui attendaient autour de moi sont déjà repar­tis, j’ai com­mencé à com­pren­dre que non, c’est pas un bon plan. Puis des per­son­nes arrivées à 10h passent, et je suis tou­jours sur ma chaise, à regarder les trois pubs qui passent en boucle, et à regret­ter de ne pas avoir pris l’archos ou un livre.

Je dis­cute avec un mon­sieur dans la même sit­u­a­tion qui com­mence à per­dre patience. Je lui explique ma théorie : on passe au guichet agences, mais les agences passent avant nous, même s’ils déposent trente passe­ports et nous cinq. Effec­tive­ment, il véri­fie : il y a une deux­ième feuille, avec les agences, on ne passera que quand il n’y en aura plus. On aurait mieux fait de dépos­er nos deman­des en deux fois. J’aurais pu faire qua­tre fois la queue au con­toir « par­ti­c­uliers » le temps que je puisse enfin pass­er à celui des « agences ».

Vers midi et demi, ils m’appellent enfin. Les agences de voy­age sont en pause déje­uner, sans doute. La femme qui me reçoit tique un peu sur les pho­tos. Je me dis que 4h d’attente pour devoir revenir le lende­main, ça fait mal. Elle demande à son supérieur, selon lui ça passe. Elle véri­fie les for­mu­laires. Les erreurs ne la gènent pas, tant mieux. Mais j’apprends qu’il m’en coutera 30€ de plus pour un passe­port étranger, soit 50€ de visa et 44€ de frais, sachant que le salaire moyen en inde est inférieur à 2€./jour.. Ils pro­posent de faire les pho­to­copies et les pho­tos sur place, vendent les guides, et offrent un ser­vice suivi de la demande par sms, à 1€50 (qu’on a sur le net), c’est un beau busi­ness... (et j’imagine que diffuser/afficher des pubs, doit être sym­pa, aus­si)

Et en plus, ça prend plus longtemps pour les passe­ports étrangers ! Résul­tat, je suis allée les chercher en deux fois, mais c’est bon, on les a !

C’est parti pour le Rajasthan

Oui, le pre­mier chapitre de mes car­nets indi­ens se passe en Fin­lande, et ça n’est pas si incon­gru que ça. De la même manière que le réc­it fan­tas­mé de mon voy­age raté au Viet­nam com­mençait en Chine, celui-ci débute par une escale à Helsin­ki volon­taire­ment allongée pour sor­tir de l’aéroport.

Nos trois com­pagnons de voy­age nous ont rejoints le ven­dre­di soir. Nous n’avons pas fait de soirée pyja­ma, mais avons vaine­ment essayé de dormir tôt : le taxi nous attendait à 4h30 devant l’immeuble. Après ça, tout n’est qu’attente : aller à l’aéroport, poireauter, faire la queue pour les sacs, pour la sécu­rité, atten­dre d’embarquer, etc.

Il doit être env­i­ron 9h30, heure locale, quand nous arrivons. Un petit tour de l’aéroport his­toire de trou­ver des plans, et c’est par­ti, on file pren­dre le bus (le Chauve et Marine avaient fait des recherch­es quant à celui qui nous emmèn­erait en cen­tre ville). De là, nous avons mangé, marché, mangé, marché. On trou­ve des fruits rouges partout, mais on n’a plutôt essayé de tester des trucs nou­veaux genre un machin bizarre appelé Rahka­pul­la « qui ressem­ble au cheese­cake » (dix­it la vendeuse).

Glob­ale­ment, la ville n’est pas extrême­ment intéres­sante, les grandes éten­dues de la Scan­di­navie m’attirent net­te­ment plus. Elle a tout de même le mérite d’être calme. (mais qu’est ce qu’on s’est pelé !)

On arrive à Del­hi le dimanche matin. Je dois dire que pour ma part, je n’étais pas très fraîche. La nuit du ven­dre­di avait été plus que courte, et dans l’avion, les lumières sont restées allumées presque tout le voy­age. On récupère nos sacs, fait la queue pour l’unique dis­trib­u­teur de sous, et part à la recherche des taxis pré­payés. C’est là qu’on com­met notre pre­mière erreur : comme aucun ne nous don­nait le prix indiqué dans le guide, nous sommes allés pren­dre le bus. Celui-ci ne s’arrêtait pas devant la gare, mais pas­sait pas loin der­rière, 500m en théorie.

Sur le tra­jet, on décou­vre les travaux que la cap­i­tale a lancés à l’occasion des Jeux du Com­mon­wealth, à la ren­trée. Ligne de métro, routes, il y a des chantiers partout. Cette impres­sion que la ville vient de sor­tir d’une guerre, nous l’aurons partout où nous passerons, entre l’état des bâti­ments, pas tous à l’abandon, et les gens. Car oui, bien sûr, on s’y attend, l’Inde est un pays pau­vre. Mais ça fait quand même un choc quand on passe devant les pre­mières tentes de for­tune, les pre­mières per­son­nes allongées à même le sol. On fixe les poumons, yeux grands ouverts, pour véri­fi­er qu’ils dor­ment bien.

Le bus nous dépose sur le cer­cle extérieur de Con­naught Place. De grandes rues, des ani­maux, de la pous­sière, et, encore, la chaleur. On cherche notre direc­tion, un jeune homme nous dit aller vers la gare et nous pro­pose de le suiv­re. Bien sûr, c’était une erreur. On marche longtemps, puis il nous mon­tre un bureau « tourist infor­ma­tion ». La gare serait juste der­rière ; ici on aura des plans et on pour­ra acheter nos bil­lets de train. On ren­tre. La fraicheur est appré­cia­ble. Un quadragé­naire nous demande où on veut aller, et puis, dans l’ordre, nous dit que notre par­cours n’est pas logique (on lui explique qu’on n’a pas le temps de cas­er Agra à la fin, mais il n’en démord pas), passe un coup de fil et nous informe qu’il n’y a que deux ou trois trains par jour et qu’ils sont tous com­plets, puis revient sur notre par­cours et nous explique qu’on pour­rait tout faire et même aller jusqu’à Varanasi si on pre­nait un chauf­feur, et d’ailleurs, ça nous coûterait moins cher. Voilà, on y est, c’est l’arnaque décrite dans tous les guides : au lieu du bureau des touristes, nous sommes dans une agence de voy­age.

On ressort. On galère à démêler le vrai du faux dans les direc­tions que les gens nous don­nent pour rejoin­dre la gare. Il sem­ble y avoir nom­bre de rabat­teurs à cet endroit, et sur tout le chemin. On arrive enfin à quelque chose qui ressem­ble à une gare. Il y a du monde partout, du bruit aus­si, c’en est oppres­sant. Arrivés au por­tique de sécu­rité, un homme à l’air sérieux nous dit que ce n’est pas là qu’on doit aller. Il nous amène trois mètres plus loin, devant ce qui a dû être un bureau. Il nous dit que le truc à touristes était là, mais a brulé, qu’il faut aller plus loin. Oui, bien sûr, les guides indi­quaient aus­si que l’argument du bureau détru­it ou fer­mé risquait de revenir sou­vent. On retourne sur nos pas. Le mec de la sécu­rité aurait cer­taine­ment pu nous prévenir, mais il devait avoir mieux à faire. On tourne en rond, suit les flèch­es qui dis­ent de mon­ter à un escalier, puis d’en descen­dre un autre, avant d’arriver enfin devant ce fameux bureau. Si nous avions pris un taxi, il nous aurait déposé devant la gare et nous l’aurions trou­vé tout de suite...

Le sol du hall de la gare est lit­térale­ment jonché de corps. Je ne sais pas com­bi­en de per­son­nes peu­vent être regroupées ici, à dormir, sans doute un peu plus au frais qu’ailleurs. Nous nous affalons dans les canapés du « tourist office », des ven­ti­la­teurs, moins de bruit, joie. On regarde les autres voyageurs entr­er, nous ne sommes vis­i­ble­ment pas les seuls à se dire « enfin !». Je me dis qu’on fait bien de mod­i­fi­er le pro­gramme. Nous devions à l’origine pass­er la pre­mière nuit sur place, pour vis­iter la ville et s’acclimater douce­ment. Mais mieux vaut faire quelques heures de trans­port en plus et fil­er vers une ville plus sym­pa­thique, tout du moins pour des pre­miers pas en Inde.

Davy, Marine et moi par­tons en opéra­tion bouteilles d’eau, pen­dant que Bruno et le Chauve restent se repos­er. Le quarti­er de la gare est sup­posé être celui où nous revien­drons chercher un hôtel, lorsque nous vis­iterons Del­hi, à la fin du voy­age. Nous n’avons même pas fait 50 mètres que nous savons déjà qu’il nous sera impos­si­ble de dormir ici tant tout est glauque et sale. Avec le recul, ça ne l’était pas tant que ça, c’était juste le choc de l’arrivée, et les hôtels se trou­vent en fait, il paraît, un peu plus loin. Mais tout de même, il y a des ordures et déjec­tions partout. Il faut pré­cis­er qu’en Inde, il n’y a ni poubelles, ni égouts comme nous le con­nais­sons. Des rigoles, ouvertes, par­courent la ville. Les gens y pis­sent ou s’y lavent les dents, et par­fois, une vache y boit...

Après avoir squat­té le plus longtemps pos­si­ble la salle pleine de vis­ages pâles, nous tâchons de nous ren­dre sur le quai, his­toire de ne pas man­quer notre meilleur moyen de fuir Del­hi. Là encore, du monde partout, des vendeurs ambu­lants, de gens qui dor­ment. Je ne suis pas encore assez en con­fi­ance pour sor­tir mon appareil pho­to, j’attendrai que nous soyons par­tis. Sur le quai, une famille nous encer­cle rapi­de­ment, grand sourire. Le bru­misa­teur sem­ble les amuser, nos têtes aus­si. Ils nous deman­dent où nous allons, nous mon­trons le tick­et, ils nous rétorquent que c’est le quai d’en face. Aïe. On a passé la mat­inée à se faire embobin­er, nous restons méfi­ants. Le train est déjà là, ils insis­tent. Tout sem­ble cor­re­spon­dre, on fait le pari de les croire.

Ce qu’on dit sur les trains en Inde est vrai : on s’y entasse tant que ça loge, quitte à occu­per les moin­dres recoins, ou à rester accroché par la porte du wag­on, à moitié dans le vide. Le train est lent, s’arrête sou­vent, pas for­cé­ment en gare, et à chaque fois, des gens s’empressent de tra­vers­er les voies, pour mon­ter ou descen­dre.

Nous res­terons deux nuits à Agra. La pre­mière fut assez hor­ri­ble pour moi. Les cham­bres étaient au rez-de-chaussée, avec pour seule aéra­tion, une fenêtre sur le couloir. Lorsque j’ai demandé à Ali, le pro­prié­taire, s’il avait des cham­bres avec des fenêtres, il a répon­du un truc du genre « mais y’a des fenêtres, il suf­fit d’ouvrir ». Certes. Le ven­ti­la­teur du pla­fond fai­sait un bou­can infer­nal, sem­blant se décrocher à chaque sec­onde. J’ai rapi­de­ment demandé au Chauve de le couper. Pour ensuite pass­er la nuit à l’allumer / l’éteindre toutes les dix min­utes tant j’avais chaud. Bouger d’un bout de lit chaud à un bout de lit froid n’était effi­cace qu’un temps, tout comme pass­er le sac à viande sous l’eau : ça rafrai­chit deux min­utes et ensuite c’est moite... J’ai aus­si essayé de m’installer par terre, sous la « fenêtre », ou car­ré­ment sous la douche, pour ne plus avoir à bouger quand je voudrais me met­tre la tête dessous. Mais rien à faire...

Le lende­main matin, nous avons demandé une autre cham­bre, plus chère, mais don­nant réelle­ment sur l’extérieur, et avec un « air cool­er », un ven­ti­la­teur placé au milieu de paille mouil­lée, qui bal­ance de l’air froid. Elle a été grande­ment appré­ciée : directe­ment après la vis­ite du Taj Mahal, le Chauve et moi sommes retournés nous couch­er pen­dant que les autres com­mençaient la vis­ite du reste de la ville : la tourista, for­cé­ment. On a rat­trapé notre retard l’après-midi en faisant tous les tra­jets en rick­shaw : le fort, le Baby Taj, les ruines du Taj Noir pour le couch­er du soleil der­rière le Taj blanc, une agence pour acheter des bil­lets pour Bikan­er (prochaine étape, en bus de nuit). On com­mence à se déten­dre et à appréci­er le voy­age.

Le lende­main, la pluie arrive, ça fait du bien. On vis­ite un mau­solée, puis nous nous bal­adons dans le marché et les ruelles de la ville. Les gens nous souri­ent, deman­dent des pho­tos, rient en se voy­ant sur l’écran, même s’il ne souri­ent que rarement pen­dant la pho­to (comme les mon­goles ! Il faut être sérieux et bien présen­ter sur la pho­to). On est loin de Del­hi !

Bikaner

Nous par­tons d’Agra en fin d’après-midi, pour plus de 10h en bus de nuit, notre plus gros tra­jet. Les cou­ver­tures sur les couchettes étaient rigides de crasse : nous avons lavé les sac-à-viande (genre de duvet, mais ver­sion drap, indis­pens­able en Inde !) dès que nous sommes arrivés à Bikan­er. Le voy­age fut plutôt agité, entre les nids de poule qui vous font faire un bond, Marine qui était malade, et les arrêts fréquents, mais sou­vent souhaités à cause de l’absence de san­i­taires dans le bus.

C’est ain­si que nous avons pu tester les toi­lettes publiques indi­ennes pour la pre­mière fois : un champ de détri­tus et une cabane au fond. Il fai­sait nuit, impos­si­ble de voir le trou, et la puan­teur ne lais­sait rien présager de bon quant à ce qui entourait led­it trou. Mais c’est aus­si un moment où on a pu con­stater la très grande gen­til­lesse des indi­ens. Le con­duc­teur qui nous avait mon­tré les toi­lettes était resté à prox­im­ité. Voy­ant Marine vom­ir, il s’est rap­proché, pro­posant d’appeler un médecin, etc., il sem­blait très con­cerné.

Nous sommes donc arrivés à Bikan­er, le ter­mi­nus, au matin. Nous avions repéré un hôtel, mais comme c’est, vis­i­ble­ment, sou­vent le cas avec les rick­shaws, il a fal­lu batailler. Non con­tents de rajouter un zéro quand ils don­nent un prix à un étranger, ils gag­nent aus­si de l’argent à la com­mis­sion. Ain­si, cer­tains hôtels paient les con­duc­teurs quand ils ramè­nent un client, mais aug­ment alors le prix de la cham­bre. Le rick­shaw nous a oblig­és à vis­iter un hôtel avant d’accepter de rejoin­dre celui que nous voulions, deman­dant au pas­sage une hausse de sa paie, que nous avons refusée : le prix se négo­cie au début, il était d’accord, point.

L’hôtel fut plutôt une bonne sur­prise. Pour un prix cor­rect nous avions une grande cham­bre, avec une vraie salle de bain, et l’accès à une ter­rasse et un jardin. Le tout étant tenu par une famille sym­pa­thique (et bavarde). Le pro­prié­taire a com­mencé par un laïus sur les escro­queries des rick­shaws, lui même refu­sant de don­ner des com­mis­sions (et n’en ayant sure­ment pas besoin pour rem­plir sa Guest House), avant de nous pro­pos­er de nous dépos­er lui même gra­tu­ite­ment devant le fort, pour que nous vis­i­tions le cen­tre ville.

C’est avec l’hôtel que nous par­tirons sur les « expédi­tions » que nous voulions faire dans la région. Tout d’abord, nous fer­ons un saut à Desh­noke, petite ville con­nue pour son tem­ple grouil­lant de rats (et vous savez com­bi­en j’aime ces rongeurs...). Les cen­taines de rats qui vivent dans le tem­ple seraient des réin­car­na­tions de con­teurs, ils sont sacrés. L’endroit est assez amu­sant, bien que la plu­part des rats ne sem­ble pas en très bonne san­té. Ils sont assez crain­tifs, mais après quelques bouts de nans, j’ai réus­si à caress­er les moins mal en point.

Directe­ment après le tem­ple des rats, nous par­tons pour deux jours dans le désert du Thar, à dos de chameaux, la grande attrac­tion touris­tique du coin. Il faut dire que c’est plutôt sym­pa, même si cer­tains seront déçus de ne pas voir un désert de sable type Sahara. L’expérience fut plus qu’agréable, à un détail près : la chaleur. Surtout au retour, le soleil tapait mécham­ment...

Après deux jours dans le désert, nous prof­i­tons des douch­es et des lits avant de repar­tir, en voiture cette fois-ci, vis­iter la région du Shekhawati. Nous n’y avions eu qu’une décep­tion : le routard de Davy con­seil­lait forte­ment une petite ville, « pas encore trop touris­tique ». Résul­tat, nous y avons croisé des français partout ! Pire, mais je ne pense pas que ça incombe au guide, j’ai eu l’impression que tous les habi­tants avaient lais­sé tomber leur tra­vail pour vivre du tourisme : échange une pho­to con­tre de l’argent, ven­dre des gom­mettes rouges à coller sur le front, des cartes postales, etc.

En ren­trant, nous avons longue­ment « squat­té » la bal­an­celle du jardin en atten­dant l’heure de notre train. Et notre hôte nous a gen­ti­ment déposé devant la gare, nous pré­cisant que nous seri­ons sur le pre­mier quai. Une nuit dans le train, et nous serons à Jaisalmer, l’autre cité du désert.

Jaisalmer

Il est tôt quand nous arrivons à Jaisalmer. La nuit a été plus que désagréable, et pour­tant j’aime les trains de nuit (enfin, l’année dernière on a quand même dor­mi cinq nuits d’affilée dans un dor­toir avec 50 russ­es, mince quoi !). Peu de temps après le départ, je me suis réveil­lée, sen­tant quelque chose sur mon vis­age. C’était du sable. Je l’enlève et me recouche, per­suadée il tombe de la couchette du dessus. Mais dix min­utes plus tard, j’en suis à nou­veau cou­verte... Le sable passe par la fenêtre ouverte, qu’on ne peut pas fer­mer sous peine de mourir de chaud... L’astuce con­siste à met­tre sa tête dans le sac-à-viande en lais­sant un petit pas­sage sur le côté pour faire dépass­er bouche et nez...

Arrivés à Jaisalmer, nous ne reten­tons pas de don­ner le nom de l’hôtel au taxi et suiv­ons les con­seils du Lonely/Routard/Petit Futé : don­ner un lieu proche puis marcher. On atter­rit dans un petit hôtel bon marché sans charme, où le restau­rant con­fond les oranges et les ananas mais d’où la vue sur le fort est plus que sym­pa­thique. C’est en mangeant au restau­rant que nous ver­rons, tout autours de nous, les autres touristes com­man­der des pâtes et des piz­zas. Sur le moment, on s’est moqué, à quoi bon manger ce qu’on a à la mai­son quand on peut tester la cui­sine locale. Il n’empêche que plus tard, nous fer­ons la même chose, lassés d’avoir mal au ven­tre...

Jaisalmer, c’est un peu Bikan­er en mieux : la ville est plus petite, plus jolie. Les façades des maisons sont fine­ment sculp­tées, les gens sont souri­ants. C’est aus­si plus touris­tique. Beau­coup de voyageurs font l’impasse sur Bikan­er pour aller directe­ment à Jaisalmer, et décou­vrent le désert à dos de chameaux là-bas. Mais en dis­cu­tant avec nos voisines au restau­rant, nous ne l’avons pas regret­té : elles étaient par­ties avec le groupe des gens de l’hôtel, plus nom­breux, dans des dunes où il y avait des groupes partout, quand nous étions entre nous au milieu de nulle part. Ils dor­maient par terre, sur des pail­lass­es et quand il a plu, ben, les organ­isa­teurs ont posé une bâche sur eux, façon cadavre...

Le pre­mier jour, nous avons vis­ité les alen­tours puis la ville et son lac où les gens vien­nent nour­rir des groupes impres­sion­nants de sil­ures... Des gamins vendent du pain et les familles en jet­tent des morceaux aux pois­sons.

Le deux­ième jour, après la vis­ite de la vieille ville et du fort, nous avions décidé d’aller un peu plus loin. C’était sans compter sur la pluie qui s’est abattue vio­lem­ment sur la région. Comme à Bikan­er, les rues ont tout de suite été inondées. Notre rick­shaw a fait tout son pos­si­ble, le Chauve est descen­du plusieurs fois pour pouss­er le véhicule dont le moteur ne sem­blait pas appréci­er l’eau. Nous étions trem­pés, tous les cinq tassés sur la « ban­quette ». Chaque voiture qui nous dou­blait nous arro­sait au pas­sage, mais avons rigolé, et le chauf­feur avec nous, tout le tra­jet. On voy­ait des enfants courir pour se jeter à plat ven­tre dans les flaque les plus gross­es (l’eau mon­tait assez eau haut par endroit), les adultes affichaient de grands sourires : c’était la pre­mière pluie depuis qua­tre ans. For­cé­ment, ils avaient de quoi être heureux. Le chauf­feur a fini par laiss­er tomber. On l’a ras­suré en lui dis­ant qu’il n’allait pas per­dre sa paye pour autant, on n’est pas des salauds (le Chauve lui a même glis­sé un pour­boire, l’un des seuls du voy­age, pour le moment de franche rigo­lade). On l’a d’ailleurs recroisé plus tard, il est venu nous souhaiter une bonne suite de voy­age : son rick­shaw a donc survécu à la pluie !

Jodhpur

Le train part lequel nous sommes arrivés à Jodh­pur fut encore pire que les précé­dents : j’ai pris la couchette basse du couloir. Le mate­las est coupé en deux, pour se relever et for­mer les places assis­es. Sauf que les deux bouts n’étaient pas à la même hau­teur, et qu’à chaque per­son­ne qui pas­sait dans le couloir, tout s’animait, mais séparé­ment. La nuit fut plus que courte, et mon dos n’a vrai­ment pas appré­cié le voy­age. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles je serai à nou­veau malade, youpi.

Une des choses que j’attendais le plus, c’était la ren­con­tre avec les Bish­noïs. J’avais décou­vert leur exis­tence quelques semaines avant le départ, et j’en avais été embal­lée. Néan­moins, j’avais un peu peur de l’aspect « safari » : le riche blanc qui vient vis­iter les pop­u­la­tions locales. Mais il n’en fut rien. Le plus observé des deux, ce fut le blanc, juste­ment. (Cela dit, je pense que le choix de la per­son­ne qui nous y a emmené a été pri­mor­dial).

Pen­dant tout le séjour en Inde, j’ai régulière­ment eu des regards, des sourires et des ques­tions sur mes pierc­ings (surtout sur le labret), mais là, avec un inter­prète, ça a pris une toute autre mesure : il a fal­lu répon­dre aux ques­tions, ouvrir la bouche, laiss­er tout le monde touch­er l’oreille trouée et le bras encré. « Est-ce que ça fait mal ?», deman­dent-ils en mimant la douleur, je rigole en pointant leurs nez, leurs oreilles. Dans un autre con­texte, ça pour­rait être étouf­fant, mais il n’en est rien. Ils sont curieux, sans retenue, sans chichi, sans juge­ment. C’est plus amu­sant qu’autre chose.

Et bien sûr, on prend des pho­tos, et ça les amuse. Ils se bagar­rent un peu pour être celui qui sera le plus col­lé à nos objec­tifs. Ils deman­dent des pho­tos d’eux seuls, et encore une en faisant une autre tête, puis du petit frère. Les indi­ens souri­ent peu sur les pho­tos. Un peu comme les mon­goles. Tout le monde rigole, mais la pho­to, c’est sérieux, ils se figent. Et ils écla­tent de rire en se voy­ant sur l’écran de l’appareil.

Du toit de l’hôtel, nous voyions un tem­ple. Ça nous intriguait un peu. Alors on y est allés avec le Chauve, pen­dant que les trois lurons vis­i­taient la vieille ville et les marchés. Le tem­ple n’avait pas un grand intérêt. Deux vieux mon­sieurs y avaient instal­lé leur machines à coudre. Mais les gens qui habitaient autour sem­blaient en être très fiers. Ils nous ont accueil­lis, mon­trés, etc. C’est là que j’ai pho­tographié les qua­tre gamins sur fond vert. Ils ont fait les pitres jusqu’à ce qu’on pro­pose de faire une pho­to. Ils n’attendaient que ça. Il a bien sûr fal­lu ensuite mon­tr­er la pho­to à la famille, puis pho­togra­phi­er les autres enfants... La mère était très croy­ante. Elle a insisté pour nous mon­tr­er l’autel dans la mai­son, nous a demandé si on croy­ait en Dieu (« Oui, bien sûr », on n’allait pas la vex­er). C’est un peu l’impression que j’ai eu durant tout le voy­age : les meilleurs moments, les ren­con­tres les plus chou­ettes, sont quand on ne s’y attend pas, quand on ne fait aucune démarche.

Udaipur

Udaipur fut une très bonne sur­prise. C’est la ville qui me ten­tait le moins, et pour­tant, j’y ai passé des moments très agréables. Mais je sais pourquoi : le lac. Peu de temps avant notre départ, le lac était encore à sec (j’adore ce site), et pour­tant, grâce aux pluies qui nous ont suiv­is tout le voy­age, on a pu prof­iter de l’eau. J’avais une envie folle de me baign­er, mais j’ai résisté, d’une part parce qu’il doit y avoir encore plus de cochon­ner­ies dans cette eau que dans la Seine, et d’autre part, parce que les femmes ne se baig­nent pas. Elles se lavent, font la lessive, mais ne jouent pas, et ne nagent pas.

Le lac est véri­ta­ble­ment l’attraction de la ville, les musées et le fort n’étant pas fab­uleux. Les ghats, au matin, sont vrai­ment agréables. Du coup, avec le Chauve, on s’est payé une belle cham­bre (à 400 roupies, une folie !) pleine de fenêtres qui don­naient sur le lac (à tra­vers les feuilles d’un arbre !), et on s’est reposé. Je ne sais pas com­bi­en de temps j’ai pu pass­er assise au bord de l’eau, en bas de l’hôtel, mais cette ville donne vrai­ment envie de ne plus bouger, et de rester à observ­er la vie autour de soi.

Nous y sommes restés trois jours, ce qui nous a lais­sé le temps de pren­dre une journée entière avec un chauf­feur, pour aller dans les envi­rons. Trou­ver le chauf­feur nous a occupé un long moment. Nous avons fait le tour de la ville, avec Bruno, sans trou­ver l’agence indiquée dans le Routard. Per­son­ne ne la con­nais­sait, et une femme nous a expliqué que le numéro de télé­phone ne pou­vait même pas cor­re­spon­dre à la région (trop de chiffres, ou pas assez, je ne sais plus). Bref, le guide n’était pas à jour. On a pris un rick­shaw pour revenir, mais celui-ci nous a déposé très loin, nous assur­ant qu’on était juste à côté. « C’est der­rière », a con­fir­mé le flic qui se tenait là. On a fait con­fi­ance, et on a marché trente min­utes. En chemin, on en a prof­ité pour tester d’autres agences, pour finale­ment revenir à la pre­mière, celle de devant l’hotel, la moins chère. Lorsqu’on avait dit au mec qu’on allait réfléchir et faire le tour des autres bou­tiques, il nous avait répon­du qu’il était le moins cher, et qu’on reviendrait. Du coup, lorsqu’on est retourné le voir, Bruno-le-roi-de-la-négo­ci­a­tion est entré en annonçant directe­ment « vous aviez rai­son, on n’a pas trou­vé moins cher ». Ou l’art de cass­er toute éventuelle ten­ta­tive de baiss­er encore un peu le prix...

Parce que oui, en Inde, tout se négo­cie. Enfin, presque, pas l’entrée dans les musées. C’est un peu étrange au départ, ça met mal-à-l’aise de dire à un rick­shaw qui n’a pas l’air bien riche qu’on veut le pay­er 1€ au lieu de 3. Mais c’est comme ça que ça marche. Il faut essay­er de baiss­er le prix, en sachant que même ain­si, on paiera tou­jours plus qu’un indi­en. Par­fois, on pense deman­der trop peu, et ils acceptent, d’autres fois, ils savent qu’un autre touriste paiera le prix fort sans bronch­er, et ils préfèrent atten­dre.
Pre­mier exem­ple, à Jaisalmer. Je regar­dais les têtes de Ganesh qu’ils attachent en haut des portes. Le vendeur m’accoste, bien sûr, me mon­tre le pro­duit. C’est du bronze, il me dit 8000 roupies. J’ouvre la bouche, lui souris et le remer­cie en lui dis­ant que c’est beau­coup trop cher pour moi. Il me demande mon bud­get. Je réfléchis deux sec­on­des, ne sachant que répon­dre, et lui dit 1000, per­suadée qu’il rigol­era et qu’on en restera là. Hé bien non, il dit « ok » et part emballer l’éléphant...
Deux­ième exem­ple, sur les prix pour les blancs. Nous sommes à Jodh­pur, en train d’attendre le bus. Deux améri­cains arrivent, ils par­lent fort et ils sont gros. On les écoute par­ler avec Marine, et on éclate de rire quand l’un d’eux revient, tout fier, avec deux bouteilles d’eau qu’il a réus­si à négoci­er à 25 l’unité. Davy venait de faire la même chose, pour 10 roupies de moins, sans négoci­er.. Même entre touristes, il y a une hiérar­chie, les améri­cains payent plus !

Pushkar

J’ai adoré Pushkar. Le calme, la ver­dure. En fait, c’est tout ce que j’aime. Les prochains voy­ages, je sais déjà qu’on les axera plus sur les petites villes, et tant pis si on loupe le super cail­lou inscrit à l’Unesco. Enfin, voir des tem­ples et des forts c’est chou­ette quand même, bien sûr, mais c’est vrai­ment là où il n’y avait pas vrai­ment de mon­u­ment à vis­iter que j’ai passé mes meilleurs moments.

Ça se passe un peu de mots. La gen­til­lesse de tout le monde, jusqu’à la famille qui tenait la Guest House. La cuisinière me faisant subir un inter­roga­toire et me grat­i­fi­ant de grands sourires à chaque réponse, « oui, je vis avec le grand là-bas », « non, pas encore d’enfants mais on y pense ». Et s’enquérant de savoir si on aimait sa cui­sine. Et puis, c’est le pre­mier endroit qui était tenu par des femmes, ça fait plaisir ! Les femmes sont vrai­ment très effacées dans la société indi­enne. On en croise très peu dans la rue, et qua­si­ment jamais seules.

Le pre­mier jour, nous avons fait le tour de la ville en suiv­ant un « sen­tier de la foi » (ou une appel­la­tion du même style, je ne me sou­viens plus). Le chemin nous a fait décou­vrir un peu les envi­rons, le bazar, les bor­ds du lac... On fait le tour assez rapi­de­ment, mais ça a vrai­ment son charme. Le deux­ième jour, nous avons loué des mobylettes pour aller faire un tour. Le Lone­ly con­seil­lait deux tem­ples, sans don­ner autre chose que la direc­tion à pren­dre en quit­tant la ville. For­cé­ment, on n’a pas trou­vé. Mais on a passé une très bonne journée (enfin, je crois que je ne suis pas la seule à avoir adoré ces endroits).

Agra

On arrive à Jaipur de jour, en bus. Et on ne peut pas dire que nos pre­mières heures sur place nous met­tent dans de bonnes dis­po­si­tions pour appréci­er la ville. On fait le tour des hôtels : tout est com­plet ou très cher. On finit dans le dernier, où il reste de la place, et qui doit bien prof­iter des touristes qui, comme nous, n’avaient rien réservé...

C’est le Teej, une fête. Nous avions mod­i­fié le par­cours pour y assis­ter (sinon, nous auri­ons fini par Agra), mais je ne pen­sais pas que ça pour­rait attir­er autant. Sans autre choix pos­si­ble, nous prenons un hôtel sans charme, qui est égale­ment le plus cher du par­cours... Ils affichent des étoiles pour une télévi­sion, mais n’ont pas de fenêtre, des draps sales, et des cafards. Comble, nos toi­lettes sont à la turque, chose que même dans les plus petites guest hous­es nous n’avions ! Les trois lurons, quant à eux, peinent à négoci­er une baisse du prix pour Marine, qui dort sur un mate­las à même le sol. Et comme si ça ne suff­i­sait pas, le per­son­nel est détestable, se per­me­t­tant de ren­tr­er dans les cham­bres sans deman­der, et devant la tra­vers­er pour accéder à la remise. Qui met une cham­bre sur le chemin d’une remise ? Du coup, nous avons décidé de ne pas le fil­er le moin­dre sous sup­plé­men­taire et sommes allés manger au restau­rant de l’hôtel en face. Et à en juger par le temps d’attente pour une table, beau­coup de clients ont du faire de même (le toit du notre restant dés­espéré­ment vide...). Non mais oh !

Après une pre­mière nuit, nous par­tons à l’assaut de la ville. Le Chauve, malade, passera la journée à regarder la télé, qui a un gros avan­tage : dif­fuser les films améri­cains en anglais ! Ouf, on com­prend ! La ville n’est franche­ment pas excep­tion­nelle, j’ai été plutôt déçue. On est loin de Pushkar...

En venant en Inde, j’avais une appréhen­sion : les ser­pents. Jusque là, j’avais réus­si à ne pas en voir. Mais for­cé­ment, ça ne pou­vait pas dur­er. Au détours d’une porte, deux charmeurs coup sur coup ont faire sor­tir les besti­oles de leurs paniers. J’ai bien évidem­ment fait un pas sur le côté pour longer le mur opposé, et ça a bien fait mar­rer l’indien qui pas­sait en même temps que nous. Car, oui, l’indien est moqueur.

Par con­tre, je voulais voir des éléphants, et, le même jour, on en a vu plein ! Le routard con­seil­lait un musée du tur­ban, vague­ment intéres­sant (y’a une pièce avec des tur­bans, quoi...) mais surtout des­tiné à ven­dre des sodas plus chers qu’à Paris aux touristes. Le musée fut dif­fi­cile à trou­ver. Le pre­mier rick­shaw nous a déposé très loin, après une grande négo­ci­a­tion. Il ne savait pas lire notre alpha­bet et le nom du musée ressem­blait vague­ment à celui d’un cen­tre com­mer­cial. Nous avons par­lemen­té longtemps, sous les yeux d’un flic qui n’est pas inter­venu, pour finale­ment redescen­dre sans pay­er. Sauf qu’on était plus loin que notre point de départ, grml. Et donc, en ressor­tant du musée, nous avons croisé deux éléphants ... qu’on a caressé et retrou­vé plus tard dans le cen­tre, pour le Teej.

Nous ne savions pas trop où aller pour le fes­ti­val. Nous nous sommes donc postés au départ du cortège. On a du coup loupé les défilés, mais on a pu approcher les ani­maux plus facile­ment. Vu le monde qu’on a croisé pour repar­tir, ce n’était pas for­cé­ment le plus mau­vais choix ! Trou­ver un rick­shaw pour ren­tr­er a été une véri­ta­ble galère.

Le lende­main, nous avons pris le bus pour Amber Fort. Pren­dre un bus local est tou­jours amu­sant : tant que ça loge, on ren­tre. Donc, en gros, on se tasse ! Mais là encore, les indi­ens ont été très gen­tils. Ils ont lour­de­ment insisté pour nous laiss­er des places assis­es. Amber Fort est surtout con­nu pour ses éléphants : les touristes trop paresseux pour faire cent mètres à pied peu­vent pay­er (plus cher qu’une nuit d’hôtel) pour se faire trans­porter par des éléphants, qui ne sont pas con­nus pour être en bonne san­té. L’un des « conducteurs/dresseurs » nous a inter­pel­lés. « Vous étiez au Teej hier, non ?». En fait, ce sont les mêmes éléphants. En repar­tant, nous les avons dépassés sur la route : une car­a­vane d’éléphants qui rejoignait Jaipur.

New Delhi

Et enfin, après une énième nuit de train, nous voilà à Del­hi. La pre­mière journée là-bas ne m’avait pas lais­sé un très bon sou­venir, et cette deux­ième journée ne chang­era pas spé­ciale­ment mon avis : il y a prob­a­ble­ment des choses à voir, mais je n’ai pas envie d’y retourn­er.

Nous avions dans l’idée de pren­dre un taxi à la journée pour ne pas rené­goci­er des cours­es à chaque mon­u­ment. Mais on est tombé sur un chauf­feur peu hon­nête. En Inde, tout se négo­cie, mais quand le deal est accep­té par les deux par­ties, on ne change plus. Celui-là essaiera toute la journée de nous soutir­er de l’argent en plus, alors même qu’on lui lais­sait déjà une somme plus que con­fort­able. On est, par exem­ple, resté 10 min­utes à négoci­er au milieu de la journée parce qu’il voulait soit chang­er le plan­ning, validé le matin, soit plus d’argent. Le men­ac­er de descen­dre de voiture et de ne rien pay­er ne sem­blait lui faire ni chaud ni froid...

On a enchaîné toute la journée pour voir les prin­ci­paux clas­siques. Le mau­solée machin sous la pluie, le plus grand minaret d’Inde, le char­mant quarti­er tibé­tain, en ter­mi­nant pas Con­naught Place. Le pre­mier jour, nous avions vis­ité le cer­cle extérieur de la place, un endroit hor­ri­ble. Nous voulions voir le cen­tre, cen­sé être le lieu où se retrou­vent les indi­ens aisés. Effec­tive­ment, il y a des bou­tiques de mar­ques partout. Mais ça n’a aucun charme...

J’aurais juste envie de par­ler de la mosquée. La façon dont les touristes sont traités est assez lam­en­ta­ble, et c’est très cher pour ce que c’est. Enfin, non, en théorie c’est gra­tu­it, mais il faut pay­er pour l’appareil pho­to. Voir, s’ils fouil­lent, pour le télé­phone portable qui pour­rait pren­dre des pho­tos... Bref, ils ne lais­sent pas pass­er un blanc gra­tu­ite­ment. Il faut bien sûr retir­er ses chaus­sures (mais le Routard de Davy con­seil­lait de les garder avec soi...). Comme c’était une mosquée, j’avais prévu la chemise à manch­es longues, mais pen­sais qu’ils nous feraient met­tre des foulards. Hé bien non, la tête ils s’en foutent, mais il a fal­lu enfil­er d’immondes robes puantes en nylon. Non seule­ment ça tient chaud, mais en plus, j’ai man­qué plusieurs fois me vautr­er en me prenant les pieds dedans...
Il fal­lait pay­er pour mon­ter au minaret, genre c’était pas déjà assez cher, et en plus c’était inter­dit aux femmes seules. On a lais­sé tomber et on est repar­tis, un peu dégoutés. En remet­tant nos chaus­sures, on a pour­tant pu con­stater qu’on avait été rel­a­tive­ment épargnés niveau arnaque. Lorsque Marine et moi avons ren­du nos « robes », l’un des hommes a demandé des sous, et on a rigolé. Faut pas décon­ner, oh ! Mais d’autres touristes se sont vu pro­pos­er des chaus­sures autorisées dans l’enceinte, plus chères que l’entrée de l’appareil pho­to, ou des chaus­settes, pour pro­téger les pieds nus, égale­ment très chères... Comme si la bou­tique sou­venir ne suff­i­sait pas... Et tout ça sans sourire avec un mec qui vous aboie lit­térale­ment dessus...

On a passé la nuit dans l’aéroport. Enfin, dans le « lounge », puisque nous n’avions pas accès à l’aéroport même (et donc à l’hôtel). Et qui dit pas d’accès, dit pas de toi­lettes... Il fal­lait marcher près de dix min­utes pour aller dans celles du park­ing... On a fini par pou­voir accéder à l’aéroport, aux toi­lettes et aux bou­tiques (faaaaim), après avoir ouvert la bouche pour les mil­i­taires qui con­trôlaient l’entrée et voulaient voir le pierc­ing, « ça ressort par là » . Je passe sur Bruno qui avait, bien sûr, jeté son bil­let élec­tron­ique, et nous voilà aux con­trôles.
Un pre­mier mec est resté blo­qué sur « il me faut une adresse en Inde », j’ai fini par écrire n’importe quoi. Un deux­ième à voulu absol­u­ment que nos bagages en cab­ines soient éti­quetés, on a donc du trou­ver des éti­quettes. Puis, enfin, nous sommes arrivés au tripotage/fouille. Quinze indi­ens en uni­formes qui en regar­dent deux autres tra­vailler. Ça allait telle­ment lente­ment qu’ils ont fini par se bouger, et faire pass­er les gens dans une deux­ième file (ce qui donne treize indi­ens qui en regar­dent qua­tre tra­vailler). Sauf que nos sacs étaient sur le tapis de l’autre file. Et vis­i­ble­ment, le mien ne leur plai­sait pas. Mécham­ment, j’ai fait comme si je ne voy­ais pas. Après tout, s’ils veu­lent absol­u­ment une éti­quette sur le sac, ils peu­vent la lire non ? Je suis ren­trée dans la cab­ine pour femmes, où on vous tape partout pour voir si vous avez quelque chose sur vous. Et quand je suis ressor­tie, le Chauve vidait inté­grale­ment mon sac pour qu’ils le res­can­nent, vide. Un mec dont le nom n’est pas celui du sac peut donc y accéder. Mag­nifique, ça c’est de la sécu­rité. J’ai rerangé mes objec­tifs, et on est allés dormir dans la salle d’attente... (à Paris, il pleu­vait, il fai­sait froid, et je venais de déchir­er ma manche de chemise sur toute la longueur ; c’est tou­jours un bon­heur de ren­tr­er de vacances)

41 Commentaires

  1. Nico : tout à fait !

    Marine : nia­ni­a­nia (j’ai un mois avant de repar­tir pour faire le mini car­net slovène ET finir l’indien, faut pas que je prenne du retard si je ne veux pas tout mélanger !)

  2. Mer­ci pour ce réc­it vrai­ment tres sym­pa.
    Et j’adore tjs autant tes mon­tages pho­to­shop.

    Petite ques­tion, tu as quoi comme app ?
    Tu fais des pho­tos HDR depuis ton app pho­to ou retouche logi­ciel ?

  3. Hé bien à nou­veau mer­ci !

    Par con­tre, il n’y a pas de HDR ici, je n’en fais que très rarement, c’est pas trop mon truc.
    J’ai un 450d et un 550d (un caprice, je voulais tester la vidéo !).

  4. Mer­ci pour la réponse, je possede aus­si le 550, mais que je trou­ve la video dif­fi­cile­ment exploitable à cause de l’auto focus, peut etre le 600D sera le bon 😉

    Quel objo possedes tu ?

  5. Ah oui, c’est sûr que l’auto focus pour­rait man­quer dans nom­bre de sit­u­a­tions. Per­son­nelle­ment, pour l’utilisation que j’en ai, je ne trou­ve pas ça gênant. Le manque de sta­bil­i­sa­tion est plus prob­lé­ma­tique (il me faudrait un petit steady !)

    Pour les objec­tifs, sur ces pages, ce n’est pra­tique­ment que le tam­ron 17–50. Mais j’utilise aus­si beau­coup le 10–20 de sig­ma, et selon, je visse un canon 100mm 2.8, un 70–200 4 L, et, plus rarement, le 50 1.8.

  6. L’article date un peu, mais j’ai attaque depuis peu tes recits de voy­age (je ne con­nais qua­si­ment aucun de ces endroits..) et je voudrais rebondir sur le sujet des nego­ci­a­tions en voy­age.
    On sait tous que marchan­der fait par­tie du jeu, et que dans tous les cas on paiera plus cher que le prix local.
    Et en général, le prix final reste raisonnable. C’est plutôt amu­sant de se lancer dans des négo­ci­a­tions, tant qu’il y a du respect et que ca reste cor­dial.

    Mal­heureuse­ment, il y a des cas ou c’est car­ré­ment abuser. Je me sou­viens lors d’un week-end a Bangkok, je finis par pren­dre un tuk-tuk pour faire 5 petites min­utes de tra­jet. Dans ma grande inex­péri­ence je n’avais pas négo­cié le prix a la base
    Le mec me demande après la course l’équivalent de 150 euros !!! J’ai pas pu m’empêcher d’exploser de rire. Com­ment on peut marchan­der ? C’est pas comme s’iI demandait le dou­ble du prix ni le triple. C’est genre 100 fois le prix c’est absurde.
    Bref, main­tenant : 1- je négo­cie tou­jours les prix avant 2- je ne prends plus jamais de tuk-tuks en Thaï­lande, mais taxi avec comp­teur, c’est très bon marche et cli­ma­tise ! (ailleurs cela dit, je prends des tuk-tuks, c’est pra­tique, et je n’ai jamais eu de soucis a nou­veau)
    Ton anec­dote sur les bouteilles d’eau ven­dues plus chères aux Améri­cains me rap­pelle une sit­u­a­tion que j’ai observée il y a peu en Indonésie. Une amie (améri­caine d’origine chi­noise) vit la bas, mais quoiqu’elle fasse, elle est tou­jours prise pour une japon­aise ! du coup ils lui récla­ment des tar­ifs pro­hibitifs sys­té­ma­tique­ment. (heureuse­ment qu’elle peut négoci­er dans la langue locale, ca finit tou­jours par aider). Ca a créé des sit­u­a­tions cocass­es (comme lorsqu’ils s’adressent a elle en japon­ais etc…)

    Ceci dit, super ton réc­it sur l’Inde. C’est un pays qui m’inspire des impres­sions partagées et que je n’ai pas encore eu l’occasion de vis­iter. Mais la curiosité l’emportera, c’est sur… et puis tes pho­tos ne peu­vent que don­ner envie de voir tout ca de ses pro­pres yeux !

  7. Y’a aus­si les arnaques, c’est sûr... Je me suis déjà fait avoir égale­ment avec des gens qui demandaient des prix faramineux. Mais en général, ça ne marche qu’une fois et on apprend à être méfi­ant ! Pour autant, le marchandage est cul­turel dans beau­coup de pays, et ça peut presque être mal vu de ne pas jouer le jeu... En Inde, c’est un mode de vie, on négo­cie tout ! (et en théorie, le prix ne bouge plus, ensuite)

  8. Pushkar est à vis­iter durant le fes­ti­val de trois jours, au mois d’Octobre ou Novem­bre, je ne sais plus, mais c’est éton­nant, la ville est encer­clée par les campe­ments de nomades, il y les marchés, les cirques avec des acro­bates et des magi­ciens, des cours­es de chameaux et de chevaux et l’interminable défilé des pèlerins, parce que c’est aus­si une fête religieuse. Mais bon, j’ai con­nu ça il y à déjà un cer­tain nom­bre d’années et même si les choses changent très lente­ment en Inde, le tourisme à ten­dance à accélér­er cer­tains change­ments pas for­cé­ment désir­ables...

  9. Je com­mence à met­tre en pra­tique la même vision du voy­age : de moins en moins de « super cail­loux » inscrits dans les guides... et des petits coins paumés. Peu de mon­u­ments « attrac­t­ifs » ou à énumér­er dans de longues listes de « choses à faire » mais c’est là que je suis le plus stim­ulée et que je grif­fonne, note, prends en pho­to.

    Now­Mad­Now

  10. jipe : il n’y avait pas trop de monde ? les guides sem­blent dire qu’à cette péri­ode les hotels sont tous pleins ! (ils faut s’y pren­dre à l’avance pour réserv­er, et ils gon­flent les prix..)
    (désolée de répon­dre aus­si tard, je n’avais pas vu ton com­men­taire)

    Now­Mad­Now : c’est dif­fi­cile de se retenir d’aller voir LE truc de la région, et sur place, on est quand même un peu déçu parce qu’au final, il ressem­ble à tous les trucs qu’on a vu jusque là... Enfin, avec « l’expérience » on apprend à se con­naître et à savoir ce qui nous attire 🙂 (c’est aus­si pour ça qu’on s’est sen­ti bien au Mali : rien à vis­iter, tout à décou­vrir !)

  11. Jaipur, la ville rose 🙂

    En réal­ité, je suis passée en coup de vent à Jaipur mais la Jan­tar Man­tar m’avait vrai­ment impres­sion­née, ce vaste com­plexe d’instruments de cal­culs de mou­ve­ments de soleil, étoiles, etc. C’est vrai­ment impres­sion­nant!! On y voit entre autre le plus grand astro­labe du monde et un énorme cad­ran solaire avec les 12 signes du zodi­aque. Et aus­si le Hawa Mahal (Palais des vents)où vivaient les femmes du harem. Le bâti­ment est assez par­ti­c­uli­er, il est rose et com­porte beau­coup de fentes/fenêtres. On dit que c’était pour une bonne cir­cu­la­tion du vent, d’où son nom, mais cer­tains dis­ent aus­si qu’ainsi les femmes pou­vaient voir à l’extérieur sans être vues ! :p

    Bref, peut être Jaipur n’est pas la ville du siè­cle, mais c’est quand même la cap­i­tale du Rajasthan ! 🙂

  12. Ah ben le Jan­tar Man­tar, j’ai pas aimé du tout ! Pour deux raisons : il fai­sait très chaud et les pier­res blanch­es ren­voy­aient lumière et chaleur, et parce que nous n’avions pas de guide alors qu’aucun pan­neau d’explication n’est en anglais ! Du coup on suait, on était éblouis, et on com­pre­nait rien 😀

  13. Bon­jour, je décou­vre ton site, c’est une mine d’information, avec des réc­its pas­sion­nants, et que dire des car­nets de voy­ages ! (par­ti­c­ulière­ment celui du Mali, qui m’a rap­pelé plein de sou­venirs...)
    Je me per­me­ts de t’écrire pour te deman­der une info (mais les com­pli­ments sont sincères!): te-rap­pelles-tu qui t’a accom­pa­g­né dans ta vis­ite auprès des Bish­noï, nous par­tons en Inde en aout, et j’avais pen­sé faire une vis­ite de ce type, mais pas un « safari » déjà, rien que le nom dans les guides me fait peur...
    mer­ci d’avance

  14. Bouh ça me fait un peu de peine de lire un réc­it aus­si négatif sur Del­hi et les Indi­ens. J’habite à Del­hi et je t’assure que c’est une ville incroy­able, la prochaine fois que tu y vas (même si j’ai bien com­pris que tu rêves pas vrai­ment d’y retourn­er), con­tacte moi ! Après un an je con­tin­ue à décou­vrir des endroits incroy­ables, il y a de supers beaux mon­u­ments, la ville regorge d’histoire, de parcs, de gens intéres­sants, de bons restau­rants... Mais c’est sûr qu’il faut y rester plus de 2 jours pour voir tout ça. Je pense que l’option couch surf­ing est assez intéres­sante à Del­hi, c’est un peu le seul moyen de con­tourn­er l » »indus­trie touris­tique ». Bon, je ne sais pas trop quoi dire à part qu’il faut arrête de cri­ti­quer cette ville ! Elle a déjà mau­vaise presse dans les guides de voy­age alors si on en rajoute un couche même sur les blogs c’est pas gag­né...

    J’espère toute fois que tu ne gardes pas un mau­vais sou­venir de l’Inde ?

    A bien­tôt !

  15. Aaah moi aus­si j’adore Pushkar ! J’adore le lac, je me rap­pelle avoir passé des heures à « méditer » sur les march­es qui l’entourent.

    « J’ai adoré Pushkar. Le calme, la ver­dure. En fait, c’est tout ce que j’aime. Les prochains voy­ages, je sais déjà qu’on les axera plus sur les petites villes, et tant pis si on loupe le super cail­lou inscrit à l’Unesco. »
    Dans ce cas je te con­seille vive­ment, pour ton prochain voy­age en Inde (en fait ces car­nets datent de 2010 donc tu es peut-être déjà retournée y faire un tour), d’aller voir du côté du Kar­naka­ta, du Ker­ala et du Tamil Nadu dans le sud de l’Inde. Le sud est com­plète­ment dif­férent du nord, on y est loin de l’agitation des grandes villes et des coins trop touris­tiques (encore qu’en Inde on est loin du tourisme de masse). C’est beau­coup plus nature et aus­si plus riche donc le « choc » est moins grand.

    Joana

  16. Tout comme Jipe, je te con­seille ce fes­ti­val, n’est-ce pas celui du chameau d’ailleurs ? Le Camel fes­ti­val avec des con­cours de beauté de chameaux ain­si que des grands marchés col­orés ?

  17. Je me répète, mais je n’avais pas posté le com­men­taire au bon endroit... toutes mes excus­es !

    Puskar est une petite per­le, j’y ai passé quelques jours l’année dernière et j’ai appré­cié les bor­ds du lac, les rues sans voiture, les tem­ples cachés au détour d’une rue,...

    et le Sud de l’Inde mérite aus­si qu’on y fasse un tour... Il y a là-bas de petites villes bien agréables et pleine de sur­pris­es !

  18. En effet Del­hi est une ville oppres­sante pour tous lors d’une pre­mière arrivée en Inde. Mais il y a finale­ment pas mal de choses à y faire et à voir, pour peu que l’on ait du temps à y con­sacr­er. Blog très sym­pa­thique à lire !

  19. En oui Del­hi est une ville « étouf­fante » pour un pre­mier voy­age en Inde. Cepen­dant il y a pas mal de choses à décou­vrir dans ce mer­veilleux pays d’Asie

  20. j’ai trop rigolé en relisant cet arti­cle ! je revois bruno, le roi des glands, coincé devant l’aéroport, les escortes pour aller piss­er au park­ing, et surtout la fouille, toute en déli­catesse, à grand ren­fort de claques sur mes éry­thèmes noueux.... C’était quand même le bon vieux temps !!

  21. Idem pour nous. Nous y sommes en ce moment en Inde, c’est claire­ment mieux d’axer le voy­age sur les petites villes (à tel point que pour le moment, nous avons switchés Jaisalmer, Udaipur et Jodh­pur, peux-être qu’on y revien­dra plus tard...)
    Je te con­seille forte­ment Bun­di (et Bijo­lia à prox­im­ité) ou Orch­ha ! Ces deux villes sont sur les guides mais... c’est vrai­ment très plaisant.

  22. Salut Aurélie,
    Punaise, tu ne donnes vrai­ment pas envie d’aller en Inde !
    J’y vais début mars, en com­mençant pas Del­hi. J’espère que mon expéri­ence se déroulera avec plus d’optimisme ! 🙂

  23. Tout pareil que Marine : je viens de relire ça, et j’ai bien ri ! (de même qu’en retombant sur Bruno-le-super-négo­ci­a­teur, au détour d’un autre arti­cle) Même a pos­te­ri­ori, je garde aus­si un sou­venir vrai­ment très som­bre de Del­hi... Je crois que notre arrivée là-bas fig­ure dans le top 3 de mes pires sou­venirs de voy­age, tous pays con­fon­dus. Mais bon, comme tu dis, l’Inde c’est aus­si ces moments de grâce du type rick­shaw en plein déluge et séance pho­to au milieu d’un champ avec une mère et ses filles, qui rat­trapent le coup !

  24. Bon­jour Aurélie,
    C’est avec grand intérêt que je décou­vre ton blog, les arti­cles sont clairs et intéres­sants et que dire des photos....juste mag­nifiques !
    Je suis un grand pas­sion­né de l’Inde – telle­ment pas­sion­né que je m’y suis instal­lé.
    Je voudrais ras­sur­er le lecteur qui souhait­erait voy­ager dans ce pays envoû­tant et fasci­nant que l’on ne peut pas résumer l’Inde sim­ple­ment à sa cap­i­tale. Et que le por­trait que tu dress­es de la ville est certes vrai pour les yeux du pro­fane mais que cette métro­pole immense a telle­ment beau­coup d’autres choses à offrir que les quelques heures à l’arrivé ou au départ du pays ne suff­isent pas.
    Comme dans beau­coup de cap­i­tales, le touriste y est sol­lic­ité pour son porte­feuille, et Del­hi n’y échappe pas.
    Mais la clé d’un voy­age réus­sit en Inde passe par sa capac­ité à rester « zen » et posi­tif face à toute épreuve.

  25. Pushkar est claire­ment une de mes des­ti­na­tions favorites en Inde au même titre que Hampi et Leh.
    Je pour­rais y déam­buler des heures et des heures à me per­dre dans ses ruelles étroites à pren­dre des pho­tos.
    L’atmosphère de cette cité au lever du jour per­ché sur les toits est telle­ment envoû­tante.

    Lors des pre­miers voy­age en Inde le Rajasthan se résumait pour moi aux seules grandes villes touris­tiques que je fuyais par la suite.
    J’apprécie main­tenant l’arrière pays et ses villes de cam­pagnes. Les habi­tants y sont d’une extrême gen­til­lesse.
    La région de Ranakpur en est le par­fait exem­ple.

    Arnaud

  26. Com­plète­ment d’accord avec vous. Notre seul regret fût de ne pas avoir con­sacré plus de temps à cette mag­nifique petite ville. Après Jodh­pur et juste avant Jaipur, Pushkar est une véri­ta­ble bouf­fée d’air. Bref un incon­tourn­able !

  27. Très belles pho­tos... Très bel endroit même si le côté yoga à tout va avec des cliques d’Américains et d’Européens qui vous prô­nent le bien-être à la indi­enne sonne faux ! Mais bon, à part ça, c’est un très bel endroit !

  28. J’ai totale­ment le même avis que toi sur cette ville... Elle peut avoir de très beaux mon­u­ments mais faut vrai­ment avoir envie de vis­iter. Tu te fais arna­quer à tout bout de champs... Ça m’a saoulé ! Je ne garderai vrai­ment pas un bon sou­venir de cette ville !

  29. Qui ne va pas aller au palais en vis­i­tant Udaipur. C’est beau, beau­coup de superbes vues sur le lac et la ville depuis les hauts murs. L’intérieur a une belle archi­tec­ture, des cours incroy­ables qui don­nent une sen­sa­tion mag­ique, et vous apprenez un peu de l’histoire du Rajasthan et de sa famille dirigeante. Nous l’avons vrai­ment appré­cié. Nous avons réservé une vis­ite par Pad­haro Udaipur, le guide était très instruc­tif et nous avons beau­coup appris sur l’histoire.

  30. Ah ah ! Et oui c’est ça le tourisme ! C’est de bonne guerre ! Et pour éviter ces désagré­ments, Il faudrait peut être lâch­er un peu le guide du routard et sor­tir des sen­tiers bat­tus, pren­dre les chemins « off the beat­en track » comme dis­ent les anglo-sax­ons. 🙂 Par exem­ple à Del­hi il y a le sanc­tu­aire Sufi de Niza­mud­din qui est un endroit assez fasci­nant.

    1. Bon­jour Boris,

      Vous com­mentez ici un arti­cle qui a plusieurs années, écrit par une jeune fille (moi) qui, à l’époque, com­mençait tout juste à voy­ager (et qui partageait ses réc­its surtout pour ses proches). Il est évi­dent qu’aujourd’hui mon regard serait dif­férent 😉

      1. Bon­jour,

        Étant à la retraite pour mon plaisir je vis­ite le monde et en octo­bre 2017 j’ai passé une semaine à Del­hi et franche­ment c’est une des pires villes que j’ai vis­ité en terme de pol­lu­tion (pour moi pire qu’à Pékin), bruit, saleté et j’ai trou­vé les habi­tants absol­u­ment pas aimables.

        Did

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