Photographier un coucher de soleil

Allez, avouez, vous aus­si vous aimez les couch­ers de soleil, quand les ombres s’étirent, que le ciel rougeoie, que tout le monde fixe les derniers instants de clarté flam­boy­ante.

Aujourd’hui, j’ai envie de deux choses. D’une part, je voudrais don­ner des idées à ceux qui pho­togra­phient les couch­ers de soleil mais sont tou­jours déçus du résul­tat, parce que la pho­to ne rend pas jus­tice à la réal­ité. D’autre part, j’aimerais prou­ver à ceux qui pensent que c’est niais, vu et revu, bateau, qu’on peut faire des choses intéres­santes sinon jolies avec les couch­ers et levers de soleil !

Petit préam­bule sérieux avant de par­ler du reste : le soleil, c’est dan­gereux pour vos yeux (et pour cer­tains appareils). Donc oubliez les gros plans au téléob­jec­tif sur l’astre ! Autant que pos­si­ble, si la lumière est intense, ne regardez pas sa source directe­ment : utilisez l’écran LCD.

Après cet inter­lude (je ne veux pas que vous m’intentiez un procès !), pas­sons aux choses sérieuses. Tout d’abord, le soleil qui se lève ou qui se couche, ce n’est pas un sujet, mais un con­texte. Alors, oui, si les couleurs sont belles, ça peut faire une jolie pho­to, mais essayez plutôt de trou­ver ce qui fera le truc en plus : quelque chose qui accroche l’œil.

 

 

Par exem­ple, la pho­to ci-dessus a été prise à Dubrovnik, en Croat­ie, mais si je ne vous le dis pas, je doute que vous le deviniez. Loin de moi l’idée de met­tre en doute vos capac­ités intel­lectuelles, hein, mais il faudrait être très fort pour dif­férenci­er l’Adriatique de l’Atlantique ! Bref, cette image peut avoir un côté esthé­tique pour les couleurs mais ne racon­te rien, à part « y’avait beau­coup d’eau ».

Le pre­mier con­seil serait tout sim­ple­ment de ne pas utilis­er le couch­er de soleil pour lui-même, mais plutôt pour la lumière par­ti­c­ulière qui fait ressor­tir les reliefs de n’importe quel paysage ou scène urbaine. Par exem­ple, ci-dessous (New York), il me sem­ble que la par­tie la plus intéres­sante de l’image n’est pas celle de gauche, où on ne voit presque plus rien, mais au con­traire celle de droite, où les ombres met­tent vrai­ment les immeubles en valeur. D’où l’intérêt de ne pas cen­tr­er le soleil :

 

 

Sur les paysages aqua­tiques, sum­mum de la pho­to de soleil grâce au reflet, on peut essay­er d’autres choses. Idéale­ment, vous prof­iterez des gold­en hours pour quelques pho­tos en ville et aurez déjà repéré l’endroit par­fait pour le moment où le soleil déclin­era. Et là, il fau­dra donc atten­dre le moment par­fait.

 

 

Par exem­ple, j’ai pris cette pho­to en Écosse, en plein hiv­er. Elle utilise quelques astuces dont j’ai déjà par­lé ici (pre­mier plan, règle des tiers) et la tech­nique de la pose longue qu’on abor­dera bien­tôt. Ici, on ne voit pas le disque solaire, mais on com­prend que le jour tombe grâce à la lumière chaude dans le ciel. En pleine jour, cette pho­to n’aurait eu aucun impact : l’intérêt réside dans l’oppo­si­tion entre la mer bleuté, brumeuse et froide avec l’horizon orangé, nuageux et chaud.

Autre exem­ple, ci-dessus, pour illus­tr­er un effet bien con­nu : le principe des ombres chi­nois­es.

 

 

Il s’agit d’un lever de soleil sur un cimetière, à Glas­gow. Voir les détails des tombes n’aurait pas for­cé­ment apporté grand chose, l’important réside dans les formes. Du coup, on expose la pho­to de sorte à avoir du détail dans le ciel et on assume le con­tre-jour.

 

 

Les ombres chi­nois­es peu­vent aus­si dynamiser l’image, au lieu de ren­forcer le côté calme. Ci-dessus, au Laos, j’ai atten­du plusieurs min­utes que la bar­que vienne « cass­er » le reflet du soleil sur le Mékong, his­toire de racon­ter « les pêcheurs ren­trent au port » au lieu de « cadre idyllique blabla ». On en a déjà par­lé, mais inté­gr­er un humain dans le cadre peut sou­vent apporter beau­coup à la pho­to. Ain­si, trou­ver d’autres spec­ta­teurs du couch­er de soleil pour utilis­er leur sil­hou­ette sera tou­jours une bonne solu­tion de repli si vous ne trou­vez rien d’autre. Quitte à oser les mis­es en scène !

Je ter­mine sur un petit détail tech­nique : la bal­ance des blancs.
Si vous shootez en raw, vous pour­rez mod­i­fi­er ce paramètre au développe­ment, et donc la laiss­er en automa­tique. Sur les com­pacts, vous aurez par­fois des modes « couch­er de soleil ». C’est impor­tant, puisque c’est ce qui va don­ner de la chaleur à l’image. Pour illus­tr­er ça, voici le même fichi­er RAW dével­lopé 4 fois en changeant la bal­ance des blancs :

 

 

Dans l’ordre : 5000, 6000, 6500 et 7500. Sur cer­taines images, on pour­ra vouloir accentuer le côté rosé ; sur d’autres, l’aspect orangé. Lorsque que l’on n’est pas sat­is­fait du ren­du de sa pho­to de couch­er de soleil, la bal­ance des blancs est sou­vent en cause.

28 Commentaires

  1. extra ! :
    mer­ci, c’est très bien fait, sim­ple, et comme d’hab » : juste
    j’ai hate de lire l’article sur les pos­es longues...

  2. Super arti­cle j’adore mer­ci pour tout ça , tout comme lyse j’ai hate de voir celui sur les paus­es longues j’adore ce genre de pho­tos.
    Tes pho­tos sont vrai­ment super belle. Rien à dire =)

  3. Très bon arti­cle, qui sort des sen­tiers bat­tus pour un thème on ne plus com­mun. J’avais sous-estimé l’efficacité de la bal­ance des plans... 😛

    Voici un lever de soleil, que j’ai pris depuis la ter­rasse de la vil­la d’un ami : ici.
    Dis moi ce que tu en pens­es ! 🙂

  4. Bon­jour Madame Oreille !

    J’ai décou­vert ton blog hier et j’ai passé la journée à lire tous tes arti­cles, suiv­re ta pro­gres­sion et j’ai dévoré tes mag­nifiques pho­tos !

    Moi aus­si je suis un grand pas­sion­né de l’image des voy­ages et je me suis acheté mon pre­mier réflex (tata­ta!!!) un Nikon D3100 avec objo 18–105 mer­cre­di dernier. Depuis, je décou­vre la pho­to, et j’aime ça !

    Il faut encore que j’achète en suiv­ant tes con­seils et tes arti­cles dédiés, un bon fil­tre polar­isant, un sac à dos con­fort­able et pra­tique, etc.

    Bref tout ça pour te dire un énoooorme mer­ci pour tout tes con­seil, je met de suite ton blog dans mes favoris (tu as un fan de plus!) et mer­ci pour ces arti­cles acces­si­ble et sérieux qui illus­trent pra­tique­ment com­ment obtenir de beaux clichés et acces­soire­ment, se faire plaisir.

    F.

  5. La pho­to ecos­saise est vrai­ment impres­sio­n­ante, bra­vo !
    A part ca je t en veux un peu quand meme, je suis par­ti la nuit derniere faire un petit trek de 3 heures a Rio, juste pour aller pren­dre des pho­tos du lever de soleil, et je decou­vre ton arti­cle au retour ! 😉

  6. Aaaaaaaaaah... quel beau Loch, Madame Oreille!!!

    Par con­tre, j’avoue que j’ai sou­vent du mal à cap­tur­er l’ambiance lumineuse exacte du couch­er de soleil (même si je peux m’en approcher en post-traite­ment mais alors, j’ai intérêt à me sou­venir de la lumière qu’il fai­sait ce soir là).

    Des recom­man­da­tions ?

  7. Romain : con­tente que ça te plaise !

    Lyse : 🙂 Bon, il n’est pas écrit, mais il est dans les pre­miers de la longue liste des arti­cles à faire ! Bien­tôt, bien­tôt !

    Viivii84 : Mer­ci. Tu fais des pos­es longues ?

    Math­eew : Et encore, là j’ai pris qua­tre réglages un peu au pif sans aller dans les extrêmes. C’est vrai­ment un truc intéres­sant. Je me sou­viens d’un pho­tographe qui avait fait des pho­tos ambiance boite de nuit super col­orées alors que le bar n’avait qu’un pau­vre spot rouge : il avait réglé la bal­ance de sorte à ce que toutes les images soient bleutées, et c’était bluffant !
    Pour ta pho­to, je com­prends pourquoi tu l’as prise, mais per­son­nelle­ment, je trou­ve juste­ment qu’il manque une accroche. Tu aurais pu met­tre le bal­con en pre­mier plan, pour mon­tr­er à quel point l’appart est sym­pa, par exem­ple.

    Fabi­en : hé bien mer­ci à toi ! et bien­v­enue sur le blog (et dans la pho­to!). Tu prévois un prochain voy­age bien­tôt, his­toire d’étrenner l’appareil ?
    (pour être tout à fait hon­nête, je suis telle­ment débor­dée cette semaine que boss­er sur le blog, le soir en ren­trant, n’est pas évi­dent. Mais des com­men­taires comme le tien me motivent vrai­ment, même après une longue journée !)

    4 petits suiss­es dans un bol de riz : ahah ! je ne sais pas ! peut-être jamais, his­toire de garder mes images imag­i­naires ? J’ai juste­ment enten­du aujourd’hui même quelqu’un dire qu’il fal­lait se dépêch­er d’y aller « parce que dans 15 ans, ils seront tous en jean » ! (oui, la bêtise cette phrase m’attriste...)

    Can­dice : Mer­ci 🙂 mais sur un sujet comme ça, c’est facile !

    Julien : Hé bien ce sera l’occasion d’y retourn­er ! C’était bien ? Ça valait le coup ? Il m’arrive sou­vent de ron­chon­ner parce que je me suis lev­ée tôt et que tout est per­du dans la brume (ou autre) !

    Mélis­sa : J’aurais presque envie, dans ce cas, de te dire d’oublier l’ambiance réelle, et de plutôt te con­cen­tr­er sur des réglages qui fer­ont que ta pho­to te plaira. Faut aus­si se dire que par­fois, le fait d’être bien, dans un lieu qui sent bon, avec des gens sym­pas, etc. rend cer­taines choses plus belles.

  8. Mer­ci Lili 🙂 L’Ecosse, en hiv­er, je crois que c’est le par­adis pour les levers et couch­ers de soleil ! (et en plus, on n’a même pas à se lever tôt ni à se couch­er tard...)

  9. Bon sang que tes pho­tos sont belles et que tu es inspi­rante ! Sérieuse­ment, je suis totale­ment débu­tante et nulle pour « racon­ter » quelque chose en pho­to et je com­mence à entre-percevoir et à me ren­dre compte des choses pos­si­bles.
    Mer­ci pour tous ces bons con­seils.

  10. Frange : amu­sant le surnom 🙂 Sois la bien­v­enue ici ! Quand on com­mence à s’intéresser sérieuse­ment à la pho­to, on se rend compte qu’il y a une infinité de pos­si­bil­ités devant soit, qu’on n’imaginait pas for­cé­ment avant (on se con­tentait de penser que les autres avaient eu de la chance, un meilleur appareil, un meilleur œil...). Je suis encore loin d’en avoir fait le tour (et j’espère ne jamais y arriv­er, ce serait d’un ennui...) mais si ça peut de don­ner de l’inspiration, alors je suis ravie !

    Jen­ny : l’Écosse en hiv­er est mag­nifique 😉

  11. Je con­nais un grand pho­tographe qui dit tou­jours : « aucun intérêt les couch­ers de soleil, il ne se passe rien !». Et je ne suis pas d’accord, en quelques min­utes on obtient des pho­tos for­cé­ment dif­férentes (surtout si l’on joue avec les reflets sur l’eau bien sûr). Place-toi au même endroit, même heure, chaque soir : aucun couch­er de soleil n’est iden­tique à un autre.

    J’ajoute aus­si par­fois le polar­isant sur l’objectif pour jouer avec les couleurs, les reflets et la lumière.

  12. Marine Ange : j’aime pas les grands pho­tographes qui pensent que cer­taines choses n’ont aucun intérêt. C’est comme les chats et les bébés, on en voit partout, mais c’est juste­ment le boulot d’un pho­tographe que d’essayer de faire quelque chose de nou­veau, ou en tout cas de pro­pre. S’il se con­tente de pho­togra­phi­er des « trucs intéres­sants», il n’a pas un grand mérite... (bon, en même temps la moitié des pho­tographe de voy­age n’ont aucun mérite : on a l’exotisme pour nous, qui excusera sou­vent un cadrage approx­i­matif ou un traite­ment mou)

  13. Il me sem­ble que c’est lorsqu’on se prend pour un « grand » pho­tographe qu’on perd un peu de sa sen­si­bil­ité non ? A force d’en côtoy­er je me dis que les meilleurs sont sou­vent les plus hum­bles devant leur mod­èle ou devant Dame Nature.

    Tout a de l’intérêt en pho­togra­phie, ensuite reste à définir sa pro­pre sen­si­bil­ité et son appé­tence pour tel ou tel sujet. Je n’aime pas trop la pho­to urbaine par exem­ple même si j’essaie de faire des efforts. Et récem­ment j’ai râlé parce que je prends moins de temps ces derniers mois à faire de belles pho­tos de cui­sine (ce qu’on appelle le food­ing), ce que je fais est moins réus­si quand on ne prend plus le temps d’y réfléchir pour faire bien. Pour­tant j’adore pho­togra­phi­er ce qui est bon ! Mais ce n’est pas non plus parce qu’on aime qu’on fait bien.

    Et puis la pho­to c’est aus­si une ques­tion d’humeur je crois : cer­tains jours tu feras des étin­celles, à d’autres moments la pas­sion y est moins et le résul­tat reste terne. Tu n’as pas remar­qué ?

  14. Je ne vais pas citer d’exemples trop pré­cis parce que je ne sais pas qui me lit et que je tiens à mon boulot, mais depuis que je côtoie des pho­tographes pro­fes­sion­nels, je rigole beau­coup aus­si (et je me dis que nom­bre d’amateurs feraient mieux qu’eux). Récem­ment, j’en ai vu deux qui com­para­ient leurs téléob­jec­tifs... Vrai­ment ! Et je n’avais qu’une envie, leur dire qu’il ne valait pas mieux l’un que l’autre vu leur inca­pac­ité à faire des pho­tos nettes.
    Le mois dernier, j’ai bossé pour un pho­tographe que j’admire(enfin, admi­rais). Et j’ai déchan­té. Il est con­nu, adulé par de nom­breux jeunes, fait de nom­breuses expos pres­tigieuses, mais a surtout un très bon tireur : ses fichiers étaient cat­a­strophiques.

    Sinon, oui, je crois qu’on a tous des jours avec et des jours sans, mais c’est l’avantage d’être ama­teur : quand je ne suis pas d’humeur, bah, je ne me force pas !

  15. Hum... Je vais me taire aus­si, mais j’ai vu égale­ment de très nom­breux clichés numériques sans âme et sans saveur jusqu’à ce qu’ils soient passés sous la houlette d’une savante maîtrise de Pho­to­shop / Light­room et autres. Et là tout à coup tu décou­vres un(e) maître(sse) de la macro, grâce au recadrage mag­ique ! Ou une mer plus bleue que bleue grâce à la vibrance (trop) accen­tuée qui fait ressem­bler la pho­to à celle d’un cat­a­logue de tour-opéra­teur...

    Bref... 🙂

    Moi quand je ne suis pas d’humeur, je ne fais que des clichés sans intérêt, sans pro­fondeur (et je ne par­le pas du champs). Alors je râle, je peste. Je range l’appareil. Et je le ressors. Mais le lende­main, le nez sur l’ordi = résul­tat égal à zéro !

    C’est curieux mais j’ai noté qu’en général le pre­mier jour de mon voy­age je ne fais pas grand-chose de bon, comme si j’étais en mode auto et que je déclen­chais plus par habi­tude que par con­vic­tion. J’ai besoin d’entrer vrai­ment en phase avec la des­ti­na­tion, ou ses habi­tants, pour com­mencer à bien faire.

  16. et quand on sait tout ce que l’on peut faire avec pho­to­shop...
    il en est de la pho­to comme bien des choses, quand on « sent » que l’on tient l’idée, l’image, l’inspiration ... le reste suit ! je n’ai pas dit que c’était facile ; mais au moins on sait où on va, et com­ment on y va... enfin c’est comme ça que je fonc­tionne !

  17. Mer­ci Oreille pour cet arti­cle et ces belles pho­tos ! C’est vrai que la pho­to en Écosse est très belle, mais celle du Mékong n’est pas mal non plus;)
    Pour les pas­sion­nés de voy­age et de pho­to, nous venons d’ouvrir le site tiwago.com, un réseau social entre twit­ter et flickr, où on peut partager ses pho­tos, met­tre un lien vers son blog et suiv­re d’autres pho­tographes. Au plaisir donc de te compter par­mi les nou­veaux mem­bres !

  18. Marie Ange : je crois que c’est dans le pre­mier arti­cle qui lançait la rubrique « pho­to de voy­age » ici que je dis­ais qu’un voyageur pho­tographe sera rarement aus­si bon qu’un « local » (à com­pé­tences égales), parce qu’on n’a pas le temps, pas les con­nais­sance. Le seul truc qu’on a de notre côté, c’est notre capac­ité à nous émer­veiller face à des choses qu’un habi­tant ne voit plus. Par­fois, je regarde ce que font les touristes, et je décou­vre des trucs chou­ettes ; il faudrait que je pho­togra­phie plus Paris...

    Lyse : je suis par­faite­ment d’accord ! On arrive par­fois à des trucs biens par hasard, mais c’est quand même mieux de met­tre la chance de notre côté dès le départ !

    Pyrros : bien­v­enue ici, et mer­ci 🙂

    tiwa­go : je jet­terai un œil, mais je n’utilise pas flickr..

  19. Je fais par­tie des pho­tographes qui ne sont pas motivés par les couchés de soleil en temps que sujet prin­ci­pal, mais seule­ment pour des arrières plan.
    je suis d’accord sans intérêt pour son sujet c’est rare que l’on arrive à des pho­tos fortes.
    c est pour ça qu’un grand nom­bre de pho­tos de chats sont ternes, car elles sont très sou­vent faites sans con­vic­tion

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