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5 conseils pour photographier vos voyages en train

Dans la lignée de l’article précé­dent (petit tour des trains du monde), j’ai envie de vous pro­pos­er quelques con­seils au sujet de la pho­togra­phie en train. Non que la pho­to de train soit réelle­ment un style, mais plutôt un cadre par­ti­c­uli­er qui présen­tera quelques dif­fi­cultés tech­niques.
Une fois n’est pas cou­tume, cette liste n’est pas exhaus­tive et vos astuces per­son­nelles sont les bien­v­enues en com­men­taires.
Ce ne sont que quelques obser­va­tions que j’ai pu not­er pen­dant mes voy­ages, mais égale­ment au retour, quand j’enrage d’avoir raté ou oublié une pho­to !


 

1. Ne pas se faire voler ses affaires

Ce point, un peu hors-sujet, me paraît pour­tant néces­saire tant les exem­ples sont nom­breux. De manière générale, on évite de laiss­er son sac sans sur­veil­lance, surtout aux abor­ds des gares, moments par­ti­c­ulière­ment prop­ices au vol puisque s’échapper y devient très sim­ple. De la même manière, il faut se méfi­er des fenêtres grandes ouvertes qui per­me­t­tent l’accès rapi­de à n’importe quel bras...
En train de nuit, j’ai ten­dance à utilis­er mon sac pho­to comme oreiller. On vous con­seillera d’ailleurs sou­vent de garder tout ce qui a de la valeur sur vous (et de ne pas laiss­er traîn­er vos chaus­sures).
Être en com­par­ti­ment n’est pas un gage de sécu­rité : pensez à bien fer­mer la porte !
En dor­toir, cer­tains attachent leur sac avec une chaîne. Per­son­nelle­ment, je me con­tente de rien avoir d’autre que des fringues dans le « gros sac » et d’accrocher le plus pos­si­ble de san­gles à quelque chose de fixe (voire avec le sac du Belge, attaché de la même manière). Et surtout, j’évite de parad­er dans tout le wag­on en mon­trant mon appareil juste avant de dormir. Cela dit, même si vous avez dans les mains 10 ans de salaire local, ça n’exclue pas le fait que beau­coup de vols ont lieu... entre touristes !
Donc, dans les trains, méfi­ance !
(bon, per­son­nelle­ment, je ne me suis jamais rien fait vol­er...)

 

2. Varier les sujets

Pre­mier con­seil sur le fond : le train n’est pas qu’une suite de paysages. Entre Sara­je­vo et Mostar, j’ai tra­ver­sé des paysages mag­nifiques et j’ai, bien sûr, beau­coup mitrail­lé. Pour­tant, en tri­ant mes pho­tos, j’étais très déçue : je n’ai pas pen­sé à pho­togra­phi­er quoi que ce soit d’autre. J’aurais pu être en voiture, à pied, ou en dro­madaire que mes pho­tos aurait été les mêmes. J’aurais dû pho­togra­phi­er le com­par­ti­ment, le couloir, pren­dre des détails... Bref, vari­er les points de vue et les sujets pour pou­voir véri­ta­ble­ment racon­ter un voy­age en train au lieu de me con­tenter de mon­tr­er ce que j’ai vu depuis celui-ci.

des détails, dans le transsi­bérien

 

3. Intégrer le train dans ses photos

Ce point rejoint directe­ment le précé­dent : il faut con­tex­tu­alis­er. Ce n’est pas n’importe quel paysage, c’est un paysage qu’on tra­verse en train. Je ne sais pas si vous vous en sou­venez mais, il y a quelques mois, je vous par­lais de l’intérêt des pre­miers plans. Hé bien c’est un peu le même principe ! On peut inté­gr­er la fenêtre, essay­er d’avoir l’avant du train dans un tour­nant, et tout ça avec le même but : rajouter un degré de lec­ture à l’image, et don­ner tout de suite une clef au spec­ta­teur. En effet, avec un paysage clas­sique, com­ment devin­er qu’il est pris depuis un train ?

ou pourquoi, Mon­sieur Oreille est passé de « Le Chauve » à « Le belge » !

 

4. Jouer avec la vitesse

C’est le prin­ci­pal prob­lème auquel vous allez être con­fron­tés : le train avance. Vous allez donc avoir deux pos­si­bil­ités : utilis­er une vitesse d’obturation très élevée pour figer le paysage ou, à l’inverse, pren­dre le par­ti du flou (pour rap­pel : les bases de la pho­to, par­tie I).
Pour la pre­mière option, il va fal­loir faire quelques tests et tout dépen­dra, bien sûr, de la lumi­nosité et de la vitesse du train. Utilisez le mode Pri­or­ité Vitesse, choi­sis­sez une vitesse élevée, des ISO moyens, et essayez de déclencher entre deux arbres !

un arbre !

Pour la deux­ième option, cela sera surtout intéres­sant si vous inté­grez un élé­ment fixe (je vous ren­voie au point précé­dent), ain­si on com­pren­dra de suite d’où vient le flou. Là aus­si, passez en Pri­or­ité Vitesse, mais priv­ilégiez des vitesses bass­es pour avoir de belles traînées...

 

5. Photographier par la fenêtre

Par­fois, on veut pho­togra­phi­er le paysage mais un obsta­cle se dresse entre lui et nous : la fenêtre. Dans la plu­part des pays occi­den­taux, on ne peut pas les ouvrir, et elles sont rarement pro­pres...
Pour lim­iter les dégâts, l’astuce va surtout con­sis­ter à bien pla­quer l’objectif con­tre la vit­re.

à tra­vers la vit­re...

De la même manière, pour éviter les reflets, on n’utilisera pas le flash (!) et dans cer­taines cir­con­stances, il fau­dra retir­er l’éventuel fil­tre polar­isant (lorsque les vit­res sont traitées). Si vous regardez les deux pho­tos ci-dessous, vous voyez des tach­es assez dis­gra­cieuses : elles sont causées par le fil­tre (c’est bon à savoir, sinon on cherche longtemps ce qu’il se passe !).

20 Commentaires

  1. un arti­cle intéres­sant
    per­son­nelle­ment je préfère pho­togra­phi­er la vie dans le train
    les voyageurs,les vendeurs ambu­lants ‚le con­trôleur

  2. Bacri, je suis bien d’accord. C’est un reproche que je me fais à moi-même à chaque fois ! Cela dit, les con­trôleurs, ça reste déli­cat. Tu n’as jamais eu de prob­lème à les pho­togra­phi­er ? Ils acceptent facile­ment ?

  3. Ah mince, Curieuse Voyageuse... C’était en Chine ? Qu’est ce qu’il s’est passé ?
    (pour le point 2, il faut vrai­ment que je me motive à entamer mon car­net du transsi­bérien !)

  4. Hel­lo,
    Pour l’instant, je n’utilise pas trop le train en voy­ages, mais si je le fait, je met­trais sûre­ment ces excel­lents con­seils à con­tri­bu­tion !

  5. Utilis­er un grand angle ?

    On est sou­vent sér­ré dans le train et le manque de recul peut etre genant.

    Autrement je suis d’accord pour le fait de pren­dre des pho­tos de l’intérieur du train. C’est ca qui rend la chose inter­es­sante. D’autant que les pho­tos de paysages sont vrai­ment lim­itées.

  6. Ces con­seils tombent a pic. Je pars en voy­age la semaine prochaine, avec un long tra­jet en train notam­ment. J’espere pou­voir met­tre a prof­it les quelques idees ci-dessus. Et je suis totale­ment d’accord avec toi : c’est rageant de revoir ses pho­tos plus tard et voir qu on a pho­togra­phie le paysage et pas la vie dans le train. Comme je regrette de ne pas avoir pris plus de pho­tos du Shinkansen. un peu sur le quai, rien a l’interieur...

  7. Don­lope : et ce qui est génial, c’est que ça marche aus­si avec la vidéo 🙂

    Adil : c’est pas faux ! Dans le transsi­bérien, j’avais même fait des panoramiques telle­ment je n’avais pas assez de recul ! Avec un tran­stan­dard, ce peut être assez frus­trant..

    liloulivi : chou­ette ! tu pars où ? Le Shinkansen fait baver Mon­sieur Oreille 😉 C’est finale­ment en s’autocritiquant qu’on pro­gresse, et qu’on râle en se dis­ant que quand même, c’est vrai­ment dom­mage d’avoir fait une telle erreur... Après, ce sont peut-être aus­si des moments où on prof­ite du voy­age et où on oublie la pho­togra­phie pen­dant quelques heures ?

  8. Non ce n’était même pas en Chine : entre Toulouse & Mar­seille, il y a quelques années, beau­coup moins exo­tique 😉 Et heureuse­ment un appareil pas trop cher et une assur­ance qui a marché (celle du tra­vail), ça m’a bien servi de leçon !

  9. en Thai­lande pour 1 semaine (tou­jours des voy­ages bien trop courts...) Mais pour une fois, on pren­dra le train pour se deplac­er, plu­tot que l’avion ! entre Bangkok et Chi­ang Mai. Une clas­sique pour les touristes.

    Et quant au Shinkansen, je me rat­trap­erai la prochaine fois ! (le Japon, c’est addic­tif 🙂 )

  10. Curieuse Voyageuse : je ne vais pas dire que je suis sur­prise (jamais rien à l’étranger mais 5 ans à Paris = 3 plaintes pour vol ! La france n’est plus ce qu’elle était :p), mais c’est moche. Je ne mets plus mon sac dans les « étagères » depuis qu’une dame m’a racon­té s’être fait vol­er ain­si (juste quand les portes vont se refer­mer, ils attrapent un sac au hasard et courent...), et je m’étonne tou­jours des gens qui quit­tent leur place en lais­sant tout sur leur tablette !

    liloulivi : ah chou­ette ! Je n’avais pas réus­si à pren­dre le train de nuit pour chi­ang mai à cause de leur fichu site web qui ne mar­chait plus mais c’est un clas­sique telle­ment pra­tique ! Et ça a presque l’air con­fort­able !

  11. Aucun souci ‚les con­trôleurs sont plutôt fiers d’être pho­togra­phi­er.
    Per­son­nelle­ment je « prête “facile­ment mon appareil aux autres voyageurs en met­tant bien la cour­roie autour de leurs cous (par sécurité)après ça les por­traits sont faciles.

  12. Tant qu’on est dans une rela­tion de con­fi­ance, c’est sym­pa de prêter son appareil. Après, franche­ment, je ne le ferai pas dans n’importe quelle sit­u­a­tion, même si les gens ont l’air sym­pa (Paris rend para­no !).
    Je n’ose pas trop pho­togra­phi­er les con­trôleurs, mais tu me donnes envie ! Je testerai la prochaine fois !

  13. quand je « prête » mon appareil, c’est le plus sou­vent à la famille qui est assise à coté ou en face de moi dans le train et je le fais unique­ment en Asie.

  14. Me voila de retour de mon voy­age et je n’ai meme pas pris de pho­tos dans le train finale­ment ! En revanche, pour ce qui etait de faire atten­tion a mon materiel, pas de soucis. En plus, a cote des familles Thai et Chi­nois­es qui sor­taient ipads et iphone comme les objets les plus naturels au monde, je me suis dit que je n’avais pas trop de chichi a faire avec mon petit 500D tout sim­ple, et vieil­lot....
    et quant au train Bangkok-Chi­ang Mai, la 2eme classe couchette est tres con­fort­able (plus con­fort­able que cer­tains hotels ou j’ai dor­mi), surtout dans la couchette du bas. Celle du haut est un peu plus riquiqui mais ca va car­rement ! Une bonne expe­ri­ence. J’en par­lerai dans le blog, bien­tot... 🙂

  15. Salut !

    Voilà un arti­cle sur un thème orig­i­nal, c’est très rafraîchissant ! Ter­ri­fié par l’avion, j’adore le train et je vais prof­iter de tes con­seils pour y pren­dre des pho­tos la prochaine fois !

  16. Excel­lent con­seil que celui de la con­tex­tu­al­i­sa­tion. Par­fois pas évi­dent d’avoir le recul néces­saire pour pren­dre la fenêtre et celui qui regarde à tra­vers.

    Dans mon dernier voy­age de Bangkok au Cam­bodge, que j’ai fait en train, les fenêtres et les portes sont réstées ouvertes tous le voy­age. Cer­tains voyageurs restent assis sur les marche pieds à regarder dans le paysage, le reflet du vis­age dans la vit­re de la porte du train + le regard au loin : Au top.

  17. Arti­cle très sym­pa, ça me fait regret­ter de n’avoir pas pris plus de pho­tos dans mes nom­breux voy­ages en bus (paysages certes moins intéres­sants je pense)...
    Et quelles mag­nifiques pho­tos, comme tou­jours !

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