Liste des choses qui m’ont fait frissonner en 2017

Cette année, j’ai dor­mi 149 nuits ailleurs que chez moi. Voici venue l’heure de me rep­longer dans ce que j’ai par­ti­c­ulière­ment aimé, ou ce qui m’a mar­quée. Une rétro­spec­tive volon­taire­ment sélec­tive !

Habituelle­ment, en fin d’année, je fais une rétro­spec­tive. Je reprends la liste des lieux où je me suis ren­due et je fais un petit résumé.
Pour ceux qui veu­lent vrai­ment la liste : cette année, je suis allée à La Feclaz, à Saint-Mar­tin-de-Belleville, en Argen­tine, en Suisse, à Mada­gas­car, dans la Sarthe, dans les Hautes-Alpes, en Tan­zanie, à Bali, à Man­ches­ter, le long des châteaux de la Loire, en Azer­baïd­jan, en Wal­lonie, une deux­ième fois en Argen­tine, à Lyon et j’ai ter­miné par un week-end à Rouen. Ah, et puis j’ai aus­si passé quelques semaines dans les Deux-Sèvres, parce que, même si je n’en par­le jamais, c’est le coin où est instal­lée ma famille.

Ce fut une année par­ti­c­ulière­ment chargée même si j’ai moins voy­agé que les années précé­dentes (!). Je me suis con­cen­trée sur des pro­jets qui me demandaient plus de temps : le mon­tage de mon pre­mier doc­u­men­taire (« Retour au Groen­land  ») ain­si que l’organisation de mes pre­miers stages pho­to. Et ça fait du bien !

Cette année, j’ai envie de chang­er ma liste. Je n’ai pas envie d’être exhaus­tive. Je n’ai pas envie de vous redire ce que vous avez déjà lu. J’ai envie de vous par­ler d’émotion. De choses par­fois sim­ples mais qui me rem­plis­sent de joie. Bref, des choses qui m’ont fait fris­son­ner en 2017.

Photographier la voie lactée, en Tanzanie,
cernée par les hyènes

Ah, je n’en menais pas large !
Je n’étais pas seule, en théorie. Il y avait quelques voyageurs dans les tentes, et les rangers un peu plus loin. Mais en pleine nuit, avec les bruits, les buis­sons qui s’agitent, les craque­ments, les yeux qui bril­lent dans le noir...
J’ai passé deux nuits là-bas, et les deux nuits je suis restée longtemps à faire des pho­tos après que les autres voyageurs se soient couchés. Le ciel était telle­ment beau que je ne pou­vais pas aller dormir sans l’avoir immor­tal­isé sous tous les angles pos­si­bles.
Aucune bar­rière ne nous séparait des ani­maux. Un parc ou une réserve ne sont pas des zoos, et ici, nous sommes sur le ter­ri­toire des ani­maux sauvages. La pre­mière nuit, les éléphants ont atten­du que je sois dans ma tente pour tra­vers­er le campe­ment, ouf ! Mais la deux­ième nuit, alors que tout était presque calme, que le feu com­mençait à s’éteindre, j’ai enten­du les ricane­ments autour de moi. Elles étaient loin, bien sûr. Mais dans l’obscurité, les dis­tances sont tou­jours perçues dif­férem­ment. J’ai essayé de me per­suad­er que je ne risquais rien, his­toire de finir mes essais pho­tos. Une minute d’exposition par pho­to, le temps de pose sem­ble infi­ni.

Au petit matin, ça devient une anec­dote amu­sante, mais sur le moment, les émo­tions furent intens­es !

Partager mes plus beaux spots de Patagonie avec des gens géniaux

Ce voy­age en Patag­o­nie, c’était l’aboutissement de plusieurs semaines de tra­vail avec mes com­pagnons de Tier­ra Lati­na. Explor­er les moin­dres recoins, tout not­er, pré­par­er l’itinéraire par­fait... et crois­er les doigts pour que ça plaise !
Dif­fi­cile de décrire ce que j’ai pu ressen­tir pen­dant ce voy­age, mais c’était grisant ! Voir nos voyageurs éblouis devant les paysages, les enten­dre s’extasier sur le pro­gramme. Et puis dis­cuter, aus­si, et rire, beau­coup. Ces huit jours m’ont fait un bien fou, et m’ont rap­pelé pourquoi je tiens ce blog, mais aus­si pourquoi je veux organ­is­er plus de voy­ages comme celui-ci (on repart en mars-avril, d’ailleurs !).

Regarder ma fille manger de la neige

Ce n’était pas la pre­mière fois qu’elle voy­ait de la neige, mais c’était le pre­mier hiv­er où elle était en âge d’en prof­iter. Et elle en a large­ment prof­ité !

Elle courait dans la poudreuse pour mieux sauter, se jetant dans la neige la tête la pre­mière. Elle rigo­lait à gorge déployée. On a fait du traîneau à chiens, une petite ran­do en raque­ttes, une ini­ti­a­tion au ski, des bon­hommes de neige et des dizaines de descentes en luge.

Et pen­dant que je tirais la luge, elle plongeait ses petites mains sur les côtés, pour attrap­er de gross­es poignées de neige fraîche.

Je ne sais pas si je pour­rai l’emmener tous les ans prof­iter de la mon­tagne en hiv­er, mais j’ai bien envie que ça devi­enne une tra­di­tion famil­iale. M’échapper quelques jours avec elle pour aller jouer dans la neige et boire du choco­lat chaud...

 

Filmer les voyages d’autres familles

Cet été, j’ai réal­isé une vidéo pour l’agence de voy­age Ter­res d’Aventure, sur leur gamme famille. Ma mis­sion était de suiv­re 5 voy­ages dif­férents, avec leurs clients, pour mon­tr­er la var­iété de la gamme des voy­ages en famille. Autant j’ai l’habitude de voy­ager en famille, autant je n’ai pas l’habitude de filmer les enfants des autres !

Note : la vidéo ci-dessous est la ver­sion longue, que j’ai mon­tée pour moi !

Lorsqu’on filme les vacances d’autres familles, d’autres enfants, on est témoin de leurs moments de joie. On ren­tre un peu dans leur intim­ité, en somme. Je ne m’attendais pas à m’attacher autant aux enfants, et ce fut sou­vent avec une petite boule dans la gorge que je leur ai dit au revoir. Pen­dant plusieurs jours, je les ai vus évoluer, trou­ver leur place dans un groupe, repouss­er leurs lim­ites dans des activ­ités sportives, ou s’émerveiller devant le monde qui les entoure. Filmer leurs vis­ages quand ils voient leurs pre­miers éléphants, leurs pre­mières girafes, quand ils sont heureux d’avoir réus­si quelque chose.

Les voy­ages étaient excep­tion­nels, et c’était très émou­vant de partager ça à leurs côtés.

Partager des moments privilégiés avec ma fille

Oui, ma fille prend une grande place dans cette liste, mais je crois que c’est nor­mal, non ? Elle reste la chose la plus impor­tante dans ma vie... Et quand je ren­tre de voy­age, la voir courir vers moi sur un quai de gare m’enlève instan­ta­né­ment toute fatigue. L’observer s’émouvoir me met facile­ment les larmes aux yeux. En me prom­enant avec elle, je redé­cou­vre Paris à tra­vers son regard. Dans ces semaines avec elle, entre deux voy­ages, je col­lec­tionne des petits moments de joie qu’on partage toutes les deux. Des choses sim­ples. Aller au musée, au théâtre, l’emmener voir son pre­mier film au ciné­ma. Regarder la Tour Eif­fel depuis la ligne 6 ; elle ne s’en lasse pas ! Se promen­er le long de la Seine, y faire un pique-nique. Sauter à pieds joints sur les pas­sages pié­tons. S’arrêter pour manger des crêpes. Autant de moments où je me sens chanceuse de pou­voir lui con­sacr­er du temps, rien que pour elle.

Les randos à la frontale pour aller voir le lever de soleil

C’est une chose que j’ai vécue plusieurs fois cette année, et à laque­lle j’ai vrai­ment pris goût.

Il y a eu cette fois à Bali, où je suiv­ais deux familles pour Ter­res d’Aventure. Nous nous sommes tous lev­és à 3h, même les enfants. Et à 4h, tout le monde mar­chait pour rejoin­dre le som­met du mont Batur. Des dizaines de touristes emprun­taient le même chemin, créant des files indi­ennes de petits points lumineux. Dans la nuit, on ne voit pas les dis­tances, on monte machi­nale­ment. On avance. Et à 5h, quand le soleil a mon­tré ses pre­mières lueurs, nous étions aux pre­mières loges.

C’est aus­si une expéri­ence que j’ai pro­posée aux voyageurs qui m’accompagnent en Patag­o­nie. Nous dor­mons sous la tente, au milieu des mon­tagnes. Et 2h avant le lever du soleil, cha­cun avale un café, un gâteau, et visse sa lampe frontale. On avance vite, et tan­dis qu’on monte les derniers mètres, le jour arrive. Nous avons les mon­tagnes pour nous seuls à cette heure-là. Elles se tein­tent de rouge, de rose, d’orange. C’est mag­ique.

 

 

Entendre ma fille dire « hello » à tout le monde

Hel­lo, c’était à Man­ches­ter. Où que nous allions, elle enreg­istre rapi­de­ment les mots de politesse, et les ressort à qui veut bien l’entendre, tout sourire. Et quand je la vois ain­si, à l’aise en toute cir­con­stance, allant vers les autres enfants sans peur, je me dis que le voy­age lui fait du bien.

Présenter mon film sur le Groenland

C’était l’aboutissement de ces mois de tra­vail. J’ai com­mencé à présen­ter mon film dans des fes­ti­vals et événe­ments liés au voy­age. La pre­mière fut à Lyon, dans un fes­ti­val super, Quai du Départ. J’étais stressée comme pas pos­si­ble, bien sûr, mais la salle, comble, a très bien accueil­li le film, posant des ques­tions per­ti­nentes et amu­santes (une pen­sée pour la petite fille qui a demandé où étaient le papa et la mamie dans le film !).

Il y aura d’autres pro­jec­tions dans l’année à venir (les infos au fur et à mesure des con­fir­ma­tions, ici), et je serai tou­jours aus­si stressée, mais telle­ment heureuse de partager cette his­toire avec vous !


Les trucs complètement « what the fuck »

Il y a des moments de joie qui sont liés à des accom­plisse­ments per­son­nels, des pro­jets sur lesquels j’ai bossé longtemps. Et puis il y a des expéri­ences « what the fuck », des trucs qui sor­tent de nulle part mais qui m’amusent.

Cette année, je retiens deux moments en par­ti­c­uli­er : mon pre­mier direct et une ren­con­tre avec Nick Kroll.

En début d’année, j’ai accep­té pour la pre­mière fois de faire une télé en direct. Je n’aime pas trop la télé, j’accepte rarement de par­ticiper à des reportages (mon pre­mier emploi fut en télévi­sion...). Mais une inter­view en direct était un exer­ci­ce intéres­sant, au final assez sem­blable à de la radio : on dis­cute avec quelqu’un, dans un stu­dio.

Quant à Nick Kroll, que vient-il faire là ? Eh bien, fig­urez-vous qu’il a par­ticipé au stage pho­to en Patag­o­nie !
Il tour­nait en Argen­tine avec Mélanie Lau­rent qui lui a con­seil­lé Tier­ra Lati­na, l’agence avec laque­lle je me suis asso­ciée pour les voy­ages pho­to en Amérique du Sud. Et c’est ain­si qu’il a rejoint le voy­age pho­to pour le trek dans la mon­tagne. Il a été bien accueil­li par le groupe, dis­cu­tant facile­ment avec tout le monde. C’était incon­gru d’avoir un acteur hol­ly­woo­d­i­en avec nous, mais finale­ment, ça reste un homme comme un autre...


8 Commentaires

  1. Moi j’en prof­ite pour te dire un grand MERCI Aurélie. Ca doit faire un peu plus d’un an que je suis ton blog. CHAQUE, je dis bien, CHAQUE arti­cle est un événe­ment. Je m’assure tou­jours d’avoir le TEMPS pour déguster la lec­ture, prof­iter de chaque pho­to. L’article sur la Patag­o­nie m’avait achevée. Com­plète­ment sub­juguée par temps de beauté. Il me rap­pelait la splen­deur qui m’a tant con­quise en Islande. Donc petite Nos­tal­gie qui pique. J’aime le regard que tu portes sur les choses, je trou­ve que tu es pleine de poésie, et ça me plait de te lire à pro­pos de ta fille. 

    Ton site me fait tout bon­nement rêver. J’aimerais un jour, avoir ne serait-ce qu’un dix­ième de ton tal­ent en pho­to et en retouche pho­to. Ton tra­vail me sidère et me laisse extrême­ment admi­ra­tive. Je pleure de rage de ne pou­voir encore par­ticiper à aucun de tes voy­ages pho­tos. celui pour la Patag­o­nie me fait vrai­ment rêver, mais je n’ai pas une sit­u­a­tion qui me per­me­tte de faire une telle dépense. Je ne dés­espère pas en revanche.

    Je t’embrasse, te souhaite une très belle année, te remer­cie encore pour tout le tra­vail acharné que tu four­nis, qui crois-le bien, ne tombe vrai­ment pas dans l’oubli.

  2. Beau bilan, sub­limes images, comme d’habitude !
    Bonne année Aurélie ! 🙂
    (je garde tou­jours le pro­jet de stage pho­to en Patag­o­nie dans un coin de ma tête :P)

  3. Comme Ornel­la, je prends le temps de savour­er chaque arti­cle, et j’en prof­ite pour te remerci­er de tes con­seils pho­to à Lyon lors du fes­ti­val, et de m’avoir con­fortée dans notre pro­jet Groen­land 2019 en famille....

  4. Ma fille (6 ans) qui a regardé ton film m’a aus­si demandé où était le papa (la mamie par con­tre, cela ne l’a pas dérangé qu’elle ne soit pas là). Par con­tre je doute de lui mon­tr­er le film pour Terre d’Aventure, il est mag­nifique mais elle risque ensuite de ne me par­ler que de ça dans l’espoir d’être à la place de cha­cun des enfants à son tour !
    Je te souhaite en tout cas autant de moments mag­iques avec ta fille pour 2018 qu’en 2017.

  5. Une vie de voy­ages et d’aventures pal­pi­tante où transparait la pas­sion. J’aime la façon dont tu arrives à me touch­er, par­ti­c­ulière­ment avec ta fille, moi qui ne suis pas du tout sen­si­ble aux enfants j’adore pour­tant la façon dont tu par­les d’elle et de ces beaux moments partagés. 🙂

  6. que de belles émo­tions vécues et partagées ici...merci pour ce pur moment d’évasion, dans cette vidéo pour Ter­res d’aventures qui est juste sub­lime et si touchante. Je com­prends cette émo­tion dont tu par­les tout comme je com­prends celles que tu ressens à vivre tous ces petits et grands bon­heurs avec ta fille... c’est cer­taine­ment le plus pré­cieux des cadeaux d’apprendre la vie ain­si, dans l’ouverture, la beauté et les émo­tions... une belle année à toi et tes proches, mer­ci de nous faire rêver ain­si, la Patag­o­nie me tente telle­ment... (mais ça c’est une his­toire de dates...)

  7. Coucou Aurélie !

    Je ne prends pas sou­vent le temps de com­menter sur ton blog, sans trop savoir pourquoi... Je crois que te suis depuis si longtemps, que j’ai une sorte de timid­ité lorsqu’il s’agit de t’écrire. Il faut bien avouer qu’a tra­vers tes arti­cles, ton bouquin, tes vidéos, j’ai été inspirée, motivée, nour­rie de con­seils et d’envie de voy­ages... Alors, pour cette petite rétro­spec­tive des moments qui t’ont fait vibr­er en 2017, je me suis dit que c’était le moment de te laiss­er un petit mot 🙂 

    Ta séance pho­to de nuit avec les hyènes aux alen­tours est une sacrée anec­dote de voyageur-pho­tographe, j’imagine à peine ton cœur qui devait bat­tre à cent à l’heure, une sorte d’adrénaline entremêlée d’excitation... Et un sou­venir pal­pi­tant gravé en toi ! 

    J’ai adoré suiv­re ton pro­jet « Retour au Groën­land », qui m’a plongée à la fois dans les couliss­es mais aus­si au cœur des éten­dues glacées, ponc­tuées par les grince­ments des ice­bergs, le souf­fle des baleines, les aboiements des chiens, les pas de ta fille et son émer­veille­ment pour ce monde habil­lé de froid mais plein de chaleur humaine.

    Cette année encore, j’ai adoré suiv­re tes voy­ages et tes réflex­ions, assis­ter (de loin) à l’aboutissement de beaux pro­jets comme ton film ou les voy­ages-pho­to.

    Mer­ci, tout sim­ple­ment, de partager ces instants de vie avec nous.

    Belle année 2018 à toi ♥

  8. Bonne année Aurélie !
    C’est tou­jours un plaisir de lire ton blog. Même si j’ai peu suivi les actu­al­ités de 2017, ce résumé m’a per­mis de rat­trap­er le retard !
    Bon courage et prends du plaisir à faire encore mieux cette année !

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