Un sac photo pour la randonnée : Test du Manfrotto Off Road

Quand on aime la photo, l’achat du sac est toujours une vraie problématique : il doit s’adapter à la fois à notre matériel mais aussi à notre pratique de la photo. Et quand on fait de la randonnée, c’est encore plus compliqué de trouver un sac idéal. Jusqu’à présent, l’offre en matière de sacs pour marcheurs photographes était malheureusement assez réduite.
Depuis cet hiver, je trimbale dès que possible le Manfrotto Off Road. Randonnée dans la neige, sous la pluie ou en plein cagnard, je ne lui ai rien épargné, et voici le résultat !

Un sac pour les randonneurs et les voyageurs

Le sac fait 30 litres. Ce n’est pas énorme, mais ça suffit dans plusieurs situations dont, bien sûr, les petites randonnées (le pique-nique, une veste, etc.) et les voyages (pour ceux qui voyagent légers). Le sac possède deux compartiments. En bas, le matériel photo bénéficie d’un accès rapide par une poche latérale (pas besoin de poser le sac sur le sol, on peut attraper l’appareil en marchant). Au dessus, le compartiment « fourre-tout » permet de glisser ce qu’on veut. On trouvera également une petite poche sur le dessus du sac (assez petite, j’y ai mis la housse anti-pluie ainsi que deux ou trois bricoles, genre les médocs, pansements, etc.). On trouve également un filet sur le côté, parfait pour la bouteille d’eau ainsi une poche sur la face du sac (j’y ai mis mes filtres, qui n’y sont pas forcément très bien protégés, certes, mais me sont ainsi très accessibles !) et une autre sur le côté, dernière le filet. Enfin, deux grosses poches sur la ceinture permettent de garder des affaires à portée de main (téléphone, par exemple).

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cliquez pour agrandir

En juillet, je l’ai emmené en Loire Forez, pour un week-end de dépaysement en famille. Il a bien sûr servi pour les randonnées (et en pleine canicule, j’ai vraiment apprécié le dos en filet !) mais aussi pour toutes les promenades. Il me permettait ainsi d’avoir avec moi non seulement mon matériel photo, mais aussi tout ce dont j’avais besoin pour trimballer ma fille : nous ne sommes partis qu’avec un seul sac (et un porte bébé de rando) et il a amplement suffi pour plusieurs jours de couches et compotes !

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Un sac solide et agréable à porter

C’est la première chose que j’attends de mon sac photo, qu’il protège mon matériel. Dans le cas du Off road, le tissu est déperlant (mais on peut utiliser la housse de pluie au besoin), et n’a aucune égratignure. Sans mentir, voilà six mois qu’il me suit dans mes voyages, et il semble neuf ! C’est donc plutôt rassurant.

[column]IMG_3627[/column][column]Comme tous les sacs Manfrotto, le système de réglage des sangles est bien fichu et pensé pour que les femmes aussi puissent les utiliser (j’ai aussi un Bumblebee (infos sur le site de Manfrotto), qui a également cette qualité). Ainsi, on n’a pas la poitrine comprimée, mais on peut quand même fermer les sangles pour moins sentir le sac. Et une fois bien réglé, il est franchement confortable, même plein ! [/column] Sur la photo ci-dessus, vous voyez deux sangles. Non, le but n’est pas de s’arnacher complètement, c’est un petit accessoire hyper pratique en randonnée : la sangle rouge permet de venir plaquer l’appareil contre soi. Ainsi, il ne ballote pas quand on marche, et on n’explose pas l’objectif sur un caillou quand on se penche, ou quand on commence à escalader…

 IMG_6867Crapahutage en Slovénie

Des bâtons de marche avec une option monopode

C’est un petit détail qui n’est pas un gadget, le sac s’associe à une paire de bâtons de marche, fabriqués en aluminium (super légers, donc). Testés dans le Jura entre tempêtes et rando en raquettes, ils ont été plus qu’approuvés !

IMG_7505Rando en raquettes dans le Jura

Mais ce ne sont pas de simples bâtons de marche… Ils ont un petit détail en plus… Ça me plaît d’autant plus que c’est quelque chose que j’avais eu l’idée de me fabriquer il y a quelques années, mais sans jamais prendre le temps de chercher comment faire. Voyez plutôt :

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L’un des bâtons est pourvu d’un pas de vis qui permet de le transformer en monopode. Parfait pour immortaliser les paysages de fin de journée en permettant des vitesses d’obturation un petit peu plus lentes. Le monopode supporte jusqu’à 2,5kg (tout en ne pesant que 400g). Et pour transporter les bâtons entre deux randos, on peut facilement les accrocher au sac (on peut aussi utiliser les mêmes accroches pour fixer un trépied, bien sûr).

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Ce que je pense du manfrotto Off Road

Après six mois d’utilisation, je ne suis pas déçue.

Faut-il jeter ses autres sacs photo ? Bien sûr que non, le Manfrotto Off Road vient compléter la collection et sort quand il correspond à mes besoins. Selon moi, les sacs sont un peu comme les objectifs, l’idéal étant d’en avoir plusieurs pour toujours avoir le meilleur adapté à chaque situation.

Quand est-ce que je prends le Off Road ? Je le prends pour toutes mes randonnées. Il n’est pas suffisant pour partir en trek (impossible d’y attacher une tente, par exemple) mais convient parfaitement pour les promenades sur une journée ou un week-end (dès lors qu’on n’a pas besoin de transporter du couchage ou de quoi cuisiner). Il est idéal pour embarquer tout ce qu’il faut , entre les vêtements, la nourriture. Il me sert également beaucoup quand je pars seule en week-end avec ma fille, pour tout loger dans un sac et garder les mains libres !

Qu’est-ce qu’on peut mettre comme matériel dedans ? Il est conçu pour loger un boitier avec téléobjectif + une à deux autres optiques. Pour mon utilisation, je mets dedans mon 5dII avec un 16-35, un 50mm, et des accessoires : chargeur, batteries de rechange, cartes, télécommandes, parfois une GoPro…

A qui je recommande le Off Road ? A ceux qui voyagent relativement léger mais n’ont pas envie de sacrifier le matériel photo quand ils partent en randonnée ! Je le conseille aussi à ceux qui ne veulent qu’un seul sac pour partir en voyage : sur de courtes durées (ou des pays chauds), il fait parfaitement l’affaire et permet d’éviter d’avoir un sac photo en plus du sac de voyage traditionnel.

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Photo prise en Loire Forez par Monsieur Oreille

 

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11 Commentaires

Frederic Toulza 21 juillet 2015 à 9:25

Toujours aussi sympa et informatif tes articles. Merci.

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Donlope 21 juillet 2015 à 16:10

Merci pour ce test très utile, surtout quand on voit le prix des sacs à l’achat, mieux vaut être sûr de son coup!!!

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Cynthia 21 juillet 2015 à 16:39

C’est exactement le style de sac que je cherchais! Pour les week-ends je me débrouillais avec avec un vieux sac 30L Decath’ et des étuis en mousse mais il faut faire très attention à l’ouverture du sac !

Je sais maintenant quoi demander à Noël 🙂

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Thierry 21 juillet 2015 à 23:19

J’utilise un antique Löwepro Minitrekker avec lequel j’ai déjà réussi à partir en week-end à Londres sur 3 jours 😉 Mais les cloisons souples sont complètement avachies, le maintien du reflex est approximatif et l’accès nécessite de poser le sac. Cela fait un an ou deux que je cherche à le remplacer sans avoir encore trouvé la formule idéale. Ce off-road pourrait s’en approcher, seul petit regret pour ma part : a priori pas de compartiment pour accueillir un ordinateur portable. Évidemment pas pour de la rando mais pour un week-end un peu plus… urbain. A vrai dire je suis d’accord avec toi sur le principe d’avoir un sac par type d’usage, j’en ai 2 autres dont l’un est mono-bretelle avec déballage du matériel devant soi, en parfaite sécurité dans les foules 🙂

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Perrine 22 juillet 2015 à 12:34

Ah je me laisserais bien tenter!! J’ai un sac photo, un sac de rando mais quelque chose qui combine les 2 ne serait pas de refus…

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RAPH 22 juillet 2015 à 16:05

Sympa le sac ! Avec les batons de marche, ça fait un super équipement !

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Olivier 22 juillet 2015 à 19:15

Salut Aurélie,

C’est la copie (presque) conforme de mon sac, le Lowepro Photosport Pro 30L que j’utilise depuis plus d’1 an. J’avais mis un moment à trouver la perle rare. Et en effet, même s’il n’est pas parfait, il est vraiment pratique comme tu le soulignes, pour partir en balade ou en week-end. Je confirme l’efficacité de la housse imperméable qui a résisté à 1h de pluie tropicale (torrent continu) en Malaisie sans sourciller.
Les reproches que je fais à ce sac sont : le manque de compartimentage de la partie « non-photo » (manque une poche sous-têtière par exemple), le manque d’une pochette dédiée dans le compartiment photo pour les cartes mémoires / batteries (du coup j’utilise les poches de ceinture), et le manque d’un système de portage du trépied (les fixations des bâtons de marche peuvent être détournées pour cet usage, mais ça n’est pas idéal…)

L’une des différences du Photosport avec le Off road est cette sangle rouge qui semble effectivement bien pratique. Personnellement j’utilise des sangles Tamrac N-11 (http://www.digit-photo.com/Courroies-dragonnes-aFA0079/TAMRAC-N-11-Connecteurs-Boitier-Sac-a-Dos-Noir-rTAMRACN1101.html) que j’accroche sur des crochets présents sur les bretelles (qui ne semblent pas exister sur le Off road ?). Très pratique : cela permet d’avoir l’appareil « autour du cou » en permanence, sans qu’il force sur le cou justement, et en plus cela fait contre-poids pour le sac.
Par contre, cela n’empêche pas l’appareil de balloter, et c’est bien dommage…
Sur le Off road, les poches de ceintures semblent plus grandes également.

Olivier

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François 24 juillet 2015 à 21:07

Salut,

Tu le conseilles en sac unique pour un voyage en pays chaud, mais ne penses tu pas que 30L max c’est un peu juste pour un reflex + les habits et tout ?
J’ai déjà du mal dans mon 60L tout bien rangé alors là :/

Sinon il a l’air vraiment bien en daily bag pour moi 🙂

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Cecile 26 juillet 2015 à 0:31

Et par rapport au F stop que tu as ? Quel est el plus confortable ? Car j’hésite entre celui la et le f stop en 30 L ?

Merci de ta réponse 🙂

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Alfred 14 décembre 2015 à 12:15

bonjour,
je viens de découvrir votre site extrêmement intéressant.
Depuis ma retraite en 2008 à 65 ans, je vais deux ou trois fois par semaine en ballade dans les Vosges.
Mon sac à dos = en Alsace on dit rucksac = est déjà plein avec ce que je trimballe, été comme hiver : thermos d’eau chaude pour deux cafés, bouteille d’eau de 1.5 L, gobelet, cuillère à café, 4 morceaux de sucre, couteau style Opinel, sandwich=demie baguette, 2 pommes, cape de randonneur, chemise et finette afin de changer après un suée due à l’effort = rien n’est plus désagréable en hiver d’avoir le torse mouillé = un pull fin & un gros pull, casquette en été, bonnet en hiver, gants, trépied alu acheté en 1965 toujours fonctionnel.
Mon Nikon D5100, Sigma 17-70 & sigma 70-300 est, pour des raisons d’accessibilité, rangé dans un sac bandoulière acheté à Molsheim lors d’une journée portes ouvertes de JUMP.
Ce sac contient en plus du reflex et ses 2 objectifs des accessoires = pas si accessoires que cela ! = boussole, niveau à eau, carte IGN du coin au 1/25000e, loupe pour déchiffrer les détails de la carte, 2 batteries de réserve pour le reflex, reserve de cartes mémoire, stylo, crayon, gomme, taille crayon, calepin.
Le sac est assez grand afin de contenir gants et bonnet si la sensation de « chaleur » est forte lors d’une montée en hiver ou la casquette en été. sa sangle est réglée de telle manière que le sac fasse office de repose avant bras.

Pourquoi un sac bandoulière pour le matos photo et pas un sac à dos spécial photo ?

Pour plusieurs raisons simples :
1-en randonnée je n’ai pas de place dans mon sac à dos.
2-pour une accessibilité rapide et pratique.
3-il est impossible d’avoir deux sacs à dos.
4-en voyage = Rome par exemple = le sac bandoulière est « facile » à bien maintenir, mais un sac à dos serait une incitation au vol !
Lors de mon dernier séjour à Rome à la stazione termini en changeant du métro A vers le métro B je me suis fait voler un sac banane = avec carte d’identité, carte gold, 1 carte mémoire 32 Go, fric, porte feuille = plus passage à la police romaine pour déclaration de vol puis passage au consulat de France à Rome pour une feuille carte d’identité afin de pouvoir prendre l’avion au retour, heureusement que sur l’une de mes cartes mémoires la première photo était celle de la carte d’identité avec son numéro ! Par contre le sac bandoulière n’a pas été délesté. Depuis le sac bandoulière contient la photocopie du passeport et de la carte d’identité, alors que le fric et les papiers sont dans une pochette située sous la chemise.

C’est donc pour ces multiples raisons que je préfère de loin utiliser un sac bandoulière pour le matos photo en ballade ou en voyage.

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Ilienne 7 janvier 2017 à 16:43

Article très intéressant quand on est en train de s’arracher les cheveux pour choisir LE sac ! Etant moi aussi une « madame » photo et adepte de randonnée, j’ai été particulièrement intéressée par ton commentaires sur le fait que les sangles ne compriment pas la poitrine, car certains essayages de Lowepro ont été rédhibitoires sur ce point pour moi (il est clair que le facteur poitrine avait été totalement exclu du cahier des charge…). Pourrais-tu avoir la gentillesse de comparer sur ce point, et sur d’autres aussi bien sûr si tu le souhaites, le F Stop, que tu abordais dans un précédent post, et le Manfrotto ?
En tout cas, merci pour ton blog, je me régale autant des photos que des infos.

Ilienne

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