Un sac photo pour la randonnée : Test du Manfrotto Off Road

Quand on aime la pho­to, l’achat du sac est tou­jours une vraie prob­lé­ma­tique : il doit s’adapter à la fois à notre matériel mais aus­si à notre pra­tique de la pho­to. Et quand on fait de la ran­don­née, c’est encore plus com­pliqué de trou­ver un sac idéal. Jusqu’à présent, l’offre en matière de sacs pour marcheurs pho­tographes était mal­heureuse­ment assez réduite.
Depuis cet hiv­er, je trim­bale dès que pos­si­ble le Man­frot­to Off Road. Ran­don­née dans la neige, sous la pluie ou en plein cagnard, je ne lui ai rien épargné, et voici le résul­tat !

Un sac pour les randonneurs et les voyageurs

Le sac fait 30 litres. Ce n’est pas énorme, mais ça suf­fit dans plusieurs sit­u­a­tions dont, bien sûr, les petites ran­don­nées (le pique-nique, une veste, etc.) et les voy­ages (pour ceux qui voy­a­gent légers). Le sac pos­sède deux com­par­ti­ments. En bas, le matériel pho­to béné­fi­cie d’un accès rapi­de par une poche latérale (pas besoin de pos­er le sac sur le sol, on peut attrap­er l’appareil en marchant). Au dessus, le com­par­ti­ment « fourre-tout » per­met de gliss­er ce qu’on veut. On trou­vera égale­ment une petite poche sur le dessus du sac (assez petite, j’y ai mis la housse anti-pluie ain­si que deux ou trois bricoles, genre les médocs, panse­ments, etc.). On trou­ve égale­ment un filet sur le côté, par­fait pour la bouteille d’eau ain­si une poche sur la face du sac (j’y ai mis mes fil­tres, qui n’y sont pas for­cé­ment très bien pro­tégés, certes, mais me sont ain­si très acces­si­bles !) et une autre sur le côté, dernière le filet. Enfin, deux gross­es poches sur la cein­ture per­me­t­tent de garder des affaires à portée de main (télé­phone, par exem­ple).

IMG_3609 IMG_3612 IMG_3613 IMG_3631
cliquez pour agrandir

En juil­let, je l’ai emmené en Loire Forez, pour un week-end de dépayse­ment en famille. Il a bien sûr servi pour les ran­don­nées (et en pleine canicule, j’ai vrai­ment appré­cié le dos en filet !) mais aus­si pour toutes les prom­e­nades. Il me per­me­t­tait ain­si d’avoir avec moi non seule­ment mon matériel pho­to, mais aus­si tout ce dont j’avais besoin pour trim­baller ma fille : nous ne sommes par­tis qu’avec un seul sac (et un porte bébé de ran­do) et il a ample­ment suf­fi pour plusieurs jours de couch­es et com­potes !

IMG_3293

Un sac solide et agréable à porter

C’est la pre­mière chose que j’attends de mon sac pho­to, qu’il pro­tège mon matériel. Dans le cas du Off road, le tis­su est déper­lant (mais on peut utilis­er la housse de pluie au besoin), et n’a aucune égratignure. Sans men­tir, voilà six mois qu’il me suit dans mes voy­ages, et il sem­ble neuf ! C’est donc plutôt ras­sur­ant.

[col­umn]IMG_3627[/column][column]Comme tous les sacs Man­frot­to, le sys­tème de réglage des san­gles est bien fichu et pen­sé pour que les femmes aus­si puis­sent les utilis­er (j’ai aus­si un Bum­ble­bee (infos sur le site de Man­frot­to), qui a égale­ment cette qual­ité). Ain­si, on n’a pas la poitrine com­primée, mais on peut quand même fer­mer les san­gles pour moins sen­tir le sac. Et une fois bien réglé, il est franche­ment con­fort­able, même plein ! [/column] Sur la pho­to ci-dessus, vous voyez deux san­gles. Non, le but n’est pas de s’arnacher com­plète­ment, c’est un petit acces­soire hyper pra­tique en ran­don­née : la san­gle rouge per­met de venir pla­quer l’appareil con­tre soi. Ain­si, il ne bal­lote pas quand on marche, et on n’explose pas l’objectif sur un cail­lou quand on se penche, ou quand on com­mence à escalad­er...

 IMG_6867Cra­pahutage en Slovénie

Des bâtons de marche avec une option monopode

C’est un petit détail qui n’est pas un gad­get, le sac s’associe à une paire de bâtons de marche, fab­riqués en alu­mini­um (super légers, donc). Testés dans le Jura entre tem­pêtes et ran­do en raque­ttes, ils ont été plus qu’approuvés !

IMG_7505Ran­do en raque­ttes dans le Jura

Mais ce ne sont pas de sim­ples bâtons de marche... Ils ont un petit détail en plus... Ça me plaît d’autant plus que c’est quelque chose que j’avais eu l’idée de me fab­ri­quer il y a quelques années, mais sans jamais pren­dre le temps de chercher com­ment faire. Voyez plutôt :

IMG_3624
IMG_1002

L’un des bâtons est pourvu d’un pas de vis qui per­met de le trans­former en monopode. Par­fait pour immor­talis­er les paysages de fin de journée en per­me­t­tant des vitesses d’obturation un petit peu plus lentes. Le monopode sup­porte jusqu’à 2,5kg (tout en ne pesant que 400g). Et pour trans­porter les bâtons entre deux ran­dos, on peut facile­ment les accrocher au sac (on peut aus­si utilis­er les mêmes accroches pour fix­er un trépied, bien sûr).

IMG_3620 IMG_3626

Ce que je pense du manfrotto Off Road

Après six mois d’utilisation, je ne suis pas déçue.

Faut-il jeter ses autres sacs pho­to ? Bien sûr que non, le Man­frot­to Off Road vient com­pléter la col­lec­tion et sort quand il cor­re­spond à mes besoins. Selon moi, les sacs sont un peu comme les objec­tifs, l’idéal étant d’en avoir plusieurs pour tou­jours avoir le meilleur adap­té à chaque sit­u­a­tion.

Quand est-ce que je prends le Off Road ? Je le prends pour toutes mes ran­don­nées. Il n’est pas suff­isant pour par­tir en trek (impos­si­ble d’y attach­er une tente, par exem­ple) mais con­vient par­faite­ment pour les prom­e­nades sur une journée ou un week-end (dès lors qu’on n’a pas besoin de trans­porter du couchage ou de quoi cuisin­er). Il est idéal pour embar­quer tout ce qu’il faut , entre les vête­ments, la nour­ri­t­ure. Il me sert égale­ment beau­coup quand je pars seule en week-end avec ma fille, pour tout loger dans un sac et garder les mains libres !

Qu’est-ce qu’on peut met­tre comme matériel dedans ? Il est conçu pour loger un boiti­er avec téléob­jec­tif + une à deux autres optiques. Pour mon util­i­sa­tion, je mets dedans mon 5dII avec un 16–35, un 50mm, et des acces­soires : chargeur, bat­ter­ies de rechange, cartes, télé­com­man­des, par­fois une GoPro...

A qui je recom­mande le Off Road ? A ceux qui voy­a­gent rel­a­tive­ment léger mais n’ont pas envie de sac­ri­fi­er le matériel pho­to quand ils par­tent en ran­don­née ! Je le con­seille aus­si à ceux qui ne veu­lent qu’un seul sac pour par­tir en voy­age : sur de cour­tes durées (ou des pays chauds), il fait par­faite­ment l’affaire et per­met d’éviter d’avoir un sac pho­to en plus du sac de voy­age tra­di­tion­nel.

20150703_113133
Pho­to prise en Loire Forez par Mon­sieur Oreille

 

11 Commentaires

  1. C’est exacte­ment le style de sac que je cher­chais ! Pour les week-ends je me débrouil­lais avec avec un vieux sac 30L Decath » et des étu­is en mousse mais il faut faire très atten­tion à l’ouverture du sac ! 

    Je sais main­tenant quoi deman­der à Noël 🙂

  2. J’utilise un antique Löwe­pro Mini­trekker avec lequel j’ai déjà réus­si à par­tir en week-end à Lon­dres sur 3 jours 😉 Mais les cloi­sons sou­ples sont com­plète­ment avachies, le main­tien du reflex est approx­i­matif et l’accès néces­site de pos­er le sac. Cela fait un an ou deux que je cherche à le rem­plac­er sans avoir encore trou­vé la for­mule idéale. Ce off-road pour­rait s’en approcher, seul petit regret pour ma part : a pri­ori pas de com­par­ti­ment pour accueil­lir un ordi­na­teur portable. Évidem­ment pas pour de la ran­do mais pour un week-end un peu plus... urbain. A vrai dire je suis d’accord avec toi sur le principe d’avoir un sac par type d’usage, j’en ai 2 autres dont l’un est mono-bretelle avec débal­lage du matériel devant soi, en par­faite sécu­rité dans les foules 🙂

  3. Salut Aurélie,

    C’est la copie (presque) con­forme de mon sac, le Lowe­pro Pho­to­sport Pro 30L que j’utilise depuis plus d’1 an. J’avais mis un moment à trou­ver la per­le rare. Et en effet, même s’il n’est pas par­fait, il est vrai­ment pra­tique comme tu le soulignes, pour par­tir en balade ou en week-end. Je con­firme l’efficacité de la housse imper­méable qui a résisté à 1h de pluie trop­i­cale (tor­rent con­tinu) en Malaisie sans sour­ciller.
    Les reproches que je fais à ce sac sont : le manque de com­par­ti­men­t­age de la par­tie « non-pho­to » (manque une poche sous-têtière par exem­ple), le manque d’une pochette dédiée dans le com­par­ti­ment pho­to pour les cartes mémoires / bat­ter­ies (du coup j’utilise les poches de cein­ture), et le manque d’un sys­tème de portage du trépied (les fix­a­tions des bâtons de marche peu­vent être détournées pour cet usage, mais ça n’est pas idéal...)

    L’une des dif­férences du Pho­to­sport avec le Off road est cette san­gle rouge qui sem­ble effec­tive­ment bien pra­tique. Per­son­nelle­ment j’utilise des san­gles Tam­rac N-11 (http://www.digit-photo.com/Courroies-dragonnes-aFA0079/TAMRAC-N-11-Connecteurs-Boitier-Sac-a-Dos-Noir-rTAMRACN1101.html) que j’accroche sur des cro­chets présents sur les bretelles (qui ne sem­blent pas exis­ter sur le Off road ?). Très pra­tique : cela per­met d’avoir l’appareil « autour du cou » en per­ma­nence, sans qu’il force sur le cou juste­ment, et en plus cela fait con­tre-poids pour le sac.
    Par con­tre, cela n’empêche pas l’appareil de bal­lot­er, et c’est bien dom­mage...
    Sur le Off road, les poches de cein­tures sem­blent plus grandes égale­ment.

    Olivi­er

  4. Salut,

    Tu le con­seilles en sac unique pour un voy­age en pays chaud, mais ne pens­es tu pas que 30L max c’est un peu juste pour un reflex + les habits et tout ?
    J’ai déjà du mal dans mon 60L tout bien rangé alors là :/

    Sinon il a l’air vrai­ment bien en dai­ly bag pour moi 🙂

  5. Et par rap­port au F stop que tu as ? Quel est el plus con­fort­able ? Car j’hésite entre celui la et le f stop en 30 L ? 

    Mer­ci de ta réponse 🙂

  6. bon­jour,
    je viens de décou­vrir votre site extrême­ment intéres­sant.
    Depuis ma retraite en 2008 à 65 ans, je vais deux ou trois fois par semaine en bal­lade dans les Vos­ges.
    Mon sac à dos = en Alsace on dit ruck­sac = est déjà plein avec ce que je trim­balle, été comme hiv­er : ther­mos d’eau chaude pour deux cafés, bouteille d’eau de 1.5 L, gob­elet, cuil­lère à café, 4 morceaux de sucre, couteau style Opinel, sandwich=demie baguette, 2 pommes, cape de ran­don­neur, chemise et finette afin de chang­er après un suée due à l’effort = rien n’est plus désagréable en hiv­er d’avoir le torse mouil­lé = un pull fin & un gros pull, cas­quette en été, bon­net en hiv­er, gants, trépied alu acheté en 1965 tou­jours fonc­tion­nel.
    Mon Nikon D5100, Sig­ma 17–70 & sig­ma 70–300 est, pour des raisons d’accessibilité, rangé dans un sac ban­doulière acheté à Mol­sheim lors d’une journée portes ouvertes de JUMP.
    Ce sac con­tient en plus du reflex et ses 2 objec­tifs des acces­soires = pas si acces­soires que cela ! = bous­sole, niveau à eau, carte IGN du coin au 1/25000e, loupe pour déchiffr­er les détails de la carte, 2 bat­ter­ies de réserve pour le reflex, reserve de cartes mémoire, sty­lo, cray­on, gomme, taille cray­on, calepin.
    Le sac est assez grand afin de con­tenir gants et bon­net si la sen­sa­tion de « chaleur » est forte lors d’une mon­tée en hiv­er ou la cas­quette en été. sa san­gle est réglée de telle manière que le sac fasse office de repose avant bras.

    Pourquoi un sac ban­doulière pour le matos pho­to et pas un sac à dos spé­cial pho­to ?

    Pour plusieurs raisons sim­ples :
    1-en ran­don­née je n’ai pas de place dans mon sac à dos.
    2-pour une acces­si­bil­ité rapi­de et pra­tique.
    3-il est impos­si­ble d’avoir deux sacs à dos.
    4-en voy­age = Rome par exem­ple = le sac ban­doulière est « facile » à bien main­tenir, mais un sac à dos serait une inci­ta­tion au vol !
    Lors de mon dernier séjour à Rome à la stazione ter­mi­ni en changeant du métro A vers le métro B je me suis fait vol­er un sac banane = avec carte d’identité, carte gold, 1 carte mémoire 32 Go, fric, porte feuille = plus pas­sage à la police romaine pour déc­la­ra­tion de vol puis pas­sage au con­sulat de France à Rome pour une feuille carte d’identité afin de pou­voir pren­dre l’avion au retour, heureuse­ment que sur l’une de mes cartes mémoires la pre­mière pho­to était celle de la carte d’identité avec son numéro ! Par con­tre le sac ban­doulière n’a pas été délesté. Depuis le sac ban­doulière con­tient la pho­to­copie du passe­port et de la carte d’identité, alors que le fric et les papiers sont dans une pochette située sous la chemise.

    C’est donc pour ces mul­ti­ples raisons que je préfère de loin utilis­er un sac ban­doulière pour le matos pho­to en bal­lade ou en voy­age.

  7. Arti­cle très intéres­sant quand on est en train de s’arracher les cheveux pour choisir LE sac ! Etant moi aus­si une « madame » pho­to et adepte de ran­don­née, j’ai été par­ti­c­ulière­ment intéressée par ton com­men­taires sur le fait que les san­gles ne com­pri­ment pas la poitrine, car cer­tains essayages de Lowe­pro ont été réd­hibitoires sur ce point pour moi (il est clair que le fac­teur poitrine avait été totale­ment exclu du cahi­er des charge...). Pour­rais-tu avoir la gen­til­lesse de com­par­er sur ce point, et sur d’autres aus­si bien sûr si tu le souhaites, le F Stop, que tu abor­dais dans un précé­dent post, et le Man­frot­to ?
    En tout cas, mer­ci pour ton blog, je me régale autant des pho­tos que des infos.

    Ili­enne

Ajoutez votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest