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Si Phan Don : à la recherche des dauphins d’Irrawaddy

par Madame Oreille

C’est un peu tristes que nous arri­vons dans les 4000 Îles (Si Phan Don en lao­tien). Une pirogue pour quit­ter Cham­pas­sak, un mini van, une nou­velle pirogue pour Don Khône, et nous voi­là dans un petit bun­ga­low, au bord du Mékong, pour notre der­nière étape au Laos. Ce n’est pas la fin du voyage, il nous fau­dra encore retour­ner vers Bang­kok, mais tout de même, on n’a pas envie de quit­ter un pays auquel on com­mence à s’habituer !

L’eau froide, les murs en bam­bou, les puces de lits et les draps dou­teux n’au­ront pas rai­son de notre nos­tal­gie pré­ma­tu­rée. On est bien, là, quand même.

Les 4000 Îles sont, à vue de nez, un peu moins nom­breuses que ça. En tout cas, les tou­ristes se répar­tissent sur trois d’entre elles, et nous choi­sis­sons celle qui a la répu­ta­tion d’être la plus calme et la plus « fami­liale » (sous-enten­du, celle qui res­semble le moins à Vang Vieng) : Don Khône. Une route prin­ci­pale, un petit vil­lage, et quelques bara­que­ments épar­pillés sur le reste de l’île.

Nous par­tons à pied vers les chutes de Li Phi, celles que vous voyez sur la pho­tos ci-des­sus. On y trouve une tren­taine de bou­tiques de sou­ve­nirs (toutes iden­tiques), une plage où le sable est fin mais l’eau crou­pis­sante et, sur­tout, le « gouffre du fan­tôme » : les chutes. Le cou­rant est tel que tout objet flot­tant reste coin­cé sous la cas­cade, cadavres com­pris. Fort heu­reu­se­ment, c’était propre ce jour-là...

Pour notre deuxième jour, nous déci­dons d’aller voir les dau­phins. Il y a une petite colo­nie qu’on peut aper­ce­voir ici. Une espèce spé­ci­fique à l’A­sie du Sud-Est : les dau­phins d’Irrawaddy.
Nous péda­lons donc de bon matin pour être à 7h30 au sud de l’île, à la fron­tière avec le Cam­bodge. La vue vaut la peine, mais après une heure à scru­ter l’horizon, aucun dau­phin… Nous sommes bien trop loin. Il est 8h30 et nous hési­tons à prendre un bateau pour nous appro­cher. Deux anglais acceptent de se joindre à nous (pour répar­tir les frais de la « croi­sière ») mais la pirogue tangue tel­le­ment qu’il est peu pro­bable qu’il soit vrai­ment rai­son­nable d’être autant (à 5) dedans. Nous rejoi­gnons un rocher sur lequel nous grim­pons tour à tour pour res­ter là, à attendre.
Et enfin, on en voit un, puis un autre, et you­hou, un troi­sième aile­ron. Parce que oui, for­cé­ment, c’est pas un zoo, le dau­phin ne vient pas man­ger dans nos mains ni sau­ter au des­sus du bateau. Mais ça reste agréable d’être au calme, le matin, à espé­rer voir quelque chose. Pour­tant, lorsqu’on repart, une heure plus tard, on est un peu frus­trés. Il y avait un ou deux autres bateaux en même temps que nous qui, eux, se sont beau­coup plus appro­chés et fran­che­ment, on n’a pas vu grand chose, alors même que c’é­tait la meilleure heure...

Du coup, on tente d’aller à un autre endroit : une petite plage d’où partent d’autres bateaux. Comme les chances de voir les dau­phins sont plus grandes le matin et le soir qu’en pleine jour­née, nous res­tons toute la jour­née sur place, dans un petit res­tau­rant. On dis­cute avec le gens qui tra­vaillent là, les autres clients. On ne fait rien et on se détend. Et on mange, aus­si. Et on teste l’alcool de riz offert par le patron, le lau lao ; enfin, sur­tout le Belge, parce que c’est un peu trop fort pour mes lèvres délicates…

En fin de jour­née, nous par­tons enfin pour notre deuxième tour de bateau, et là, c’est une grosse décep­tion : la balade sur le Mékong dure une ving­taine de minutes avant d’arriver au point de vue, c’est joli, mais c’est com­pris dans l’heure. Du coup, nous res­tons 15 minutes sur place (je ne compte pas la pause pipi du « chauf­feur » ; qui a per­mis au Belge de faire pareil…) à entra­per­ce­voir des aile­rons der­rière d’autres bateaux…

Bon, certes, on les voit mieux que le matin, mais tout de même !
Sur la par­tie Cam­bod­gienne, on observe des hommes s’af­fai­rant dans ce qui semble être un res­tau­rant. Il est vide, pas très accueillant, mais très bien pla­cé pour obser­ver les dau­phins... Les bateaux sont d’ailleurs cen­sés res­ter assez loin des rives pour ne pas fran­chir la frontière.

Enfin, nous les aurons quand même vus ces fichus dau­phins ! Nous pou­vons ren­trer contents !

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7 commentaires

Adil 12 novembre 2011 - 21:05

Aucun rap­port, mais jtrouve ton tatouage cool xD

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Oreille 13 novembre 2011 - 19:52

Adil : ahah mer­ci 🙂 On dira qu’il est dans l’es­prit du blog « rafistolé » !

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Curieuse Voyageuse 16 novembre 2011 - 0:51

Au moins vous en avez vu... ce n’est pas garan­ti à chaque fois : pour nous ce fut une longue et vaine attente... mais j’a­vais aus­si appré­cié le calme de la balade !

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Oreille 16 novembre 2011 - 18:16

Curieuse Voya­geuse : pas même un mini aile­ron ? j’a­vais été épa­tée de voir deux filles qui, à 14h, disaient en avoir vu plein et j’a­vais l’im­pres­sion qu’ils étaient sou­vent là, fina­le­ment. Ils fai­sait peut-être trop chaud à cette saison...

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Leslie Leroy 19 février 2012 - 18:46

Nous aus­si on avait opté pour le bateau à la tom­bée de la nuit, et même si on n’en avait pas vu beau­coup, j’a­vais ado­ré la quié­tude du moment, à guet­ter un aile­ron, et j’a­vais trou­vé ce moment magique !

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Oreille 20 février 2012 - 13:53

Les­lie, vous l’a­viez pris où le bateau ? De toute façon, je crois qu’on ne peut pas vrai­ment voir grand chose de plus qu’un aileron...

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Leslie Leroy 12 mars 2012 - 16:12

Je ne me rap­pelle plus où exac­te­ment, je sais que nous avions tra­ver­sé une petite forêt pour le prendre à la pointe de l’île (on s’é­tait d’ailleurs un peu per­dues à vélo) !! Et en effet, je ne crois pas que ce soit une espèce de dau­phins qui fassent de magni­fiques sauts au des­sus de l’eau 🙂

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