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Camping en Islande

Nous sommes donc actuelle­ment en Islande. Au moment où j’écris cet arti­cle, je suis encore à Paris, et je ne sais pas du tout où nous serons quand vous le lirez : je le pro­gramme ! On aura peut-être aban­don­né la tente au prof­it des hôtels, on se sera peut-être noyés dans un gué, ou on aura fait Pom­peï 2 aux pieds de l’Eyjafjöllmachin...

Je plaisante, mais on a quand même essayé de se pré­par­er un min­i­mum, et de choisir intel­lige­ment notre matériel. Là encore, je vous dirai au retour si nos choix étaient les bons.

Le matériel de camp­ing va se répar­tir en deux caté­gories : dormir et manger ! En effet, même si on voy­age en Islande, on n’a pas l’intention de chas­s­er la baleine ni le macareux, et il nous fau­dra réchauf­fer des pâtes le soir venu. Quant au bivouac, on va éviter les nuits à la belle étoile, même si ça a son charme.

Dormir : tente et duvet

Pour la tente, nous avons opté pour une T3 de Décathlon. Mais vous n’êtes que deux ?! Ouais, mais on est gros.
En réal­ité, c’est plus une rai­son de con­fort qu’autre chose : pou­voir loger nos sacoches et bouger un peu (on va faire des trucs dégueu qui sont mieux à deux). Pas que nous détes­tions être l’un sur l’autre, mais lorsqu’on voy­age, on est 24h/24 ensem­ble, et respecter nos som­meils mutuels est pri­mor­dial à la réus­site du séjour.
Pour un voy­age à pied, nous auri­ons sans doute pris plus léger mais en vélo, on peut se per­me­t­tre les quelques grammes qui sépar­ent la T2 de la T3, surtout que cette dernière nous per­me­t­tra juste­ment de ren­tr­er les vélos (pliés) dans l’abside, petit avan­tage non nég­lige­able.

Elle se monte en trois min­utes et se démonte en cinq, testée et approu­vée. Nick­el ! (Par con­tre, le test a lieu lors d’un après-midi ensoleil­lé... Pour les journées plu­vieuses et ven­teuses, ça risque d’être dif­férent !)

Le duvet, c’est le com­plé­ment de la tente et il devra avoir une car­ac­téris­tique impor­tante en Islande : être chaud. Dans la mesure où nous n’allons pas dans l’intérieur de l’île, on a choisi de garder les nôtres (util­is­ables jusqu’à 5°C) même si beau­coup con­seil­lent des duvets sup­por­t­ant des tem­péra­tures néga­tives. Peut-être qu’à l’heure qu’il est, nous sommes con­gelés ? Peut-être qu’on inve­sti­ra chez Aven­ture Nordique au retour !

Manger : réchaud et popote

Il est peu prob­a­ble qu’on fasse des restau­rants matin, midi et soir comme ce fut le cas dans cer­tains de nos précé­dents voy­ages : l’Islande est chère, d’une part, et surtout nous ne serons pas for­cé­ment tou­jours à prox­im­ité d’un endroit où manger. Le but est donc d’avoir une cer­taine indépen­dance et donc tou­jours un peu de nour­ri­t­ure sur nous : pâtes, plats lyophilisés, fruits, bar­res chocolatées/céréalières, etc.

Nous avions déjà une popote bien pra­tique, util­is­able en casse­role avec son cou­ver­cle / deux assi­ettes / boîte dans laque­lle on glisse des ver­res et des cou­verts ; il nous fal­lait donc un réchaud. On a envis­agé pen­dant un temps de par­tir avec notre Primus à gaz, mais notre parte­naire, MonRechaud.com nous a pro­posé mieux : un réchaud mul­ti­com­bustible.
En Islande, avec un réchaud à gaz, on est con­fron­té à deux dif­fi­cultés : trou­ver des recharges, et trou­ver des recharges com­pat­i­bles. Parce que la bom­bonne Butagaz bleue, elle n’existe pas partout, et même quand on a un Primus, ce peut être com­pliqué.
Du coup, avec le mul­ti­com­bustible, ce sera beau­coup plus sim­ple : une sta­tion essence et hop ! Pra­tique et ras­sur­ant de savoir qu’on n’aura jamais à manger des pâtes crues (quitte à sif­fon­ner un ou deux 4x4, hein ?)
En l’occurrence, il s’agit de l’Optimus Nova, un réchaud qui fonc­tionne avec de l’essence, de l’essence blanche (C), du kérosène, du pét­role, etc.

14 Commentaires

  1. Si vous le faite en camp­ing , à cer­tains endroits, pour l’avoir vu, et aus­si vécu, il faut des mous­ti­quaires de tête telle­ment les mouch­es sont nom­breuses, et encore une fois , faites gaf aux pas­sages à gué qui peu­vent vous réserv­er des sur­pris­es, bonne route 🙂

  2. C’est vrai qu’un drap de soie deux places aurait pu com­pléter idéale­ment votre équipement, pour un poids min­ime. Hâte de lire votre retour d’expérience sur le réchaud, parce que les pâtes cuites au gazole ça m’intrigue 🙂

  3. Pour notre voy­age début Juin, on a opté pour la même tente. Même à 2, c’est appré­cia­ble de pou­voir ren­tr­er quelques affaires à l’intérieur. Cela reste un poids un peu plus lourd, mais en voiture ou même en vélo, un peu plus de con­fort ne fait pas de mal.
    On a du descen­dre à 2–3° (et quelques flo­cons de neige !) donc c’est vrai qu’un drap sup­plé­men­taire n’est pas de trop. Faut penser à tapiss­er un peu les bor­ds de la cham­bre si il passe trop d’air. On gagne qq degré. Le pire étant la pluie et l’humidité. Bonne chance si comme le dit Rdlm, la météo n’est pas opti­miste.
    En tout cas, l’Islande est un endroit mag­nifique pour pos­er sa tente. Réveil en pleine nature, prés d’une cas­cade, au pied d’un glacier...Une expéri­ence inou­bli­able et un par­adis pour les pho­tographes et les vidéastes (et même les dessi­na­teurs) 😉 !

  4. Bon voy­age !
    L’Islande a l’air d’un pays absol­u­ment génial à vis­iter, et le choix du vélo est sans doute un des meilleurs mal­gré les dif­fi­ciles con­di­tions météo.
    Hâte de voir les posts à votre retour car ce sont tou­jours de belles pho­tos, de chou­ettes anec­dotes et de bons con­seils !

  5. Il me tarde d’avoir votre retour sur ce périple irlandais... Per­so, avec un duvet 10°, j’étais très juste dans le nord de la France alors qu’il fai­sait beau. J’imagine à peine pour vous !

  6. Bon­jour madame oreille, voilà un moment que je par­coure ton site (et ton petit guide du voyageur que mon copain m’a offert). Bra­vo pour tous ces arti­cles très intéres­sants et surtout tes retours d’expériences et de voy­ages. On envis­age un périple en vélo couché l’an prochain... Prof­itez bien de ce voy­age, en espérant que la météo est au beau ! Vive­ment les pho­tos d’Islande...

  7. Flo­nou : en fait, on a acheté de nou­veaux duvets le ven­dre­di aprem, la veille du départ (et je n’ai pas eu le temps d’éditer l’article). Mais j’ai hor­reur de la soie. Et je crois qu’on a bien fait parce que la tem­péra­ture descend vrai­ment la nuit. (c’était idiot de penser par­tir avec nos petits duvets !)

    Hugo : j’en avais enten­du par­lé ! Finale­ment, elles ne nous ont gênés qu’à un seul endroit : un midi où nous nous étions arrêté déje­uner dans l’herbe. Mais on a bougé un peu et elles ne nous ont plus impor­tunées ! Par con­tre, on a enten­du par­lé d’oiseaux pas sym­pas...

    Alex­is : j’en par­lerai plus longue­ment dans un arti­cle dédié à notre retour sur tout ça, mais franche­ment top le réchaud ! Il chauffe vite et tient longtemps (par con­tre, la pre­mière flamme fait flip­per !)

    Rdml : on n’aura pas eu un jour sans pluie...

    Piotr : on est vivaaaants !

    Romain : effec­tive­ment, tous les gens qu’on a croisé avec cette tente étaient deux égale­ment ! Avec une telle humid­ité, on n’aurait pas lais­sé trop de choses dehors, de toute manière..

    Zapo : on avait des petits mate­las auto­gon­flants (bon, ça fait trois cm une fois gon­flé, on ne saute pas dessus !) Quechua, ça isole bien du sol et on dort plutôt bien, je trou­ve. (et acces­soire­ment, ça prend moins de place qu’un tapis de mousse)

    Clé­mence : mer­ci 🙂 On s’est bien défoulés, mal­gré la météo pas très sym­pa à notre égard !

    LadyMi­longuera : c’est pas une « 2secondes » (celles qu’on jette), qui sont très bien pour les voitures, mais impos­si­bles à trans­porter autrement. Mais franche­ment, j’ai réus­si à la mon­ter et à la démon­ter seule en moins de cinq min­utes, et idem pour mon­sieur Oreille, donc c’est par­fait !

    Wom­pat : finale­ment on a pris des duvets plus résis­tants, et on a bien fait !

    Natru’aux pattes : ah, le vélo couché m’intrigue beau­coup ! Vous pra­tiquez déjà en voy­age ? Avec une car­riole ?

  8. En fait, jusqu’à présent nous voy­a­gions à pied (trek). Donc nous sommes en train de nous ren­seign­er sur les mod­èles de vélos couchés qui exis­tent. Cer­tain sont spé­ci­fiques au voy­age, ils sont notam­ment plus haut, ont des roues plus larges et sont d’avantage « passe par tout » que les vélos couchés de route.
    Au départ j’étais pas trop embal­lée, ce type de vélo me parais­sait dan­gereux, trop bas et étrange... puis en me ren­seignant (sous la forte influ­ence de mon copain qui m’en par­le depuis un bon moment)je me suis dit que c’était vrai­ment appro­prié au grands voy­ages. Nous opte­ri­ons pour les sacoches qui offrent plus de lib­erté que la car­riole. Le vélo couché à l’avantage :
    -d’être très con­fort­able, tu es assise dans un « fau­teuil » alors qu’une selle clas­sique peut s’avérer rapi­de­ment douloureuse et même mau­vaise pour la san­té surtout pour ces messieurs... (prostate).
    -d’offrir un large champ de vision, tu est face au paysage et pas face au guidon.
    -d’avoir un gain d’effort, grâce à la posi­tion, tu te fatigue moins.
    -moins de prise au vent

    Son incon­vénient : LE PRIX ...

    Si entre deux pho­tos tu as le tps : http://www.au-detour-du-monde.net/index.php?page=velo&PHPSESSID=781fd3b903f8062a6511f41e4f770d41
    C’est des per­son­nes qui ont voy­agé un an à vélo couché.

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