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Ubon Ratchatani, retour en Thaïlande

par Madame Oreille

Pour rejoindre le Laos, nous avions pris un aller-retour par Bang­kok. La boucle nous fai­sait tra­ver­ser le nord de la Thaï­lande en bus, des­cendre jusque dans le sud du Laos, puis rejoindre à nou­veau Bang­kok, mais par l’Est, cette fois-ci. La plu­part des tou­ristes que nous avons croi­sés (tous, en fait), quit­taient les 4000 Îles dans un bus (même pas amphi­bie...), pas­saient la fron­tière et, arri­vés à Ubon, enchaî­naient sur un train de nuit.

Je vous remets une der­nière fois la carte, his­toire de situer un peu où nous nous trou­vions en Février dernier :


Nous aurions pu faire pareil et ain­si prendre du temps à Bang­kok, mais nous nous sommes dit que nous visi­te­rions plus en détails la ville lorsque nous nous ren­drons en Thaï­lande, alors qu’il était peu pro­bable que nous remet­tions un jour les pieds dans l’Est du pays. De plus, nous avions très envie de prendre le train de jour, pour voir les pay­sages et goû­ter un peu à l’am­biance. Mais ça, je vous en par­le­rai ven­dre­di pro­chain ! D’ailleurs, mini-tea­sing, j’en pro­fi­te­rai pour vous faire un petit « best of » des trains du monde que nous avons pu tes­ter, du Trans­si­bé­rien au Cali­for­nia Zephyr...

En atten­dant, reve­nons au Laos, quelques mois plus tôt. Nous nous retrou­vons donc dans un bus rem­pli de tou­ristes : c’est le bus de la fron­tière, celui qui fait en sorte que tout soit simple en nous dépo­sant à l’en­trée et en nous repre­nant une fois le pont fran­chi. Mais les for­ma­li­tés sont assez amu­santes, per­sonne ne sachant vrai­ment que faire : un gui­chet donne un papier qu’on échange à un second gui­chet contre un autre papier pour reve­nir au pre­mier gui­chet et obte­nir notre coup de tam­pon. Et dans tout ça, on perd 1$, parce qu’il est plus de 16h, et qu’il faut pas décon­ner, c’est des heures sup’. Avec un seul bus de tou­ristes, ils se font plus que le salaire men­suel moyen au Laos…

Quelques heures plus tard, nous arri­vons à Ubon Rat­cha­ta­ni. Un tuk-tuk pour le centre, et nous voi­là dans un vieil hôtel décré­pi mais plein de charme. Il donne direc­te­ment sur le mar­ché de nuit et c’est la prin­ci­pale attrac­tion de la ville...

On découvre la gen­tillesse des thaï­lan­dais. Alors que nous nous tenons devant une gar­gote, nos bro­chettes à la main, regar­de­rant par­tout autour de nous, une jeune femme nous aborde pour pro­po­ser de l’aide : on lui explique que les bro­chettes sont froides et qu’on vou­drait les pas­ser au grill, et elle joue les tra­duc­trices. Et tout ça sans mau­vaise inten­tion der­rière. On est sous le charme. La nour­ri­ture est déli­cieuse, les gens adorables.

On passe la jour­née du len­de­main à décou­vrir la ville. On ne peut pas dire qu’il y ait grand chose à y faire… On fait le tour des temples, des parcs. On dis­cute avec une ins­ti­tu­trice qui prend des pho­tos de tous les blancs qu’elle croise (avec ses élèves), puis avec un moine qui joue les guides. Il y a des sta­tues tel­le­ment dorées que ça en est d’un goût dou­teux. Et puis des sta­tues bizarres aus­si, qui donnent des aspects chars de car­na­val à cet ensemble étrange.

Heu­reu­se­ment, pour nous évi­ter la sieste (le Belge adore ça mais n’y a jamais droit), le défi­lé du nou­vel An Chi­nois fait reten­tir ses tam­bours et ses pétards. On avait bien vu les lan­ternes rouges accro­chées dans la rue et aux devan­tures des maga­sins, mais sans faire le lien. Le défi­lé est minus­cule, et nous sommes les seuls spec­ta­teurs, mais on regarde, contents d’avoir une « ani­ma­tion ». La com­mu­nau­té chi­noise a l’air assez pré­sente ici, ne serait-ce que par la pré­sence de leurs propres temples et magasins.

A la nuit tom­bée, la ville s’anime. Tout le monde sort du tra­vail et rejoint le grand parc qui devient alors un endroit for­mi­dable. Dans la plus grande har­mo­nie, des cen­taines de thaï­lan­dais font leur sport quo­ti­dien : bas­ket, ten­nis, bad­min­ton, foot, foot-vol­ley et hand-vol­ley (…), gym, foo­ting, et même pétanque. Dans un coin, on trouve du maté­riel de mus­cu­la­tion ; plus loin, des rameurs et des vélos d’appartement. D’autres se contentent de pas­ser un moment en famille, ou entre amis. C’est vrai­ment un lieu pas­sion­nant, où on sent la ville s’é­veiller alors qu’elle était si calme dans la jour­née... Et rien que pour les soi­rées, l’é­tape valait le coup !

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13 commentaires

Romain 18 novembre 2011 - 15:24

Les gens adorables...le vrai côté de la Thaï­lande, celle qu’on recherche après s’être fait prendre pour des vaches à lait dans les endroits tou­ris­tiques ! (Sinon pri­ce­less le buis­son éléphant !)

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Oreille 18 novembre 2011 - 18:00

Ah oui, très classe ce buisson...
Je n’ai fait que pas­ser en Thaï­lande (je ne suis pas allée à Phu­ket..) mais ça été une vraie bonne sur­prise. J’a­vais de gros a prio­ri néga­tifs, notam­ment pour le côté vache à lait, et durant ces quelques jours nous n’a­vons presque croi­sé que des gens ado­rables, et sur­tout incroya­ble­ment sou­riants... Après, il est sûr qu’U­bon n’est pas vrai­ment un haut lieu touristique !

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tewoz 18 novembre 2011 - 18:37

Le côté vache à lait existe, il ne faut pas se leur­rer, mais il est très simple de s’en éloi­gner et de pas­ser de supers moments en Thai­lande. Les gens sont sym­pa, la bouffe est bonne, du bonheur. 🙂

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Mélissa 19 novembre 2011 - 2:31

Rhââââ­la­la ! Vive­ment que je sache si je pars là-bas à mon tour l’an­née pro­chaine ! Je note l’é­tape, en tout cas.

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Oreille 21 novembre 2011 - 15:44

Tewoz : je pense que le fait d’être dans une ville peu tou­ris­tique a beau­coup aidé. Enfin, il me parait logique qu’on soit plus sol­li­ci­té dans les hauts lieux que là ! Mais ça nous a don­né envie d’y reve­nir, en tout cas... (même si leurs jus de fruits sont très bizarres)

Mélis­sa : tu sau­ras quand ? c’est pour le boulot ?

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Maïwenn 18 mars 2012 - 10:30

Bon­jour !

J’ai décou­vert ce blog grâce à l’ar­ticle de Corinne Bour­beillon de Ouest-France. Une vraie mine ! 🙂 Il me fau­dra du temps pour tout par­cou­rir. Mais for­cé­ment, habi­tant en Thaï­lande depuis long­temps, j’ai regar­dé ce qu’il y avait à son sujet. Alors juste une petite info, le « hand-vol­ley », c’est le sepak takraw. En Thaï­lande on l’ap­pelle takraw (sepak c’est du malais). Moi qui ne suis pas ama­trice de sports, j’aime bien regar­der des matchs, c’est de la haute voltige !

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Oreille 18 mars 2012 - 21:22

Maï­wenn : Bon­jour et bien­ve­nue 🙂 Je n’a­vais pas sai­si le nom exact de ce sport, mais c’est vrai que c’est hyper impres­sion­nant, et presque fas­ci­nant. Ils font de ces figures... Ça a l’air très phy­sique, et très précis !
(depuis quelques temps, nous rêvons d’une expa­tria­tion en Thaïlande... ^^ )

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Le routard 23 avril 2012 - 17:18

Le pro­blème pour les expa­tria­tions de longue durée en Thai­lande c’est le visa 🙁 ! Je crois que l’as­tuce c’est d’a­voir un visa étu­diant et pour cela il faut prendre des cours de thaï !

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Oreille 23 avril 2012 - 21:47

Il faut avoir le tra­vail avant le visa, il me semble

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karine 2 février 2013 - 8:03

Mer­ci pour cette petite décou­verte , toutes ces images me donne envie d’al­ler visi­ter ce beau Pays.

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Farang en Thailande 30 avril 2013 - 13:45

Bien que je suis res­té plus de neuf mois du coté de Hua Hin, ville en bord de mer, je vais très pro­chai­ne­ment voir ce qui se passe du coté de l’Is­san, bien que beau­coup dénigrent en lais­sant pen­ser que c’est la « jungle », j’ai pu avoir confir­ma­tion que c’est tota­le­ment faux et que pas mal de villes sont beau­coup plus grandes que celle dans laquelle je réside.

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Thierry 14 juillet 2013 - 23:20

Le pro­blème de l’I­saan n’a jamais été l’as­pect jungle et petits vil­lages. Le sou­ci réside bien plus dans la qua­li­té des ser­vices et infra­struc­tures qui sont, il faut bien le recon­naitre, bien meilleures dans les pro­vinces sia­moises les plus riches (Bkk ou encore Phu­ket en tête). J’en sais quelque chose pour avoir pas mal voya­ger dans cette zone.

Tout dépend ce que l’on recherche en défi­ni­tive. Si vous ne par­lez pas le Thai par exemple, dif­fi­cile, en tant qu’ex­pa­trié, d’a­voir une vie sociale avec les locaux en Isaan (qui d’ailleurs parlent un dia­lecte et non le Thaï).

Bref, à mon avis la pro­blé­ma­tique est autre­ment plus complexe 😉

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Stéphane 18 octobre 2017 - 14:52

Mer­ci pour votre blog.
J’ai moi de même fait un tour à Udon j’a­vais bien aimé le côté beau­coup moins tou­ris­tique que dans le Sud.
Au plai­sir de vous lire !
Stéphane

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