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Voyager avec un enfant en bas âge (entre 1 et 4 ans)

par Madame Oreille

Voya­ger avec un enfant est une expé­rience extraordinaire.

Il y a deux ans, je fai­sais le bilan de ma pre­mière année à voya­ger aux côtés de Petite Oreille. Une année à cra­pa­hu­ter avec cette petite chose en porte-bébé, à la regar­der décou­vrir ce qui l’en­toure. Aujourd’­hui, elle a gran­di – au moment où j’é­cris ces lignes, elle a 3 ans et demi -, et j’ai encore plus de plai­sir à la regar­der explo­rer le monde. Et plus que jamais, je peux affir­mer que ceux qui pensent que « l’en­fant en bas âge ne retire rien de ses voyages » se trompent.

Ce que j’aime dans le voyage avec un enfant, même en bas âge

  • Je passe du temps avec ma fille, loin du quo­ti­dien. On voyage ensemble. On découvre des choses ensemble, on se forge des sou­ve­nirs com­muns très forts. Je passe beau­coup de temps avec ma fille chaque jour, mais ça n’a rien à voir avec le voyage : il est dif­fi­cile de se consa­crer à 100% à un enfant quand il y a les repas, la mai­son, le bou­lot. En voyage, on laisse tout ça der­rière, et on est ensemble à 100%.
  • Elle s’ex­ta­sie sur tout, et moi aus­si. Et c’est incroya­ble­ment agréable de prê­ter atten­tion à ces mille détails que je n’au­rais pas vus sans elle.
  • La curio­si­té est une belle qua­li­té, et j’espérais que ma fille en fasse preuve. En voyage, elle pose autant de ques­tions qu’à la mai­son, mais nous abor­dons d’autres cultures, d’autres modes de vie. (C’est un bon moyen pour déve­lop­per un voca­bu­laire riche !)
  • Je suis sur­prise par sa mémoire, sa capa­ci­té à se sou­ve­nir du nom d’un enfant avec qui elle a joué plu­sieurs mois aupa­ra­vant, à se remé­mo­rer des détails qui me sem­blaient anec­do­tiques. C’est pour moi la preuve par­faite que, même si elle ne se sou­vient pas for­cé­ment de tout, le voyage la marque for­cé­ment.
  • Elle est super forte en géo­gra­phie ! Comme beau­coup de voya­geurs, j’ai des cartes et des globes par­tout à la mai­son (elle a le sien, avec des ani­maux par­tout...). Avant chaque voyage, on regarde où on va. Elle sait pla­cer de nom­breux pays, même si elle n’a aucune idée des échelles !
  • Les ren­contres sont fabu­leuses. J’ai tou­jours aimé échan­ger avec les habi­tants pen­dant mes voyages. Avec un enfant, c’est encore plus facile d’a­bor­der les gens, et d’a­voir des échanges, même simples. Et sur­tout, c’est génial de regar­der Petite Oreille faire des ren­contres, jouer avec d’autres enfants dont elle ne parle pour­tant pas la langue. S’il faut vous convaincre de la magie des ren­contres avec un enfant, je vous pro­pose de par­cou­rir l’article qui résume nos cinq semaines d’im­mer­sion chez l’ha­bi­tant à Sumatra.

Petite Oreille avec Tasya et Non, à Sumatra

Ce que j’aime moins dans le voyage avec un enfant en bas âge

  • Elle com­mence à peser lourd ! Jus­qu’à deux ans, je n’a­vais aucun sou­ci : je la vis­sais dans le porte-bébé, et en route mau­vaise troupe. Mais à trois ans et demi, elle fait 15kg, et je ne peux plus uti­li­ser le porte-bébé : avec l’eau, le goû­ter, le maté­riel pho­to et Petite Oreille, c’est trop lourd pour les longues dis­tances ! Il m’ar­rive donc de la mettre sur mes épaules, quand elle fatigue, mais c’é­tait tout de même beau­coup plus facile quand c’é­tait une petite chose dans un porte-bébé ventral !
  • Par­fois elle décide de faire la « foli­quette » : c’est l’ex­pres­sion que j’u­ti­lise avec elle lors­qu’elle se com­porte n’im­porte com­ment. Quand elle part en cou­rant, quand elle est trop exci­tée par la fatigue. Ce sont des situa­tions pas tou­jours simples à gérer, sur­tout dans les trans­ports avec les bagages...
  • La période où il faut trim­ba­ler les boîtes de lait. Je suis rapi­de­ment pas­sée au lait de vache (ou d’a­mande par­fois !) pour Petite Oreille, et je ne regrette abso­lu­ment pas cette période où, par­tout, il fal­lait emme­ner le lait en poudre, les biberons...

Petite Oreille à Mada­gas­car

Guide pratique : mes conseils pour voyager avec un enfant en bas âge

Pro­fi­ter, res­ter zen.
C’est ma règle en toute cir­cons­tance : même quand tout devient com­pli­qué, j’es­saie de res­ter calme. Et tant pis s’il y a des petits tra­cas, l’es­sen­tiel, c’est de pro­fi­ter du voyage.

Préambule

Comme pré­cé­dem­ment dans l’ar­ticle consa­cré à mes voyages enceinte, ain­si que dans celui sur le voyage avec un bébéje ne parle ici qu’en mon nom et n’ai pas envie de géné­ra­li­ser : ce qui suit est basé sur mes expé­riences en tant que voya­geuse rela­ti­ve­ment aguer­rie avec une petite fille qui n’a aucun pro­blème de san­té. Chaque enfant est bien sûr différent !
Je pré­cise éga­le­ment que j’ai l’ha­bi­tude de « bou­ger » avec ma fille même lorsque nous ne voya­geons pas. Le soir après l’é­cole, il est rare que nous ren­trions direc­te­ment à la mai­son. Quant aux week-ends, nous fai­sons sys­té­ma­ti­que­ment une acti­vi­té toutes les deux, qu’il s’a­gisse d’al­ler au théâtre, à la pis­cine, à la biblio­thèque, dans un musée, en forêt... Ne pas être à la mai­son, prendre les trans­ports en com­mun, etc. fait donc par­tie de son quotidien.
(Vous retrou­ve­rez tous les récits de nos voyages en famille dans la caté­go­rie épo­nyme)

Le rythme de l’enfant

Voya­ger avec un enfant en bas âge sup­pose de s’a­dap­ter à son rythme (bien plus qu’a­vec un bébé). Jus­qu’à 4 ans, les enfants peuvent avoir encore besoin d’une petite sieste cer­tains jours, ou de grosses nuits pour com­pen­ser. Il faut donc évi­ter d’en­chaî­ner les longues jour­nées, sous peine de se retrou­ver avec un enfant qui ne veut plus rien faire. J’es­saye éga­le­ment de pré­voir les tra­jets de plus d’une heure sur des horaires qui pour­raient cor­res­pondre à une sieste. Cela per­met à ma fille de se repo­ser et de pro­fi­ter du reste de la jour­née. A l’in­verse, avant une jour­née char­gée, j’es­saie de la cou­cher tôt et de ne pas trop la fatiguer.

D’une manière géné­rale, j’essaie de pri­vi­lé­gier des rythmes lents dans nos iti­né­raires, pour qu’on puisse lais­ser de la place à l’im­pro­vi­sa­tion. Et je n’hé­site pas à tout cham­bou­ler si c’est pour lui per­mettre d’ap­pré­cier plus une visite. Je n’ai pas envie de lui deman­der de se dépê­cher en per­ma­nence, sinon com­ment pour­rait-elle pro­fi­ter du voyage dans ces conditions ?

Des activités adaptées à son âge

Il existe une mul­ti­tude d’ac­ti­vi­tés ludiques pour les petits. Le but est d’al­ter­ner visites et jeux, voire de mixer les deux, pour que toute la famille y trouve son compte. Gar­der du temps où l’en­fant peut jouer est pri­mor­dial, sur­tout dans un voyage de plu­sieurs jours.

Partir en rando

La ran­don­née est quelque chose qui marche bien avec Petite Oreille (!). Jus­qu’à 3 ans, je pre­nais de temps en temps un porte-bébé avec moi, afin de lui per­mettre de se repo­ser lors­qu’elle le sou­hai­tait, mais on s’en est très bien pas­sé pen­dant les der­niers voyages. Il existe des porte-bébé adap­tés pour des enfants plus grands (notam­ment le Pres­chool de Rose & Rebel­lion), mais je ne les ai pas tes­tés : je suis sou­vent seule avec ma fille et j’ai besoin de mon sac à dos (pour le maté­riel pho­to, mais aus­si pour son goû­ter, la bou­teille d’eau, son man­teau, etc.).
Lorsque je ran­donne avec Petite Oreille, j’es­saie de me caler sur son rythme tout en lui rap­pe­lant de temps en temps qu’il faut quand même avan­cer (sinon, elle pour­rait res­ter 3h au même endroit parce qu’elle a vu un escar­got...). Je fais mon maxi­mum pour rendre la ran­don­née la plus agréable pos­sible pour elle. Selon les lieux et les mois, nous pour­rons ain­si nous arrê­ter pour obser­ver les ani­maux (elle a des petites jumelles comme celles-ci, ça l’a­muse beau­coup), ramas­ser des mûres le long des che­mins, faire des pauses pour mettre les pieds dans un ruis­seau.... Tout est pré­texte à s’a­mu­ser en marchant !
Nous avons éga­le­ment eu plu­sieurs fois l’oc­ca­sion de ran­don­ner avec un âne, et Petite Oreille avait ado­ré. Par exemple, pen­dant deux jours dans la Sarthe, j’ai mar­ché en tenant l’âne Coco, sur lequel ma fille était assise. Pen­dant les pauses, elle lui fai­sait des câlins, lui appor­tait de l’herbe... Nous aurions pu par­tir quelques jours de plus sans qu’elle ne se lasse !

Le cyclotourisme

Le cyclo­tou­risme se pra­tique éga­le­ment très faci­le­ment avec un jeune enfant. Nous avons com­men­cé lors­qu’elle avait 9 mois, et ça lui a tout de suite plu ! À pré­sent, elle s’ins­talle tou­jours dans la car­riole avec plai­sir, même si elle n’y dort plus aus­si faci­le­ment : elle a ses jouets, ses maga­zines, elle regarde le pay­sage... Je veille sim­ple­ment à ne pas faire des jour­nées trop longues et à lui per­mettre des pauses régu­lières : le plai­sir du vélo, c’est aus­si de s’ar­rê­ter pour profiter !

Tour du Pla­teau de Mil­le­vaches à vélo et Week-end vélo en famille en Loire-Atlantique

Les sports d’hiver

À par­tir de ses 2 ans, elle a pu com­men­cer à vrai­ment pro­fi­ter des acti­vi­tés de la mon­tagne en hiver. Et, bien sûr, tout lui a plu ! Ini­tia­tion au ski : elle aurait pu conti­nuer toute la jour­née ! Petite ran­don­née en raquettes : elle cou­rait devait moi ! Quant à la luge, ce fut des heures de fou rire ! Les jeux dans la neige, sur­tout bien fraîche, sont tou­jours de grands moments pour les petits.
J’ai ache­té une luge pour enfant en bas âge à Décath­lon, qui fut un très bon inves­tis­se­ment : l’en­fant est atta­ché dedans et l’a­dulte peut maî­tri­ser la vitesse de la des­cente avec une lanière. Quant à la mon­tée, il « suf­fit » de tirer la luge der­rière soi grâce à la même lanière (et ça fait les muscles !). Ce sys­tème per­met aus­si d’al­ler se pro­me­ner, à la manière d’une pulka.
Nul besoin d’al­ler dans une grande sta­tion, au contraire : une petite sta­tion à taille humaine, où on peut faire de la luge dès la sor­tie de l’hé­ber­ge­ment, c’est par­fait pour Petite Oreille ! Et nul besoin non plus de rem­plir ses jour­nées d’ac­ti­vi­tés coû­teuses : faire des bon­hommes de neige, mar­cher dans la pou­dreuse et se lais­ser tom­ber dedans, jouer à lan­cer des boules de neige... c’est déjà très amusant !

Par contre, il est impé­ra­tif d’a­voir de bonnes chaus­sures et une tenue adap­tée : l’en­fant doit être au chaud (sans trans­pi­rer pour autant) et res­ter au sec.

Les fermes pédagogiques

Lorsque nous sommes à la cam­pagne, il est une acti­vi­té qui a tou­jours du suc­cès : visi­ter une ferme. Il peut s’a­gir d’une ferme péda­go­gique, où tout est fait pour accueillir des enfants, ou d’une ferme qui ouvre ses portes aux visi­teurs pour vendre ses pro­duits. C’est génial de regar­der Petite Oreille aller sans crainte vers tous les ani­maux, leur par­ler, essayer de les cares­ser : elle n’a pas peur, et c’est tant mieux !

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Visite d’une ferme péda­go­gique dans la Loire 

Où voyager avec un enfant ?
Le choix de la destination : adapter le voyage à l’âge de l’enfant

Durant la pre­mière année de Petite Oreille, nous avons expé­ri­men­té plein de voyages dif­fé­rents, de façon gra­duelle : des séjours courts en France, des week-ends à l’é­tran­ger, des trucs un peu plus spor­tifs, jus­qu’au long cour­rier en Nou­velle-Calé­do­nie. Dans les trois années qui ont sui­vi, j’ai conti­nué d’emmener Petite Oreille un peu par­tout, avec une cer­taine varié­té : des excur­sions dans dif­fé­rents endroits en France (la Loire, Cas­sis, Aix-les-Bains, Rouen, ...), du cyclo­tou­risme (de Paris au Mont Saint-Michel sur la Vélos­cé­nie), un week-end ran­don­née avec un âne dans la Sarthe, une semaine en Autriche à Linz puis à Salz­bourg, un voyage nature dans la Forêt-Noire en Alle­magne, la décou­verte de la neige en mon­tagne (notam­ment à Saint-Mar­tin-de-Bel­le­ville), une semaine dans le Can­ton de Fri­bourg, des city-trips à Bruxelles ou à Man­ches­ter et puis des des­ti­na­tions plus loin­taines : le Groen­land, Mada­gas­car, l’Indonésie.

Je choi­sis mes des­ti­na­tions en fonc­tion de mes atti­rances, bien sûr, mais aus­si en fai­sant atten­tion aux condi­tions de voyage pour ma fille. Ain­si, j’é­vite les condi­tions extrêmes : grosses cha­leurs et foule sont pour moi les deux points néga­tifs les plus impor­tants. Pour le reste, il y a fina­le­ment assez peu de des­ti­na­tions où les condi­tions d’hy­giène / san­té rendent le voyage avec un enfant en bas âge impossible !
Tou­te­fois, sachez que voya­ger dans cer­tains pays sup­pose des vac­cins sup­plé­men­taires, que ceux-ci soient obli­ga­toires ou sim­ple­ment vive­ment conseillés (comme l’Hé­pa­tite A en Asie). Devoir faire ou non des vac­cins à votre enfant en bas âge peut aus­si être un cri­tère dans le choix de vos des­ti­na­tions de voyage.

Adap­ter l’i­ti­né­raire et les condi­tions du voyage est plus impor­tant que le choix de la des­ti­na­tion : voya­ger len­te­ment, évi­ter de chan­ger d’hô­tel tous les jours, faire des pauses régu­lières et pré­voir des temps ludiques pour l’enfant.

Sarthe

Suisse

Mada­gas­car

Long voyage vs. petit week-end

Avec Petite Oreille, notre plus long voyage a duré 5 semaines. De mes pré­cé­dents voyages, j’a­vais rete­nu qu’au-delà d’une semaine, il est impé­ra­tif de pré­voir des temps calmes, et des temps de jeu rien que pour elle.
Ain­si, lorsque nous sommes par­ties au Groen­land, la troi­sième semaine a été moins agréable pour elle : elle n’a­vait plus envie de ran­don­ner, elle vou­lait juste jouer.
Plus le voyage est long, plus il fau­dra pri­vi­lé­gier des rythmes lents. Cela per­met­tra aus­si que l’en­fant n’ac­cu­mule pas de fatigue. Il peut lou­per deux siestes, ou faire deux nuits courtes sur un week-end, mais ça ne peut pas durer trois semaines !
Dès lors qu’on res­pecte ses besoins, l’en­fant, même en bas âge, sup­porte très bien les voyages longs !

L’enfant, centre de l’attention

Il faut ima­gi­ner que dans cer­tains pays, il n’est pas habi­tuel de croi­ser des enfants occi­den­taux en bas âge. Les habi­tants vien­dront donc assez faci­le­ment vers l’en­fant, celui-ci deve­nant objet de curiosité.
À Mada­gas­car, les gens essayaient de tou­cher Petite Oreille pour voir si la peau des bébés blancs est douce. À Suma­tra, les gens sont très tac­tiles, et tenaient tous à la cares­ser en lui disant bon­jour, ou à tou­cher ses anglaises (ses che­veux plai­saient beau­coup, là-bas). Les adultes, hommes comme femmes, la pre­naient dans les bras pour lui faire des bisous, la sen­tir, même si je ne les connais­sais pas.
Ce sont des com­por­te­ments nor­maux là-bas, mais qui ont fini par deve­nir pesants pour Petite Oreille lors­qu’ils venaient de par­faits inconnus.

Ça l’a amu­sée au début, d’être le centre d’at­ten­tion, mais au bout de deux semaines, elle en a eu marre. Par­fois, elle avait juste envie qu’on la laisse jouer avec ses copains, sans devoir faire des sou­rires, sans poser pour un énième sel­fie, sans que per­sonne vienne la tou­cher. Elle accep­tait les câlins lors­qu’ils venaient de gens que nous avions côtoyés quelques heures, mais gro­gnait dès qu’une nou­velle per­sonne approchait.
Ce fut un vrai dilemme pour moi en tant que maman : com­ment lui expli­quer qu’en France, elle a le droit d’exi­ger le res­pect de son corps, mais qu’ailleurs ça ne s’ap­plique pas sous pré­texte que ce monsieur/cette dame – que je ne connais pas – a dit qu’elle était jolie ? C’est un ter­rain glis­sant... Je me suis donc éver­tuée à lui dire que les gens vou­laient juste être gen­tils avec elle, tout en essayant d’ex­pli­quer aux per­sonnes qu’elle repous­sait que c’é­tait parce qu’elle n’a­vait pas l’ha­bi­tude d’être touchée.

Mada­gas­car

Suma­tra

La santé des tout-petits en voyage

Je pars tou­jours avec une trousse à phar­ma­cie de base. Petite Oreille n’a jamais eu de pro­blèmes graves à l’é­tran­ger, heu­reu­se­ment. Mais pour les petits tra­cas exo­tiques, j’ai rete­nu une chose : rien ne vaut les méde­cines locales.

Ain­si, lorsque nous sommes par­ties en Indo­né­sie, aucun des médi­ca­ments de ma phar­ma­cie de maman voya­geuse n’a ser­vi. Petite Oreille a eu des irri­ta­tions liées à la trans­pi­ra­tion (typique des enfants en bas âge), ain­si que des déman­geai­sons à cause des piqûres de mous­tiques. Ce sont des pro­blèmes aux­quels je ne suis pas confron­tée en France... mais pour les­quels toutes les familles de Suma­tra sont équipées !
J’ai sui­vi les conseils des mamans du vil­lage, et ache­té de la poudre pour la trans­pi­ra­tion ain­si qu’une huile apai­sante, comme tout le monde. Ça se trou­vait dans toutes les petites bou­tiques, pour une somme modique !

Ma trousse à pharmacie :

  • Un anti­sep­tique qui ne pique pas
  • Des pan­se­ments de toutes les tailles
  • Quelques com­presses stériles
  • Quelques fla­cons de sérum physiologique
  • Quelques cotons-tige (pour net­toyer les plaies avec précision)
  • Une crème hydradante
  • Du Doli­prane
  • Une crème à l’arnica
  • De la crème solaire (les labo­ra­toires de Biar­ritz pro­posent des pro­duits bio avec des ingré­dients natu­rels). Si jamais le soleil tape fort, j’ai ten­dance à lui mettre un t‑shirt par des­sus le maillot de bain pour la pro­té­ger (notez qu’il existe des T‑shirts spé­ciaux pour pro­té­ger du soleil)

Les vaccins

Ma fille est à jour dans ses vac­cins, cela me paraît essen­tiel. Elle a éga­le­ment été vac­ci­née contre l’hé­pa­tite A (+ rap­pel), de façon à être pro­té­gée à vie. Pour des pays comme Mada­gas­car ou l’In­do­né­sie, c’est un vac­cin vive­ment conseillé (même pour les adultes), mais l’hé­pa­tite A peut s’at­tra­per par­tout, et être vac­ci­née lui sera donc utile toute sa vie.

Le seul vac­cin « utile » qu’elle n’ait pas, c’est la rage. J’ai hési­té, j’hé­site encore. Mais pour l’ins­tant, j’es­saie sur­tout de lui expli­quer qu’il faut faire atten­tion, et être vigi­lante. En cas de » léchouille » dou­teuse, de grif­fure, ou de mor­sure, ce sera un aller express à l’hôpital.

La Malarone et autres médicaments spécifiques

Avant chaque voyage hors Europe, n’hé­si­tez pas à consul­ter votre pédiatre/médecin ou à vous rendre dans les centres spé­cia­li­sés (l’Ins­ti­tut Pas­teur, ou le centre de vac­ci­na­tion Air France, par exemple). Ils pour­ront vous aiguiller sur les risques sani­taires de chaque des­ti­na­tion, ain­si que sur les médi­ca­ments à prendre.

À titre per­son­nel, j’es­saie d’é­vi­ter les médi­ca­ments au maxi­mum, et pour l’ins­tant, ça lui réus­sit plu­tôt bien. Néan­moins, au moindre doute, il ne faut sur­tout pas hési­ter à consul­ter un méde­cin local, qui vous ras­su­re­ra et vous don­ne­ra éven­tuel­le­ment les médi­ca­ments néces­saires. Outre les risques liés au fait de lais­ser traî­ner, il faut aus­si se dire qu’un méde­cin local sera plus com­pé­tent sur une mala­die attra­pée sur place puis­qu’il a bien plus l’ha­bi­tude que votre pédiatre habituel !

Lorsque nous nous sommes ren­dues à Mada­gas­car, Petite Oreille a dû prendre de la Mala­rone (j’ai fait le choix, pour moi-même, de ne pas en prendre, mais, pour ce qui est de ma fille, j’ai pré­fé­ré la pro­té­ger), et ça ne s’est pas bien pas­sé ! Ini­tia­le­ment, je la lui don­nais le matin, mais il s’est vite avé­ré que le com­pri­mé pro­vo­quait des vomis­se­ments. J’ai éga­le­ment consta­té que son com­por­te­ment était dif­fé­rent, elle était très ner­veuse. J’ai déca­lé la prise du com­pri­mé au soir, et les vomis­se­ments ont cessé.
Tou­te­fois, pour les voyages sui­vants, elle n’en a pas repris, et j’ai pri­vi­lé­gié la pro­tec­tion anti-mous­tique plu­tôt que ce trai­te­ment lourd en effets secon­daires. Notez tou­te­fois que ces effets secon­daires varient (beau­coup) d’une per­sonne à l’autre, et que le palu­disme est une mala­die très grave. Si votre enfant réagit bien au trai­te­ment, gar­dez-le ! (le trai­te­ment... et l’en­fant aussi !)

Faut-il prendre une assurance pour voyager avec un bébé ou un jeune enfant ?

L’as­su­rance voyage est vive­ment conseillée si vous voya­gez hors Europe, et sur­tout avec un enfant. Per­son­nel­le­ment, j’ai sous­crit à Cap Aven­ture, chez Chap­ka, mais je vous pré­pare un récapitulatif/comparatif pour bientôt !

L’apprentissage de la propreté

Petite Oreille a com­men­cé à uti­li­ser le pot vers 14 mois, mais n’a été propre que plus d’an après. La chan­ger en voyage n’a jamais été un gros pro­blème. Dès qu’elle a été en mesure de se tenir debout, je n’ai plus uti­li­sé les tables à lan­ger, et aupa­ra­vant, je l’ins­tal­lais sim­ple­ment sur une ser­viette dans un endroit propre.
Ne plus avoir besoin de pen­ser au stock de couches (qui prennent toute la place dans les bagages !), c’est génial, mais voya­ger avec un enfant qui apprend à aller aux toi­lettes ne fut pas simple. En effet, je n’a­vais nulle envie de trans­por­ter un pot ou un réduc­teur de WC. J’ai donc essayé d’être à l’é­coute, de lui pro­po­ser les toi­lettes dès que nous y avions accès... et qu’elles étaient propres ! Inutile de dégoû­ter un enfant qui apprend à aller aux toilettes !

Pen­dant toute cette période d’ap­pren­tis­sage, j’ai veillé à avoir sur moi des vête­ments de rechange (la tenue com­plète, ça ser­vait aus­si si elle se ren­ver­sait son verre d’eau sur elle !), au cas où !

Aujourd’­hui, elle est assez grande pour se débrouiller seule lorsque nous sommes à l’hé­ber­ge­ment (et qu’elle peut donc s’asseoir sur une cuvette propre), mais je l’aide dès que nous sommes dans des toi­lettes publiques (res­tau­rants, musées, etc.) pour la tenir au-des­sus, ou quand nous sommes en pleine nature. Elle a éga­le­ment eu l’oc­ca­sion de tes­ter les toi­lettes à la turque où l’on se rince avec de l’eau plu­tôt que d’u­ti­li­ser du papier, et ça l’a beau­coup amusée.

J’ai ache­té un « pisse-debout » afin de la rendre tota­le­ment auto­nome par­tout. C’est une espèce d’en­ton­noir, ini­tia­le­ment pen­sé pour les femmes qui fré­quentent les fes­ti­vals (et leurs toi­lettes dégoû­tantes...) ou qui ran­donnent et n’ont pas tou­jours envie de devoir bais­ser leur pantalon.


Qu’emporter avec soi lorsqu’on voyage avec un enfant en bas âge ?

C’est la ques­tion que tout parent se pose. C’est par­fois une source de stress : vais-je oublier quelque chose ?
Y a‑t-il des acces­soires indis­pen­sables ? Faut-il prendre une poussette ?

Dès le départ, je suis tou­jours par­tie de la manière la plus mini­ma­liste pos­sible. Sur­tout, ne pas se surcharger !

Mes indispensables

  • La trousse à pharmacie
  • Ses affaires de toi­lette : brosse à dents, den­ti­frice, gant de toi­lette, savon de Mar­seille (qui ser­vi­ra aus­si pour les lessives !)
  • Son passeport/sa carte d’identité
  • Une gourde : autre­fois, ma fille avait un modèle adap­té aux petits (Camel­bak), mais le sys­tème de valve est pénible à net­toyer. Elle a donc main­te­nant une gourde simple de petite conte­nance, que je glisse dans son sac à dos
  • Un petit sac à dos rien qu’à elle, avec le dou­dou, la gourde, des petits jouets
  • Des maga­zines (au rayon jeu­nesse dans n’im­porte quel Relay, notre rituel avant le train ou l’a­vion !), ou des livres d’exer­cices (comme celui-ci, gros coup de cœur !)
  • Un petit car­net et des crayons de couleurs
  • Des habits adap­tés à la des­ti­na­tion, et tou­jours une veste chaude, même s’il fait chaud : pour les soi­rées et les aéro­ports. En jour­née, selon les acti­vi­tés, j’ai par­fois une tenue de rechange avec moi, un k‑way, un cha­peau, etc.
  • Des lunettes de soleil
  • Des gâteaux type galettes Saint-Michel, pour le goû­ter, le temps de se réap­pro­vi­sion­ner sur place. Éven­tuel­le­ment quelques com­potes en gourde.
  • Sa petite lampe frontale

Ce que je ne prends jamais

  • La pous­sette : en 4 ans de voyage, je m’en suis tou­jours pas­sé. Il m’est arri­vé une fois qu’on m’en prête une, et j’ai trou­vé la chose plus contrai­gnante que pra­tique. Certes, cela per­met à l’en­fant de faire la sieste faci­le­ment, mais en contre­par­tie, il faut se trim­ba­ler la pous­sette toute la jour­née. Je pense que ça n’est adap­té qu’à cer­tains voyages : si vous avez une voi­ture, par exemple, il est par­fai­te­ment ima­gi­nable de prendre la pous­sette, puis­qu’elle res­te­ra dans le coffre lorsque l’en­fant n’en aura pas besoin. C’est éga­le­ment une ques­tion de des­ti­na­tion : une pous­sette sup­pose de belles routes !
  • Le lit para­pluie : aimant voya­ger léger, je n’ai jamais inves­ti là-dedans... et je ne l’ai jamais regret­té ! Ma fille dort avec moi, et pour l’ins­tant, on se sup­porte très bien ! Je m’as­sure juste qu’elle ne tom­be­ra pas du lit (sur­tout quand elle était plus jeune).
  • Tous les acces­soires encom­brants et inutiles : il existe un grand nombre d’ob­jets « pen­sés pour les parents » qui, en réa­li­té, sont loin d’être indis­pen­sables, ou peuvent très bien être rem­pla­cés par des choses plus simples ou moins coûteuses.

Selon les des­ti­na­tions, j’emporte éga­le­ment d’autres acces­soires qui peuvent se révé­ler utiles ou amu­sants : des petites jumelles comme celles-ci pour obser­ver les ani­maux, une petite boîte-loupe à insectes, un globe gon­flable pour mon­trer aux autres enfants d’où elle vient.

Sieste chez l’ha­bi­tant à Sumatra

Les transports avec un enfant

Occu­per son enfant : c’est le maître mot !

Je suis la maman qui ne donne pas de gri­gno­tage ni de télé­phone por­table. Ouais. Quand j’en­tends des gens conseiller les bon­bons ou les chips pour occu­per les enfants, ça me met hors de moi.
Maga­zines, gom­mettes, jeux de cartes, des­sin,... c’est pos­sible d’oc­cu­per son enfant sans lui don­ner de mau­vaises habitudes !

Le train

Lorsque nous quit­tons Paris, nous avons un rituel : on part (très) en avance, on passe dans un kiosque ache­ter des maga­zines pour enfants, on se défoule un peu (vive­ment que les tra­vaux soient finis à Mont­par­nasse... il n’y a plus ni place ni jeux !) et on monte dans le train dès que le quai est annoncé.
Si le voyage se situe aux heures des repas, j’ai en géné­ral pré­vu le pique-nique : un truc simple à man­ger, qui ne tâche pas et ne fait pas trop de miettes.

Manchester en famille

J’ai une carte Enfant +. C’est une carte au nom de l’en­fant qui lui donne une place assise : en France, jus­qu’à 4 ans, les enfants voyagent gra­tui­te­ment, mais sur les genoux de leurs parents. Ce qui est fai­sable avec un bébé, mais plus très pra­tique avec un enfant un peu plus grand ! (et même avec un bébé, avoir la place de mettre le sac à côté de soi est bien pra­tique !). La carte est assez chère, il faut donc se deman­der si elle sera amor­tie sur l’an­née (les adultes qui voyagent avec l’en­fant béné­fi­cient d’une réduc­tion). Sinon, il est pos­sible d’a­che­ter une place « bam­bin » à un tarif réduit. Dans tous les cas, assu­rez-vous au moment de la réser­va­tion d’a­voir des places voi­sines ! (car oui, ça m’est arri­vé d’a­voir une place pour ma fille... dans un autre wagon que le mien!).

Pour occu­per Petite Oreille pen­dant les voyages en train, je lui pro­pose donc des petits maga­zines pour enfants : des petits jeux, des auto­col­lants, des his­toires... C’est ludique, et ça ne fait pas de bruit ! Sinon, on com­mente le pay­sage : comp­ter les vaches, cher­cher les éoliennes... En variant les acti­vi­tés, on ne s’en­nuie pas !

Seule dif­fi­cul­té : je n’ar­rive plus à la faire dor­mir, sauf si le tra­jet est long (trop de choses à obser­ver autour d’elle !). J’é­vite donc les trains pen­dant les heures de sieste, sous peine de me retrou­ver avec une petite fille qui s’en­dort cinq minutes avant l’ar­ri­vée, ou dans le métro...

L’avion

L’a­vion a tou­jours été très facile avec Petite Oreille, sur­tout si on a une place à côté d’une fenêtre !
A pré­sent, elle a le droit de regar­der un film sur l’é­cran (mais s’il n’y en a pas, je res­sors les maga­zines). À par­tir de 2 ans, l’en­fant a son propre siège (ce qui veut aus­si dire que le parent paye !). Ça faci­lite les choses en per­met­tant plus d’es­pace : pour un vol de nuit, elle peut donc s’al­lon­ger en met­tant sa tête sur mes genoux.

Pour les pre­miers vols, l’en­fant peut avoir mal aux oreilles, sur­tout s’il est très jeune. Pré­voyez donc de quoi le faire déglu­tir (c’est ce que nous fai­sons aus­si, adultes, pen­dant les phases d’at­ter­ris­sage et de décol­lage, de façon ins­tinc­tive) : quelque chose à boire (lait, jus de fruit) ou à sucer (tétine...). Méfiez-vous éga­le­ment des otites et des rhumes qui pour­raient rendre le vol par­ti­cu­liè­re­ment dou­lou­reux pour l’enfant.

Quoi qu’il se passe, gar­dez votre calme et dites-vous que vous êtes entou­ré de gens qui ont (ou ont eu) des enfants et qu’ils l’ont été eux-mêmes, et qu’ils ont cer­tai­ne­ment vu pire ! N’hé­si­tez pas à prendre votre enfant dans les bras et à bou­ger (quand c’est auto­ri­sé). Concen­trez-vous sur lui et igno­rez les regards des pas­sa­gers. Vous pour­rez aus­si trou­ver du récon­fort auprès des per­son­nels navi­gants, qui pour­ront vous don­ner quelques astuces.

Enfin, j’en par­lais déjà dans l’ar­ticle dédié au voyage avec un bébé, sachez que pour le pre­mier vol, vous pou­vez deman­der un petit diplôme au per­son­nel de bord !

Réca­pi­tu­lons les étapes pour prendre l’a­vion avec un jeune enfant :

FAIRE LE SAC

Faites-vous une liste per­son­nelle qui ser­vi­ra pour chaque voyage, et essayez d’or­ga­ni­ser vos affaires le mieux pos­sible (j’u­ti­lise des petits sacs en tis­su pour tout compartimenter) :

  • Pièce d’identité ou pas­se­port : indis­pen­sable ! Un enfant doit avoir ses papiers, même tout petit. On ne peut plus voya­ger avec un livret de famille. Si votre enfant n’a pas encore de pas­se­port, n’hé­si­tez pas à vous y prendre à l’a­vance, car selon les villes, cela peut prendre du temps.
  • La tétine : selon l’âge de l’en­fant, c’est l’accessoire indis­pen­sable pour sti­mu­ler la succion.
  • À man­ger : pour pal­lier à la faim si les pla­teaux repas tardent un peu, ou sont insuf­fi­sants. Cer­taines com­pa­gnies ne servent plus de repas, et il est rare de pou­voir béné­fi­cier d’un repas enfant. Avoir pré­vu le coup peut être salutaire !
  • Des petits jouets : par­mi ceux que l’en­fant aime bien, peu encom­brants et silen­cieux. Ça peut être une pou­pée, un jeu de cartes, ou des maga­zines, des crayons de cou­leur, un carnet...
  • Un bavoir ou un linge : même s’ils ne sont plus des bébés, on n’est pas à l’a­bri d’un verre d’eau qui se ren­verse (les tur­bu­lences pen­dant les repas, le pas­sa­ger de devant qui baisse son siège...).
  • Une tenue de rechange, et une veste : pour les acci­dents et pour ne pas avoir froid si la cli­ma­ti­sa­tion de l’a­vion est trop forte
  • Le dou­dou : si l’en­fant en a un, pre­nez-le, bien sûr !

Dans le bagage en soute, je mets ensuite tous les vête­ments, affaires de toi­lettes, médicaments...

PASSER LA SÉCURITÉ, LA DOUANE, ET ATTENDRE

La sécu­ri­té est sans doute ce que je redoute le plus, car tout dépend de l’hu­meur des agents, et de le degré de zèle. Je me suis retrou­vée avec une dame qui enguir­lan­dait ma fille parce qu’elle ne vou­lait pas quit­ter mes bras (pour la fouille au corps) alors que c’é­tait une escale de nuit (et que crier sur un enfant qu’on réveille en pleine nuit, c’est pas très intel­li­gent...). Je me suis aus­si retrou­vée plu­sieurs fois avec la tota­li­té de mon sac vidé pour repas­ser plu­sieurs fois au scan­ner ; et ensuite, débrouille-toi pour sur­veiller ta fille et tout ran­ger avec les autres pas­sa­gers qui arrivent et veulent aller vite... Ils peuvent par­fois tiquer sur des détails assez sur­pre­nant, comme un jouet kinder...
Bref, on essaye d’être orga­ni­sé au départ, on garde son calme, et on fait au mieux ! Sachez que la plu­part du temps, les agents sont ado­rables avec les enfants, et très ser­viables (le nombre de fois où ma fille s’est retrou­vée à se faire papouiller...), mais soyez pré­pa­rés : sor­tez les com­potes et les crèmes pour les mettre à part, videz vos poches et celles de l’en­fant ! (Cette manie de ramas­ser des cailloux partout...).

Sachez éga­le­ment que tout ce qui est auto­ma­ti­sé est impos­sible avec un bébé : pas d’accès rapide avec parafe, par exemple.
Pour toutes ces rai­sons, pré­voyez de la marge, car tout ceci prend encore plus de temps avec un enfant, et cou­rir dans l’aéroport n’est plus possible !

Selon le degré de fatigue, vous pou­vez par­fois prendre, après la sécu­ri­té, un cha­riot (et dans quelques rares aéro­ports, une pous­sette). Si la porte d’embarquement est loin, ça peut être pra­tique. Petite Oreille s’ins­talle confor­ta­ble­ment et on fait atten­tion aux mains et aux pieds qui pour­raient dépasser.

Avant l’embarquement (et pen­dant les cor­res­pon­dances si on a le temps), on fait deux choses : jouer et faire pipi. Aller aux toi­lettes juste avec l’embarquement, c’est un peu la base. Ensuite, cer­tains aéro­ports pro­posent des jeux pour enfants vrai­ment super, qui per­mettent de se défou­ler avant le vol. À Copen­hague, il y a un étage dédié, à Amster­dam ils peuvent jouer dans un petit avion... Au Groen­land ou en Indo­né­sie, chaque petit aéro­port était équi­pé de jeux, et les plus grands offraient des lieux que Petite Oreille ne vou­lait plus quitter !

L’EMBARQUEMENT

En 4 ans de voyages avec ma fille, je n’ai qua­si­ment jamais vu les familles embar­quer en prio­ri­té. Si jamais vous y tenez, n’hé­si­tez pas à vous impo­ser. Cela vous lais­se­ra le temps de vous ins­tal­ler cor­rec­te­ment, de repar­tir vos affaires, sans gêner ni être gêné par les voi­sins de rangée.
Gar­dez avec vous ce dont vous allez avoir besoin pen­dant le vol : dou­dou, jeux...

Jus­qu’à 2 ans, comme l’en­fant est sur les genoux, on vous confie­ra une petite cein­ture à pas­ser dans la votre afin d’attacher l’enfant. Si l’en­fant a son propre siège mais est encore jeune, ou pas très en confiance, deman­dez la cein­ture en pré­vi­sion : l’en­fant pour­ra ain­si s’asseoir sur vous s’il a besoin d’être ras­su­ré et ne veut pas res­ter assis tout seul.

Décoller, voler, atterrir

Pour les petits, gar­dez en tête que les phases de décol­lage et d’at­ter­ris­sage peuvent être dou­lou­reuses, et qu’il faut les faire déglu­tir. Plus grands, ou plus habi­tués, ces phases sont sur­tout des moments de fas­ci­na­tion : si vous arri­vez à être pla­cés côté fenêtre, ils res­te­ront col­lés au hublot ! Avec un enfant en bas âge, le vol est fina­le­ment la par­tie la plus facile à gérer dans le voyage en avion ! Plus d’his­toire de couches, de bibe­rons. Avec l’au­to­ri­sa­tion de regar­der un film quand il y a les écrans, c’est presque la fête !

Les transports avec un enfant : la voiture

Je n’ai pas le per­mis, on passe donc assez peu de temps en voi­ture. C’est sou­vent le moyen de trans­port qui parait le plus simple : on n’a pas à se pré­oc­cu­per du regard des autres pas­sa­gers, et on peut se char­ger comme on veut. Pour autant, ça signi­fie pour l’en­fant d’être atta­ché dans un siège dont il ne peut pas bou­ger, et par­fois de res­ter tout seul derrière.
Glo­ba­le­ment, j’es­saie de faire cor­res­pondre les longs tra­jets à des heures de sieste : ça fait pas­ser le temps plus vite !

J’es­saie aus­si (même si j’ou­blie sou­vent...) d’a­voir des petits sacs en papier à por­tée de main, au cas où ma fille serait malade (ce qui arrive par­fois dans les taxis trop matinaux).

Je lui mets à dis­po­si­tion sa gourde, son dou­dou, des jouets, et des livres. Et si elle en a marre, on chante, on regarde le pay­sage, on fait les jeux clas­siques : comp­ter les voi­tures de chaque cou­leur, repé­rer des éoliennes, etc.

Sur un bateau en Alle­magne, sur un bateau au Groenland

Les hébergements

Pas évident de savoir quoi pri­vi­lé­gier. Ça dépend du séjour, bien sûr. Notez qu’en géné­ral, un enfant en bas âge qu’on habi­tue à voya­ger pour­ra dor­mir bien par­tout, par­fois dans des condi­tions éton­nantes ! Le choix dépend donc sur­tout du degré de confort vou­lu par les adultes, et de l’organisation.
Pour une semaine en ville, par exemple, l’ap­par­te­ment est une bonne option : il per­met de man­ger dedans faci­le­ment, de bien s’ins­tal­ler. De manière géné­rale, en loge­ment chez l’ha­bi­tant ou en chambre d’hôtes, les enfants sont très bien accueillis, par­fois choyés.

Ma fille s’est tou­jours bien accli­ma­tée par­tout, mais j’ai rete­nu un conseil : pour les petits, il est plus simple d’a­voir la salle de bain à proxi­mi­té, sur­tout en période d’ap­pren­tis­sage de la pro­pre­té. Ain­si, le matin, l’en­fant peut res­ter au lit pen­dant que l’a­dulte se lave. Ou, en pleine nuit, lorsque l’en­fant veut aller aux toi­lettes, c’est à proxi­mi­té. Et ça vaut éga­le­ment pour la situa­tion où l’a­dulte veut aller aux toi­lettes en pleine nuit : com­ment faire lorsque les toi­lettes sont loin et qu’y aller sup­po­se­rait de lais­ser l’en­fant seul, plu­sieurs minutes ?

J’au­rais donc ten­dance à décon­seiller les habi­tats inso­lites sans salle de bain aux parents solo, tant que les enfants sont petits. Avec un deuxième adulte, c’est par contre une super expé­rience pour l’enfant !

Je vous conseille éga­le­ment de regar­der les héber­ge­ments « accueil pay­san » et « bien­ve­nue à la ferme », où les noms des labels parlent d’eux mêmes ! En géné­ral, c’est la garan­tie d’un super petit déjeu­ner avec des pro­duits frais et locaux, d’un accueil cha­leu­reux, et d’un cadre à la fois ludique et inté­res­sant pour les enfants.

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La Nourriture

Ça semble sou­vent être une grosse frayeur : « mais elle va man­ger quoi là-bas ? ». Hé bien elle man­ge­ra ce qu’il y aura ! Si je ne fais pas une moue dégoû­tée moi-même, pour­quoi ma fille ne goû­te­rait-elle pas ?
J’es­saie de faire atten­tion aux épices : quand ça pique, ça passe pas ! Et je sur­veille éga­le­ment l’eau. En France et en Europe, l’eau du robi­net est géné­ra­le­ment bonne, mais je me méfie en Asie et en Afrique. Pour boire, on pri­vi­lé­gie l’eau en bou­teille* ou l’eau « bouillon » (de l’eau qui a été por­tée à ébul­li­tion). Pour le bros­sage des dents, lorsque j’ai un doute quant à la pro­ve­nance de l’eau, je pri­vi­lé­gie l’eau potable : ma fille est encore en âge d’a­va­ler au lieu de cra­cher parce que c’est trop rigolo !

*Afin de limi­ter notre consom­ma­tion en bou­teilles plas­tiques, j’es­saie au maxi­mum de rem­plir nos gourdes

Man­ger dans un bon res­tau­rant ne garan­tit pas qu’il soit bien tenu. En 5 semaines en Indo­né­sie, il n’y a que mois qui fut malade, et c’é­tait à cause de l’un des rares repas que nous ayons pris en hôtel (et, oui, être malade pen­dant 24h alors que je suis seule avec ma fille, c’est l’en­fer !). Chez l’ha­bi­tant, ou dans les gar­gotes, aucun pro­blème ! De manière géné­rale, si le res­tau­rant est plein de locaux, ça ne peut qu’être bien ; s’il est vide, fuyez !
N’hé­si­tez pas à poser des ques­tions, à expli­quer : pas épi­cé, etc.

Partir en voyage pendant l’école

Ma fille est à pré­sent en petite sec­tion. Au moment où j’é­cris ces lignes, l’ins­crip­tion en mater­nelle n’est pas obli­ga­toire, mais il est pré­vu qu’elle le devienne en 2019 (ou tout du moins que l’ins­truc­tion soit obli­ga­toire à par­tir de 3 ans et non plus 6 ans comme c’est le cas actuel­le­ment). Je ne sais pas encore ce que ça va chan­ger pour nous, ni com­ment ça va se dérou­ler en pri­maire. Mais d’i­ci là, je réécri­rai sans doute un article !

Depuis son entrée à l’é­cole, Petite Oreille s’est absen­tée plu­sieurs fois pour cause de « voyage avec maman ». J’es­saye tant que pos­sible de faire cor­res­pondre les départs avec les vacances, mais ce n’est pas tou­jours simple. Pour l’ins­tant, cela n’a posé aucun problème.
Dès la ren­trée, je suis allée voir l’ins­ti­tu­trice pour lui en par­ler. Je pense qu’a­voir une bonne rela­tion avec elle est pri­mor­dial pour que les absences de ma fille ne soient pas un sou­cis. Au retour, Petite Oreille pré­pare un petit expo­sé sur ce qu’elle a vu, avec des pho­tos. C’est un super exer­cice pour elle, et ça plait beau­coup à ses cama­rades. On axe bien sûr la pré­sen­ta­tion sur les ani­maux, les autres enfants sur place, les choses inso­lites (on va lais­ser les expo­sés sur la géo­po­li­tique pour le collège !).
Autre point impor­tant, Petite Oreille est éveillée, débrouillarde, et, aux dires de sa maî­tresse « dans le groupe de tête ».

Du coup, son ins­ti­tu­trice est d’ac­cord pour dire que voya­ger réus­si plu­tôt bien à Petite Oreille, et que s’ab­sen­ter épi­so­di­que­ment n’est pas un sou­cis, tant qu’elle n’est pas en retard sur le reste de la classe, et qu’on fait des choses inté­res­santes pen­dant nos voyages.

Quels documents pour voyager avec un bébé ou enfant ?

On demande la même chose aux enfants, même aux nou­veau nés, qu’aux adultes. Pour prendre l’a­vion, il lui fau­dra donc sa propre carte d’i­den­ti­té, et si vous voya­gez hors d’Eu­rope, le pas­se­port sera néces­saire. Si vous voya­gez dans un pays qui existe un visa, votre enfant doit aus­si l’a­voir (selon les pays, le visa pour enfant peut aus­si être gratuit).
Si jamais votre enfant ne porte qu’un seul nom et que ce n’est pas le votre, pre­nez le livret de famille ou une copie de celui-ci. À titre per­son­nel, j’ai pris des dizaines d’a­vions sans pro­blème pen­dant les pre­mières années, mais ça a chan­gé récem­ment : j’ai droit à l’in­ter­ro­ga­toire sys­té­ma­tique. Avec le livret de famille, au moins, vous être tranquilles !

Partir seul·e avec son enfant

Par­tir en parent solo est une expé­rience enri­chis­sante tant pour les liens avec l’en­fant que pour les ren­contres sur place. Je com­prends que ça puisse effrayer car il faut tout gérer seul, sans le confort des des repères du quo­ti­dien. La plu­part des voyages que j’ai effec­tués récem­ment avec Petite Oreille étaient en tant que maman solo : on ne va tout de même pas res­ter à la mai­son sous pré­texte que per­sonne ne peut nous accompagner !

Privilégiez la simplicité pour commencer

Si vous n’êtes pas un voya­geur très aguer­ri, ou que vous n’a­vez pas encore voya­gé avec votre enfant, choi­sis­sez un voyage simple pour com­men­cer : éven­tuel­le­ment une des­ti­na­tion proche ou acces­sible sans trop de cor­res­pon­dances, évi­tez l’i­ti­né­rance avec des chan­ge­ments d’hô­tels quo­ti­diens par exemple. N’hé­si­tez pas à louer un appar­te­ment, pour avoir une cui­sine où vous pour­rez pré­pa­rer à man­ger et vous occu­per des repas à votre conve­nance (parce que les res­tau­rants, seul avec un petit, c’est pas tou­jours facile !).
Bref : pour une pre­mière approche du voyage en famille, ne vous com­pli­quez pas la tâche en par­tant sur un voyage qui serait déjà com­pli­qué sans enfant !

Les déplacements : ne pas se charger

Vous le consta­te­rez vite, aller d’un point à un autre avec des bagages et un enfant en bas âge, c’est com­pli­qué. Ils sont à cet âge où ils peuvent mar­cher, mais où on doit leur tenir la main dans la foule. Et sur­tout, ils sont à cet âge où s’ils sont fati­gués, il faut les porter...
Conclu­sion : qui dit voyage en solo avec Petite Oreille, dit le moins de bagages pos­sible ! Il me faut tou­jours au moins une main de libre. J’emmène donc mon sac pho­to et un sac à dos ou une valise. Rien de plus.
(Pour les voyages en avion, je rajoute sou­vent un sac en tis­su dans lequel je mets tout ce que j’ai besoin d’a­voir à por­tée de main)

Je suis ain­si contente de voya­ger léger* lorsque je dois faire des cor­res­pon­dances en pleine nuit : attra­per les bagages, prendre ma fille dans les bras, tra­ver­ser un aéro­port, embar­quer dans un autre avion, et tout ça sans qu’elle se réveille. Ce ne serait pas pos­sible si j’é­tais chargée !

*maté­riel pho­to oblige, mon sac est tou­jours très lourd ; néan­moins, il me semble pré­fé­rable d’en avoir un seul, lourd, que plusieurs.

Côté administration : sortir du territoire avec son enfant

Ma fille ne por­tant pas le même nom que moi, j’ai une copie du livret de famille dans mon télé­phone. J’ai éga­le­ment, bien sûr, son pas­se­port (ou sa carte d’i­den­ti­té selon les des­ti­na­tions), ain­si que le mien. Dans la théo­rie, ça devrait suf­fire. J’ai pour­tant une anec­dote mal­en­con­treuse à vous racon­ter, et mal­heu­reu­se­ment j’ai eu plu­sieurs autres sou­cis similaires.
Petite Oreille et moi fai­sions escale plu­sieurs heures à Amster­dam, pour rejoindre l’In­do­né­sie. Nous avons ren­du visite à une amie puis sommes reve­nues à l’aé­ro­port afin de prendre notre vol de nuit vers Jakar­ta. Arri­vées devant la police aux fron­tières, je tends nos pas­se­ports, attrape Petite Oreille dans les bras pour la rendre visible du poli­cier dans sa cahute.
– Vous allez où ?
– Sumatra
– Où ?
Le poli­cier a le sour­cil levé, il ne connaît pas. Je lui explique que c’est une île d’Indonésie.
– Com­bien de temps ?
– Un mois
– Il est où le père ?
– A la maison
En réa­li­té, nous par­tons un peu plus long­temps, mais je ne juge pas utile de lui don­ner les détails, je com­mence à me dou­ter qu’a­voir autant de ques­tions n’est pas normal.

Il appelle ses col­lègues, Petite Oreille et moi les sui­vons dans leur bureau. Un homme, une femme, avec les gilets pare-balles et des armes à la cein­ture. S’en suit un inter­ro­ga­toire en règle, sous les yeux de ma fille, heu­reu­se­ment pas trop inti­mi­dée. Vous par­tez un mois ? Vous allez où ? Vous allez faire quoi ? Il est au cou­rant le père ? Le poli­cier semble tiquer sur le fait que nous n’ayons qu’un seul sac en soute, qui plus est léger, pour deux. Je lui explique qu’il fait très chaud à Suma­tra, qu’on a juste besoin de quelques vête­ments légers que je lave­rai au fur et à mesure, et que c’est impos­sible d’a­voir plu­sieurs valises quand on est seule avec un enfant. Mais, et les couches ? Elle a 3 ans, ça fait long­temps qu’elle n’en porte plus !
Le poli­cier semble dou­ter de mes réponses, mais il confie ne pas avoir d’en­fant et ne rien y connaître... J’hé­site à lui rétor­quer que visi­ble­ment, il ne doit pas non plus avoir l’ha­bi­tude de voya­ger pour ima­gi­ner qu’on a besoin de se char­ger quand on voyage un mois. Le savon de Mar­seille c’est formidable.
– Et pour­quoi vous pas­sez par Amsterdam ?
– Euh... parce que Garu­da décolle d’Am­ster­dam et c’est moins cher qu’Air France ?
Ça ne semble pas non plus le convaincre. Si tous les gens qui prennent des vols avec escales sont de dan­ge­reux sus­pects, il va avoir du bou­lot, le policier.

Il inter­roge ensuite ma fille. Après avoir pen­sé qu’elle por­tait tou­jours des couches, il ima­gine qu’elle peut lui répondre en anglais. Where are you going, where is your dad ? Ma fille répond poli­ment, je tra­duis. Elle n’est tou­jours pas ter­ro­ri­sée, heu­reu­se­ment. Mais elle s’im­pa­tiente, et elle com­mence à avoir faim.
Ils veulent contac­ter le père. Ils ont peur d’un enlè­ve­ment d’en­fant. For­cé­ment, il répond pas, sinon c’est pas drôle. J’es­saie, par­tout. Télé­phone, What­sapp, Face­book, Han­gouts. L’heure tourne, on va finir par lou­per notre vol. Mais ils insistent, ils veulent être sûrs.

Ils ont fini par nous lais­ser par­tir. L’ar­gu­ment qui a pesé dans la balance, c’est que ce n’é­tait pas la pre­mière fois que je voya­geais seule avec ma fille.

Alors comment faire quand on voyage seul·e avec un enfant,
qu’on est séparés ou que l’autre parent ne peut pas venir ?

L’é­tat fran­çais n’exige rien. J’ai fait des recherches, véri­fié les textes offi­ciels et télé­pho­né au minis­tère : en tant que maman ou papa, on peut par­fai­te­ment sor­tir du ter­ri­toire avec notre enfant sans avoir d’autres papiers que ceux d’i­den­ti­té. Ils conseillent juste le livret de famille dans le cas où la mère ne porte pas le même nom, ce qui est de plus en plus fré­quent. Mais oui oui, en 2018 une femme a le droit de sor­tir du domi­cile conju­gal avec ses enfant sans avoir l’au­to­ri­sa­tion écrite de son conjoint !

Pour l’é­tat fran­çais, tous les enfants peuvent voya­ger avec un seul parent. L’au­to­ri­sa­tion de sor­tie du ter­ri­toire ne concerne que les situa­tions où le mineur voyage avec quel­qu’un d’autre : grands-parents, tantes, amis... (En cas de situa­tions conflic­tuelles, si la jus­tice estime qu’il y a un risque d’enlèvement, il peut y avoir des inter­dic­tions de sor­tie du ter­ri­toire, mais ça tient de l’exception).

Selon mes inter­lo­cu­teurs, les poli­ciers hol­lan­dais ont donc fait de l’ex­cès de zèle. D’ailleurs, dans l’a­vion, il y avait de nom­breuses familles mono­pa­ren­tales alors que je n’ai croi­sé aucune autre maman ni aucun papa pen­dant notre long interrogatoire.
Pour évi­ter ces situa­tions, il peut donc être envi­sa­gé de voya­ger avec une copie du livret de famille, une copie de la pièce d’i­den­ti­té de l’autre parent, ain­si qu’une lettre de sa part, indi­quant qu’il est au cou­rant du voyage et ne s’y oppose pas. Ce ne sont abso­lu­ment pas des néces­si­tés offi­cielles, mais cela peut évi­ter les soucis.

Faire apposer le deuxième nom

Sur son pro­chain pas­se­port, Petite Oreille por­te­ra les deux noms. C’é­tait une erreur de ma part de ne pas lui don­ner le double nom à la nais­sance (mais quand vous avez accou­ché 48h avant, le cer­veau n’est pas en mesure de faire des choix impor­tants !) mais il est simple de l’a­jou­ter sur des papiers d’i­den­ti­té (ça ne chan­ge­ra pas son nom sur l’acte de nais­sance, ni sur le livret de famille).
Il suf­fit de rem­plir le for­mu­laire en pré­ci­sant le double nom dans le ligne du nom d’u­sage, puis que les deux parents viennent faire la demande de pas­se­port (ou que le parent absent rédige une lettre et four­nisse une copie de sa carte d’identité).

Week-end mère-fille avec l’âne Coco, dans la Sarthe

Récapitulatif, voyager avec un jeune enfant,
âge par âge

Voyager avec un bébé de 1 an

Voyager avec un bébé de 18 mois

Voyager avec un enfant de 2 ans

Voyager avec un enfant de 3 ans

Voyager avec un enfant de 4 ans

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15 commentaires

Aurore 15 juin 2018 - 11:19

Bon­jour,
Ton article me rap­pelle plein de sou­ve­nir avec mon fils. C’est sûr que voya­ger avec un enfant en bas âge n’est pas du tout la même chose. Notre fils a fait son pre­mier voyage à vélo à l’âge de 18 mois. Lors de ce voyage j’ai aus­si cou­ru après lui lors de ses moments où ils se mettent à cou­rir par­tout. Main­te­nant il le fait plus. Se caler sur son rythme (plus facile à vélo d’ailleurs car la sieste se fait dans la remorque), trans­por­ter les couches et boîtes de lait, dor­mir sous la tente après avoir réus­sit à la mon­ter sans que ce petit coquin ne se jette sur la toile (il trou­vait ça très mar­rant, nous aus­si la pre­mière fois...). L’ac­cueil chez l’ha­bi­tant, il repar­tait sys­té­ma­ti­que­ment avec un petit cadeau (une balle, une pou­pée...), les ren­contres sur la route atti­ré par ce qu’il y avait dans notre remorque.
Aujourd’­hui il attend avec impa­tience le pro­chain voyage...

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Madame Oreille 19 août 2018 - 17:04

Que de beaux sou­ve­nirs vous devez tous avoir 🙂
À vélo avec un petit bout, c’est le com­bo gagnant pour être bien accueillis partout !

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Vany 15 juin 2018 - 17:09

Mer­ci pour cet article ultra com­plet qui aide­ra mes copains et copines à fran­chir le pas et à pas­ser outre leurs angoisses sur le fait de voya­ger avec un enfant en bas âge 🙂 Les pho­tos avec Petite Oreille sont vrai­ment touchantes.
P.S. : Le vac­cin contre la rage n’im­mu­nise pas. Il per­met sim­ple­ment d’a­voir un délai sup­plé­men­taire pour se rendre dans l’hô­pi­tal le plus proche et rece­voir les injec­tions. (C’est ce qui m’a­vait été dit au centre des vac­cins Air France en 2014). C’est le genre d’in­fo qui peut aider dans la prise de décision 🙂

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Ornella 15 juin 2018 - 19:32

Je n’ai pas d’en­fant mais j’ai eu plai­sir à lire ce billet. Je trouve que tu as fait de très belles pho­tos de ta fille d’ailleurs.

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Angelique 16 juin 2018 - 21:50

Excellent article. Hyper com­plet, agréable à lire. Plein de bon sens et en même temps quand on n’a pas l’habitude... il sera bien utile ! Merci.

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Megane Amiel 4 juillet 2018 - 13:50

Très beau article avec des conseils utiles et vrai:) Mon mari et moi, nous avons déjà fait un voyage avec notre pre­mier fils et c’é­tait une super expé­rience. Aujourd’hui j’ai deux fils , du coup je ne me vois pas voya­ger à la même façon qu’a­vant (sac à dos, stop...)

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Arnaud - My Travel Blog 4 juillet 2018 - 14:55

Hel­lo, un article très com­plet sur le sujet. En tant que papa, je me sens concer­né ! A bientôt.

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Lopez 21 septembre 2018 - 17:29

Bon­jour,
nous ren­trons tout juste de Naples (+ côte Alma­fi­taine et Ischia): pre­mier voyage à l’é­tran­ger avec notre p’tit bout de chou de 2 ans.
Un grand mer­ci pour ta super idée de l’a­chat d’un cahier de colo­riage et gom­mettes , tes­té et approuvé.
Le vol est pas­sé tout seul.
Merci

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Sophie 19 juin 2019 - 10:30

Bon­jour,

Mer­ci beau­coup pour cette article, maman de deux lou­lous 18mois et 4 ans je vais faire un voyage en avion same­di de jour Paris Mayotte...
Le meme vol s’est deja pro­duit en Octobre mais bb plus petite et non vadrouilleuse !
Je ne me suis pas posée autant de ques­tion car le meme vol était de nuit...
Mais là je crains plus...
Mais bon il faut savoir, voya­ger et décou­vrir ou res­ter dans son petit confort et être frus­tré... ( oui car maman Labou­geotte est frus­trée à domicile 😉 )
Mer­ci en tout cas pour les petits conseils, je prends note.

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Lisa 5 février 2020 - 23:06

Bon­jour
J’ai tou­jours beau­coup aimé ce site. Enceinte de notre pre­mier bébé nous avions beau­coup de beaux pro­jets. Mais petit Char­ly, bien­tôt âgé de 2 ans est sujet à convul­sions (mon­tées de fièvre) et attrape tous les virus qui passent. Tout bébé nous sommes par­tis en France en four­gon amé­na­gé et il s’a­dap­tait bien mais depuis ses 10 mois il a convul­sé 2 fois, la der­nière sur le bateau et a été hos­pi­ta­li­sé à Pal­ma de Majorque. Il a des rythmes bien défi­nis et a besoin de ses repères et si nous les chan­geons (autre lieu, monde autour de lui...) il mange moins fait le clown ne veut plus faire ses siestes, s’af­fai­blit et tombe malade. Il faut prendre sa tem­pé­ra­ture très sou­vent et lors de notre voyage, pris par l’or­ga­ni­sa­tion de notre jour­née nous n’a­vons pas été assez vigi­lants et nous avons lais­sé sa tem­pé­ra­ture mon­ter. Bref je pense main­te­nant qu’il faut aus­si faire en fonc­tion des enfants ; plus ou moins fra­giles, leur bien-être étant la prio­ri­té. Je suis tout à fait d’ac­cord avec ce que vous dites sur ce que peuvent leur appor­ter les voyages et les ren­contres. Mais nous atten­drons pour notre part que Char­ly soit moins fra­gile, après 3 ans. En atten­dant nous res­te­rons en France avec loca­tion en dur pour res­pec­ter au mieux ses rythmes. De plus il a main­te­nant une petite sœur, de 15 moins sa cadette. C’est aus­si un peu plus sport 🙂 Les ren­contres se feront à la mai­son : nous allons sans doute héber­ger une per­sonne anglo­phone à la mai­son cet été. Et nous nous effor­çons de faire décou­vrir et aimer à nos enfants le monde qui les entoure, même si pour l’ins­tant nous devons être un peu moins aven­tu­riers. Bons voyages à tous !

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Madame Oreille 6 février 2020 - 23:21

Tout à fait, il faut aus­si (et sur­tout) s’a­dap­ter à l’en­fant et à notre res­sen­ti. Rien ne sert de for­cer si c’est pour mettre en dan­ger l’en­fant et/ou que per­sonne ne pro­fite du voyage !

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PERONNET 1 mars 2020 - 15:54

Bon­jour,
Mer­ci pour ce joli blog ! Nous avons déjà pris l’a­vion beau­coup de fois en Europe avec notre petit bon­homme qui va avoir 4 ans (4h de vol maxi­mum). Cet été nous envi­sa­geons de par­tir en Nou­velle Calé­do­nie tous les 3 (mal­gré les com­men­taires « il s’en sou­vien­dra pas » 😉 ). Je suis un peu stres­sée par le longggg tra­jet en avion. Com­ment le faire dor­mir ? Il existe des valises pour ral­lon­ger les sièges ou des cous­sins gon­flables. Est ce vrai­ment utile ?

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Mélaine 18 octobre 2022 - 21:51

Mer­ci beau­coup pour votre article.
Je suis sépa­rée du papa depuis cet été, je rêve de voyager...et j ai un.p’tit bon­homme de 3ans avec qui j aime­rais vrai­ment vivre cette aven­ture. Alors je pense que je vais suivre tes conseils et par­tir pas trop loin...en Europe pour com­men­cer, et puis on ver­ra pour la suite 😉 mer­ci ça me donne des ailes 🙂 (enfin ça me ras­sure sur­rout ahahah!!) 😉

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Pauline 17 mai 2021 - 16:15

Bon­jour Madame Oreille, 

C’est un peu tar­di­ve­ment que je lis votre récit de voyage ; en même temps étant maman que depuis un an, la ques­tion du voyage avec un enfant ne se pose que récemment. 

Je dirai que la conclu­sion la simple à tirer en vous lisant ; et la moti­vante, est la sui­vante : si vous avez pu le faire, pour­quoi pas Nous ? Alors merci...

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Marlène 12 janvier 2023 - 13:37

Bon­jour,
Mer­ci pour votre article !
J’ai l’ha­bi­tude de voya­ger, mais en solo ou entre copines. Ma fille a 2 ans et demi et nous n’a­vons pas encore vrai­ment voya­gé avec elle ! Je vous remer­cie d’a­voir posé par écrit, ce que fina­le­ment je connais déjà du voyage, et de mon rôle de maman, juste jamais com­bi­nés ensemble ! Votre article me donne l’é­lan néces­saire pour qu’on se lance 🙂

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