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Source d’inspiration #7 : Made in Iceland

Alors, je n’aime pas vrai­ment cette vidéo, et le but des ces arti­cles n’est d’ailleurs pas vrai­ment de vous pro­pos­er unique­ment des vidéos que j’aime bien, mais plutôt des choses dont on peut s’inspirer. D’où les titres. La vidéo est beau­coup trop longue. Le titre « je suis une aven­turière » à la troisième per­son­ne m’agace. Les plans sur son vis­age de lapin drogué et per­du me la ren­dent antipathique. Tenez, pour la prochaine fois, je vous ferai un « pas source d’inspiration » à par­tir de vidéos que je déteste ! En atten­dant, pourquoi je vous par­le de ça ? Hé parce qu’il y a quand même du bon, et heureuse­ment.

Je vous laisse la regarder d’abord :

 

 

C’est quand même bien mon­té, et bien réal­isé. Si je voulais con­tin­uer dans la mau­vaise foi, j’ajouterais qu’il me sem­ble quand même dif­fi­cile de rater la moin­dre image en Islande tant le pays me paraît pho­togénique. Donc, mini analyse en deux par­ties, comme à l’école !

 

Grand A petit 1 : la caméra comme compagnon pour voyageur solitaire

Je sais que par­tir seul, quelque soit son sexe, freine beau­coup de gens. Et c’est totale­ment légitime entre la peur de la soli­tude et les his­toires de la télé. Con­tre les agres­sions, cette vidéo ne vous aidera pas vrai­ment (mal­gré les mag­nifiques et très utiles plans sur les ani­maux morts), mais se filmer est une bonne façon de lut­ter con­tre la las­si­tude.
Elle s’adresse à la caméra, façon con­fes­sions intimes, et se met en scène. Se filmer n’est pas seule­ment tenir un jour­nal de bord vidéo, mais aus­si se tenir com­pag­nie à soi-même, et se ras­sur­er dans les moments dif­fi­ciles.
Il y a pile un an, je suis par­tie seule pour la pre­mière fois. Pour une durée bien plus courte qu’elle, et vers des régions bien plus peu­plées (de Bel­grade à Dubrovnik en pas­sant par la Bosnie), mais j’avais égale­ment envis­agé de livr­er mes sen­ti­ments à mon objec­tif. Faute de cartes mémoires, j’ai lais­sé tomber, et c’est pas plus mal (ça aurait don­né trois min­utes de « j’ai peur, y a un chien » !). Pour autant, ça reste un exer­ci­ce bien plus sincère que le car­net écrit : on n’a pas eu toute la journée pour réfléchir, on ne tourne pas ses phras­es pour que ça sonne bien, on se livre ouverte­ment sur le moment.

Se met­tre en scène, lorsqu’on est seul, n’est pas évi­dent, et demande de se « lâch­er » un peu. Mais dans un désert humain c’est plus facile, et autant en prof­iter ! Cela amène de la vie dans le film, au lieu de « oh un paysage», « oh une riv­ière » et cela per­met de décom­press­er, de s’amuser, de rire, même sans pub­lic !

 

Petit B grand 2 : récurrences et gradations jusqu’à l’abstraction

Il est beau, mon titre, non ? Bon, elle n’a pas poussé le truc jusqu’au bout, et sur 15 min­utes on aurait frôlé l’indigestion, mais j’aime beau­coup les deux pre­mières min­utes. L’idée de repér­er les actions qui vont se répéter durant le voy­age, et de toutes les filmer pour ouvrir peu à peu sur autre chose. On pour­rait imag­in­er qu’on va filmer chaque assi­ette qui sera déposée devant nous, chaque lit dans lequel on va se couch­er, chaque pour­boire qu’on va don­ner, et tout mon­ter sans chercher à créer un ensem­ble cohérent mais en jouant sur l’accumulation. Un genre de résumé du voy­age très ori­en­té et plein d’ellipses.

16 Commentaires

  1. quel voy­age quand même ... et seule ... brrr ! porter le matos... la tente... la bouf !!! moi je dis cha­peau, pour le reste je ne suis pas com­pé­tente ; bon un peu long sans doute, mais chaque plan est dif­férent ... y a de la recherche des idées à pren­dre comme tu dis.
    intéres­sant, fais nous décou­vrir d’autres expéri­ences – mer­ci

  2. Bon, il est bien fait son truc, je suis déjà par­ti avec une caméra merdique, mais je n’ai jamais été capa­ble de faire le moin­dre mon­tage. Ceci dit, elle s’aime bien et se trou­ve vache­ment glam­our comme voyageuse, y’en à des comme ça...

  3. Très intéres­sante ton analyse ! Dans mes années qui ont suivi la fac j’ai un peu voy­agé seule (Corée du sud, Ital­ie, Turquie) mais à l’époque les appareils pho­tos et caméras numériques n’étaient pas du tout abor­d­ables... je ne sais même pas si ça exis­tait déjà pour le grand pub­lic -ouais je sais ça ne nous raje­u­nit pas tout ça...

    Rétro­spec­tive­ment, je me dis qu’avoir eu une petite caméra pour filmer ET me filmer ça aurait amené une toute autre dimen­sion par rap­port au clas­sique car­net de voy­age qu’on ne relit plus jamais par la suite, à moins d’être un pro de l’aquarelle ou du dessin.

  4. Au début, je n’avais pas bien saisi ce que tu entendais par « son vis­age de lapin drogué » mais, après avoir lut­té ces 15 dernières min­utes pour regarder la vidéo en entier, tout s’est éclair­ci 🙂 Ceci dit, il faut bien recon­naître son pro­fes­sion­nal­isme dans le tour­nage et le mon­tage. Mais comme tu l’as déjà souligné, le prin­ci­pal point qui me dérange dans cette vidéo est l’aspect temps : beau­coup trop long et par­fois redon­dant ! La plus grosse césure inter­vient à la fin du pre­mier morceau (très bien choisi ceci dit : dynamique, entraî­nant, aven­turi­er) avec ce plan sur la maison­nette isolée (3min10). C’est exacte­ment là que j’aurais fait le clap de fin.

  5. @candice tout a fait d’accord !

    Voy­ager seul ne veut pas for­cé­ment dire soli­tude, c’est même une très bonne oppor­tu­nité pour aller à la ren­con­tre des autres.

    La cam­era me parait être (sait pas j’ai pas fait mais restropec­tive­ment ..) aus­si un excel­lent moyen de sor­tir de soi, d’extrapoler ce que l’on voit et ressent, un futur partage bien plus qu’un jour­nal, com­plémén­taire des pho­tos.
    ça me plait comme idée, mer­ci pour cette arti­cle, mais il va fal­loir que j’upgrade mon reflex 😉

    Ps l’islande est un pays mag­nifique, comme ses habi­tants d’ailleurs !

  6. Très sincère­ment, cet arti­cle est bour­ré de mau­vaise foi, et pas franche­ment sérieux ni même méchant, hein ! Enfin, il y a beau­coup de choses qui m’agacent («how ... cool ... is ... that » !) mais je pense quand même que c’est pas mal fait, sinon je ne partagerai pas la vidéo !
    Pour l’aspect temps, je pense que c’est glob­ale­ment le prob­lème dès qu’on monte seul ce qu’on a tourné : le lieu était beau, on est con­tent de notre plan, on n’a pas de réel regard cri­tique sur ce qu’on a fait et c’est un déchire­ment que de couper des scènes qu’on a eu du mal à faire, même si au final tout ça dessert le film. Du coup, je suis vrai­ment d’accord avec l’idée de couper après la maison­nette.

  7. Vu, effec­tive­ment c’est long (et chi­ant), mais je retiens de très beaux plans, et des superbes couleurs. Les splits screens sont trop sys­té­ma­tiques et n’apportent rien (les dans­es à la fin, c’est comme ce type avec sa danse ridicule aux 4 coins de la planète qui a fait un buzz il y a quelques années).
    Mais je ne vais pas trop cri­ti­quer, je ne suis pas capa­ble d’en faire autant.

  8. Oui, Matt le danseur 🙂 J’y ai un peu pen­sé aus­si, mais pour le coup, je trou­vais que c’était pas for­cé­ment mal trou­vé de ter­min­er sur une note pos­i­tive comme ça.
    Et puis, on s’en fout de ne pas savoir refaire la même chose, cri­tiquons, cri­tiquons ! (c’est un bon moyen de pro­gress­er, quand même...)

  9. Encore une fois, je m’aperçois que l’on peut faire une belle vidéo avec un APN. Dans cette vidéo, la demoi­selle a util­isé un Canon 550D. Mais j’imagine qu’elle a dû retra­vailler l’image avec un logi­ciel. Je m’apprête à acheter un camescope pour faire des mon­tages vidéos que j’espèrent orig­in­aux avec une très belle qual­ité d’image. Mais faire l’acquisition d’un réflex qui fait de la vidéo (type Canon 550D ou 600D, Sony Alpha 35) serait peut-être un choix judi­cieux qui me per­me­t­trait en même temps de rem­plac­er mon bridge Pana­son­ic FZ 28. Bref, ma ques­tion est la suiv­ante : avez-vous un avis sur la qual­ité vidéo d’un réflexe ?

  10. Lau­ri­ane : j’ai moi-même un 550d, et franche­ment, la qual­ité est quand même très bonne. Le seul truc, c’est qu’il faut, comme pour la pho­to, met­tre de bonnes optiques dessus (la vidéo est moins exigeante mais la pos­si­bil­ité d’avoir des arrières plans flous, par exem­ple, dépend exclu­sive­ment de l’objectif). Pour moi, le reflex rem­place très bien un camés­cope, et per­met une meilleure qual­ité à prix moin­dre. Deux défauts cepen­dant : le son (néces­sité d’investir si on souhaite un son exploitable) et la prise en main (on n’a plus l’épaule pour se sta­bilis­er, mais là encore, il existe des acces­soires)

  11. Mer­ci pour ta réponse, tou­jours aus­si per­ti­nente ! Tu con­firmes donc ce que je pen­sais. Et je crois qu’il est préférable d’avoir une focale fixe pour filmer et il y a quelques défauts que tu cites très bien mais en terme de qual­ité d’image, le réflex est un grand con­cur­rent du camés­cope. Main­tenant j’hésite entre le Canon D600 et le Sony Alpha 35. Ce dernier aurait un meilleur aut­o­fo­cus et une plus belle qual­ité image. Pfiou ! C’est dur la vie !

  12. Now­Mad­Now : ça fait du bien d’être de mau­vaise humeur de temps en temps 😀 ça défoule un peu ! J’aurais presque envie de me laiss­er aller à être méchante de temps en temps...

    Lau­ri­ane : franche­ment, je ne suis pas sure qu’il y ait de réelles dif­férences. Deux pistes pour choisir une mar­que : se ren­seign­er auprès de son entourage pour voir chez qui sont les gens qui pour­ront nous prêter des objec­tifs et les pren­dre en main en mag­a­sin, pour voir avec lequel on se sent le plus à l’aise. Je con­seillerais aus­si de regarder les prix des objec­tifs, et pas seule­ment du boiti­er... (il peut sem­bler moins cher chez Untel mais der­rière nous oblig­er à inve­stir dans des optiques très cou­teuses)

  13. Je partage vos com­men­taires chère Madame Oreille !
    Je com­plèterais en dis­ant plus générale­ment que la grande majorité des vidéos sur l’Islande n’aborde que les paysages (vol­cans, glac­i­ers, chutes d’eaux et autres beautés certes épous­tou­flante)... en occul­tant totale­ment les femmes et les hommes qui y vivent et sans jamais ren­dre compte des réal­ités (envi­ron­nemen­tales notam­ment) de l’île !
    Des films redon­dants qui con­finent par­fois à l’exposition nar­cis­sique de sa pro­pre expéri­ence de vis­i­teur.
    En un mot : sopori­fique 🙂

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