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Pourrai-je encore prendre des vacances ?

« Tu veux pas qu’on parte en vacances ? » me dit sou­vent mon Belge.
Je réponds invari­able­ment : « Bah oui, on va [plac­er un pays ici] le mois prochain. ». A quoi il rétorque tou­jours : « Non mais des vraies vacances ! ».

J’ai tou­jours trou­vé agaçants ces gens qui vous expliquent que quand ils par­tent en voy­age, ils ne sont pas en vacances. Prof­iter de ses con­gés pour sor­tir de son quo­ti­di­en en s’éloignant, que ce soit en France ou à l’autre bout du monde, c’est tou­jours des vacances, même si on ren­tre crevé.


Pour­tant, je ne peux que don­ner rai­son à mon Belge : nos vacances n’en sont jamais vrai­ment, et il serait peut-être bon de réelle­ment prof­iter per­son­nelle­ment de nos escapades. On a beau ten­ter de se con­tenter de voy­ager pour notre plaisir per­son­nel, rien à faire : je reste une blogueuse, j’aime la pho­to, et ça impacte for­cé­ment nos voy­ages, et notre vie quo­ti­di­enne, même à Paris.
C’est l’autre côté, les couliss­es, qu’on n’imagine pas for­cé­ment. Pour quelques pho­tos sur ce blog, il y a de nom­breuses heures de boulot. Au Kenya, par exem­ple, je n’ai pas fait une seule nuit de plus de six heures. Et der­rière, ce sont des soirées et des week-ends qu’il faut con­sacr­er à tri­er, prost-traiter, écrire (et cor­riger, par mon Belge tou­jours).

Loin de moi l’idée de me plain­dre. Au con­traire, je fais ce que j’aime et, dans quelques mois, ce sera mon boulot à part entière ; plus un hob­by, ni un sec­ond job. Je me fix­erai des horaires : « de 8h à 10h, écri­t­ure », « de 10h15 à 11h, répon­dre aux mails », etc. Et la notion de vacances pren­dra alors tout son sens. Il fau­dra bien dif­férenci­er les voy­ages faits pour boss­er, et ceux pour se repos­er et pass­er du temps avec mon com­pagnon.

Mais pour l’instant, je tourne encore en ridicule ses propo­si­tions de vacances. Il me par­le repos, farniente, bons restau­rants et hôtels de charme, pour chang­er des treks, levers aux aurores et négo­ci­a­tions per­ma­nentes pour des auberges de routards. Alors je plaisante sur les clubs dont on ne sort que pour rejoin­dre l’aéroport. Il ne sup­port­erait jamais ces endroits où des retraités appren­nent des chan­sons et ne quit­tent pas la piscine, quand ce ne sont pas des enfants qui cri­ent ou des jeunes qui font la fête. Et du coup, il boude, parce qu’il sait que j’ai rai­son.

ocean_indien2Plage de mon hôtel à Mom­basa (pho­to prise lors de mon voy­age au Kenya)

Par­fois, il me dit que j’exagère, qu’il y a des alter­na­tives, un juste milieu, qu’on peut avoir du con­fort, des plages, du calme, sans pour autant avoir à rejoin­dre un club vacances. Il me par­le de pays où tout est sim­ple, où on peut aller faire de belles ran­dos mais aus­si nag­er et se repos­er. Je lui dis qu’on n’a qu’à aller en Thaï­lande, il me répond qu’il préfère la Réu­nion ou l’île Mau­rice, moins de chance de crois­er des ser­pents.
Il me par­le de Trop­i­cale­ment Vôtre, une agence de voy­age spé­cial­isée dans les coins par­a­disi­aques, et de sa chaîne Atti­tude qui pro­pose des hôtels qui s’adaptent à votre per­son­nal­ité, sur l’Île Mau­rice, juste­ment.
Nous pour­rions tester l’attitude Relax à l’hôtel Trop­i­cal, pour paress­er et flân­er, l’attitude Explor­er à l’hôtel  Coin de Mire pour décou­vrir les paysages et la cul­ture ou l’attitude Oten­tik pour appren­dre, ren­con­tr­er et échang­er. Ces vacances, ce pour­rait être le juste milieu, par­fait pour nous deux. Le Belge aurait son con­fort, un bon lit, de vrais repas, des plages de rêve, bref, du repos et du dépayse­ment. Et moi, j’aurais mes paysages, mes ren­con­tres, et de quoi vadrouiller... Nos pre­mières vraies vacances à deux, peut-être !

ocean_indien3Dans l’océan indi­en... (pho­to prise lors de mon voy­age au Kenya)

Je m’imagine assez bien le laiss­er dormir et sor­tir, seule, aux pre­miers rayons du soleil, pour quelques pho­tos et une petite prom­e­nade dans les envi­rons. Puis revenir le réveiller à 9h, pour un petit-déje­uner dans la cham­bre. Et à l’inverse, il irait prof­iter du soleil pen­dant que je fais ma sieste, celle que j’ai tou­jours envie de faire mais que je ne prends jamais...

J’aimerais rées­say­er le snorkelling. J’aime nag­er mais pas met­tre la tête sous l’eau, et j’ai telle­ment paniqué lors de ma pre­mière expéri­ence, que je n’ai pas réus­si. J’aimerais rées­say­er, mais douce­ment, juste avec mon Belge, peut-être com­mencer sans palme, sans le masque qui vous empêche de respir­er par le nez. Et pren­dre con­fi­ance peu à peu. C’était frus­trant de savoir qu’il y avait des choses mag­nifiques en dessous et de ne pas réus­sir à gér­er ma res­pi­ra­tion pour en prof­iter.
Et puis juste nag­er, aus­si. Et marcher, beau­coup, pour décou­vrir les paysages, puisque l’île Mau­rice regorge de sen­tiers...

ocean_indien1Plage de mon hôtel à Mom­basa (pho­to prise lors de mon voy­age au Kenya)

arti­cle spon­sorisé

11 Commentaires

  1. Je com­prends tout à fait la dif­fi­culté de la sit­u­a­tion ; c’est telle­ment dur de faire la part des choses quand notre activ­ité pro flirte si intime­ment avec les voy­ages, les décou­vertes, les loisirs, etc...

  2. Pas évi­dent, en effet... Je ne sup­porte pas de rester à ne rien faire, et c’était déjà le cas avant de tenir un blog... Remar­que, ça me donne une belle excuse... Après, on ver­ra d’ici quelques années...

  3. Je dirais au vu de tes paroles de fin de bil­let que tu es prete à repren­dre des vraies vacances. L’envie est là et c’est tout ce qui compte !
    Par con­tre, ne pas pren­dre de pho­to pour une pas­sion­née ets très dure donc le com­pro­mis d’aller les faire toute seule est le meilleur !

    En espérant que tu puisse rapi­de­ment le faire. tu m’as don­né envie avec la mer turqoise et le beau sable (alors que je ne sup­porte pas de rester allongée sur une plage...)

  4. C’est drôle parce que mon homme à moi, il est un peu pareil que ton Belge. Je ne suis pas grande blogueuse, grande pho­tographe mais je suis une grande curieuse qui prof­ite à fond des escapades (sou­vent très cour­tes donc très con­den­sées). Nous sommes ren­trés de Por­to hier, bien plus fatigués qu’avant de par­tir et quand je le vois si cerné et si fatigué pour me faire plaisir je me dis que la prochaine fois, il faudrait un com­pro­mis, comme tu l’écris si bien dans ton arti­cle.

  5. « Je m’imagine assez bien le laiss­er dormir et sor­tir, seule, aux pre­miers rayons du soleil, pour quelques pho­tos et une petite prom­e­nade dans les envi­rons. Puis revenir le réveiller à 9h...»

    Ca fait des années que je fais ça. Ca marche bien quand je ramène du pain frais et des crois­sants à mon retour de balade 🙂
    Avec ma petite famille, on est finale­ment arrivés à une sorte d’équilibre entre repos, vis­ites, pho­tos, même si ça n’a pas été tou­jours évi­dent.
    Le plus dif­fi­cile, c’est de trou­ver un rythme. Si je me lève à 6h le matin, je suis fatigué les pre­miers jours. Par ailleurs on part en vadrouille en famille vers 11h, dans les plus mau­vais­es heures pour les pho­tos et on ren­tre sou­vent le soir alors que la lumière est superbe (ce qui me fend le coeur). La solu­tion con­siste peut être à ne par­tir de la loc qu’en début d’après midi et à prof­iter de la journée jusqu’au soir. Test cet été dans les Alpes.
    Enfin, pour ce genre de pro­gramme, il faut qu’il fasse beau.

  6. « je fais ce que j’aime et, dans quelques mois, ce sera mon boulot à part entière » > il y a là une belle infor­ma­tion !!!
    Tu as décidé de « faire » blogueuse à plein temps ? Cha­peau pour le courage du grand saut dans le vide 🙂

  7. Le com­bo Réu­nion-Mau­rice est par­fait sur 15j voire 3 semaines :
    – La Réu­nion pour ses sen­tiers, ses cirques incroy­ables, son vol­can
    – L’île Mau­rice pour ses plages par­a­disi­aques, sa cui­sine, ses cul­tures

    Je ne peux que l’encourager (écrit par­tiale­ment un Réu­nion­nais mar­ié à une Maurici­enne).

  8. Il n’y a rien de mieux que de vivre du voy­age, je vous envie !
    La ques­tion que je me suis tou­jours posé, c’est de savoir si l’on vit con­fort­able­ment, il doit vrai­ment être dif­fi­cile de trou­ver des loge­ments peu cher en voy­ageant sans arrêt...

  9. Pourquoi ne pas faire une croisière ou un voy­age en bateau !
    Cela vous per­me­t­trez de vous repos­er et par la même occa­sion de pren­dre des pho­tos & écrire des arti­cles sans avoir à courir partout !

  10. Hé hé effec­tive­ment ce n’est pas évi­dent de décrocher de son blog pour voy­ager en prenant de réelles vacances, surtout lorsqu’on a habitué ses lecteurs à une cer­taine fréquence de paru­tion d’articles ! 😉

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