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Chroniques de la lose, les coulisses

On a donc passé un mois aux États-Unis, et c’était chou­ette. Je vous ai racon­té pas mal de choses ici, presque au jour le jour, mais pas for­cé­ment les petits détails, ou les aspects négat­ifs (ben ouais, le blog c’est aus­si le truc qui est cen­sé ras­sur­er les par­ents !). Petit retour sur ces 30 jours améri­cains.

Pour com­mencer, il faut que vous dise com­ment on aurait pu louper notre avion du retour. Nous sommes à Las Vegas. C’est le matin, je suis sous la douche. La France est passée à l’heure d’été, et la veille, on a voulu réserv­er un hôtel pour Los Ange­les, mais aucune de nos cartes ne pas­sait. Je réfléchis à tout ça quand je com­mence à cal­culer qu’avec le décalage horaire, ce n’est pas pos­si­ble d’avoir notre avion le 31 et de tra­vailler le 1er. Hors, depuis le début, on est per­suadés qu’on repart le 31. On s’est gardé trois jours à Los Ange­les, et on a des places pour assis­ter à l’enregistrement d’une sit­com le 30 au soir. Je panique un peu. Je me vois mal appel­er mon patron pour lui expli­quer que je me suis plan­tée dans mes dates d’avion et que je ren­tre un jour plus tard. Je sors de la douche un peu paniquée et cherche ces fichus bil­lets : nous décol­lons le 30. C’est à la fois ras­sur­ant et très frus­trant... Mais au moins, j’ai réal­isé ça à temps ! Résul­tat, on a pas réus­si a avoir des places pour Big Bang The­o­ry (il faut réserv­er 30 jours à l’avance, tout part de suite, et à cette heure là, nous étions dans l’avion...) et on a en plus loupé le show de rem­place­ment prévu...

Aucune de nos cartes bleues n’était accep­tée. Et ça, c’est vrai­ment hor­ri­ble. Je n’avais jamais pen­sé à « je fais quoi si j’ai plus accès à de l’argent »... Mais tout avait mal com­mencé, de toute manière. Nous par­tions pour le Laos à la mi-jan­vi­er. Deux jours avant notre départ, j’ai acheté les bil­lets pour les États-Unis. Mais le lende­main matin, le ven­dre­di, mon paiement avait été refusé. J’appelle la banque, et décou­vre l’existence des pla­fonds : impos­si­ble de dépenser plus d’une cer­taine somme par mois. Deux solu­tions me sont offertes, mais elles imposent de fil­er encore plus d’argent à la Caisse d’Épargne (leur fil­er des sous pour avoir le droit d’utiliser les miens...), et ne me per­me­t­tent pas de régler mon bil­let d’avion avant de par­tir. S’en suit une course dans le quarti­er, pour trou­ver une banque de la même enseigne, les sup­pli­er de faire un vire­ment même si je ne suis pas à cette agence, et enfin, avoir la con­fir­ma­tion de ce qu’on pour­ra par­tir. Ouf. Sauf que ce mau­dit pla­fond, c’est sur une durée glis­sante. Me deman­dez pas com­ment ça marche, mais tou­jours est-il que pay­er mes impôts et racheter un appareil pho­to a, à nou­veau, blo­qué la carte... Heureuse­ment, en ren­trant, une autre employée de la banque a remon­té le pla­fond, main­tenant que ça ne me sert plus à rien (sinon, je ne pou­vais plus faire mes cours­es jusqu’à la fin Avril. C’est vrai­ment des gens sym­pas, quand même...)

L’appareil pho­to qui tombe en panne. Oui. Grosse lose. Après une journée de pluie à Wash­ing­ton, dans le train pour New York, il ne s’allume plus. Quelques soubre­sauts et il rend l’âme. Heureuse­ment, à New York, il y avait un mag­a­sin pho­to sur la liste des choses à voir. Mais c’est pas vrai­ment ce que j’avais prévu d’acheter... (en même temps ce que je voulais n’y était pas). Et me voilà à trim­baller trois semaines un cadavre canon en croisant les doigts pour que le ser­vice après vente fonc­tionne. Je l’y ai déposé dès qu’on est ren­tré, et une semaine plus tard, on me le rendait. Parait qu’il y avait des traces d’oxydation, mais je ne vois pas du tout d’où ça peut venir... hum... Bref, il n’est pas water­proof le pépère, mais ils sont gen­tils à la fnac (là, on est con­tent d’avoir acheté dans un mag­a­sin français avec pignon sur rue...)

Out­re la pluie à Wash­ing­ton, on a eu une cer­taine malchance météorologique : San Fran­cis­co sous la pluie alors qu’il y fait beau tout le temps (dix­it les habi­tants, mais je crois que c’était des bre­tons, en vrai), de la neige aux chutes du Nia­gara et sur le Grand Canyon. Au Cana­da, je veux bien, mais sérieuse­ment, le Grand Canyon, c’est cen­sé être un endroit où il fait beau et chaud, non ? Le récon­fort, c’est de voir qu’on n’est pas les seuls crétins sans man­teaux, puis d’aller manger un cheese­cake dans le petit resto à touristes. Ah, et les bou­tiques qui vendent des pulls, elles sont à la fin du par­cours. Au début, on ne trou­ve que des t-shirts. Pfff.

Depuis qu’on est ren­tré, on a droit à prin­ci­pale­ment deux ques­tions : la bouffe et le bud­get. Le bud­get, c’est sim­ple, c’est cher. Très cher. Je crois qu’on a dépen­sé en un mois là bas, plus que tous nos précé­dents voy­ages réu­nis. On avait large­ment sous-estimés le coût des hôtels. Une erreur grossière, mais qui fait par­tie de notre manière de voy­ager, c’est de n’avoir rien réservé à l’avance. Ain­si les bons prix nous sont sans doute passés sous le nez... Je pense notam­ment à Las Vegas, où sur inter­net on voy­ait des tar­ifs nor­maux, mais ils avaient dis­parus quand on a ren­trés nos dates, la veille... (c’est un peu comme à la sncf, en fait...)

Quant à la nour­ri­t­ure, hé bien oui, on a fait pas mal de fast-food, mais pas que (et on n’a pas telle­ment grossi, na). McDo est meilleur en France, et ils n’ont même pas le McFlur­ry Daim Caramel, le seul truc que j’aime vrai­ment... D’ailleurs, ils ont ten­dance à con­fon­dre le caramel et le choco­lat... Je ne con­nais­sais pas Sub­way, c’est plutôt cher (surtout avec un Belge qui dit oui à tout : « et avec ça, une bois­son ?» « Oui » « des chips ?» « Oui » « Des cook­ies ?» « Oui ») , mais ça a un avan­tage : ça se partage ! On peut deman­der des trucs dif­férents sur un sand­wish qui sera coupé en eux. Pra­tique pour nous. Tout le monde dis­ait du bien de Burg­er King... Mais ils m’ont don­né un jou­et garçon alors que je voulais le jeu de cartes du menu pour les filles... Et leur facil­ité à arna­quer le client est assez géniale : pour 1$, un ham­burg­er. Pour 2$, le même, mais un steack de plus. Et pour 3$, il y a car­ré­ment 3 steaks. Mais si on prend 2 burg­ers à 1$ on a plus à manger qu’en prenant celui à 2$, puisqu’il y a le pain, le fro­mage, etc. Bref, pour être intéres­sant, il faudrait que ça soit dégres­sif. Mais non, « trooooi­i­i­is steacks, viaaaande, maaanger ».
Ma préférence va à Wendy’s, en matière de fast food clas­sique, parce que leurs frites sont réelle­ment bonnes, et surtout à Tim Hor­ton, parce que c’est pas cher, et bon : soupe et donut, que deman­der du plus.

Mais je vous ras­sure, il y a plein d’autres choses à manger, comme les chow­der à San Fran­cis­co. Et la plu­part de nos hôtels avaient, si pas de micro-ondes, au moins de l’eau chaude. C’est prévu pour le thé, mais le routard malin achètera des nouilles instan­ta­nées et mangera pour pas cher dans sa cham­bre, en essayant de suiv­re des pubs entre­coupées de séries télé.

Bon, main­tenant, faut finir le car­net...
J’ai déjà fait la cou­ver­ture, mais il reste le plus drôle l’intérieur.

14 Commentaires

  1. Hé, dis tout de suite qu’avant c’était moche ! 😉 C’était min­i­mal­iste, et un peu austère, j’avoue.
    Je vais aus­si faire évoluer le con­tenu, dès que j’aurais fini la mise en forme 🙂

  2. J’ai hâte de lire ce car­net ! J’ai décou­vert un mag­a­sin de comics hier à Paris (Album, près de Saint Michel) et j’ai bien rigolé en voy­ant la cou­ver­ture de ton car­net d’US loose ! 🙂

  3. Je rajoutes les com­men­taires récents en side­bar et tu essayes d’être le seul dedans ? 😀
    Le car­net avance pas mal, et il sera très dif­férent des autres !

    Les McFlur­ry, c’est addic­tif... Tiens, dans les pre­mières fois, il y a cinq ans, je n’avais mangé que deux fois au McDo (un menu enfant quand j’avais une dizaine d’années, et des pâtis­series un matin où je n’avais rien trou­vé d’autre..). Mince, j’en veux un, main­tenant.

  4. AhAh les Chroniques de la loose 🙂 🙂

    le lecteur de blog aurait-il un côté sadique et se plaît-il à rire des déboires de ses codis­ci­ples voyageurs...? Hmmm. Oui !

    Tou­jours aus­si intéres­sant ton blog !

    Now­Mad­Now

  5. Now­Mad­Now : hé ben ça se sens quand tu retrou­ves un accès à inter­net ! Entre ici et les blogs qu’on lit toutes les deux, il n’y a pra­tique­ment que toi dans ma boîte mail, et elle est bien rem­plie 😀
    Je trou­vais amu­sant de racon­ter aus­si les trucs pour­ris... ça fait par­tie des sou­venirs, et puis après coup, ça fait presque les meilleures anec­dotes.

  6. Astrid, il est en bonne voix, mais j’ai encore un peu de boulot ! D’ici la fin du mois, je pense, enfin, j’espère, parce que j’en ai d’autres à faire der­rière...

  7. Fab : c’est sym­pa de remuer le couteau dans la plaie ! C’est vrai­ment un truc dont je rêvais depuis longtemps... rah !

  8. Hel­lo,

    j’ai décou­vert ton blog il y a quelques semaines.
    Et j’adore, je rat­trape tout tes posts depuis...
    Juste pour te dire, nous sommes par­tis à 17 potes aux USA l’été dernier pen­dant 3 semaines et nous en avons eu pour moins de 3500€ par per­son­ne.
    Bien sûr à 17, rien ne se fait à l’arrache, réser­va­tion des bil­lets 6 mois à l’avance, des hôtels 4 mois à l’avance et tout autre vis­ite comme Alca­traz égale­ment à l’avance.
    Nous avons fait New York, puis nous sommes par­tis dans l’Ouest pour Los Ange­les, San Fran­sis­co, Las Vegas et tous les grands parcs nationaux...

    Mer­ci pour ton blog : ça me fait rêver (j’aimerais pou­voir faire d’aussi belles pho­tos que toi) et me donne envie de repar­tir...

    Pépé

  9. Salut Aurélie.
    Ta cou­ver­ture de car­net ver­sion com­ic me plait bien, sacré boulot.
    Du coup j’ai hâte de pou­voir le lire lorsqu’il sera ter­miné.
    Bon courage.
    A bien­tôt.
    Cédric @ Pix­els du bout du monde

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