Choisir (et remplir) son sac photo pour chacun de ses voyages : exemples concrets !

Quel sac photo choisir pour partir en vacances, en week-end urbain, ou en randonnée en pleine nature ? Et que mettre dedans ? Voici 7 exemples de sacs photo avec leur contenu adaptés à 7 types de voyages différents.


Depuis quelques temps, à la fin de chacun des articles où je vous raconte mes voyages, je vous montre le matériel photo que j’ai emporté : quel sac, quel boitier, quels objectifs, quels accessoires. Choisir mon sac et mon matériel est toujours une source de questionnements pour moi car cela demande d’avoir à l’avance une idée assez précise de ce qu’on va photographier et faire sur place.

Quelques exemples : mon matériel pour mes derniers voyages : Australie, Canada, Écosse, Groenland :

Avec le temps, je suis maintenant beaucoup plus rapide à choisir quel matériel emporter pour un nouveau voyage et, surtout, je m’autorise des choix plus drastiques : ne pas tout prendre, savoir sur quoi on va se focaliser ! Ainsi, je n’emporte mon télé-objectif (1,5kg !) que si, vraiment, je pense faire des photos d’animaux, par exemple.

Voici donc mon guide pour vous aider à choisir votre sac et votre matériel, à travers 7 exemples concrets ! (juste après une petite introduction, pour rappeler les bases)

Choisir le bon sac photo pour voyager

Il ne faut surtout pas négliger le sac : vous allez y ranger votre matériel photo (soit quelques centaines ou milliers d’euros, quand même…), il est capital qu’il soit bien protégé. Un bon sac photo, c’est un investissement qui va impacter votre confort et votre pratique photo : il doit être agréable à porter et vous permettre d’accéder à votre matériel facilement de telle sorte que sortir l’appareil photo ou changer d’objectif sera le moins contraignant possible.
Au-delà des marques de référence (Manfrotto, Lowepro, Think Tank, Crumpler…), il faut aussi se repérer au milieu de tous les types de sacs photo possibles :

  • les sacs à dos classiques ou les slingbags à une seule bretelle
  • les sacs en bandoulière façon reporter
  • les toploads qui permettent d’accéder par le dessus à un seul boitier avec un objectif monté et qu’on porte en bandoulière
  • les sacs ceinture, qui ressemblent à des grosses bananes mais peuvent s’avérer pratiques pour accéder rapidement à son appareil lorsque le dos est déjà chargé (par un porte-bébé, par exemple)
  • les sacs messenger, inspirés des coursiers à vélo, dérivés urbains des sacs de reportage
  • les valises à roulettes pour loger beaucoup de matériel photo sans avoir à le porter

Le choix est large, et il est compliqué de s’y repérer. Pour autant, tous les sacs photo ne sont pas adaptés au voyage. De manière générale, il faudra privilégier les sacs à dos. Je déconseille vraiment les sacs d’épaule si on compte beaucoup marcher. Il est important de penser aux rangements supplémentaires (bouteille d’eau, ordinateur, passeport…). Petit détail non-négligeable pour voyager, avoir une housse anti-pluie pour le sac photo (ou au moins un tissu déperlant) : c’est le cas de tous les sacs que vous verrez dans les exemples ci-dessous. Enfin, il faudra aussi vérifier que le sac puisse être admis en cabine lorsque vous prenez l’avion.

Il y a trois questions à se poser qui peuvent éclairer le futur voyageur photographe :

  1. une fois rempli, pourrai-je porter ce sac toute la journée ?
  2. quelle quantité de matériel vais-je transporter ?
  3. est-ce que ce sac est solide ?

Un compartiment séparé pour ranger ses affaires ?

Certains sacs ont un compartiment dédié au « bazar » pour ranger ses effets personnels non-liés à la photographie. J’en ai eu un (l’Orion Trekker de Lowepro). Il a été pratique dans les premières années car ces sacs sont parfaits pour des petits reflex (ou des hybrides) et une ou deux optiques supplémentaires.
Aujourd’hui, avec un reflex full frame qui ne rentre plus dedans, je trouve les sac 100% dédiés à la photographie plus modulables : si j’ai beaucoup de matériel, je peux le ranger normalement et, si j’ai besoin de loger un pull, je le mets au milieu du matériel !

L’ouverture par le dos ?

La question du vol revient souvent chez les voyageurs. Pour faire face à cela, on préconise souvent de privilégier les sacs à ouverture dans le dos. Depuis que je voyage, je n’ai jamais eu de problème de vol, mais je peux comprendre que l’on soit rassuré de savoir son matériel pas trop accessible. Ces ouvertures par le dos ont en outre l’avantage de permettre l’accès au matériel rapide sans avoir à poser le sac au sol. C’est par exemple le cas de la gamme Flipside chez Lowepro.

Et pour les femmes ?

Je fais partie de ces femmes qui n’aiment déjà pas être encombrées avec un sac à main en temps normal, du coup je ne suis pas vraiment sensible aux marques qui essaient de nous vendre des sacs « féminins ». Quand je vois les sacs de chez Kelly Moore ou Jo Totes, je vois surtout du matériel mal protégé, et une épaule qui va souffrir… Les seuls qui me paraissent corrects sont ceux de chez Epiphanie (qui ne jouent pas sur le marketing « pour les femmes qui veulent de la photo en restant féminines* »).
Par contre, je suis sensible au discours de certaines marques comme Manfrotto (chez qui la moitié des designers sont des femmes) qui pensent à nos poitrines avec des sangles ajustables en hauteur !

*HS : la photographie professionnelle reste un univers très sexiste où la place de la femme est devant l’objectif. Éventuellement, elle peut être autorisée à faire de la photo de mariage ou de nouveaux nés (parce que l’émotion c’est un truc féminin, hein), mais faudrait pas qu’elle oublie ses talons en route. Je ne compte plus les fois où l’on m’a demandé si c’était mon compagnon qui portait mon sac pendant mes voyages, ou encore les hommes qui viennent m’expliquer les réglages que je dois faire, parce qu’une femme ne s’y connaît forcément pas très bien en technique. C’est donc logique qu’on essaie de nous refourguer des sacs qui sont à l’image d’une paire d’escarpins : c’est éventuellement joli mais ça fait mal au pied, bousille la colonne vertébrale, et n’est pas adapté à la vie quotidienne. [fin du coup de gueule]

 

7 exemples de sacs photo
pour 7 voyages différents

Ces exemples sont personnels, basés sur le matériel que j’ai à disposition et, surtout, sur mes habitudes. Toutefois, j’espère qu’ils vous donneront des idées et vous éclaireront dans vos propres choix !

Note : je détaille les accessoires à la fin de l’article, pour ne pas tout mélanger.

Sac de base : le généraliste

La polyvalence n’existe pas en matière de sac photo mais un bon sac généraliste est suffisamment modulable pour s’adapter à la plupart des situations classiques, qu’il s’agisse de partir 1 mois barouder en Asie, ou d’un week-end en France.

Mon sac photo :

C’est le Bumblebee de Manfrotto que j’utilise comme sac-à-tout-faire. L’intérieur est vraiment modulable à volonté. Je peux aussi bien l’utiliser pour partir sur un gros reportage avec deux boitiers, plusieurs optiques dont un téléobjectif, que sur un petit week-end en famille en logeant quelques vêtements de rechange à l’intérieur.

Il a l’inconvénient d’être assez imposant mais passe en cabine et, surtout, il est très solide : une fois le sac fermé, le matériel est parfaitement protégé. Les grosses bretelles en mousse sont très confortables, et l’ajustement des sangles et des reports de poids permet de ne pas avoir mal au dos. Bref, c’est mon sac « de la vie quotidienne » quand je pars en voyage !

Autres modèles possibles : le Travel Backpack de Manfrotto (plus petit) ou le Loka UL 37 L chez F-Stop (dans un style petit sac de rando).

Le matériel photo :

Niveau matériel, sur un voyage généraliste, je prends la base qui correspondra à plusieurs des situations de reportage :

  • un boitier reflex, bien sûr (5dII ou 6d)
  • un grand angle (le 16-35 de Canon) pour les paysages, les scènes de rue, les intérieurs, et assez souvent les portraits en plan large
  • un 50mm (le 1.4 de Canon) parce qu’il ne prend pas de place et sert pour les beaux portraits, les scènes à faible luminosité
  • un 70-200, choisi dans sa version f/4 non stabilisée car c’est la plus légère (70-200 f/4)
  • éventuellement, un trépied (BeFree de Manfrotto, en carbone, ultra léger)
  • des batteries de rechange et des cartes mémoire (dans un petit étui)

Pour une randonnée à la journée

Pour marcher toute la journée et emporter quelques affaires (une veste, le repas, etc.), ranger son matériel photo mais le garder à portée de main. La randonnée et la photographie, c’est toujours une peu compliqué, l’une imposant un quête du sac léger, et l’autre supposant du matériel parfois lourd…

Mon sac photo :

J’utilise le sac Off Road depuis trois ans, et j’en suis plutôt contente. Je le prends souvent quand je pars avec ma fille (je peux ranger les couches, le goûter, nos vestes). J’ai déjà utilisé ce sac sur des randos de plusieurs jours, et j’ai pu loger mon sac du couchage et mes affaires sans problème ; par contre, je ne portais ni tente, ni nécessaire de cuisine. Le sac ne fait que 20L et n’est pas prévu pour faire 2 semaines de trek en autonomie !

J’avais déjà rédigé un article complet sur ce sac photo dédié à la rando, vous pouvez le lire ici. Pour résumer, le portage est agréable, et l’espace suffisant. L’accès se fait par le côté, ce qui évite d’avoir à poser le sac pour prendre son appareil photo. J’aime beaucoup la possibilité d’attacher des bâtons de randonnée ou un trépied de façon simple sur le sac ainsi que les petits rangements sur la ceinture (pour la batterie, les cartes mémoire…).

Le matériel photo :

En rando, j’essaie de me limiter au strict minimum : mon boitier + mon objectif préféré pour les paysages (16-35 de Canon). Auxquels j’ajoute :

  • des batteries de rechange, toujours, toujours, toujours !
  • des cartes mémoire supplémentaires bien rangées dans leur petit étui dédié
  • les bâtons de marche qui se transforment en monopode, par Manfrotto, pratique pour gagner en stabilité quand la luminosité vient à manquer

Pour voyager léger

Parfois, on n’a juste pas envie de s’encombrer… Un week-end entre copains ou en famille, un voyage où l’on ne veut pas se fatiguer, les occasions sont multiples mais le but reste le même : faire quelques photos réussies sans pour autant s’encombrer de tout son matériel !

Mon sac photo :

Pour ce genre de voyage, je pars quasiment toujours avec le sac National Geographic Africa, qui a l’avantage d’être discret, petit, léger, et que je trouve assez joli. Il a un compartiment fourre-tout sur le dessus, et pile ce qu’il faut de place pour loger mon matériel. Un petit filet permet de ranger sa bouteille d’eau sur le côté, et les lanières permettent d’accrocher le trépied, au besoin (même si je ne le prends pas dans ce genre de situation).

Si vous ne marchez pas beaucoup, vous pouvez envisager un sac à une seule bretelle comme le Quick Escape de Crumpler : rembourrage au niveau dorsal pour ne pas transpirer dans les pays chauds, bandoulière large pour répartir le poids, compartiments intégralement détachables pour le transformer en sac normal.

Le matériel photo :

Voyager léger, c’est prendre le minimum, par définition. Selon les habitudes des photographes, ce sera différent (on prend ce qui correspond aux photos qu’on aime faire).

Pour moi, ce sera :

  • un boitier reflex comme d’habitude (5dII ou 6d) (un jour je me ferai aux hybrides, un jour…)
  • un grand angle (le 16-35 de Canon), mon objectif fétiche
  • un 50mm (le 1.4 de Canon) parce qu’il ne prend pas de place

Il m’est déjà arrivé de remplacer le grand-angle et le 50 par un objectif spécial : le 20mm 1.4 de Sigma, qui allie ce que j’aime chez les deux autres (large et ultra lumineux). Le seul défaut c’est qu’il est lourd, et que je n’ai pas de filtre pour protéger sa lentille bombée. Je le réserve donc aux voyages où il ne risquera rien (vous pouvez voir le rendu dans cet article.)

Pour un safari

Le problème du safari, c’est que ce n’est généralement pas le genre de voyage qu’on réitère tous les ans. Du coup, on est tiraillé entre la nécessité d’avoir du très bon matériel très spécifique pour réussir à immortaliser tout ce qu’on va voir, et le fait que le matériel en question ne va pas resservir de suite…

Mon sac photo :

Si on est assis dans une voiture à attendre qu’un éléphant pointe le bout de sa trompe, il n’est pas nécessaire d’avoir un sac à dos. Et si le voyage entier est consacré à l’observation, alors autant prendre un sac d’épaule (besace) : on pourra le garder ouvert sur le sol de la voiture ou à côté de soi (attention à ce qu’il n’obstrue pas vos mouvements et ne risque pas de tomber du siège).

Pourquoi ce sac ? Parce que tout le matériel y est très accessible en permanence, c’est le sac des reporters. Tout est compartimenté, bien organisé. On plonge la main, on attrape une batterie !

Le sac de la photo est un Iso Mekko, c’était une fin de série et il n’est plus produit. Il est gigantesque et permet de loger deux boitiers, avec absolument tous les objectifs nécessaires. Je l’utilise également de temps en temps dans les situations hors voyage, quand je risque de gêner avec un sac à dos, notamment.

Les sacs photo possibles : vous trouverez beaucoup de besaces de la marque Kalahari ; néanmoins, la fabrication n’est pas franchement extraordinaire (une utilisation intensive viendra vite à bout du sac). National Geographic propose un sac d’épaule de meilleure facture dans sa ligne Earth Explorer, mais pas forcément assez grand selon le matériel que vous voulez transporter.

Le matériel photo :

Le matériel idéal, selon moi, comprend deux boitiers pour pouvoir être réactif face aux différentes situations. C’est ce que j’avais fait lors de mon voyage au Kenya : le téléobjectif était monté sur mon ancien relfex APS-C pour bénéficier du facteur de crop (et donc transformer mon 400mm en 640mm !) et un grand angle monté sur mon boitier full frame. Ainsi, lorsqu’un éléphant déboule à 5m, on peut le photographier sans perdre une seconde ! Parce que non, l’éléphant, quand il est très proche, il ne loge pas de le cadre au téléobjectif !

A l’époque de mon voyage au Kenya, j’avais loué un très beau Canon 100-400 (les infos pour la location ici). Depuis, comme j’essaie de faire souvent de la photo animalière, j’ai acheté un Tamron 150-600 (qui n’est pas aussi agréable à utiliser que le Canon, mais coûte un bras de moins). Pour autant, si vous n’en avez pas l’utilisation régulière, je vous conseille vraiment de vous tourner vers la location : ça ne coûte pas très cher pour du matériel haut de gamme et bien entretenu.

L’autre option est l’achat du multiplicateur de focale. C’est le petit truc blanc que vous voyez sur la photo ci-dessous, qui ressemble à un objectif, à côté de mon 70-200, blanc lui aussi. Cet accessoire permet de « grossir le zoom ». Par contre, on perd en luminosité et, selon les objectifs, on peut également perdre les automatismes (mise au point), ce qui peut s’avérer gênant. Cette option n’est donc à considérer que si vous avez déjà un petit télé compatible pleinement avec le multiplicateur/doubleur de focale.

Pour une escapade urbaine
(aka citytrip ou petit week-end)

Grimper dans le train et aller passer le week-end à Londres, à Bruxelles, en Allemagne, ou quelque part en France… Passer du bon temps, se reposer dans les cafés, explorer les musées, faire les boutiques.

Mon sac photo :

Personnellement, j’opte pour mon National Geographic Africa, toujours adapté au voyage léger, et qui me permet de glisser mes carnets et les affaires de ma fille.

Néanmoins, l’escapade urbaine est peut-être la seule situation où il peut être intéressant de privilégier un sac en bandoulière, à condition de ne pas trop marcher, et de ne pas trop le charger. Pourquoi ? Parce que beaucoup de musées refusent les sacs à dos, et qu’un sac à dos n’est pas non plus pratique dans les lieux confinés tels que les petits magasins.

Les sacs photo en bandoulière qui peuvent correspondre :

  • le Proper Roady de Crumpler permet de loger son boitier avec un objectif monté, et un objectif supplémentaire. Il a le bon goût d’avoir plein de petits rangements supplémentaires.
  • un toploader : le Pro 65 AW chez Lowepro ou l’Amica 40 chez Manfrotto. Ce sont des sacs dédiés à des petits boitiers reflex avec un seul objectif de taille moyenne. Je ne suis pas une grande fan de ces sacs car on ne peut vraiment rien mettre dedans, mais ils protègent l’appareil et peuvent se mettre facilement dans un autre sac, notamment pour les trajets. Non, je n’ai pas dit de mettre le toploader dans la valise en soute, hein, surtout pas !

Le matériel photo :

Pour un week-end urbain, je prends :

  • un boitier reflex, comme depuis le début de cet article
  • un grand angle (le 16-35 de Canon), mon objectif fétiche, génial pour les ambiances, les bâtiments, les scènes de rue, l’architecture
  • un 50mm (le 1.4 de Canon) pour quelques portraits rapprochés, surtout si je veux immortaliser des compagnons de voyage.

J’ai la chance d’avoir un grand angle lumineux, mais si ça n’est pas votre cas, le 50mm est vraiment une option à considérer. Dans sa version 1.8, il coûte une centaine d’euros (chez Canon, chez Nikon, chez Pentax) et permet de profiter des lumières de la ville à la nuit tombée grâce à sa grande ouverture.

Si vous ne faites pas trop de visites (certains lieux n’autorisent pas les trépieds à l’intérieur, même attachés au sac) prendre un trépied peut permettre de s’amuser avec les poses longues (filés sur les voitures, traînées des phares, illuminations, etc.). Les minis trépieds type Gorilla Pod ont du succès, mais je vous conseille de plutôt vous tourner vers des trépieds légers conçus pour les voyageurs : un gorilla pod vous rend dépendant du mobilier urbain pour vos cadrages, et le poteau est rarement placé à l’endroit qui va vous convenir !

Pour un trek

Je fais la nuance trek et randonnée, car je parle ici de partir plusieurs jours en autonomie, avec une tente, un sac de couchage, un réchaud, des affaires de rechange. Bref, une configuration beaucoup plus lourde.

Mon sac photo :

J’ai, depuis plusieurs années, un sac Satori de chez F-Stop dont je suis très très contente. Le concept de F-Stop est de vous permettre de faire la configuration que vous souhaitez. Vous achetez donc séparément le sac et le compartiment photo selon vos besoins : plusieurs tailles de sacs, plusieurs tailles de compartiments photo, eux-mêmes étant modulables à l’intérieur.

On place le compartiment à l’intérieur du sac, et l’accès au matériel photo se fait alors par le dos (j’avais consacré un article à ce sac ici).

Des systèmes de sangles permettent de venir fixer un sac de couchage sur le haut du sac, et une tente en dessous. Le sac est fourni avec une housse anti-pluie (comme tous mes sacs photo, c’est indispensable !) et possède en plus un revêtement déperlant, et des fermetures éclair protégées.

Le matériel photo :

L’avantage du Satori de F-Stop est de permettre de loger beaucoup de matériel, sans souffrir.

  • un boitier reflex, toujours
  • un grand angle (le 16-35 de Canon) pour les paysages (c’est quand même pour ça qu’on part en trek, en général, non ?)
  • un 50mm (le 1.4 de Canon), pas indispensable dans ce genre de voyage, mais comme il ne pèse rien…
  • selon les destinations, un 70-200 f/4 léger pour quelques animaux, et des gros plans sur les montagnes, par exemple
  • éventuellement un trépied (BeFree de Manfrotto, en carbone, ultra léger) pour quelques autoportraits et photos de nuit
  • des batteries de rechange et des cartes mémoire supplémentaires

 

Pour chasser les aurores boréales

Dernier exemple, très spécifique : le contenu de mon sac pour une soirée d’observation des aurores boréales. (Des articles spécifiques sur la gestion du froid et les aurores boréales)

Mon sac photo :

Chasser les aurores boréales suppose un peu de matériel, un peu de crapahutage, parfois dans la neige, et beaucoup d’attente. Il faut donc un sac qui permette de loger ledit matériel, qui soit confortable à porter si on doit escalader un talus (une bonne photo d’aurore boréale, c’est avant tout un beau cadre), et qui supporte d’être posé dans la neige sans finir tout mouillé.

Je choisis donc mon Bumblebee de Manfrotto, l’indestructible que j’emmène partout !

Le matériel photo :

Pour plus d’infos sur les photos en condition de grand froid, il y a un article dédié ici. Et pour les aurores boréales, voici ma check-list :

  • un boitier reflex, bien sûr
  • un grand angle lumineux : mon Sigma 20mm 1.4 ou mon 16-35 de Canon pour voir l’aurore et des éléments de paysages et, surtout, ne pas avoir besoin de poses trop longues
  • un 70-200 f/4 parce que je croise les doigts pour quelques rennes, un renard, ou des oiseaux ! (pas en même temps de les aurores, hein !)
  • un trépied (BeFree de Manfrotto, en carbone, ultra léger) est indispensable
  • des batteries de rechange (plusieurs) et des cartes mémoire supplémentaires

Les accessoires

Je n’ai pas intégré les accessoires dans les différentes configurations car ils sont optionnels, et la qualité de vos photos n’en dépend pas intrinsèquement. Voici donc ceux que j’affectionne, et que j’emporte régulièrement selon les destinations :

  • Le chargeur et les batteries de rechange : impossible de partir sans au moins une batterie de rechange ! Il y a une loi de Murphy concernant les batteries : elles lâcheront toujours au plus mauvais moment. Il vaut donc mieux toujours avec une batterie supplémentaire (voire plus si vous filmez) dans son sac.
  • Un adaptateur secteur (et parfois une multiprise) : avant chaque voyage, si j’ai un doute, je vérifie à quoi ressemblent les prises locales et, au besoin, j’embarque un adaptateur.
  • Une grande quantité de cartes mémoire dans un étui : je n’aime pas les cartes en vrac dans le sac, je les range donc toujours dans un étui (qui a souffert mais résiste !). Vous pouvez utiliser n’importe quelle pochette un peu rigide à la place.
  • Des lingettes microfibres : pour nettoyer les filtres et lentilles.
  • Des mouchoirs : vous vous êtes déjà retrouvés avec une fiente de mouette sur votre boitier ? C’est un grand moment de solitude quand vous n’avez rien pour nettoyer. Et pour tous les petits accidents, c’est pratique de pouvoir nettoyer l’appareil en toutes circonstances.
  • Des filtres LEE : j’ai trois filtres dégradés et un filtre ND big stopper, que j’emmène dès que je vais faire du paysage (mais que j’utilise en fait assez rarement).
  • Un trépied : selon les voyages, je l’emmène assez facilement, quitte à le laisser à l’hôtel.
  • Une housse pour la pluie : une housse pour protéger l’appareil lorsque je décide de faire des photos sous la pluie. Notez qu’un simple sac plastique peut tout à fait faire l’affaire (mais que j’ai flingué un boitier à Washington DC avec ce bricolage…).
  • Des sachets de silica : c’est une astuce que je répète ici depuis quelques années. Ces sachets se trouvent dans les boîtes quand vous achetez des chaussures neuves, ou un sac, par exemple (vous savez, avec les petites billes blanches à l’intérieur). Ils sont là pour absorber l’humidité.
  • Une télécommande : pour déclencher à distance, ou pour faire des timelapses, ou pour ne pas faire trembler l’appareil en pose longue… Je ne l’emmène que si j’en ai vraiment l’utilité.
  • Des protections pour mon boitier et mon objectif fétiche : j’ai toujours mis une protection en caoutchouc sur mes boitiers, et j’ai aussi une série de petits bracelets qui protège mon 16-35 (l’objectif qui est monté 80% du temps). Ces protections ne sauveront pas l’appareil en cas de grosse chute, mais évitent les micros chocs et les petites rayures. En outre, j’aime bien leur texture au toucher !

La question de l’avion

Je ne remplis pas mon sac de manière spécifique les jours où je dois prendre l’avion. Pour moi, c’est du bon sens, mais j’entends pourtant régulièrement des histoires tristes où des voyageurs ont mis leur appareil photo dans la valise qui partait en soute… Entre les risques de vol et la casse, c’est donc tout à fait déconseillé : rien de valeur en soute ! L’appareil et ses objectifs, comme tout ce qui est fragile et a fortiori coûteux, va avec vous en cabine.
Les batteries sont interdites en soute sur la plupart des compagnies, le lithium étant potentiellement inflammable. Dans le cas de grosses batteries (comme pour les drones), il est préférable de les isoler dans des sachets de transport ad hoc (exemple). Dans le cas des batteries d’appareil photo classiques, vous pouvez vous contenter de les mettre dans votre sac photo.

Pendant longtemps, j’ai laissé les chargeurs et câbles dans ma valise, mais une valise perdue m’a vaccinée ! Maintenant, je prends en cabine tout ce dont je peux avoir besoin pendant les trois premiers jours de mon voyage. Ensuite, bien sûr, l’ordinateur, les chargeurs, les câbles, etc. retourneront dans ma valise ou resteront à l’hôtel, le temps du voyage : j’avise au jour le jour en fonction de mon itinéraire quant à l’utilité de certains accessoires, voire de certains objectifs.

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12 Commentaires

Ornella 8 mars 2017 à 18:44

Oh la vache, ton article est tellement complet, ça fait rêver un peu. Ca va devenir la Bible de mes voyages. Merci beaucoup pour tout le travail que tu fournis.

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Céline 9 mars 2017 à 0:30

Très intéressant, on sent bien toute l’expérience et la mise en pratique au cours de tes voyages! Merci beaucoup pour le partage ! 🙂

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Vincent - Nomade Photo 9 mars 2017 à 1:10

Bon sujet ça, les sacs photo! J’ai aussi plusieurs sacs suivant l’utilisation (même si aujourd’hui je n’en utilise plus qu’un). Les National Geographic sont MAGNIFIQUES, dommage qu’il y ait du cuir… Par contre le BumbleBee j’avoue ne pas voir l’intérêt, surtout par rapport à ce que fait Lowepro par exemple. Je viens de regarder uen vidéo, comparé au Fastpack de Lowepro, heu… Il faudrait me payer très très cher pour changer. Les sacs en bandoulière, perso ça me fait vite mal à l’épaule alrs j’ai arrêté (manque de muscle). Mais c’est pratique en ville, pour la photo de rue!
(coup de gueule sympa mais vraiment pas d’accord avec « parce que l’émotion c’est un truc féminin, hein », même avec l’ironie derrière. Si la photo dite sociale est souvent féminine je pense que c’est plus qu’aucun homme n’aimerait faire ça – sauf les mariages, il y a beaucoup d’argent – et que ça touche plus les femmes, rien à voir avec les émotions, plus avec notre rapport à la photographie, la place qu’elle peut prendre dans nos vies. Je vois autour de moi que ce sont surtout les femmes qui recherchent la création de souvenirs, à travers un livre photo par exemple, chose qui ne viendrait même pas à l’idée de mes proches masculins. Perso j’ai fait des mariages (beurk), du portrait (j’adore) mais la photo de couples et de bébés, là, même contre beaucoup d’argent ce sera toujours non. Sauf pour les potes.)

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Vitalaurea 9 mars 2017 à 11:31

Super intéressant cet article!
c’est un peu une préoccupation que j’ai à chaque voyage, et en plus j’emporte aussi un drône, ce qui fait beaucoup de matériel au final.
Je vais me plonger en profondeur dans la lecture pour trouver ce qu’il me faut! Merci 😉

http://vitalaurea.com

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Laurent 9 mars 2017 à 22:58

J’ai racheté un sac Flipside et c’est vraiment une pure merde en terme de rangement et surtout d’ergonomie. Finalement depuis le Mini Trekker, il n’ont rien fait d’extraordinaire… Manque quand même un modèle comme le computrekker qui permet de transporter son ordi… Par contre en complément, je verrais bien un sac qui permet de ranger et sortir rapidement son appareil genre le Tolpoader…

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Dorothée 11 mars 2017 à 1:08

Super article, merci !
J’ai investi dans un manfrotto off-road 30L, super sauf que hors rando, j’ai vite vu que ce n’était pas très pratique.
Bref, après avoir cherché plusieurs mois mon sac rando, je vais essayer de trouver mon idéal pour la ville et les week-ends. Je trouverai sans aucun doute l’inspiration dans tes propositions.
Merci encore pour ce partage

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Antoine - Tous en cavale! 11 mars 2017 à 17:02

Hello!
Ton article est vraiment intéressant! J’ai un bon trépied que je rechigne à apporter en voyage à cause de ses trois kilos. J’ai toujours été freiné par le prix des variantes en carbone, mais le befree m’intéresse de plus en plus avec ses 1,4kilos. Du côté sac j’en ai trois pour différentes occasions. J’ai un Nova 200 en bandoulière pour des reportages urbains ou simplement pour le travail, mais qui est difficile à porter sur une journée. Depuis 7 ans j’ai un fastpack 350 qui m’a accompagné partout en voyage. Il a tout subit! la pluie, la submersion, le sable, la chaleur et le froid extrême. Mis à part le tissu des bandoulière qui fatigue, il est encore en excellente condition! Cette année, je vais tester le Redbee 210 en voyage. Plus gros, et de meilleure qualité, il me permettra d’emporter plus de matériel… mais moins d’affaires personnellse (aucun petit rangement accessible et pas de poche pour une bouteille…). Verdict à suivre donc!

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Lauriane 18 mars 2017 à 13:45

Je n’ai pas encore assez de matériel pour avoir à faire des choix mais j’ai découvert de chouettes sacs grâce à toi ! Je ne connaissais pas ces affreux trucs imitations sac à mains mais j’aurais voulu que mon sac lowepro actuel soit un peu plus discret, dommage que je n’ai pas connu la marque Epiphanie avant, malgré le prix, j’adore ce qu’ils font ! Ton sac National Geographic est très beau, il est en rupture malheureusement ^^

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Thibaul 24 mars 2017 à 15:55

Top sujet hyper complet ! Tu parles de Crumpler et ils ont pas mal de choix… J’ai le mien depuis quelques temps déjà et j’en suis très satisfait, je l’ai commandé sur vousetesbienurbain.com ! Ils ont une large gamme Crumpler dont la gamme photo et hébergés en France bien plus pratiques pour être livré !

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Aymeric 2 avril 2017 à 14:22

Super article, très complet.

Ça fait des années que je cherche la solution idéale et je ne l’ai malheureusement pas encore trouvé.
Avec un hybride, je trouve qu’un sac en bandoulière type reporter est peut être le plus pratique. Quand il pleut ou que le terrain devient un peu trop escarpé, je le mets dans mon sac à dos de randonnée. Le reste du matériel comme le trépied ou les filtres vont dans le sac de randonnée.
Les aller-retours entre les deux sacs sont parfois un peu fastidieux mais c’est ce que j’ai trouvé de mieux pour le moment.

Par contre, le sac en bandoulière avec un full frame, c’est en effet insupportable sur des longues journées de marche.

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Ilienne 5 avril 2017 à 12:08

Quelle belle synthèse !
Sur tes conseils, j’ai acheté cette année un « off road », qu’en effet j’utilise exclusivement en randonnée et j’en suis très contente. Je trouve qu’il est très confortable au niveau du portage ET de la poitrine. J’ai tâtonné pour trouver comment y fixer mon trépied de manière pratique, mais ça y est et j’apprécie beaucoup la sangle qui permet d’avoir son appareil tout prêt autour du coup sans le poids sur la nuque. Par contre je suis étonnée de la contenance de 20 litres que tu annonces. Certes le 20l existe, mais j’aurais cru, d’après les images, que tu avais , comme moi, le 30 litres. Tu es sure ?
Pour la ville, j’ai un sac bandoulière Case logic Réflexion petit format. Il me permet d’emporter mon APSC monté avec un 17-70 et tout ce qu’il me faut en emploi « normal » de sac à main (téléphone, clés, papiers, lunettes, tablette petit format, mouchoirs…) avec beaucoup de rangements séparés bien organisés. Je pourrais d’ailleurs même un mettre un 2ème objectif : mon 35mm rentre avec son propre étui rembourré, en plus, mais je trouve alors que c’est trop lourd sur plusieurs heures. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas pris le grand modèle de Case logic, que je trouvais pourtant génial pour sa très large ouverture donnant une super accessibilité. Mais étant une femme de petit gabarit, pas la peine selon moi de voir trop grand, et donc trop lourd, pour un portage épaule, même avec une bonne sangle.

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Joëlle Verbrugge 10 avril 2017 à 23:21

Merci pour cet article
J’utilise également le Bumblebee au quotidien depuis environ un an, après avoir accumulé parfois 3 ou 4 sacs à dos différents pour toutes les situations. Et finalement, il me convient si bien que j’ai viré tous les autres…
Super blog, merci !

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