Browse Category

La photo de voyage en vidéo

La photo de voyage en vidéoPhoto de voyage : conseils et astuces

La photo de voyage en vidéo, épisode 4 : safari au Kenya

28 novembre 2013 24 Commentaires

En Avril dernier, je suis partie pour la première fois sur un vrai safari. J’avais déjà fait des excursions à la journée orientées sur l’observation des animaux, mais jamais sur un voyage complet, et qui plus est dans le pays rêvé pour ce genre d’exercice : le Kenya. A moi les éléphants, les girafes, les rhinocéros ! Ce voyage en terres africaines était un rêve de gosse. Mais ce n’était pas une excuse pour rater les photos, au contraire (accessoirement, j’étais là-bas en tant que photographe, ça met un peu la pression !). J’ai donc pas mal retourné la question de comment photographier un safari, et j’en suis revenue avec une vidéo qui résume les deux principales problématiques : trouver le bon matériel, et trouver les animaux :

Continue Reading

2 - Prise de vueLa photo de voyage en vidéoPays-BasPhoto de voyage : conseils et astucesRécits de voyage

La photo de voyage en vidéo, épisode 3 : utiliser le mode Priorité Ouverture

5 avril 2013 10 Commentaires

Pour ce troisième tuto vidéo, je vous emmène à Amsterdam afin d’essayer de comprendre ce qu’est l’ouverture et à quel moment on choisit quel réglage : utiliser une grande ouverture, ou une petite ? Qu’est-ce que ça change ? Qu’est-ce que la profondeur de champ ?

Le mode Priorité Ouverture est un mode semi-automatique (ou semi-manuel) qui vous permet de choisir le réglage de l’ouverture pendant que votre reflex gérera l’exposition et calculera tout seul la vitesse à utiliser. L’ouverture maximale dépend de l’objectif utilisé ; pour cette vidéo, c’est un 50mm 1.8, c’est-à-dire une focale de 50mm avec une ouverture maximale à 1.8 (les focales fixes permettent d’avoir des optiques lumineuses à bas coût).

Continue Reading

1 - Matériel2 - Prise de vueEuropeEurope du NordLa photo de voyage en vidéoNorvègePhoto de voyage : conseils et astucesRécits de voyage

La photo de voyage en vidéo, épisode 2 : les aurores boréales

27 février 2013 57 Commentaires

Le mois dernier, je vous présentais mon nouveau projet, le petit truc que je veux développer cette année sur ce blog : des vidéos qui parlent de photo de voyage. Tous les mois, je vous emmènerai sur une nouvelle destination pour traiter d’un nouveau sujet. Ainsi, le premier épisode se tenait à Etretat, en Normandie, et avait pour sujet les filtres dégradés. Et pour le deuxième épisode ? Hé bien, vous le devinerez aisément si vous avez vu les derniers articles (et si vous avez lu le titre de cet article…), suivi Facebook ou Instagram : je vous emmène en Norvège !
Et avant de chasser les aurores boréales, je vous parle un peu de quelques précautions à prendre pour protéger son appareil photo lorsqu’on voyage dans le froid (n’en déplaise aux grincheux dilettantes).

Je vais revenir en détails sur la marche à suivre pour photographier une aurore mais avant cela, il faut que je vous dise la vérité sur les aurores boréales. Il y en a beaucoup. De plusieurs sortes. Presque toutes les nuits. Pour autant, les grosses explosions de vert que vous voyez dans les photos à la fin de la vidéo restent rares, alors que les petits filets, comme celles du time-lapse, sont très communes et presque invisibles à l’oeil nu (du moins quand on ne connaît pas). Les deux sont des aurores boréales, la différence réside dans leur intensité.
En effet, les petites sont bien visibles sur l’appareil, mais demandent un minimum d’attention à l’œil nu : ça ressemble à un nuage gris vaguement vert si on plisse les yeux mais rien d’éblouissant. Ainsi, il faudra repérer ses trainées blanches et déclencher pour bien vérifier qu’il s’agit d’aurores boréales ! Au départ, je croyais avoir affaire à de la pollution lumineuse émanant des lampadaires situés derrière nous sur le pont…

Par contre, quand une vraie, grosse aurore apparaît, c’est magique et il n’y a aucun doute, c’est bien visible à l’œil nu et illumine le ciel dans son entièreté. Le vert emplit le ciel, et on ouvre la bouche, bêtement, en laissant exprimer ses émotions. C’est relativement indescriptible mais les photos sont fidèles, c’est presque mystique et, l’espace d’un instant, on pourrait croire aux trolls et autres elfes.

Matériel nécessaire pour photographier une aurore boréale

Basiquement, si vous n’arrivez pas à faire des photos correctes de nuit avec votre appareil, vous pouvez oublier l’idée de photographier les aurores boréales. Dans les faits, il faut absolument un appareil qui permette de gérer le temps de pose, donc plutôt de type reflex ou hybride.
Ensuite, un trépied est indispensable puisque, qui dit pose longue, dit appareil qui ne doit pas bouger d’un poil pendant de longues secondes.
Enfin, comme dit dans la vidéo, une télécommande ou un déclencheur filaire reste un gros plus, même si on peut utiliser le retardateur : le but étant de ne pas faire bouger l’appareil en déclenchant.

Où photographier une aurore boréale

Forcément, il vaut mieux être dans le Cercle Polaire, ou en tout cas dans des contrées nordiques, et plutôt en hiver (février est un très bon mois : on a assez de lumière pour profiter de la journée un minimum, et il y a encore de nombreuses aurores boréales bien visibles dans la nuit noire). Ensuite, il faudra trouver un endroit propice aux photos, donc loin des mégalopoles (qui n’existent pas dans nos cercles polaires mais vous avez compris l’idée), et tourné vers le Nord (on ne dit pas « nothern lights » pour rien) à moins d’être déjà au Pôle ou d’avoir choisi l’antarctique (mais on parlerait d’aurore australe plutôt que d’aurore boréale).
Il faudra bien sûr que la météo soit de la partie, un nuage épais pouvant obscurcir le ciel et ne pas permettre de voir l’aurore.
Pour savoir s’il faut aller poireauter de longues heures dehors, il y a donc quelques sites et applications donnant des prédictions :

Et pleins d’autres… Mais la magie d’une aurore boréale réside aussi dans la longue attente, dans le « wouah » qui sort naturellement quand enfin elle apparaît et qu’on oublie que nos orteils sont congelés.

Comment photographier un aurore boréale

Rentrons donc dans le vif du sujet. Comme dit dans la vidéo, il faut repérer un lieu sympa, poser son trépied, faire un cadrage qui nous plaît (laissant une grande place au ciel, à moins de vouloir jouer sur les reflets dans l’eau, les gros plans…), tester quelques réglages et ensuite, attendre et croiser les doigts (et là, on apprécie les habits chauds, hein ? et les rasades de gnôle qui tient au corps quand on aime ça).

Pour la mise au point, deux options : la faire sur un élément savamment placé en amorce dans votre cadrage, ou la faire sur l’infini.
Pour les réglages, je vous conseille de passer en mode manuel et d’éviter les vitesses trop lentes : entre 10 et 15 secondes on fige le mouvement de l’aurore sans trop le dénaturer. Il faudra donc ajuster les ISO et l’ouverture en fonction de cela : le but, c’est de voir les étoiles (évitez de monter trop haut en ISO, sous peine d’image bruitée). Faites quelques tests jusqu’à satisfaction. Et surtout, quand l’aurore arrive, regardez bien le résultat sur l’écran avant de mitrailler, il faudra peut-être affiner les réglages et parfaire le cadrage.

Si vous êtes proche d’une ville, les filtres dégradés dont je vous parlais dans le premier épisode pourraient vous être très utiles. Alors, ne faites pas comme ce touriste étasunien que j’ai vu mettre le filtre à l’envers de sorte à assombrir le ciel ! Non, le but c’est justement l’inverse ! Les villes, même petites comme dans les Lofoten, peuvent devenir des pollutions lumineuses peu esthétique : en gros, on va cramer les zones trop éclairées pour réussir à photographier le ciel, et il est même probable que ça occasionne des halos lumineux parasites.
Du coup, le filtre dégradé permettra d’assombrir la ville et autorisera des vitesses plus lentes pour faire ressortir le ciel et l’aurore boréale. C’est surtout valable pour les aurores de faible intensité, bien sûr.

photographier_une_aurore_boreale_avec_filtre_degrade

Un dernier conseil : je ne le dirai jamais assez, travaillez en RAW !

Attendre

Hé bien oui. Voir une aurore boréale, c’est un peu d’informations glanées sur les sites de prédictions, un peu de chance, et beaucoup de patience. Ainsi, un soir, nous avons rejoint un groupe de touristes sur un pont. Ils étaient là bien avant 18h, avant même le coucher du soleil et participaient à une de ces excursions conçues pour voir les aurores : on monte à dix dans un van, accessoirement on remplit 3 vans ainsi, un photographe est là pour donner des conseils (…), on vous dépose à un spot intéressant, et on ne vous rend pas votre argent si vous ne voyez rien ! Ce peut être une bonne option pour certaines personnes ; pour autant, nos voisins sur le pont sont partis à 20h, frigorifiés et affamés, sans avoir rien vu.
Et à 21h30, alors que nous finissions notre paquet de chips (et Le Belge son « sauciflard » avec ses « litrons de bibine »), appréciant le silence retrouvé (nous n’avons croisé que peu de gens durant la semaine, et ce fut le seul groupe), nous avons pu profiter du début des aurores…

photographier_une_aurore_boreale_norvege_lofotencliquez pour agrandir
IMG_9173 copie
IMG_9159_2 copie

1 - MatérielLa photo de voyage en vidéoPhoto de voyage : conseils et astuces

La photo de voyage en vidéo, épisode 1 : les filtres dégradés

23 janvier 2013 42 Commentaires

Cet article est écrit dans le cadre d’un évènement particulier : la cinquième édition de « La Boîte à Photos ». C’est quoi ? Hé bien, c’est une quinzaine de blogs francophones traitant de la photo qui s’associent pour proposer, tout au long de la semaine, une série d’articles sur un thème commun. Pour la cinquième édition, nous allons tous vous présenter une technique que nous apprécions (tous les articles ici).

Vous pouvez aussi suivre l’évènement sur Facebook et Twitter ! (et on remercie au passage Laurent Vaissade pour le logo !)

Pour ma part, j’ai choisi de jouer la carte du doublement exceptionnel en profitant de cet évènement pour vous proposer un truc un peu nouveau, qui va revenir régulièrement ici : parler de photo de voyage, toujours, mais en vidéo (et en HD, même)(mais ça, on s’en fout un peu).

Mais avant de vous montrer la vidéo, il faut que je vous raconte un peu les conditions de tournage. J’avais une idée assez précise de ce que je voulais, et ce depuis l’achat des billet de train. Je savais que ça ne nous prendrait pas plus de 2h et que ça s’insérerait parfaitement dans notre week-end (celui que je vous racontais lundi). Nous voilà donc, le deuxième samedi de Janvier, à pédaler à travers Paris pour rejoindre la gare. Nous y prendrons le train vers Le Havre, et nous promènerons gaiement sur nos vélos pliables jusqu’à Etretat. Sauf que voilà, je réalise à mi-chemin que j’ai laissé les deux trépieds à la maison, et je n’ai pas le temps de retourner les chercher…

Résultat, notre premier arrêt en sortant du train sera à la Fnac du Havre, et je n’en prendrai qu’un (un Bilora, le moins cher, pas censé supporter le poids du 5dII+16-35 mais une très bonne surprise, finalement). Du coup, il faudra qu’on tourne certains plans sans trépied. Ce week-end de tournage commençait bien !

Alors, dans les suivantes, promis, je penserai au trépied mais en attendant, voici cette première vidéo :

 

 

Quelques infos complémentaires sur les filtres dégradés :

Les filtres LEE ne s’achètent pas en France, malheureusement. Personnellement, je suis donc passée par robertwhite.co.uk, un site anglais qui, à l’époque, présentait les meilleurs tarifs tout en ayant une très bonne réputation. Je leur reprocherais juste d’encaisser les sous directement et de laisser les clients dans l’attente. En effet, les filtres LEE sont faits à la main et leur confection/livraison est souvent très longue. Dans mon cas, j’ai attendu pas loin de trois mois…

Pour ceux qui voudraient s’y essayer à moindre coût, il existe un équivalent chez Cokin : celui-ci mais vous vous doutez qu’à 15€, on n’a pas vraiment la même chose (de moins bonne facture, forcément, avec des apparitions d’aberrations et des couleurs faussées).

A titre personnel, je pense que c’est également un très bon accessoire en vidéo. Autant, avec le RAW, on pourra retravailler (sans obtenir la même chose, hein) l’image et récupérer en densité dans le ciel, autant, en vidéo, c’est extrêmement difficile (et chiant à faire sur tous les plans). Ainsi, je les avais initialement commandés en vue de notre voyage à vélo en Islande et de la vidéo qu’on devait y tourner. Manque de bol, ils sont arrivés trop tard !

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus, voici les photos qui servent d’exemples dans la vidéo :

Je vous dis donc à bientôt pour une nouvelle vidéo !

(qu’en théorie, on tournera depuis la Norvège, si la chance nous sourit)