Bateau en Pologne II : Gdansk, la mer, le foot

Après notre petite boucle, nous retournons à Rybi­na, la base de France Pas­sion Plai­sance, l’entreprise qui loue les bateaux. En fait, théorique­ment, nous auri­ons dû garder la même embar­ca­tion toute la semaine, et faire le cir­cuit d’une traite. Mais à cause d’un défaut d’organisation, nous devions chang­er de bateau au milieu du séjour et, donc, retourn­er à la base.

Nous allons con­sacr­er le reste du séjour à un aller-retour à Gdan­sk, en nous arrê­tant un peu en chemin !

Nous embar­quons notam­ment des vélos et, même si on ne les utilis­era pas autant que prévu, on s’offre quand même une petite balade pour aller voir la mer. Je l’avais aperçue depuis l’avion, et nous étions très près, il aurait été dom­mage de ne pas aller y trem­per quelques doigts. Nous nous sommes donc arrêtés dans une belle mari­na pleine de gros bateaux russ­es (qui s’est avérée bien chère, avec un ser­vice très lim­ité et peu qual­i­tatif en regard du prix) pour aller y jeter un oeil.

Bien sûr, elle était glacée. Quelques per­son­nes y met­taient les pieds, mais on n’a pas pas essayé... Voilà, on aura vu la mer Bal­tique !

Le ven­dre­di soir, nous nous sommes arrêtés à Gdan­sk, en plein cen­tre ville. La ville m’a autant plu qu’à la pre­mière vis­ite. Le vieux cen­tre est plein de bâti­ments col­orés, les rues pavées ont un charme fou.

Et le ven­dre­di, c’était juste­ment l’ouverture de l’Euro 2012... Pour tout vous dire, je ne dois pas être capa­ble de citer plus de trois joueurs de l’équipe de France (et il n’est pas dit que je les recon­naisse en pho­to), je n’ai prob­a­ble­ment jamais vu un seul match en entier, et je ne com­prends tou­jours pas quand est-ce qu’on est hors-jeu (sur le sujet, je suis une fille de base, quoi). Mais là, j’ai pris plaisir à suiv­re le début du match opposant la Pologne à la Grèce, au milieu de polon­ais ent­hou­si­astes et déguisés.
Ain­si, toute la journée, nous avons croisé des habi­tants habil­lés en rouge et blanc, aux couleurs du dra­peau polon­ais, arbo­rant per­ruques, écharpes, et autres acces­soires. Et le soir, nous avons rejoint un bar en plein air pour nous plonger un peu dans l’ambiance. But polon­ais dans les vingt pre­mières min­utes, je vous laisse imag­in­er l’ambiance !

Il faut pré­cis­er que même s’il est par­fois bour­ré, le sup­port­er polon­ais est sym­pa­thique et glob­ale­ment plutôt calme. A l’inverse de l’espagnol (l’équipe espag­nole joue ses matchs à Gdan­sk), qui est habitué à se couch­er tard, et à faire du bruit. Ain­si, l’espagnol peut chanter « e viva España » trente fois par heure jusqu’à 3h du mat », entre deux « España, España » et des coups de vuvuzela (ça n’a pas encore été pro­hibé, ces merdes), alors même que l’Espagne n’a pas encore joué le moin­dre match.
En apprenant que l’Espagne avait mar­qué 4 buts face à l’Irlande, j’ai plus plaint les habi­tants du cen­tre ville de Gdan­sk que les irlandais, d’ailleurs...

Oui, trois pho­tos pris­es presque au même endroit, à quelques heures de décalage : le point de vue de la mari­na sur le cen­tre-ville. Au milieu, un îlot avec quelques ruines ni détru­ites ni recon­stru­ites, où les jeunes vien­nent fes­toy­er ! (ou tourn­er des films d’horreur)

Same­di matin,  le beau temps est là ! Enfin, pour quelques heures seule­ment. Nous quit­tons Gdan­sk sous le soleil, mais le temps d’enfiler un t-shirt pour la pre­mière fois de la semaine, et les nuages arrivent déjà.

Si vous avez lu le petit résumé lun­di dernier, vous savez que notre retour vers Rybi­na va être com­pliqué. Ça com­mence par beau­coup de pluie (le bateau n’étant pas équipé d’une pro­tec­tion, le pilote s’en prend plein ! Heureuse­ment que mon Belge a l’habitude), et ça con­tin­ue avec une direc­tion qui lâche.
Imag­inez, vous êtes au milieu de la riv­ière, et d’un coup, la barre ne répond plus... Notre chance fut d’être à prox­im­ité d’une mari­na où nous accrocher. Ça donne : le Belge qui tient la manette pour avance et reculer, Piotr qui bouge manuelle­ment le moteur pour aller à droite ou à gauche, et moi qui tiens Piotr par la cein­ture pour ne pas qu’il finisse à l’eau.

Mais c’est aus­si là qu’on peut véri­fi­er la qual­ité du ser­vice : un coup de fil, une heure d’attente, et un mécani­cien débar­que avec le patron de la base pour démon­ter le moteur et tout répar­er pour qu’on puisse repar­tir le lende­main matin, ouf !

Mais vous savez aus­si que le lende­main matin fut égale­ment com­pliqué !
Ce que j’en retiens : ren­seignez-vous sur les horaires du Johannes Brahms, un énorme bateau de croisière pour vieux qui bloque totale­ment les éclus­es le jour de son pas­sage. C’est à cause de lui que nous avons fail­li ne pas pou­voir pass­er, Piotr et Mag­da négo­ciant longue­ment avec l’éclusier par­ti­c­ulière­ment con­neau (alors même que nous avions plus de trois heures d’avance sur le gros bateau et que notre pas­sage ne gênait en rien d’autant que l’écluse était déjà ouverte dans notre sens et pas dans l’autre !).
Et puis évitez les taxis ama­teurs, ou prévoyez large !

Demain, vous pour­rez retrou­ver la vidéo de notre voy­age polon­ais sur Face­book et Twit­ter ! (Et mer­cre­di sur le blog !)

11 Commentaires

  1. Ta dernière pho­to me plaît par­ti­c­ulière­ment, et le traite­ment est par­fait.

    Pren­dre le bateau pour décou­vrir un pays, je le fais de temps à autre, mais sur une ou deux journées. Par­tir plus longtemps doit con­fér­er une atmo­sphère toute spé­ciale au voy­age.

    Et puis, les imprévus sur un bateau... on s’en sou­vient ! Il y a deux jours, j’ai dû écop­er un bateau à qua­tre du mat ». 

    Now­Mad­Now

  2. Pyrros : moi j’en envie de voir le reste du pays, main­tenant...

    Now­Mad­Now : la dernière, c’est ma préférée de toute la semaine \o/
    Ecop­er en pleine nuit, heureuse­ment, on y a échap­pé ! (Piotr a bien essayé de nous couler, mais il a échoué, ouf) Ce que j’aime bien, c’est voir les choses depuis la riv­ière et non depuis la route, et puis voy­ager tout douce­ment, en obser­vant les paysages. Un peu comme le train, mais avec plus de lib­erté ! (et moins de ren­con­tres, for­cé­ment)
    Du coup, sur ton bateau, vous avez passé la nuit à essay­er de ne pas couler ?

  3. Très belles pho­tos de Gdan­sk, ça donne vrai­ment envie d’aller voir la ville.
    Et celle du voili­er face à l’orage est égale­ment superbe...

  4. Don­lope : hon­nête­ment, dès qu’on sort du vieux cen­tre, c’est vache­ment moins beau, mais celui-ci est quand même super sym­pa avec ses couleurs !

    Car­net de voy­age : en fait, ma venue n’avait rien à voir avec l’Euro, hein. On a décou­vert le jour de notre arrivée qu’on tombait pile la mau­vaise semaine, c’est dire !

  5. Des jolies pho­tos... C’est vrai que la dernière est sym­pa, mais bon, des jolies pho­tos, il y en a un peu partout chez madame Oreille 😉
    Vous venez de me faire pass­er un joli moment. Et voila que je suis en retard...

  6. Ce temps mi-figue. mi-raisin est une béné­dic­tion pho­tographique, quels ciels et quelle belle lumière sur ces pho­tos ! Un chou­ette périple qui donne envie de décou­vrir ce pays.

  7. Olivi­er : 😀 Sérieuse­ment, voir le moteur et son hélice der­rière nous... faut vrai­ment pas tomber à l’eau !

    Voy­age au Viet­nam : mer­ci 🙂

    Spir­u­line : oui, vive le mau­vais temps... tant qu’il ne pleut pas ! j’aime beau­coup les ciels dens­es, pho­tographique­ment par­lant, mais sur le moment, pou­voir être en t-shirt ne m’aurait pas déplu !

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