Peut-on concilier photo de voyage et vacances en famille ?

Voilà un an et demi que j’essaie de conjuguer ma passion pour la photo de voyage et ma nouvelle vie de maman globe-trotteuse. Prendre des photos est l’un des seuls aspects qui soit compliqué lorsqu’on voyage avec un bébé ou un jeune enfant, alors j’ai dû développer quelques astuces !

Sur ce blog, j’ai souvent expliqué qu‘il y avait une différence entre photographier un voyage et voyager pour faire des photos. Dans chaque cas, les priorités sont différentes, et ont un impact direct sur le choix du matériel photo qu’on va embarquer, mais aussi sur l’organisation des journées. Ainsi, quand je pars pour faire des photos, je réduis au maximum mes affaires de rechange, trimballe partout entre 8 et 12kg de matériel photo (objectifs, batteries de rechange, filtres, trépied…) et prépare mes journées pour profiter des meilleures heures (le matin et le soir) car faire une bonne image m’importe plus que tout. A l’inverse, si la priorité est de profiter pleinement de son voyage, et que la photo a surtout valeur de souvenir, il est inutile de se charger ou de tout organiser en fonction de ça. Ça ne veut pas dire qu’on ne fera pas de belles photos, surtout si on soigne ses compositions.

Trouver le juste milieu est parfois difficile, surtout quand on est passionné de photo et incapable de ne pas faire de photos, même pendant un simple week-end censé être reposant. Et surtout quand on ne voyage pas seul.

Pendant des années, j’ai voyagé en couple. Mon compagnon me connaissait avant que je ne commence la photo, et c’est ensemble que nous nous sommes intéressés au voyage. La photo a parfois été une source de disputes, lui ne voulant pas toujours attendre qu’un nuage soit parti, ou se lever aux aurores, par exemple. Au fil des années, nous avons trouvé notre rythme, réussi à établir un terrain d’entente et des habitudes pour que je puisse prendre des photos, et lui, profiter de ses vacances.

Et paf, y’a un truc en plus qui a débarqué, et il a fallu apprendre à voyager avec un bébé, d’une part, et trouver des astuces pour réussir à faire des photos en voyageant en famille, d’autre part. Et c’est sportif !

IMG_7777_photoetenfantsPhoto prise par Monsieur Oreille lors de notre voyage à Snowdonia. Notre fille avait alors six mois.

Les enfants n’ont aucun respect pour la photo,
mais aiment beaucoup l’appareil

A gauche, voici un photobombing de ma fille me poussant pour aller voir je-ne-sais-quoi. A droite, voilà ce qu’il se passe quand elle a mon appareil en main : des rafales sur fond d’éclats de rire. Car oui, les enfants, ou en tout cas la mienne (mais je doute qu’elle soit la seule), adorent les appareils photos. Plus jeune, elle jouait à remettre le cache de l’objectif. Et très rapidement, elle s’est amusé à porter à bout de bras ce qui faisait quand même le tiers de son poids, regardant dans le viseur, rigolant en appuyant sur tous les boutons.

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J’ai le secret espoir de lui donner un jour, dans quelques années, un 450d, mon tout premier reflex, celui de mes premiers voyages. On fera des photos ensemble, comme ça. Mais en attendant, il faut que je réussisse à faire des photos avec un petit monstre qui approche des 1 an et demi, et c’est loin d’être simple.

Lui présenter la photographie comme un jeu est en tout cas quelque chose qui m’importe beaucoup : si je veux qu’elle aime un jour la photo, et partage la passion de sa maman, il ne faut surtout pas que cela soit vu comme une contrainte.

C’est plus facile à deux

J’ai fait quelques voyages en tête à tête avec ma fille, et tout s’est toujours bien passé mais il y a quand même un truc qui est plus facile quand son père est avec nous : on peut se relayer. Ainsi, il me tient l’appareil photo si ma fille veut venir dans mes bras, et nous échangeons si je veux prendre des photos.

Avoir un assistant pour l’enfant, ou un assistant photo, ou quelqu’un qui fait les deux est quand même sacrément pratique !

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Cette photo nocturne de Cassis résume toute la problématique : elle est floue, sans intérêt, ratée. Pourquoi ? Hé bien il faut imaginer marcher sur le port avec un enfant de seize mois. Elle court partout, s’approche de l’eau, et moi je la tiens par la capuche ou par la main, histoire qu’elle ne tombe pas dans l’eau.
Du coup, non seulement je ne peux pas tourner autour du port, chercher le bon point de vue, jouer avec les reflets, ni essayer plusieurs cadrages, mais en plus je n’ai qu’une seule main pour les réglages, et suis physiquement incapable de ne pas bouger (vu que quelqu’un tire sur ma main dès que je m’arrête de marcher). Bref, le combo perdant, j’ai une photo floue, et nulle. Par contre, j’ai passé une belle soirée, et ma fille aussi.

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Histoires de porte bébé

Je l’ai vite compris, le porte bébé ventral n’est franchement pas pratique pour prendre des photos, même quand ils sont tout petits et dorment facilement dedans au lieu de gigoter dans tous les sens.
Premier problème : impossible de mettre l’appareil en bandoulière. Deuxième problème, le bébé repère rapidement le truc qui passe régulièrement au dessus de sa tête, et voit ça comme un truc à attraper. Ainsi, j’ai des dizaines de photos où une petite main vient s’incruster dans le cadre. Et plus ils grandissent, pire c’est. En plus, j’ai toujours eu la crainte que l’une ou l’autre fasse un faux mouvement et que mon gros reflex heurte sa petite tête.

Je ne suis pas amatrice de poussettes. Je trouve ça encombrant, peu pratique, même si je concède que passé un certain poids, on peut être content d’avoir des roulettes à disposition…

Je n’ai donc jamais voyagé autrement qu’avec des porte-bébés. Mais dès qu’elle a été assez grande, j’ai investi dans un porte bébé de rando : c’est super confortable pour elle et je retrouve l’usage de mes mains, ainsi que la possibilité de mettre un appareil photo en bandoulière ! Le modèle que j’ai acheté (Osprey Pocco Plus) est assez pratique pour mon usage : un grand compartiment sous les fesses de l’enfant permet de glisser le matériel (bien protégé et enroulé dans une veste) et le nécessaire de survie (change, nourriture), et j’arrive même à prendre un trépied ! Par contre, impossible de changer d’objectif toutes les cinq minutes, faute d’accès rapide au matériel (je pourrais envisager d’utiliser un sac de ceinture si vraiment ça me gênait, mais j’utilise le même objectif pour 90% de mes photos).

Pour les huit mois qui ont précédé le moment où j’ai enfin pu utiliser le porte bébé de rando, je n’ai jamais trouvé de vraie solution convaincante, à part refiler le paquet à son père !

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Optimiser le sac photo

Voyager avec un bébé, ça veut dire avoir toujours des couches, des lingettes, un tissu en guise de matelas à langer, un body et un pantalon de rechange. Et quand l’enfant grandit, selon les durées des balades, il faudra rajouter de quoi le nourrir. Et tout ça, ça prend de la place.

Le problème est donc, où mettre le reflex, les objectifs, les batteries de rechange et autres accessoires ? Si on voyage à deux adultes, la question de ne pose pas vraiment : l’un des deux prendra le sac « bébé » quand l’autre aura le matériel photo. Mais quand on est seul, il faut trouver d’autres solutions.

Ainsi, pour la plupart de mes voyages ou sorties photos où j’étais avec ma fille mais sans son père, j’ai tout simplement pris mon sac photo de rando. Il a l’avantage de proposer deux compartiments distincts, aux accès faciles : sur le haut, je glisse le nécessaire pour ma fille, et en dessous, mon appareil photo et des accessoires. Le tout dans un format raisonnable en terme d’encombrement.

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Photo prise par ma sœur alors que nous explorions les lacs de Plitvice en Croatie :
ma fille en porte bébé ventral, et mon matériel sur le dos !

Organiser ses journées

Dès lors que l’enfant a un rythme (temps de sommeil/heure des repas) il facile de se caler dessus. Ainsi, ma fille dort facilement jusqu’à 8h, voir plus. Je peux donc la laisser dormir avec son père, et me lever tôt pour aller faire des photos. C’est ce que j’ai fait, par exemple, l’été dernier dans la Brenne : je voulais voir le lever de soleil sur le lac, la brume, les oiseaux. Je suis donc partie seule, pendant une bonne heure, avant son réveil. C’est le compromis parfait, qui me permet de m’amuser, sans empiéter sur le bien-être de ma fille, qui avait alors presque un an.

De la même manière, je sais à quel moment de la journée elle est en forme, a besoin de courir et jouer, mais aussi à quel moment elle va être grognon si elle est trop stimulée, et je compose avec ça pour faire correspondre mes temps de photo. Si je veux réussir à la prendre en photo dans de bonnes conditions, je sais qu’il faudra que ça soit le matin, ou l’après-midi après la sieste. Par contre, je sais qu’en fin de journée, et surtout si elle n’a pas fait une grosse sieste, elle peut être énervée et rendre compliqué les photos, surtout si je suis seule avec elle.

Connaître son enfant, s’adapter à ses habitudes mais aussi s’accorder des escapades en solo pendant que le partenaire surveille !

Le seul problème pour moi, c’est que les siestes ne correspondent pas aux belles lumières. En tant que photographe, j’aime les lumières du matins et de la fin d’après-midi, et je prends rarement des photos entre 11h30 et 16h. En tant que maman photographe, je serais tentée de profiter des siestes de ma fille pour faire des photos tranquillement, sauf que ça tombe pile dans le mauvais créneau. Du coup, en tant que voyageuse, je profite de ses siestes pour faire des trajets, ou des choses qui ne l’amuseraient pas mais me tentent, ou encore pour visiter des monuments.

On ne peut plus faire les mêmes photos

Je m’en suis vite rendue compte : il y a des tonnes de photos que je ne peux pas faire quand je voyage avec ma fille. Celles où je me mettais à plat ventre, celles où j’allais au plus près d’une falaise, par exemple. Ou encore toutes celles qui supposaient d’attendre calmement pour approcher un animal…

Il faut faire le deuil de ces photos, et surtout se dire que ça ne durera pas. Dès que ma fille a pu marcher, j’ai pu recommencer à m’allonger par terre pour des cadrages raz-du-sol, et dans quelques mois elle comprendra (j’espère) que rester calme pendant quelques minutes peut nous permettre de voir les animaux qu’elle aime tant dans ses livres, mais en vrai.

Mais on peut s’amuser un peu quand même

Alors certes, je patiente, j’attends qu’elle grandisse pour refaire des photos « comme avant », et je profite de mes voyages en solo pour me défouler et faire toutes les photos que je veux. Mais faire le deuil de certaines photos quand on voyage avec un bébé ne veut pas dire ne plus faire de photos.

Les enfants sont une nouvelle source d’inspiration, une façon de changer nos habitudes photographiques et une obligation de devenir créatif. Par exemple, à Lübeck, au lieu de photographier les musées de façon traditionnelle, je me suis amusée à laisser ma fille crapahuter pour l’avoir dans le cadre, au lieu des visiteurs sagement assis sur une banquette devant un tableau. Moi qui ne prends que très rarement de photos dans les musées (je suis plutôt du genre à acheter un catalogue d’expo), je suis sortie de mes habitudes, et avec plaisir, pour des photos qui seront de bons souvenirs pour elle, et pour moi.

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Mieux, et ça je vais le répéter encore et encore tant j’en suis convaincue, les enfants facilitent les rencontres de manière incroyable. Nous ne sommes plus le couple un peu bizarre avec un gros appareil, nous sommes une famille avec une petite fille. Nous inspirons confiance, et les gens viennent facilement vers nous. Ces contacts privilégiés sont formidables pour ma fille, mais aussi pour moi.

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J’ai pris cette photo en Nouvelle Calédonie et à mes yeux, c’est celle qui résume le mieux cet aspect du voyage en famille : sans ma fille, je n’aurais pas fait cette photo. Et c’est parce qu’elle était dans ses bras que j’ai pu prendre cette dame en photo, et avoir accès à d’autres occasions juste après. Ma fille jouant avec leurs enfants fut une véritable porte d’entrée pour photographier cette famille sous d’autres angles.

Les enfants sont de très mauvais modèles

Car oui, les prendre en photos en amusant, et les utiliser comme modèle est toujours sympa. Encore faut-il qu’ils se prennent au jeu. Et pour l’instant, ma fille est encore au stade où c’est impossible de rester en place. La photographier de dos en train de regarder quelque chose demande tout un stratagème et relève plus des trucs et astuces de dressage que de la technique photographique !

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Ce que j’ai surtout compris, c’est que je ne peux pas lui demander de faire gentiment le modèle dos comme son père. C’est à moi d’adapter ma façon de photographier. Je ne suis plus dans la photo posée, dans la mise en scène, mais dans le reportage : c’est à moi d’être prête à déclencher.

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Par exemple, cette photo a demandé tout un stratagème. J’avais une idée précise de ce que je voulais, tout en sachant que ça ne sera pas forcément possible.

Je me suis éloignée, pour le meilleur cadrage possible, mise au raz du sol, et j’ai en fait dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour réussir à avoir l’image où elle sera au milieu du chemin. Ma sœur, en promenade avec nous ce jour là, était cachée sur le côté, essayant de diriger ma fille vers le milieu…La chipie, rigolait de tout son cœur mais s’échinait à courir vers les côtés. Elle avait très bien compris ce que je voulais, mais avait décidé de jouer. Elle avait tout juste un an, et c’est ma fille, pas un modèle professionnel adulte : on a donc joué jusqu’à obtenir ce que je voulais. (Et on a continué de jouer après, je ne suis pas une mère indigne !)

On a eu du mal, mais on a fini par réussir !

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L’indispensable télécommande

Je prends rarement des auto-portraits. Quand ça m’arrive, c’est généralement parce que je suis seule et que j’ai envie d’avoir quelqu’un dans le cadre ! Je n’ai donc pas ce reflex, et dans le cas des vacances en famille, c’est un gros défaut : j’imagine ma fille à 12 ans me demandant pourquoi je n’ai quasiment que des photos d’elle de dos, et aucune photo de toute la famille !

Bref, j’essaie de me mettre aux portraits de famille, même si c’est pas facile !

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Ce petit gif m’amuse, mais je pourrais le décliner sur toutes les photos où nous sommes tous les trois. A chaque fois, j’installe l’appareil sur trépied (ou le pose sur un support stable) et j’utilise une télécommande à intervallomètre (celle-ci, mais il en existe de nombreux modèles selon l’appareil), comme pour un time-lapse. Je pourrais certes déclencher à distance, mais prendre plusieurs images est pour moi plus simple : plusieurs poses, sans se soucier de l’appareil. Ainsi, je lance l’appareil, qui va prendre x photos à x secondes d’intervalle, et j’aurai ensuite la liberté d’effacer les ratés, ou d’avoir de bonnes surprises avec des instants inattendus.

C’est aussi la meilleure solution pour m’assurer de la sécurité de ma fille sans me préoccuper de déclencher. Ainsi, lorsque je la photographie crapahutant sur les rochers en Allemagne du Nord, je suis en réalité à quelques centimètres d’elle, et pas derrière mon appareil.

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25 Commentaires

Laurence 3 mars 2016 à 12:13

J’adore ton article… Je ne suis pas photographe pour ma part, mais j’adore prendre des photos. Et depuis que Sacha est là et comme je voyage souvent seule avec lui, il y a tant de photos que je n’ai pas pu prendre, tant de photos ratées, tant de photos que je ne prends pas parce que je profite plutôt des moments vécus avec lui. Il n’est pas non plus très coopératif pour jouer le modèle et il adore jouer avec mon appareil. Je pense lui avoir transmis ma passion pour la photo et, étonnamment, avec lui, je peux traîner longtemps à un même endroit pour qu’un nuage se déplace par exemple. Il ne m’en tient pas rigueur. Parfois, j’ai quand même vécu des moments de stress quand je prends une photo et qu’il disparaît aussitôt. Jamais trop loin heureusement. Par contre, j’ai très peu de photos de nous deux. Quasiment aucune. C’est dommage.

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Oreille 6 mars 2016 à 15:24

Oui, ce n’était pas mon premier reflex de prendre des photos de famille, mais je pense que c’est important pour eux : le plaisir qu’ils auront plus tard, à feuilleter les albums ! Faut qu’on se force un peu, pour prendre l’habitude !

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Matthieu 3 mars 2016 à 13:21

Je trouve que c’est une bonne idée de partager tes retours sur ta vie de maman photographe. N’étant pas encore papa je suis pour le moment, je suis libre comme l’air, mais je me pose déjà des questions sur comment concilier la photographie avec la jeunesse.
C’est un sujet très intéressant que tu développes et ce serait instructif d’avoir d’autres retours dans les années à venir.

Bonne continuation !

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Oreille 6 mars 2016 à 15:25

Je vais essayer de continuer à partager ces retours, même si je pense que plus elle va grandir, plus ce sera facile… jusqu’à l’adolescence ^^

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celine 3 mars 2016 à 13:55

J’aime beaucoup ton article!
Je ne suis pas photographe et vraiment pas très bonne en photo(pfff), mais tu as osé faire ce que moi je n’ose imaginer: voyager avec un ptit bout!
Ma fille à 5 mois et demi et voyager avec elle me parait insurmontable! C’est surtout l’aspect matos à emporter qui me freine: couches/changes/biberons etc..
Je vais farfouiller dans tes articles pour me faire changer d’idée 😉

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Oreille 6 mars 2016 à 15:34

Hé bien j’espère que je te ferai changer d’avis, alors, parce que c’est vraiment génial !

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Céline 3 mars 2016 à 14:29

J’ai deux enfants (4ans et 16 mois) et un chien qui peut se dire tiens je vais tirer sur ma laisse juste au moment où elle décide de déclencher… Cet article me parle tellement, la photo se révèle être du sport et je suis d’accord avec ton approche de se dire que dans quelques temps ce sera mieux. (l’espoir fait vivre)

Pas mal l’idée du trépied sauf que je n’ai pas le courage de l’amener en « plus ». Je n’ai pas d’autres d’astuces sauf peut-être celle de prêter un appareil photo à mon plus grand fils pour l’intéresser à ma passion. Je lui interdit le reflex mais j’ai un fuji X30 que je lui prête sans problème. Il voit dans le cadre c’est plus simple pour lui en plus. J’ai aussi un Instax Mini et il aime beaucoup faire des « cartes » du coup j’espère pouvoir l’initier gentillement aux plaisirs de la photo. Par contre plus il grandit et plus ça devient compliqué de le prendre en photo, il râle, grimace, mets ses mains devant lui etc. Mon approche est du coup d’être plus dans le reportage des moments passés, d’une ambiance avec quelques photos de paysage (bon de toute façon je suis loin d’avoir ton talent hein ;-))

Quand je pars en voyage, j’amène mon sac photo mais pour les excursions juste mon appareil en bandoulière et un ou deux objectifs (en priant qu’il ne pleuve pas et je suis d’accord qu’avec le manduca c’est pas le plus pratique, le mieux c’est d’installer l’enfant dans son dos en plus ça casse moins le dos). Je n’ai pas investi dans un porte bébé de rando mais je me garde l’idée dans un coin. Ou combiner les deux quand le grand est fatigué et ne veut plus marcher ! C’est vrai que c’est plus simple avec un « assistant » faut-il encore qu’il soit coopératif pour poireauter ou courir après tout le monde ^__^

En tout cas, avec ou sans fille, je ne vois pas la différence et tes photos sont toujours aussi belles.

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Oreille 6 mars 2016 à 15:37

Merci Céline !
Bon, j’avoue, deux enfants et un chien, là ça devient vraiment très sportif pour prendre des photos ! L’assistant est obligatoire, dans ton cas ^^

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Violaine 3 mars 2016 à 16:42

Excellent la télécommande, je n’ai jamais pensé que tu étais une mère indigne (je te rassure ahah) mais je me suis toujours demandé quel était son secret pour les photos sur lesquelles ta petite chouette est seule sur les rochers ou au bord de l’eau! Ah! Je garde l’idée de la télécommande, c’est génial! 😀

Merci pour les conseils! B
onne fin de journée, Violaine 🙂

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Oreille 6 mars 2016 à 15:42

Ah j’ai reçu quelques messages horrifiés les premières fois où j’ai publié des photos d’elle sur des rochers ^^ mais il fallait bien que je donne l’astuce publiquement avant d’avoir les services sociaux sur le dos !

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Joh Peccadille 4 mars 2016 à 10:11

C’était vraiment intéressant cet article, j’ai appris beaucoup de choses ! Merci ! (et même si le projet d’un enfant est encore très lointain, ton exemple me rassure : on peut continuer sa passion tout en ayant un enfant… il suffit de savoir s’adapter comme tu l’as fait !)

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Madame Oreille, photos de voyage 4 mars 2016 à 10:29

Je pars du principe qu’un enfant est plus heureux avec des parents passionnés qu’avec des parents qui abandonnent tout, et surtout qu’il est important d’essayer de partager ça avec l’enfant. Après c’est aussi des compromis et des sacrifices, forcément.

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Laurence Rossignol 4 mars 2016 à 10:23

Vos photos sont splendides, et vos astuces très intéressantes. J’apprécie de lire votre blog !

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Laurent 4 mars 2016 à 11:48

Ils sont chiants les gamins à prendre en photo en voyage surtout les siens… Même en étant autoritaire, ils finissent toujours par faire les cons, des grimaces alors que tu aimerai prendre des photos posées 😉

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Oreille 6 mars 2016 à 15:40

Mais non, il est mignon tout plein le petit T. 😉

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Tiphanya 4 mars 2016 à 13:09

Je ne suis pas photographe, du tout même. Mais je peux te dire qu’il y a de forte chance que ça aille vite mieux. Ma fille avait tout juste 2 ans, quand j’ai commencé à lui demander de tenir ma poche pour pouvoir prendre une photo. Je le fais en ville, quand je veux être sûre qu’elle ne bouge pas (et que j’attends le passage d’un bus, d’un nuage, etc). Comme je sens la pression de sa main sur mon vêtement, je peux mettre mon esprit sur ma photo. Et comme elle tient ma veste ou mon tshirt, je peux encore bouger (un peu).
Sauf que bon, maintenant elle a 4 ans et elle adore poser (même de dos) et j’ai donc un peu plus de mal à avoir des photos où elle n’est pas dessus.

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Oreille 6 mars 2016 à 15:44

Franchement, ce ne serait pas si mal vu, il y a longtemps que j’aurais acheté un harnais : c’est parfait pour laisser le gamin bouger à sa guise, en toute sécurité. Je n’aurais plus à dire « la main ou les bras » à tout bout de champs, et je pourrais prendre autant de photos que je veux…

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Vincent Galiano 5 mars 2016 à 12:15

Bon article!

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Constance 5 mars 2016 à 19:35

J’ose le dire: ça donne envie d’avoir des enfants et de partir avec en vacances!
En tout cas ça me confirme dans l’idée qu’être maman ne sera pas un frein pour partir – même si ce n’est pas prévu pour tout de suite.

Très bon article, instructif et émouvant à la fois.

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Virginie C. 5 mars 2016 à 21:17

Mon fils a tenu son premier objet : le cache de l’appareil photo ! Il jouait aussi avec l’objectif, et il faut ruser pour réussir à les prendre en photos comme on veut. Mon grand de 5 ans a demandé un appareil photo pour noël, et c’est super de voir comment il découvre le monde, ce qu’il veut prendre etc…

En tout cas, ton article m’a faite rigoler, car je me suis vue dans les mêmes situations : à me tourner à 90° pour faire une photo avec bébé en poche ventrale sans le réveiller ! Mais le papa / nounou, c’est plus reposant… Nous ne sommes pas adeptes du trépied, alors pour avoir les photos de familles, on se prend en selfie (oui oui avec un réflex). A 4, il faut cadrer tout le monde, mais ça rend pas mal pour les photos souvenirs de famille !

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Agnès 6 mars 2016 à 20:52

jolies photos

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Pascal 12 mai 2016 à 16:53

Bonjour,
Pour le moins c’est un article qui me parle beaucoup beaucoup beaucoup…. Ma fille a maintenant 4 ans et je nous reconnais dans ton récit. Maintenant qu’elle est plus grande je lui ai offert mon appareil photo compact que j’avais étant jeune ce qui nous permet de faire plein de photos ensemble 🙂
Merci beaucoup pour cet article!

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lilou 31 mai 2016 à 13:49

Merci pour ces conseils et pour ces superbes photos de voyage ! J’ai qu’une hate, partir pour pouvoir remmener pleins de jolis souvenir de voyages en famille !

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NicolasAix13 22 juillet 2016 à 14:25

Bonjour,
Papa d’un petit garçon de 3 ans, je retrouve dans ton article pas mal de situations rencontrées.
Et en effet, la photographie d’enfants est un art d’astuces.
Entre sécuriser son enfant, et réussir des clichés de famille, il faut être rusé et trouver le juste mileu.
Et ta solution de prise de vue avec un inter-valomètre est une bonne idée que je vais, je pense réutiliser dans avenir proche.

Enfin, afin d’éviter de se charger avec un trépied, j’utilise de mon côté un Mini pied de chez Manfrotto (Manfrotto MTPIXI-B) et j’utilise mon smartphone pour déclencher en infrarouge.

La semaine prochaine mon fiston sera invité à l’anniversaire de son meilleur copain. Ça sera l’occasion de faire de beaux portraits et de capter de beaux moments. Néanmoins, afin d’être sur les clichés, au milieu d’une horde de petits bonhommes, je n’oserai pas prendre mon trépied au risque de retrouver mon bel appareil dans la piscine !

Merci pour ton blog que je viens de découvrir aujourd’hui et que je suivrai dorénavant.

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Nora 13 octobre 2016 à 13:00

Madame oreille,
Ton article est excellent, je me reconnais vraiment.
J’ai découvert la passion de la photo il y a un an et je suis maman de deux enfants (actuellement 4 ans et 2 ans) et l’épouse d’un homme qui n’en a strictement rien à faire de la photo. Même s’il m’assiste je dois dire que concilier les voyages en famille et la photo m’est encore extrêmement compliqué. Lui refuse d’attendre trois plombes pour que je puisse saisir le bon moment, il ne comprend pas que j’ai parfois besoin de prendre plusieurs clichés pour avoir le meilleur et à côté les enfants qui gigotent beaucoup à cet âge-là.
Vu que je débute en photo, je n’ai pas non plus les automatismes qu’il faut.
Sans compter qu’il faut ramener pour chaque balade (même si ce n’est que pour une journée), les affaires des enfants et le matériel photo, on est pas mal chargé !

Les clichés de ta fille en situation sont superbes, je rêve du jour où je pourrai en faire de même.
Bonne idée la télécommande à intervallomètre, je vais essayer de trouver l’équivalent pour un hybride Olympus.
Ah pareil, je suis rarement sur les photos de famille c’est une horreur !!!

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